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ECOLE EN DANGER : Appel de l’AG 93

Jeudi 18 février 2010

Appel de l’AG des grévistes d’Ile de France :

Nous sommes de plus en plus nombreux en grève pour défendre le service public d’éducation et les statuts des personnels. Après le succès de la grève et de la manifestation de ce mardi 16 février, nous serons encore Jeudi 18 en grève et dans la rue, tous ensembles personnels des écoles des collèges, lycées et CIO, des universités et des IUFM…

Pour l’instant, le gouvernement, les rectorats, les IA, traitent nos revendications avec mépris, comptant sur les vacances de notre zone, samedi 19 février pour « éteindre l’incendie ».

Nous lançons donc un double appel

* A nos collègues du primaire, du secondaire et du supérieur « prenez  le relais dès le retour de vos congés (le 22 février pour les académies de la zone B et le 1er mars celles de la zone A) pour arriver à converger tous ensemble dans la semaine du 8 au 13 mars ».

* A toutes les organisations syndicales « Appelez, dans l’unité la plus large, à la grève et à manifester dans la semaine du 8 au 13 mars, quand toutes les académies seront rentrées et avant les élections régionales, pour construire au niveau national la grève reconductible et en finir avec à la liquidation du service public ».

Nos revendications

Oui à l’embauche massive de personnels enseignants, enseignants chercheurs et agents dans l’Education Nationale. Non à la suppression de 16000 postes à la rentrée prochaine, aux classes surchargées et au non remplacement des personnels.

Abrogation de la loi de mobilité des fonctionnaires qui autorise les licenciements dans la fonction publique.

Non à la précarité dans le 1er et 2nd degré et le supérieur. Titularisation et formation de tous les personnels précaires.

Oui à un véritable service public de l’Éducation Nationale de l’école à l’université.

Retrait de toutes les réformes
qui visent à le démanteler : réforme Chatel des lycées, des LP, Darcos du premier degré, mastérisation, LRU,… Non à la RGPP et aux restructurations. Non à la destruction programmée des COP et des CIO.

Compte rendu : réunion du Comité Citoyen du mardi 12 janvier.

Dimanche 17 janvier 2010
par Paulo Meira

par Paulo Meira

Parents, élus, enseignants, citoyens,

Il a été décidé d’organiser des tractages larges dans notre bassin de vie pour appeler à participer à la journée de mobilisation nationale du jeudi 21 janvier 2010.

Pour ce faire, la mairie de Liévin met à votre disposition dès ce vendredi matin un nombre conséquent de tracts; ceci est ouvert à tous, quelle que soit votre commune, en vous rendant au service scolaire  309 rue Clovis  à Liévin (de 8h à 12h et de 14h à 18h).

Le tractage est à organiser avec vos réseaux locaux (sorties d’écoles, marchés etc…)

Nous rappelons que toutes les initiatives d’actions prises localement seront soutenues par le comité citoyen. Merci de faire part de tout ce qui sera décidé pour que les informations soient relayées le plus largement possible, et qu’elles puissent faire l’objet d’un relais médiatique.

Les décisions de fermetures de postes et de classes, dramatiques pour l’avenir de nos enfants, sont prises en ce moment et n’épargneront pas notre bassin de vie, bien au contraire. Il est toujours temps de nous y opposer!


- Fermetures de classes et suppressions de postes dans nos écoles, collèges et lycées !

- Réforme des lycées : un trompe l’œil inadapté pour gérer la pénurie créée par les suppressions de postes !

- Démantèlement des RASED : agonie de la formation des enseignants spécialisés ! Abandon des élèves en difficultés !

- Formation des maîtres : la Masterisation ou comment avoir bac + 5 et ne pas savoir ce qu’est un élève !

- Accueil des élèves en situation de handicap : aucun statut à part la précarité pour les AVS !

L’éducation est un droit pour tous nos Enfants !

