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Grève inter-professionnelle le 27 mai

Samedi 22 mai 2010

Le gouvernement vient de rendre public un Document d’orientation sur la réforme des retraites. Sous prétexte de vouloir défendre notre régime de retraite, il en poursuit la destruction, s’inscrivant explicitement dans la lignée des contre-réformes antérieures de 1993, 2003 et 2007-2008, alors même que celles-ci ont entraîné en moyenne une baisse de 20 % du niveau des pensions.

Le gouvernement assure vouloir « continuer à faire de la répartition le pilier du système français de retraite ». Cela ne l’empêche pas de vouloir développer la capitalisation en encourageant “l’épargne-retraite”, alors même que cela entraînera un dépérissement des ressources de la répartition, un bon rendement de la capitalisation supposant, de fait, une compression de la masse salariale.

Le gouvernement nie le rôle de la crise dans l’aggravation des déficits actuels alors même que le Conseil d’orientation des retraites (COR) indique dans son rapport d’avril 2010 que « la dégradation très rapide des comptes en 2009-2010 s’explique principalement par la crise économique qui réduit fortement les revenus d’activité ». Il ne voit comme solution que de s’attaquer à l’âge légal de départ à la retraite et d’augmenter encore la durée de cotisation, même si cela entraînera, comme par le passé, une nouvelle baisse du niveau des pensions et qu’il reconnaît que ces solutions auront des conséquences sociales dommageables.

Il continue donc à se focaliser sur l’emploi des seniors et « oublie » qu’en France, le taux d’activité des femmes est inférieur à celui de la majorité des pays de l’Union européenne.

Un taux égal d’emploi des femmes et des hommes permettrait de ramener en 2050 le ratio de dépendance économique (personnes hors emploi/personnes en emploi) à la valeur qu’il avait en 1970. Des politiques publiques adaptées, notamment en matière de prise en charge de la petite enfance, seraient efficaces pour améliorer le taux d’emploi des femmes.

Il refuse toute augmentation des cotisations patronales au motif que cela pèserait sur l’emploi. Le fait qu’en 2009 les entreprises du CAC 40 aient distribué 75 % de leurs profits sous forme de dividendes n’attire pas la même critique quant à l’emploi. Selon le scénario du COR le plus défavorable, il faudrait, pour financer les retraites à l’horizon 2050, une augmentation de 10,4 points de cotisations qui, lissée sur 40 ans, correspond à 0,26 point par an. Une augmentation des cotisations patronales aurait des effets neutres sur la sacro-sainte compétitivité des entreprises, et donc sur l’emploi, si elle était compensée par une baisse des dividendes versés aux actionnaires qui ont explosé ces dernières décennies.

Les ressources supplémentaires envisagées avec une contribution sur les hauts revenus et les revenus du capital seront affectées au fonds de solidarité vieillesse pour financer les mécanismes de solidarité des régimes de retraites que le gouvernement veut d’ailleurs « adapter ». Cette contribution sera donc limitée et n’empêchera pas que le poids de l’ajustement des régimes de retraites soit supporté essentiellement par les salariés.

Le gouvernement endosse la conception patronale de la pénibilité qui reposerait sur un constat individuel a posteriori et non pas sur une définition a priori des métiers et catégories professionnelles. Le risque est grand de vider la notion même de pénibilité au travail de tout contenu.

Au nom de l’équité, les régimes du secteur public seront remis en cause, alors que, malgré des modes de calcul différents, les retraites dans le privé et le public sont, à qualification égale, équivalentes.

Pour l’Union syndicale Solidaires, de telles orientations sont inacceptables. Elles justifient l’appel à la journée unitaire de grèves et de manifestations le 27 mai. Au-delà, c’est à un affrontement déterminé avec le gouvernement qu’il faut se préparer.

SNUDI FO-62 : Appel à la grève le 15 juin

Vendredi 21 mai 2010


Le SNUDI FO-62 s’adresse aux autres organisations syndicales du 1er degré du Pas-de-Calais

Sur la question des retraites, la confédération FORCE OUVRIÈRE s’est adressée à plusieurs reprises aux autres organisations syndicales. Considérant que les journées d’action à répétition sur des revendications floues épuisaient les salariés et n’étaient pas à même de faire reculer le gouvernement, FORCE OUVRIÈRE a proposé aux autres organisations syndicales d’appeler ensemble à
une grève générale interprofessionnelle franche pour bloquer le pays sur la base de revendications claires.

