Articles taggés avec ‘RESF’

Voici le témoignage de Hélène du RESF de Paris nord ouest qui n’a de crimes à son actif que de gérer la liste des alertes rafles.

Mercredi 17 février 2010
 Sorbonne n°1 - Slogan de RESF =... par glucozze

Sorbonne n°1 - Slogan de RESF =... par glucozze

Hélène :

A 6H10, 4 hommes et une femme ont frappé à ma porte, ont dit que c’était la police. J’ai ouvert. Ils portaient des gilets par balle. Je ne me souviens plus si ils m’ont montré un papier dès leur arrivée. Je sais que j’en ai signé un après mais ne me rappelle plus quoi.

Ils m’ont parlé des “mes engagements politiques de gauche”. Tout ce moment reste très flou, j’étais surprise et je me demandais ce qu’il se passait. Au bout d’un moment ils m’ont dit chercher des bombes de peinture et m’ont parlé de destruction de DAB distributeur automatique de billets. Ils ont cherché de la littérature subversive. Ils ont pris en photos des livres (le dernier de RESF, de la désobéissance civile…). Ils ont fouillé partout. Ils ont voulu voir les photos de mon appareil photos, m’ont demandé si j’avais des photos de manif. Ils ont photographié des notes sur l’occupation des grévistes. Ils ont emmené deux ou trois papiers qu’ils m’ont rendu. Ils ont embarqué mon CV. ils ont voulu prendre mon ordi mais je leur ai expliqué que je n’avais plus internet depuis deux ans. ils l’ont fouillé quand même sans l’emporter. ils m’ont demandé mon portable et mon chargeur, qu’ils ont emportés. je ne les ai pas récupérés. ils m’ont dit que je pourrais le récupérer demain. dans l’appartement ils m’ont parlé du centre de rétention de Vincennes. ensuite nous sommes descendus dans ma cave. ils y ont jeté un rapide coup d’oeil.

j’ai été emmenée ensuite au 36 quai des orfèvre. j’y suis arrivée vers 8h. là j’ai eu le droit aux photos anthropométrique, prise d’empreinte et m’ont fait me déshabiller, m’accroupir et tousser. j’ai des marques reconnaissables sur le corps qu’ils ont prises en photos. je leur ai expliqué que c’était une maladie génétique. ils ont fait des commentaires se demandant si ce n’était pas contagieux…. ensuite, vers 11 h, j’ai été interrogée pour ce qu’ils appellent l’interrogatoire d’identité (je plus trop sûre du terme) par un commandant de police. ils sont remontés de ma scolarité primaire à mon diplôme professionnel. Ils m’ont interrogée sur mes voyages et ensuite sur mes opinions politiques. ils m’ont questionné sur mes activités militantes.

je suis remontée en cellule. j’ai été ensuite changée de cellule car j’étouffais dans celle où j’étais (en gros 4 mètres carrés, pas d’aération pas d’ouverture). j’ai demandé à voir un médecin que j’ai vu une heure après environ. il m’a été demandé de faire un test ADN. avant j’avais dit que j’avais le droit de refuser. il m’a été répondu que je pouvais être jugée pour ça et que de le faire été le meilleur moyen de prouver mon innocence. je l’ai donc fait. vers 16h30 j’ai été vue à nouveau “pour les besoins de l’enquête”. Mon téléphone portable a été évoqué à nouveau. il m’a été dit qu’effectivement c’était pour cela que j’étais là. on m’a demandé si j’avais participé à des actes de violences destruction de DAB, investir la préfecture ou la caf, m’ont interrogée sur mes connexions internet, les sites que je visite, mes moyens d’informations et si je connaissais des gens qui avaient commis des actes de violence ( ai répondu pas à ma connaissance) ou entendu parler d’actes de violence. ils ont beaucoup insisté pour savoir ce que je savais des banques qui dénoncent les sans papiers, ce que j’en pensais et ce que je pensais des actes violents.

La fin de ma garde à vue a été prononcée à 19h35. je suis sortie après 13h20 de garde à vue.

Hélène

http://www.educationsansfrontieres.org/

RESF : SOUTENONS LA FAMILLE TOUIL !

Vendredi 5 février 2010
 rafles de sans papiers par neo2004pf

rafles de sans papiers par neo2004pf

Laïla Touil, de nationalité marocaine, vit à Billy-Montigny depuis 2005.

Elle élève seule ses 3 enfants âgés de 13, 12 et 8 ans . Ils sont scolarisés au collège David Marcelle  et à l’école Doisneau . Ils sont parfaitement intégrés  dans les structures scolaires et dans les associations sportives et culturelles de la ville de Billy-Montigny.

Laïla Touil elle-même participe pleinement à la vie sociale de la commune où elle est particulièrement appréciée et reconnue.

