Articles taggés avec ‘maître E’

Appel aux Maîtres E du Pas de Calais

Samedi 17 janvier 2009
Assemblée de l’association AME 62
demain à 10 heures
École Raoul Briquet (place Tamboise)
à Rouvroy

Temoignage Maître E : « Là, les élèves réussissent toujours quelque chose »

Dimanche 7 décembre 2008
Catherine L. une maître « E » dans le flou pour la rentrée 2009 : Texte Catherine Chenciner

Toujours mobilisés, les enseignants des Rased s’inquiètent du devenir des élèves en grande difficulté. Exemple à l’école Jean-Jacques Waltz à Colmar

Quatre élèves de CM1 déchiffrent du vocabulaire, butant sur la lettre du jour, le X. Sur des feuilles affichées au mur, ils ont listé eux-mêmes leurs difficultés. Dans ce groupe pris en charge, deux fois par semaine, par le Rased (Réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) de l’école Jean-Jacques Waltz, en Zone d’éducation prioritaire à Colmar, l’un a du mal à se concentrer, un deuxième maîtrise insuffisamment la langue française. Pour d’autres, ce peut être un manque de repères dans l’espace et le temps, des problèmes comportementaux, un handicap… Plus qu’un travail sur les sons, Catherine l. « maître E » ou enseignante spécialisée, propose une « réflexion sur les stratégies de lecture », en modifiant légèrement certains mots, en mettant un texte en scène…

« Trouver ce qui a dysfonctionné »

Elle s’appuie sur « ce que sait l’enfant pour aller vers ce qui pose problème ». À la différence de l’aide personnalisée mise en place à la rentrée, « on ne reprend pas ce qui a été vu dans la journée. Il s’agit de trouver ce qui a dysfonctionné dans la scolarité ». Lieu d’échanges, le groupe est aussi un « temps de respiration » pour des élèves qui « là, réussissent toujours quelque chose, sans être aussi mal à l’aise qu’en classe ». « Nous restons dans le scolaire, mais avec une approche plus ludique, plus gestuelle », complète Jean-Luc Fleith, l’autre enseignant spécialisé de l’école, qui fait aussi de la « prévention » en CP et en maternelle, pour faciliter l’apprentissage du calcul ou l’entrée dans la lecture. Dans cette école, « un bon tiers » de l’effectif est suivi par le Rased, soit 120 enfants.

Approche croisée

La prise en charge se fait durant le temps scolaire, avec l’accord des parents, sur un demi-trimestre ou plus. Selon les problèmes constatés en classe, l’intervention est à dominante scolaire ou rééducative. « Nous nous rencontrons pour confronter les regards, en présence de la directrice qui connaît les contextes familiaux », reprend l’enseignante. Une telle approche permet d’approfondir la connaissance des élèves, de tenir compte de « ces petits et grands désespoirs de l’enfance » qui peuvent troubler une scolarité. « Très inquiète » du démantèlement annoncé des Rased, Catherine La Motte craint que des petits « qui ont déjà une mauvaise estime d’eux-mêmes, sentent qu’on ne peut pas les aider et aient un comportement de plus en plus agressif ».

Pour lire la suite de l’article cliquez sur la lien suivant : http://www.lalsace.fr/article/reseaux-daide-la-les-eleves-reussissent-toujours-quelque-chose—451989?symfony=e4a3d1d61da908e55b8e58bee73ab4ea

Contribution des Alpes Maritimes : un texte écrit par un maître E du 06

Dimanche 30 novembre 2008

Et si la résistance c’était ça…

Dans la cour, un jour de cantine presque ordinaire, un maître affairé à organiser le service et les groupes de tennis…

Un maître également presque ordinaire, à une petite spécialisation près et à un gilet jaune qu’il avait déjà oublié… et une élève de CE2, Anne-Laure qui voudrait en savoir un peu plus…

Pourquoi tu as un gilet jaune ???

Mince pas trop le temps d’expliquer… eh ben tu sais les réformes tout ce qui va changer dans l’école, ça nous inquiète…

Mais elle ne démord pas, la connaissant, je ne m’en étonne pas…

c’est quoi qui va changer ?

Aie… un exemple marquant pour gagner un peu de temps, le prof de tennis s’impatiente… par exemple, les maîtres comme Céline et moi qui viennent prendre les élèves dans les classes pour les aider et bien il n’y en aura peut-être plus…

Mais qui c’est qui va nous aider alors, toi tu m’as bien aidé avant ?

Et mon frère il a besoin d’aide aussi…

C’est justement ce qui nous inquiète.

Mais tu vas aller où toi alors ?

Je ne sais pas trop encore…

(Sa copine Romane très expérimentée, rééducation + adaptation et qui s’en est sortie grâce à un grosse bonne volonté) : Tu prends la retraite alors…

Mais non c’est pas un papi quand même !!! (Merci Anne-Laure).

Une des trois copines au moins, celle que le réseau connaît un peu mois bien, paraît rassurée. Elle vient de comprendre en quoi l’école est en danger, elle qui pensait que les murs aller s’effondrer ou qu’elle allait être attaquée par des ennemis encore invisibles. C’est toujours ça, encore qu’elle ne soit pas si loin que ça de la vérité !!

Anne-Laure : en tout cas, je serai là pour te dire « envoir » quand tu partiras…

Ne t’inquiète pas Anne-Laure, l’année est encore longue et puis les choses peuvent changer… Zut le prof de tennis s’est tiré !

Oui mais moi je serai là quand tu partiras et je vais demander à ma mère qu’elle m’achète un gilet jaune.

Grosses larmes…vraie peine… soutenue par ses deux amies…

Et là, pauvre que je suis, moi qui me serais senti l’âme de faire entendre raison à Darcos et à toute sa clique, de discourir et d’argumenter sans faillir devant une foule préoccupée à juste titre par l’enseignement et l’accueil de leurs petits les jours de grève… RIEN…RIEN !!!

Si, juste… oui c’est une bonne idée, achète–toi un gilet jaune.