La confédération FORCE OUVRIÈRE considère que la seule justification à cette contre réforme des retraites, présentée comme inévitable, est de satisfaire aux besoins des marchés financiers qui brandissent l’épouvantail des déficits publics comme une arme de destruction des acquis sociaux.

C’est très exactement ce qui est en train de se passer en Grèce.

Voilà pourquoi, réunie le 4 mai, la commission exécutive confédérale de la CGT-FO a décidé de prendre ses responsabilités et d’appeler :

le 15 juin à une journée de grève générale interprofessionnelle et à une manifestation nationale à Paris pour :

Le maintien de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans à taux plein
• Le refus de tout allongement de la durée de cotisation : 40 ans c’est déjà trop
• Pour le maintien du code des pensions pour les fonctionnaires, et en particulier pour le maintien du calcul sur les six derniers mois.

Elle s’adresse à toutes les organisations syndicales pour qu’elles se joignent à ce mouvement. Dans ces conditions, le SNUDI FORCE OUVRIERE du Pas-de-Calais s’adresse solennellement, ce vendredi 7 mai, à toutes les autres organisations syndicales des enseignants du 1er degré du département pour leur proposer d’appeler ensemble à la grève le 15 juin. C’est maintenant qu’il faut peser sur le gouvernement. Le succès de la grève générale interprofessionnelle du 15 juin et de la manifestation nationale constitueraient une étape décisive dans l’établissement du rapport de force indispensable pour mettre en échec cette contre réforme des retraites.

A l’heure où pèsent les plus grands dangers sur l’ensemble des acquis sociaux, sur les services publics et sur l’école elle-même, au moment où se met en place la mastérisation, où les deux ans sont refoulés des écoles maternelles, où les EPEP sont prêts à remplacer nos écoles communales, alors que la politique des contrats d’objectifs et de résultats tend à remplacer la pédagogie
dans notre enseignement, un appel unitaire à la grève le 15 juin sur des revendications claires représenterait un solide point d’appui pour l’ensemble des enseignants.

Qui pourrait comprendre qu’il en soit autrement ?

Le secrétaire général

JEAN-PHILIPPE JANOWSZIK

Avenue Van Pelt BP 145 62303 LENS cedex
Tél. : 03 21 69 88 00 - 06 89 23 00 96

Mail : snudifo.62@free.fr

ECOLE EN DANGER : Appel de l’AG 93

Jeudi 18 février 2010

Appel de l’AG des grévistes d’Ile de France :

Nous sommes de plus en plus nombreux en grève pour défendre le service public d’éducation et les statuts des personnels. Après le succès de la grève et de la manifestation de ce mardi 16 février, nous serons encore Jeudi 18 en grève et dans la rue, tous ensembles personnels des écoles des collèges, lycées et CIO, des universités et des IUFM…

Pour l’instant, le gouvernement, les rectorats, les IA, traitent nos revendications avec mépris, comptant sur les vacances de notre zone, samedi 19 février pour « éteindre l’incendie ».

Nous lançons donc un double appel

* A nos collègues du primaire, du secondaire et du supérieur « prenez  le relais dès le retour de vos congés (le 22 février pour les académies de la zone B et le 1er mars celles de la zone A) pour arriver à converger tous ensemble dans la semaine du 8 au 13 mars ».

* A toutes les organisations syndicales « Appelez, dans l’unité la plus large, à la grève et à manifester dans la semaine du 8 au 13 mars, quand toutes les académies seront rentrées et avant les élections régionales, pour construire au niveau national la grève reconductible et en finir avec à la liquidation du service public ».

Nos revendications

Oui à l’embauche massive de personnels enseignants, enseignants chercheurs et agents dans l’Education Nationale. Non à la suppression de 16000 postes à la rentrée prochaine, aux classes surchargées et au non remplacement des personnels.

Abrogation de la loi de mobilité des fonctionnaires qui autorise les licenciements dans la fonction publique.

Non à la précarité dans le 1er et 2nd degré et le supérieur. Titularisation et formation de tous les personnels précaires.