Réduire les chances de réussite des élèves pour faire des économies est inacceptable !


- Lettre aux parents à  reproduire et distribuer :

Madame, Monsieur,

La réussite de tous est au cœur de nos préoccupations. Nous savons combien réussir à l’école est décisif pour l’avenir de chaque enfant. Le budget 2010 prévoit à la rentrée prochaine la suppression de 16 000 postes d’enseignants qui s’ajoute aux 13 500 suppressions de 2009, aux 11 200 de 2008.

Alors que 5 700 élèves supplémentaires sont attendus dans les écoles, le ministère poursuit sa logique de suppression de postes d’enseignants. Et ce, alors même que les effectifs par classe dans notre pays sont déjà largement supérieurs à ceux de la majorité des pays européens. Qui peut croire qu’avec moins d’enseignants, moins d’heures de classe chaque semaine, des programmes plus lourds, la fragilisation des dispositifs d’aides spécialisées pour les élèves en difficulté, les élèves pourraient mieux réussir à l’école ?

Aujourd’hui, la réforme de la formation des enseignants va nuire à la qualité de l’enseignement offert à vos enfants. Ces mesures tournent le dos à une école de la réussite de tous. Elles constituent une remise en cause des valeurs fondatrices de l’école publique. Nous nous sommes mobilisés durant l’année dernière, notamment avec les parents d’élèves, pour exprimer notre désaveu de cette politique. Le ministre reste sourd à nos demandes.

C’est la raison pour laquelle nous serons en grève le jeudi 21 janvier.

- Nous exigeons un autre budget qui permette de faire face à la hausse des effectifs, le développement des réseaux d’aides (RASED), la reconnaissance du rôle essentiel de l’école maternelle, une prise en charge des élèves handicapés digne de ce nom.

- Nous exigeons la remise à plat de mesures qui ne favorisent pas la réussite de vos enfants, (les évaluations,…).

- Nous exigeons respect et dignité pour l’école publique, les élèves et les enseignants !

Nous comptons sur votre compréhension et votre soutien pour défendre et construire ensemble l’école dont nos élèves ont besoin.

Cordialement.

- Tract à reproduire et à distribuer :


L’ÉCOLE  PUBLIQUE est  EN DANGER!!!!

De la maternelle à l’université, les mesures du gouvernement mettent en difficulté de nombreux élèves et leurs familles ainsi que des personnels !

Le Comité  Citoyen Artois-Gohelle pour l’école publique dénonce ces mesures et s’associe aux appels à  l’action lancés pour le 21 janvier !

Il demande à tous d’y participer ou d’organiser des actions lors de cette journée et après (grève, manifestation, école sans élèves, etc…)

NON à la CASSE  du SERVICE PUBLIC de l’éducation !!!

Le Comité  citoyen se réunira le Lundi 1° Février à 18h00 à l’hôtel de ville de LIEVIN pour préparer ses nouvelles actions et continuer la lutte.

Enseignants, parents, élus, étudiants citoyens, Il est important d’être nombreux et solidaires!

citoyenecole.publique@laposte.net

FSU : En grève le 24 novembre

Lundi 9 novembre 2009

Budget, salaires, exercice du métier, formation des maîtres… L’Ecole n’est pas au beau fixe. Le SNUipp et la FSU appellent à une journée de grève le mardi 24 novembre, et à débattre des suites à donner à cette action.

École, collège, lycée, université, le monde de l’éducation appelle à faire grève mardi 24 novembre. Dans le contexte actuel, la FSU a décidé « de prendre ses responsabilités ». Le projet de budget 2010 reste toujours marqué par le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Une décision du président de la République qui soulève de plus en plus d’opposition dans l’opinion publique . Alors que la crise a conduit nombre de révisions des politiques, ce dogme restera-t-il intouchable alors qu’il frappe de plein fouet l’Education nationale ?