C’est dans cette situation que le Préfet du Pas-de-Calais vient de lui signifier une obligation à quitter le territoire français .

Cela est inacceptable !

Nous, signataires, demandons à Monsieur le Préfet de revenir sur sa décision en lui délivrant un titre de séjour « Vie Privée et Familiale ».

C’est la condition indispensable qui permettra à cette famille de continuer à vivre à Billy-Montigny et aux enfants de poursuivre sereinement leur scolarité .C’est ainsi que les liens tissés depuis 5 ans seront préservés .

Pétition à renvoyer à : Mairie de Billy-Montigny Rue J Jaurès 62420 BILLY-MONTIGNY

La pétition est en ligne :

http://www.educationsansfrontieres.org/article25654.html

Resf Arras/Lens

Pour les militants, la « base élève » permet d’informer la police

Mercredi 3 février 2010
 EXPULSION par dan paint
EXPULSION par dan paint

Un sans-papiers en situation irrégulière a été arrêté par la police aux frontières à Vezin-le-Coquet, le 26 janvier. Les militants dénoncent le rôle joué par les renseignements que possède l’école maternelle où sont scolarisés les deux fils de ce clandestin.

Deux ans après la levée de boucliers des directeurs d’école et des parents d’élèves de Rennes, la polémique resurgit. :  Est-ce la « base élève » de l’école maternelle de Vezin-le-Coquet qui a permis l’arrestation d’un clandestin, le 26 janvier dernier ?

C’est en tout cas ce que pensent les associations de défense des sans papiers présentes au tribunal administratif, lundi matin. « Ce père de famille d’origine chinoise n’était déclaré nulle part. Il ne travaillait pas, personne ne pouvait connaître l’adresse de son domicile mis à part l’école où il venait de scolariser ses deux enfants », livre une militante du Collectif de soutien aux sans-papiers.

Présente à l’audience, l’institutrice de l’école maternelle où sont scolarisés les deux enfants de l’immigré clandestin ajoute : « Je ne me prononce pas sur le lien qui existe entre ce fichier et l’arrestation de ce Monsieur. Par contre, la veille de son arrestation, l’inspection nous a appelés pour nous demander si l’adresse de ce monsieur était bien exacte… C’est troublant. »

Des enfants privés de leur père ou de leur mère

Du côté de la préfecture, on explique qu’il n’existe “absolument aucun lien entre ce fichier et les renseignements que peuvent obtenir les policiers. Personne ne peut se servir de cette base. Elle est interne à l’école.”

Toujours est-il que le cas particulier de ce père de  famille pose  problème. Devant le tribunal administratif hier matin, ce  Chinois de 29 ans contestait l’arrêté de reconduite à la  frontière dont il fait
l’objet.

« Ce Monsieur est séparé de sa compagne  depuis quelques mois »,  plaide Me Larue, son avocate. « Donc s’il est renvoyé  en Chine, les  enfants perdront leur père. Et si l’on renvoie le père  avec ses enfants,  alors ils perdront contact avec leur mère… »

« Cette dernière est également en situation  irrégulière », plaide Me Coconnier, l’avocat représentant le préfet. « On prend le problème à  l’envers. La présence d’enfants n’est pas une  assurance tous risques  pour rester en France… »

La décision du tribunal administratif est mise en  délibéré à « quelques  jours ».

Les collectifs annoncent la création d’un comité de  soutien à  Vezin-le-Coquet.

C.S.

Source :  http://www.lemensue

Soutien à Laïla Touil, marocaine vivant à Billy Montigny.

Dimanche 24 janvier 2010
 1895-8 Morrocan Postage Stamps -1 par zeevveez

1895-8 Morrocan Postage Stamps -1 par zeevveez

Laïla Touil, de nationalité marocaine, vit en France depuis 2005, avec ses 3 enfants scolarisés, à Billy Montigny.

Elle a fait une demande de titre de séjour « vie privée-vie familiale » en juillet 2009.

La Préfecture du Pas-de-Calais a donné sa réponse : refus, accompagné d’une Obligation de Quitter le Territoire Français.

Laïla est suivie par le CASPA et RESF Arras-Lens et a le soutien de la municipalité de Billy.

Un comité de soutien se met en place : sa première réunion aura lieu mercredi 27 janvier à 17h30 à la mairie de Billy Montigny..

ARRAS : L’étudiant Smaïl Chertouha libéré

Mercredi 4 mars 2009

Détenu au centre de rétention de Massy-Palaiseau depuis le 22 février dernier, Smaïl Chertouha, un étudiant arrageois de 26 ans, a été libéré hier. Un soulagement pour les élus et associations qui se sont opposés à son
expulsion.