Oui à un véritable service public de l’Éducation Nationale de l’école à l’université.

Retrait de toutes les réformes
qui visent à le démanteler : réforme Chatel des lycées, des LP, Darcos du premier degré, mastérisation, LRU,… Non à la RGPP et aux restructurations. Non à la destruction programmée des COP et des CIO.

Compte rendu : réunion du Comité Citoyen du mardi 12 janvier.

Dimanche 17 janvier 2010
par Paulo Meira

par Paulo Meira

Parents, élus, enseignants, citoyens,

Il a été décidé d’organiser des tractages larges dans notre bassin de vie pour appeler à participer à la journée de mobilisation nationale du jeudi 21 janvier 2010.

Pour ce faire, la mairie de Liévin met à votre disposition dès ce vendredi matin un nombre conséquent de tracts; ceci est ouvert à tous, quelle que soit votre commune, en vous rendant au service scolaire  309 rue Clovis  à Liévin (de 8h à 12h et de 14h à 18h).

Le tractage est à organiser avec vos réseaux locaux (sorties d’écoles, marchés etc…)

Nous rappelons que toutes les initiatives d’actions prises localement seront soutenues par le comité citoyen. Merci de faire part de tout ce qui sera décidé pour que les informations soient relayées le plus largement possible, et qu’elles puissent faire l’objet d’un relais médiatique.

Les décisions de fermetures de postes et de classes, dramatiques pour l’avenir de nos enfants, sont prises en ce moment et n’épargneront pas notre bassin de vie, bien au contraire. Il est toujours temps de nous y opposer!


- Fermetures de classes et suppressions de postes dans nos écoles, collèges et lycées !

- Réforme des lycées : un trompe l’œil inadapté pour gérer la pénurie créée par les suppressions de postes !

- Démantèlement des RASED : agonie de la formation des enseignants spécialisés ! Abandon des élèves en difficultés !

- Formation des maîtres : la Masterisation ou comment avoir bac + 5 et ne pas savoir ce qu’est un élève !

- Accueil des élèves en situation de handicap : aucun statut à part la précarité pour les AVS !

L’éducation est un droit pour tous nos Enfants !

Réduire les chances de réussite des élèves pour faire des économies est inacceptable !


- Lettre aux parents à  reproduire et distribuer :

Madame, Monsieur,

La réussite de tous est au cœur de nos préoccupations. Nous savons combien réussir à l’école est décisif pour l’avenir de chaque enfant. Le budget 2010 prévoit à la rentrée prochaine la suppression de 16 000 postes d’enseignants qui s’ajoute aux 13 500 suppressions de 2009, aux 11 200 de 2008.

Alors que 5 700 élèves supplémentaires sont attendus dans les écoles, le ministère poursuit sa logique de suppression de postes d’enseignants. Et ce, alors même que les effectifs par classe dans notre pays sont déjà largement supérieurs à ceux de la majorité des pays européens. Qui peut croire qu’avec moins d’enseignants, moins d’heures de classe chaque semaine, des programmes plus lourds, la fragilisation des dispositifs d’aides spécialisées pour les élèves en difficulté, les élèves pourraient mieux réussir à l’école ?

Aujourd’hui, la réforme de la formation des enseignants va nuire à la qualité de l’enseignement offert à vos enfants. Ces mesures tournent le dos à une école de la réussite de tous. Elles constituent une remise en cause des valeurs fondatrices de l’école publique. Nous nous sommes mobilisés durant l’année dernière, notamment avec les parents d’élèves, pour exprimer notre désaveu de cette politique. Le ministre reste sourd à nos demandes.

C’est la raison pour laquelle nous serons en grève le jeudi 21 janvier.

- Nous exigeons un autre budget qui permette de faire face à la hausse des effectifs, le développement des réseaux d’aides (RASED), la reconnaissance du rôle essentiel de l’école maternelle, une prise en charge des élèves handicapés digne de ce nom.

- Nous exigeons la remise à plat de mesures qui ne favorisent pas la réussite de vos enfants, (les évaluations,…).

- Nous exigeons respect et dignité pour l’école publique, les élèves et les enseignants !

Nous comptons sur votre compréhension et votre soutien pour défendre et construire ensemble l’école dont nos élèves ont besoin.