Une Éducation nationale qui affichera un déficit record de 16 000 postes en moins. L’école, pour sa part, après les remises en cause de la réussite de tous (RASED, Maternelle, Aide personnalisée…) et la déstabilisation professionnelle provoquée par Xavier Darcos, ou encore la tentative de mise en place des EPEP, voit disparaitre 9182 postes de PE2. Cette mesure, consécutive de la réforme de la formation et du recrutement, touche directement aux décharges de direction et aux stages de formation continue. Ces suppressions ne seront pas contrebalancer par la création de 2 182 emplois que le ministre affiche au titre de l’évolution démographique (+ 5 766 élèves attendus à la rentrée prochaine). Pourtant, l’an dernier, alors que le nombre d’élèves augmentait, le ministère n’ a pas utilisé tous les emplois budgétaires programmés. Selon la loi de finance, 1 232 postes n’ont pas été consommés.

Un récent sondage BVA-PEEP indiquait que 51 % des parents d’élèves interrogés jugeaient négativement la politique éducative du gouvernement. Avec en plus la baisse drastique de plus de 50% des crédits pédagogiques. C’est la poursuite d’une logique d’appauvrissement de l’école qui se poursuit, génératrice de détérioration des conditions d’exercice du métier. L’exact opposé de l’enthousiasme des participants à l’université d’automne du SNUipp. Des salles combles, une passion pour l’école et une recherche de toutes les transformations nécessaires pour construire une école de la réussite de tous. Ces ambitions rendent d’autant plus vives les exigences en matière de formation tout comme la nécessité de créer des postes pour faire face à la hausse des effectifs, transformer l’école avec plus de maîtres que de classes, enrichir toute la palette culturelle de l’école. Mille fois oui, l’avenir des élèves comme la formation ou la reconnaissance de qualification des enseignants appellent un engagement du plus grand nombre dans la journée de grève du 24 novembre.

Nos doléances, Monsieur le ministre

Le collectif « Un pays, une école, notre avenir » composé de 24 syndicats et organisations propose aux acteurs et usagers du système éducatifs d’envoyer une carte de doléance au ministre de l’Education nationale pour mettre « un coup d’arrêt au démantèlement du service public d’éducation ». Les discours sur le rôle du système éducatif pour corriger les inégalités sociales sont à l’opposé des choix engagés. La carte l’affirme : « dans l’immédiat, il est indispensable de renoncer aux 16 000 suppressions de postes prévues au budget 2010 et de décider un plan de recrutements de personnels titulaires dans l’ensemble des métiers de l’éducation ».

Une petite chanson pour la grève

Samedi 24 octobre 2009

Avis d’alerte rouge : grève le mardi 24 novembre 2009.

Samedi 24 octobre 2009

Les prévisions de budget 2010 laissent présager un état d’asphyxie pour l’Education Nationale : plus de 10000 postes supprimés dans l’EN, qui s’ajoutent aux 30000 déjà supprimés ces deux dernières années !

Le gouvernement poursuit sa politique de casse généralisée des services publics en démolissant l’éducation, la poste, le fret ferroviaire… Ça suffit !!!

NON aux suppressions de postes et leurs corollaires :

− le recours massif aux heures supplémentaires,

− les classes surchargées,

− la dégradation systématique des conditions de travail pour les personnels et les élèves,

− le recours galopant à l’emploi de personnels précaires,

− les suppressions d’heures de cours et la disparition programmée des RASED.

OUI à :


− l’augmentation des recrutements aux concours,

− une véritable formation des enseignants,

− la revalorisation de tous les personnels et de leurs salaires,

− la défense de leurs statuts,

− la titularisation sans condition de tous les précaires.

En conséquence, la Fédération Sud Éducation appelle l’ensemble des personnels à la grève, le mardi 24 novembre 2009.

L’appel intersyndical à la grève du 24 novembre s’ajoute à la campagne de cartes pétitions et lettres aux parlementaires du collectif « notre école notre avenir ».