Son expulsion vers Alger était programmée hier au départ de l’aéroport d’Orly. Finalement, l’obligation de quitter le territoire dont il faisait l’objet a été levée et Smaïl Chertouha a pu recouvrer la liberté. Un dénouement heureux pour ceux qui l’ont soutenu comme le Réseau éducation sans frontière, à l’origine d’une pétition, mais aussi d’autres associations humanitaires, le syndicat étudiant Unef, le collectif Rased 62, ainsi que des élus de la région, comme Hélène Flautre, présidente de la sous-commission des Droits de l’homme au Parlement européen, et Catherine Génisson. « Cette libération est un grand soulagement, Smaïl Chertouha a fait l’objet d’une erreur administrative reconnue par les services préfectoraux. Nous restons maintenant mobilisés et vigilants afin que son futur statut lui permette de poursuivre ses études avec la sérénité nécessaire à la réussite »,
déclare la députée socialiste d’Arras.

Pour mémoire, cet étudiant de 26 ans, en master finances à l’université d’Artois, à Arras, avait été arrêté et placé au centre de rétention de Massy-Palaiseau le 23 février dernier. Soupçonné d’être en France en situation irrégulière, il est pourtant titulaire d’un titre de séjour étudiant depuis son arrivée sur le territoire français le 1er octobre 2006.

http://www.nordeclair.fr/

RESF ARRAS : Non à l’expulsion de Smaïl CHERTOUHA

Lundi 2 mars 2009

Smaïl CHERTOUHA, né le 15 octobre 1982, est au centre de rétention administrative de Palaiseau depuis le 23 février. Il est actuellement menacé d’expulsion, un vol ayant été prévu pour lui le 3 mars.

Smaïl CHERTOUHA est actuellement étudiant en Master 1 à l’université d’Artois, en finance. Il est entré régulièrement sur le territoire le 1er octobre 2006, avec un visa étudiant. Ayant été mal orienté en première année, il a choisi de refaire une année de Master 1 dans une autre discipline, celle dans laquelle il s’épanouit actuellement. Il a certes été contraint de redoubler son année, n’ayant pu, l’année passée, rendre son mémoire, mais ce fut échec relatif, momentané et largement conjoncturel.

Son intégration dans l’université et son envie de réussir sont prouvées par les nombreux témoignages de soutien rédigés par ses professeurs et par son président d’université, tous très élogieux à son égard. Son statut d’étudiant véritable et ses qualités individuelles ne sont donc pas à contester, étant donné son assiduité et sa détermination.

Smaïl Chertouha s’est par ailleurs toujours maintenu régulièrement sur le territoire. Titulaire d’un titre de séjour étudiant en 2006-2007 et 2007-2008, il doit la procédure d’expulsion actuellement enclenchée à un OQTF, de surcroît contesté, et non à un APRF.

L’éloignement coercitif nous semble ainsi largement contestable et injustifié, pour un étudiant qui n’a jamais entendu se maintenir irrégulièrement sur le territoire, et qui justifie de toutes les garanties de représentation nécessaires.

Nous demandons la libération immédiate de Smaïl CHERTOUHA, en vue du ré-examen de sa situation par la Préfecture du Pas-de-Calais, pour qu’il puisse continuer à vivre et étudier librement en France.


Signez la pétition de soutien à Smail Chertouha :

http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=18215

RESF : pétition contre l’expulsion d’un élève du Lycée Robespierre d’ Arras

Samedi 13 décembre 2008
Un élève de classe préparatoire du lycée Robespierre d’Arras
menacé d’expulsion
Le 21 novembre, Jaouad Fares, étudiant de MPSI, a reçu une obligation de quitter le territoire français avant le 20 décembre.
D’origine marocaine, Jaouad vit en France chez son oncle et sa tante depuis l’âge de 13 ans et demi ; il a suivi toute sa scolarité dans notre région, d’abord au collège de Méricourt, puis au lycée Darchicourt d’Hénin-Beaumont. En juin dernier il a été reçu au bac S, avec mention assez bien, et admis en classe préparatoire au Lycée Robespierre avec le projet de devenir ingénieur.
Mais Jaouad est majeur depuis le mois de mai et doit dès lors être titulaire d’une autorisation de séjour qui vient de lui être refusée par la préfecture.
Compte tenu de son parcours scolaire sans rupture et prometteur, et de son intégration réussie dans la société française, nous demandons que ce refus d’autorisation de séjour soit reconsidéré.
Nous demandons que Jaouad Fares puisse continuer à vivre sereinement en France où il mène des études avec sérieux et persévérance depuis bientôt 6 ans.
pour signer la pétition cliquez sur le lien suivant :
http://www.educationsansfrontieres.org/?article16912#sp16912