Cordialement.

- Tract à reproduire et à distribuer :


L’ÉCOLE  PUBLIQUE est  EN DANGER!!!!

De la maternelle à l’université, les mesures du gouvernement mettent en difficulté de nombreux élèves et leurs familles ainsi que des personnels !

Le Comité  Citoyen Artois-Gohelle pour l’école publique dénonce ces mesures et s’associe aux appels à  l’action lancés pour le 21 janvier !

Il demande à tous d’y participer ou d’organiser des actions lors de cette journée et après (grève, manifestation, école sans élèves, etc…)

NON à la CASSE  du SERVICE PUBLIC de l’éducation !!!

Le Comité  citoyen se réunira le Lundi 1° Février à 18h00 à l’hôtel de ville de LIEVIN pour préparer ses nouvelles actions et continuer la lutte.

Enseignants, parents, élus, étudiants citoyens, Il est important d’être nombreux et solidaires!

citoyenecole.publique@laposte.net

FSU : En grève le 24 novembre

Lundi 9 novembre 2009

Budget, salaires, exercice du métier, formation des maîtres… L’Ecole n’est pas au beau fixe. Le SNUipp et la FSU appellent à une journée de grève le mardi 24 novembre, et à débattre des suites à donner à cette action.

École, collège, lycée, université, le monde de l’éducation appelle à faire grève mardi 24 novembre. Dans le contexte actuel, la FSU a décidé « de prendre ses responsabilités ». Le projet de budget 2010 reste toujours marqué par le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Une décision du président de la République qui soulève de plus en plus d’opposition dans l’opinion publique . Alors que la crise a conduit nombre de révisions des politiques, ce dogme restera-t-il intouchable alors qu’il frappe de plein fouet l’Education nationale ?

Une Éducation nationale qui affichera un déficit record de 16 000 postes en moins. L’école, pour sa part, après les remises en cause de la réussite de tous (RASED, Maternelle, Aide personnalisée…) et la déstabilisation professionnelle provoquée par Xavier Darcos, ou encore la tentative de mise en place des EPEP, voit disparaitre 9182 postes de PE2. Cette mesure, consécutive de la réforme de la formation et du recrutement, touche directement aux décharges de direction et aux stages de formation continue. Ces suppressions ne seront pas contrebalancer par la création de 2 182 emplois que le ministre affiche au titre de l’évolution démographique (+ 5 766 élèves attendus à la rentrée prochaine). Pourtant, l’an dernier, alors que le nombre d’élèves augmentait, le ministère n’ a pas utilisé tous les emplois budgétaires programmés. Selon la loi de finance, 1 232 postes n’ont pas été consommés.

Un récent sondage BVA-PEEP indiquait que 51 % des parents d’élèves interrogés jugeaient négativement la politique éducative du gouvernement. Avec en plus la baisse drastique de plus de 50% des crédits pédagogiques. C’est la poursuite d’une logique d’appauvrissement de l’école qui se poursuit, génératrice de détérioration des conditions d’exercice du métier. L’exact opposé de l’enthousiasme des participants à l’université d’automne du SNUipp. Des salles combles, une passion pour l’école et une recherche de toutes les transformations nécessaires pour construire une école de la réussite de tous. Ces ambitions rendent d’autant plus vives les exigences en matière de formation tout comme la nécessité de créer des postes pour faire face à la hausse des effectifs, transformer l’école avec plus de maîtres que de classes, enrichir toute la palette culturelle de l’école. Mille fois oui, l’avenir des élèves comme la formation ou la reconnaissance de qualification des enseignants appellent un engagement du plus grand nombre dans la journée de grève du 24 novembre.

Nos doléances, Monsieur le ministre

Le collectif « Un pays, une école, notre avenir » composé de 24 syndicats et organisations propose aux acteurs et usagers du système éducatifs d’envoyer une carte de doléance au ministre de l’Education nationale pour mettre « un coup d’arrêt au démantèlement du service public d’éducation ». Les discours sur le rôle du système éducatif pour corriger les inégalités sociales sont à l’opposé des choix engagés. La carte l’affirme : « dans l’immédiat, il est indispensable de renoncer aux 16 000 suppressions de postes prévues au budget 2010 et de décider un plan de recrutements de personnels titulaires dans l’ensemble des métiers de l’éducation ».