Mais nous savons tou(TE)s qu’une journée de grève et de manifestations et qu’une campagne d’opinion ne suffiront pas.

Les journées de grève tous les deux mois, qui sont souvent la seule perspective donnée par les directions syndicales sont aussi insuffisantes pour contraindre le gouvernement à une autre politique…

C’est pourquoi SUD éducation appelle les personnels à tenir des Assemblées Générales le 24 novembre afin d’organiser collectivement la suite du mouvement.

Pour Sud Éducation, il faut mettre en débat dès maintenant la question de la grève reconductible dans l’EN et la construction d’un véritable rapport de force au niveau interprofessionnel .

17 boulevard de la Libération 93200 Saint-Denis

tél 01 42 43 90 09 fax 01 42 43 90 32

fede@sudeducation.org

19 Mars 2009 nouvelle journèe de manifestation nationale contre la politique du gouvernement.

Vendredi 20 mars 2009

Contribution de “Bernard” Stagiaire M.E à Lille

Mercredi 18 mars 2009

Ici, (rue de….) Londres

Niveau ambiance à l’IUFM, chez les stagiaire,E où je suis, c’est l’atterrement, (et l’enterrement aussi, chacun fait son deuil  à sa façon du métier pour lequel il a décidé de se former ! ) : Un nombre considérable de gens (une dizaine) ont soit démissionné, soit décident de ne pas rendre le mémoire professionnel, nécessaire à l’obtention du diplôme….

Sans compter les gens qui vont au bout mais décide de reprendre une classe l’an prochain ! ! ! (tout autant ! ! ! )

Je ne vous parlerai pas des collègues qui pètent les plombs, en arrêt ou sous cacheton. . .

Mais c’est qu’on a une qualité indéniable, nous , les petits moutons de l’IUFM, c’est qu’on sait mourir en silence. C’est qu’on sait mourir en silence. Et ça, c’est bien vu par notre hiérarchie. On s’adapte v’voyez ! On se demande comment des peuples entiers ont pu se laisser emmener à l’abattoir sans réagir, non vraiment, faut trop être nazes pour se laisser malmener sans rien faire !

Perso, je suis nommé sur un poste sédentarisé l’an prochain, je ne suis pas dupe sur la suite des événements. J’ai décidé d’aller au bout par défi perso, pour avoir la joie d’adresser une copie de mon diplôme à l’IEN qui m’a “dépecé” à ma première inspection, et une caisse de champagne à un autre qui m’a accordé sa prudente confiance. Chacun ses petits plaisirs., on fait ce qu’on peut !

Je suis par conséquent très mal à l’aise sur l’histoire du boycott des postes sédentarisés, car au cas où j’échoue cette année, j’ai ma place assurée pour l’an prochain . C’est égoiste et fort peu militant, mais mon objectif est clair, je sais pourquoi je le fais.

Sachant que je pense sérieusement à une réorientation professionnelle radicale si je ne peux exercer le métier pour lequel j’avais décidé de continuer dans l’Education Nazionale. C’est à dire au plus tard dans 2 ans !! D’un autre côté, Jean Marc Sylvestre est catégorique : ce n’est pas le bon moment pour envisager une reconversion professionnelle.

La note ministérielle sur la sédentarisation est le lac d’Annecy qui fait déborder les océans.  La mythridatisation à son apogée, à grand coup de vaseline en renfort, la culture du flou artistique total pour pouvoir achever le travail l’an prochain?!  , On n’en était plus à une circulaire ridicule, une déclaration navrante, un communiqué de presse méprisant ou à un décret lamentable près… Mais là, ce qui est consternant, c’est que nos camarades syndicalistes , du moins au nom de leurs syndicats, s’en contentent…  Pas la moindre remarque, réserve ,attaque sur leur site respectifs par rapport à cette note de service !

Comment on se positionne la d’ssus ? On fait style on verra bien? On n’y peut rien? Le mouton ou l’autruche ?!
Oui mais tu comprends, les élèves dans tout ça, bla bla bla bla, ça s’rait les abandonner que d’être en grève jusqu’au 30 août   bla blabla bla .? et comment j’f'rai pour payer les traites de ma seconde voiture bla bla… Mon banquier il aura plus rien à me voler !

Tu r’veux des pâtes ? Oh des pâtes!! C’est la 5ème fois  qu’on en mange depuis avant-hier!  ça tombe bien, j’aime bien !

Profitons de certains moments pour nous exprimer : aux réu RASED, à son IEN, aux réu CAPA SH le 20, sans être forcément mandaté par quiconque ou porte parole de je ne sais quelle coordination, syndicat ou orga. La violence (oui c’est le terme) dont a fait preuve l’Institution, à l’égard de la profession enseignante, et en particulier des maitres E et G, (et les stagiaires ! ! ! ) a été sans précédent, et bien le début (de la fin) de l’avenir de l’Ecole, et plus largement une plongée à long terme dans les abysses de l’ignorance , propice à l’émergence de toute forme de tyrannie….

J’en ai marre de faire l’autruche, le mouton sous prétexte que je suis un stagiaire CAPA SH et que je dois courber l’échine et regarder par terre si je veux avoir ce diplôme…

Je vais tenter de l’obtenir à l’arraché ce foutu diplome, mais pourquoi ? Pour quoi ?  Au pire,  pour votre gouverne qu’on nous rabâche ! Gouverne ment .  Ouais c’est ça… Gouverner c’est faire croire, c’est de Machiavel et ça a 500 ans .  …. franchement, si il ne veulent pas me le donner, qu’ils s’étouffent avec. Qu’ils le coupent bien en petit morceau pour être un maximum à cesser de respirer . Non mais !  A non pas ça ! Après le « casse toi pauv’ con » qui a valu une amende de 1000 euros à un manifestant qui avait brandi cet écriteau lors d’un passage de Sarkozy, La secrétaire d’Etat à la famille qui a porté plainte aujourd’hui contre Dailymotion pour des commentaires d’internautes qu’elle juge injurieux à son égard.,  j’vais passer l’été à l’ombre . . .

Jusqu’où irons nous dans notre inaction. On est plein , et eux, ils sont seuls !

http://www.cnt-f.org/59-62/

BERNARD PEUR, guitariste criminel innocent

L’école primaire : terrain d’un conflit asymétrique par Sebastien Rome de Médiapart

Mardi 3 mars 2009

L’objectif prioritaire de Nicolas Sarkozy et Xavier Darcos en matière d’éducation était de mettre au pas les syndicats d’enseignants. Bien que cette mission soit pour l’instant remplie, même si les manifestations du 19 janvier amorcent un retournement de situation, le monde des enseignants du premier degré est plus que jamais bouillonnant. Désobéissances, micro-contestations multipliées par milliers, débrayages, luddismes, manifestations locales…A trop se satisfaire de leur victoire sur les syndicats, notre Président et notre Ministre risquent de laisser un champ de ruine derrière eux où tout le monde sera perdant. A moins qu’une nouvelle forme de lutte ne soit en train de s’inventer.

Quelques éléments d’un passé presque oublié.

Pendant deux ans la stratégie d’actions réformatrices de Nicolas Sarkozy a été d’aller vite et fort. Il impressionnait les « forces conservatrices de la société »par sa brutalité exprimée au travers d’une capacité à « rompre les tabous » et à faire ce que personne n’avait eu « le courage » de faire avant lui. Les « partenaires » sociaux fréquemment invités à négocier ou à être entendus, allaient, de manière « responsable », à tous les rendez-vous estimant qu’il était préférable de savoir à quelle sauce « nous » serions mangée mais aussi dans l’espoir d’arracher quelques « avancées ».