Une petite chanson pour la grève

Samedi 24 octobre 2009

Avis d’alerte rouge : grève le mardi 24 novembre 2009.

Samedi 24 octobre 2009

Les prévisions de budget 2010 laissent présager un état d’asphyxie pour l’Education Nationale : plus de 10000 postes supprimés dans l’EN, qui s’ajoutent aux 30000 déjà supprimés ces deux dernières années !

Le gouvernement poursuit sa politique de casse généralisée des services publics en démolissant l’éducation, la poste, le fret ferroviaire… Ça suffit !!!

NON aux suppressions de postes et leurs corollaires :

− le recours massif aux heures supplémentaires,

− les classes surchargées,

− la dégradation systématique des conditions de travail pour les personnels et les élèves,

− le recours galopant à l’emploi de personnels précaires,

− les suppressions d’heures de cours et la disparition programmée des RASED.

OUI à :


− l’augmentation des recrutements aux concours,

− une véritable formation des enseignants,

− la revalorisation de tous les personnels et de leurs salaires,

− la défense de leurs statuts,

− la titularisation sans condition de tous les précaires.

En conséquence, la Fédération Sud Éducation appelle l’ensemble des personnels à la grève, le mardi 24 novembre 2009.

L’appel intersyndical à la grève du 24 novembre s’ajoute à la campagne de cartes pétitions et lettres aux parlementaires du collectif « notre école notre avenir ».

Mais nous savons tou(TE)s qu’une journée de grève et de manifestations et qu’une campagne d’opinion ne suffiront pas.

Les journées de grève tous les deux mois, qui sont souvent la seule perspective donnée par les directions syndicales sont aussi insuffisantes pour contraindre le gouvernement à une autre politique…

C’est pourquoi SUD éducation appelle les personnels à tenir des Assemblées Générales le 24 novembre afin d’organiser collectivement la suite du mouvement.

Pour Sud Éducation, il faut mettre en débat dès maintenant la question de la grève reconductible dans l’EN et la construction d’un véritable rapport de force au niveau interprofessionnel .

17 boulevard de la Libération 93200 Saint-Denis

tél 01 42 43 90 09 fax 01 42 43 90 32

fede@sudeducation.org

19 Mars 2009 nouvelle journèe de manifestation nationale contre la politique du gouvernement.

Vendredi 20 mars 2009

Contribution de “Bernard” Stagiaire M.E à Lille

Mercredi 18 mars 2009

Ici, (rue de….) Londres

Niveau ambiance à l’IUFM, chez les stagiaire,E où je suis, c’est l’atterrement, (et l’enterrement aussi, chacun fait son deuil  à sa façon du métier pour lequel il a décidé de se former ! ) : Un nombre considérable de gens (une dizaine) ont soit démissionné, soit décident de ne pas rendre le mémoire professionnel, nécessaire à l’obtention du diplôme….

Sans compter les gens qui vont au bout mais décide de reprendre une classe l’an prochain ! ! ! (tout autant ! ! ! )

Je ne vous parlerai pas des collègues qui pètent les plombs, en arrêt ou sous cacheton. . .

Mais c’est qu’on a une qualité indéniable, nous , les petits moutons de l’IUFM, c’est qu’on sait mourir en silence. C’est qu’on sait mourir en silence. Et ça, c’est bien vu par notre hiérarchie. On s’adapte v’voyez ! On se demande comment des peuples entiers ont pu se laisser emmener à l’abattoir sans réagir, non vraiment, faut trop être nazes pour se laisser malmener sans rien faire !

Perso, je suis nommé sur un poste sédentarisé l’an prochain, je ne suis pas dupe sur la suite des événements. J’ai décidé d’aller au bout par défi perso, pour avoir la joie d’adresser une copie de mon diplôme à l’IEN qui m’a “dépecé” à ma première inspection, et une caisse de champagne à un autre qui m’a accordé sa prudente confiance. Chacun ses petits plaisirs., on fait ce qu’on peut !