C’est comme cela que se sont déroulées les discussions sur l’Aide personnalisée, fille de la suppression du samedi matin. Au terme de sept réunions de travail, le Se Unsa et le Sgen-CFDT ont signé un relevé de conclusions commun avec le Ministère en présentant leur action comme une avancée ! Il est d’ailleurs cocasse de relire les lignes suivantes « Ces deux heures viennent renforcer l’action des maîtres et la différenciation pédagogique qu’ils mettent en œuvre dans la classe avec, le cas échéant, la participation d’autres maîtres, notamment les enseignants spécialisés des RASED ». On comprendra aisément pourquoi le ministre s’est coupé sans appel du monde de l’enseignement primaire même avec les syndicats les plus « ouverts » au dialogue. Dans un style purement sarkoziste, et qui a surpris plus d’un connaisseur du monde de l’éducation, Xavier Darcos s’est livré à quelques fantaisies sur la maternelle ou sur les manifestations de 2007-2008 (cliquez ici pour un exemple d’article de l’époque) C’était « la fin de la co-gestion » où les syndicats étaient écoutés mais pas entendu.

Ainsi, face à l’avalanche de réformes les syndicats n’arrivaient plus à faire et, sitôt une réponse commençait à être organisée suite à une annonce, un autre sujet surgissait, les déstabilisant à nouveau. Xavier Darcos, en habile connaisseur de la « maison », comme la presse le surnomme, parvenait à doser ses réformes pour rendre les contre-attaques ridicules aussi bien sur les maternelles ou les RASED. Il y a quelques jours encore, interrogé sur France Culture par Claude Lelièvre sur les enseignants désobéissants, il répondait, facilement à une remise en cause de sa politique par les « désobéisseurs », « qui peut croire que d’offrir deux heures d’aide à des élèves en difficulté, c’est les mettre en danger ». En effet, qui peut croire…Enfin, décrivant le sentiment des syndicats, une délégués syndicale concluait une de nos conversations par un « c’est la guerre ».

.

Est-ce l’image d’une escadrille de bombardiers ultra modernes pilotés par Darcos et Sarkozy pilonnant des enseignants en fuite ou cachés décrirait au mieux la situation ?

On peut garder de cette image une idée : lorsque les forces sont disproportionnées dans un combat militaire, les « petits » ne parviennent à la victoire qu’à la condition de mener une « guérilla », ici démocratique, cherchant à atteindre le talon de l’adversaire plutôt que son front avec un lance pierre (on ne connaît qu’un seul cas de réussite…). On peut presque, à coup sûr, dire que le fort peut l’emporter sur le terrain, en faisant passer ses réformes, tout en perdant politiquement.

Au printemps 2008, les syndicats estimaient que tout le monde avait baissé les bras, était devenu individualiste, pour preuve, les syndicats n’attiraient vraiment, le gouvernement se servait de cet état de fait pour disqualifier la parole syndicale qui ne représentait plus rien. Je suis encore aujourd’hui d’avis contraire, car il y a manifestement une volonté de s’engager autrement, sans suivre les syndicats. Les syndicats sont appelés à s’engager avec ces francs-tireurs sans prendre la tête du mouvement. Il y avait un ras-le-bol des grèves sans lendemain et là encore Xavier Darcos a raison de se moquer de la « grévinnionité aigüe » des enseignants qui pouvaient parfois aller jusqu’à manifester pour défendre des « acquis » pédagogiques contre lesquels ils avaient manifesté quelques années plus tôt. Cette volonté de s’engager sans syndicats a des conséquences paradoxales dont ni les syndicats, ni les francs-tireurs ont une parfaite conscience.

les luttes sociales asymétriques

L’été passa et l’année 2008-2009 a vu naître les premières formes de ce que l’on pourrait nommer les luttes sociales asymétriques. Essayons de comprendre ce qui est en train de se passer.