Je suis par conséquent très mal à l’aise sur l’histoire du boycott des postes sédentarisés, car au cas où j’échoue cette année, j’ai ma place assurée pour l’an prochain . C’est égoiste et fort peu militant, mais mon objectif est clair, je sais pourquoi je le fais.

Sachant que je pense sérieusement à une réorientation professionnelle radicale si je ne peux exercer le métier pour lequel j’avais décidé de continuer dans l’Education Nazionale. C’est à dire au plus tard dans 2 ans !! D’un autre côté, Jean Marc Sylvestre est catégorique : ce n’est pas le bon moment pour envisager une reconversion professionnelle.

La note ministérielle sur la sédentarisation est le lac d’Annecy qui fait déborder les océans.  La mythridatisation à son apogée, à grand coup de vaseline en renfort, la culture du flou artistique total pour pouvoir achever le travail l’an prochain?!  , On n’en était plus à une circulaire ridicule, une déclaration navrante, un communiqué de presse méprisant ou à un décret lamentable près… Mais là, ce qui est consternant, c’est que nos camarades syndicalistes , du moins au nom de leurs syndicats, s’en contentent…  Pas la moindre remarque, réserve ,attaque sur leur site respectifs par rapport à cette note de service !

Comment on se positionne la d’ssus ? On fait style on verra bien? On n’y peut rien? Le mouton ou l’autruche ?!
Oui mais tu comprends, les élèves dans tout ça, bla bla bla bla, ça s’rait les abandonner que d’être en grève jusqu’au 30 août   bla blabla bla .? et comment j’f'rai pour payer les traites de ma seconde voiture bla bla… Mon banquier il aura plus rien à me voler !

Tu r’veux des pâtes ? Oh des pâtes!! C’est la 5ème fois  qu’on en mange depuis avant-hier!  ça tombe bien, j’aime bien !

Profitons de certains moments pour nous exprimer : aux réu RASED, à son IEN, aux réu CAPA SH le 20, sans être forcément mandaté par quiconque ou porte parole de je ne sais quelle coordination, syndicat ou orga. La violence (oui c’est le terme) dont a fait preuve l’Institution, à l’égard de la profession enseignante, et en particulier des maitres E et G, (et les stagiaires ! ! ! ) a été sans précédent, et bien le début (de la fin) de l’avenir de l’Ecole, et plus largement une plongée à long terme dans les abysses de l’ignorance , propice à l’émergence de toute forme de tyrannie….

J’en ai marre de faire l’autruche, le mouton sous prétexte que je suis un stagiaire CAPA SH et que je dois courber l’échine et regarder par terre si je veux avoir ce diplôme…

Je vais tenter de l’obtenir à l’arraché ce foutu diplome, mais pourquoi ? Pour quoi ?  Au pire,  pour votre gouverne qu’on nous rabâche ! Gouverne ment .  Ouais c’est ça… Gouverner c’est faire croire, c’est de Machiavel et ça a 500 ans .  …. franchement, si il ne veulent pas me le donner, qu’ils s’étouffent avec. Qu’ils le coupent bien en petit morceau pour être un maximum à cesser de respirer . Non mais !  A non pas ça ! Après le « casse toi pauv’ con » qui a valu une amende de 1000 euros à un manifestant qui avait brandi cet écriteau lors d’un passage de Sarkozy, La secrétaire d’Etat à la famille qui a porté plainte aujourd’hui contre Dailymotion pour des commentaires d’internautes qu’elle juge injurieux à son égard.,  j’vais passer l’été à l’ombre . . .

Jusqu’où irons nous dans notre inaction. On est plein , et eux, ils sont seuls !

http://www.cnt-f.org/59-62/

BERNARD PEUR, guitariste criminel innocent

L’école primaire : terrain d’un conflit asymétrique par Sebastien Rome de Médiapart

Mardi 3 mars 2009

L’objectif prioritaire de Nicolas Sarkozy et Xavier Darcos en matière d’éducation était de mettre au pas les syndicats d’enseignants. Bien que cette mission soit pour l’instant remplie, même si les manifestations du 19 janvier amorcent un retournement de situation, le monde des enseignants du premier degré est plus que jamais bouillonnant. Désobéissances, micro-contestations multipliées par milliers, débrayages, luddismes, manifestations locales…A trop se satisfaire de leur victoire sur les syndicats, notre Président et notre Ministre risquent de laisser un champ de ruine derrière eux où tout le monde sera perdant. A moins qu’une nouvelle forme de lutte ne soit en train de s’inventer.

Quelques éléments d’un passé presque oublié.

Pendant deux ans la stratégie d’actions réformatrices de Nicolas Sarkozy a été d’aller vite et fort. Il impressionnait les « forces conservatrices de la société »par sa brutalité exprimée au travers d’une capacité à « rompre les tabous » et à faire ce que personne n’avait eu « le courage » de faire avant lui. Les « partenaires » sociaux fréquemment invités à négocier ou à être entendus, allaient, de manière « responsable », à tous les rendez-vous estimant qu’il était préférable de savoir à quelle sauce « nous » serions mangée mais aussi dans l’espoir d’arracher quelques « avancées ».

C’est comme cela que se sont déroulées les discussions sur l’Aide personnalisée, fille de la suppression du samedi matin. Au terme de sept réunions de travail, le Se Unsa et le Sgen-CFDT ont signé un relevé de conclusions commun avec le Ministère en présentant leur action comme une avancée ! Il est d’ailleurs cocasse de relire les lignes suivantes « Ces deux heures viennent renforcer l’action des maîtres et la différenciation pédagogique qu’ils mettent en œuvre dans la classe avec, le cas échéant, la participation d’autres maîtres, notamment les enseignants spécialisés des RASED ». On comprendra aisément pourquoi le ministre s’est coupé sans appel du monde de l’enseignement primaire même avec les syndicats les plus « ouverts » au dialogue. Dans un style purement sarkoziste, et qui a surpris plus d’un connaisseur du monde de l’éducation, Xavier Darcos s’est livré à quelques fantaisies sur la maternelle ou sur les manifestations de 2007-2008 (cliquez ici pour un exemple d’article de l’époque) C’était « la fin de la co-gestion » où les syndicats étaient écoutés mais pas entendu.

Ainsi, face à l’avalanche de réformes les syndicats n’arrivaient plus à faire et, sitôt une réponse commençait à être organisée suite à une annonce, un autre sujet surgissait, les déstabilisant à nouveau. Xavier Darcos, en habile connaisseur de la « maison », comme la presse le surnomme, parvenait à doser ses réformes pour rendre les contre-attaques ridicules aussi bien sur les maternelles ou les RASED. Il y a quelques jours encore, interrogé sur France Culture par Claude Lelièvre sur les enseignants désobéissants, il répondait, facilement à une remise en cause de sa politique par les « désobéisseurs », « qui peut croire que d’offrir deux heures d’aide à des élèves en difficulté, c’est les mettre en danger ». En effet, qui peut croire…Enfin, décrivant le sentiment des syndicats, une délégués syndicale concluait une de nos conversations par un « c’est la guerre ».

.

Est-ce l’image d’une escadrille de bombardiers ultra modernes pilotés par Darcos et Sarkozy pilonnant des enseignants en fuite ou cachés décrirait au mieux la situation ?

On peut garder de cette image une idée : lorsque les forces sont disproportionnées dans un combat militaire, les « petits » ne parviennent à la victoire qu’à la condition de mener une « guérilla », ici démocratique, cherchant à atteindre le talon de l’adversaire plutôt que son front avec un lance pierre (on ne connaît qu’un seul cas de réussite…). On peut presque, à coup sûr, dire que le fort peut l’emporter sur le terrain, en faisant passer ses réformes, tout en perdant politiquement.

Au printemps 2008, les syndicats estimaient que tout le monde avait baissé les bras, était devenu individualiste, pour preuve, les syndicats n’attiraient vraiment, le gouvernement se servait de cet état de fait pour disqualifier la parole syndicale qui ne représentait plus rien. Je suis encore aujourd’hui d’avis contraire, car il y a manifestement une volonté de s’engager autrement, sans suivre les syndicats. Les syndicats sont appelés à s’engager avec ces francs-tireurs sans prendre la tête du mouvement. Il y avait un ras-le-bol des grèves sans lendemain et là encore Xavier Darcos a raison de se moquer de la « grévinnionité aigüe » des enseignants qui pouvaient parfois aller jusqu’à manifester pour défendre des « acquis » pédagogiques contre lesquels ils avaient manifesté quelques années plus tôt. Cette volonté de s’engager sans syndicats a des conséquences paradoxales dont ni les syndicats, ni les francs-tireurs ont une parfaite conscience.

les luttes sociales asymétriques

L’été passa et l’année 2008-2009 a vu naître les premières formes de ce que l’on pourrait nommer les luttes sociales asymétriques. Essayons de comprendre ce qui est en train de se passer.

Les syndicats affaiblis échouent à rassembler les foules lors des manifestations du début d’année 2008. Les manifestions sur le thème « une école votre avenir » du 10 décembre 2008 et du 17 janvier 2009 sont aussi des échecs. Par contre la manifestation, sur le même thème du 19 octobre, et la grève et la manifestation du 20 novembre 2008 sont réussies. Les grèves et manifestations du 29 janvier dernier sont aussi à mettre dans la colonne crédit car, les enseignants du premier degré étaient très présents. Par ailleurs, les actions hors syndicats (nuit des écoles, collectifs parents-enseignants, manifestations locales, occupation d’écoles…), voire remettant en cause les habitudes syndicales, comme l’exprime Alain Refalo, l’initiateur de la désobéissance pédagogique, se multiplient localement.

N’assistons-nous pas au travers de ce localisme à l’expression informe d’une profession gagnée par l’anomie ? Quelle est la cohérence d’un mouvement qui se cherche une forme et qui oscille entre fort engagement et désertion ?

Le concept de luttes sociales asymétriques fournit, je crois, un bon moyen de saisir unité du mouvement. Aucune contestation sociale (ni même aucun acte social) ne peut se penser autrement que la combinaison d’actions d’individuelles locales et d’actions collectives générales. Si la puissance du PCF et de la CGT d’antan a souvent été interprétée par l’uniformisation de la pensée et de l’action qui effaçait l’individu dans la masse comme à la limite de la mer un visage de sable (ceci n’est pas une citation mais un emprunt), on ne doit pas pour autant oublier les raisons profondes d’un mouvement qui marqua le XXième siècle : l’espoir d’individus qui, guidés par le sentiment que l’action collective permet de prendre une revanche sur la vie qui ne les a pas épargnés, choisissent le sacrifice et la lutte collective pour offrir un avenir à leur enfant.

On pourrait résumer ainsi les choses : l’action collective donnait une forme et un sens à l’action individuelle. Ce n’était qu’à la condition de créer des organisations massives que l’on pouvait combattre à jeu égal avec les puissants.

Nous sommes exactement dans le cas inverse aujourd’hui : l’action individuelle donne une forme et un sens à l’action collective. Chaque individu, en sa conscience (« en conscience, je refuse d’obéir » écrit Alain Réfalo), détermine s’il juge bon d’agir. Si aujourd’hui, ce ne sont que 2000 lettres individuelles de désobéissances qui ont été signées (2000 personnes qui risquent les sanctions pour défendre des valeurs) le mouvement de contestation des réformes du premier degré dépasse largement les 2000 personnes. C’est ainsi que, sur la seule ressource des individus épars, des actions surgissent d’un peu partout. Les blocages d’évaluations CM2 n’ont rien eu de concertés. Les nuits des écoles sont lancées par quelques uns et suivies selon le gré des vents informationnels d’Internet.

Ce qui illustre au mieux cette manière d’agir c’est ce blog, sorte d’agrégateur de blogs des collectifs disséminés dans toute la France. Il est aussi le signe d’une volonté de donner, non pas une forme (c’est un véritable fouillis ! ce blog), mais à voir la multiplicité des actions et à les coordonner.

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Les évolutions possibles du mouvement sont au nombre de quatre :

-  l’émergence d’une figure représentant les collectifs

-  la « requalification » par le gouvernement des syndicats, heureux de revenir à la co-gestion responsable.

-  La naissance d’un mouvement pleinement conscient de lui même et installé dans la longue durée infusant ses idées dans la société.

- L’essoufflement à ne rien voir venir


Lire la suite de l’article article de Sébastien Rome :

http://www.mediapart.fr/club/blog/sebastien-rome/020309/l-ecole-primaire-terrain-d-un-conflit-asymetrique

Source : Mediapart