Les syndicats affaiblis échouent à rassembler les foules lors des manifestations du début d’année 2008. Les manifestions sur le thème « une école votre avenir » du 10 décembre 2008 et du 17 janvier 2009 sont aussi des échecs. Par contre la manifestation, sur le même thème du 19 octobre, et la grève et la manifestation du 20 novembre 2008 sont réussies. Les grèves et manifestations du 29 janvier dernier sont aussi à mettre dans la colonne crédit car, les enseignants du premier degré étaient très présents. Par ailleurs, les actions hors syndicats (nuit des écoles, collectifs parents-enseignants, manifestations locales, occupation d’écoles…), voire remettant en cause les habitudes syndicales, comme l’exprime Alain Refalo, l’initiateur de la désobéissance pédagogique, se multiplient localement.

N’assistons-nous pas au travers de ce localisme à l’expression informe d’une profession gagnée par l’anomie ? Quelle est la cohérence d’un mouvement qui se cherche une forme et qui oscille entre fort engagement et désertion ?

Le concept de luttes sociales asymétriques fournit, je crois, un bon moyen de saisir unité du mouvement. Aucune contestation sociale (ni même aucun acte social) ne peut se penser autrement que la combinaison d’actions d’individuelles locales et d’actions collectives générales. Si la puissance du PCF et de la CGT d’antan a souvent été interprétée par l’uniformisation de la pensée et de l’action qui effaçait l’individu dans la masse comme à la limite de la mer un visage de sable (ceci n’est pas une citation mais un emprunt), on ne doit pas pour autant oublier les raisons profondes d’un mouvement qui marqua le XXième siècle : l’espoir d’individus qui, guidés par le sentiment que l’action collective permet de prendre une revanche sur la vie qui ne les a pas épargnés, choisissent le sacrifice et la lutte collective pour offrir un avenir à leur enfant.

On pourrait résumer ainsi les choses : l’action collective donnait une forme et un sens à l’action individuelle. Ce n’était qu’à la condition de créer des organisations massives que l’on pouvait combattre à jeu égal avec les puissants.

Nous sommes exactement dans le cas inverse aujourd’hui : l’action individuelle donne une forme et un sens à l’action collective. Chaque individu, en sa conscience (« en conscience, je refuse d’obéir » écrit Alain Réfalo), détermine s’il juge bon d’agir. Si aujourd’hui, ce ne sont que 2000 lettres individuelles de désobéissances qui ont été signées (2000 personnes qui risquent les sanctions pour défendre des valeurs) le mouvement de contestation des réformes du premier degré dépasse largement les 2000 personnes. C’est ainsi que, sur la seule ressource des individus épars, des actions surgissent d’un peu partout. Les blocages d’évaluations CM2 n’ont rien eu de concertés. Les nuits des écoles sont lancées par quelques uns et suivies selon le gré des vents informationnels d’Internet.

Ce qui illustre au mieux cette manière d’agir c’est ce blog, sorte d’agrégateur de blogs des collectifs disséminés dans toute la France. Il est aussi le signe d’une volonté de donner, non pas une forme (c’est un véritable fouillis ! ce blog), mais à voir la multiplicité des actions et à les coordonner.

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Les évolutions possibles du mouvement sont au nombre de quatre :

-  l’émergence d’une figure représentant les collectifs

-  la « requalification » par le gouvernement des syndicats, heureux de revenir à la co-gestion responsable.

-  La naissance d’un mouvement pleinement conscient de lui même et installé dans la longue durée infusant ses idées dans la société.

- L’essoufflement à ne rien voir venir


Lire la suite de l’article article de Sébastien Rome :

http://www.mediapart.fr/club/blog/sebastien-rome/020309/l-ecole-primaire-terrain-d-un-conflit-asymetrique

Source : Mediapart

Nord : semaine de mobilisation

Mercredi 18 février 2009

Dure semaine en perspective :

- lundi : distribution de tracts à 7h30 devant le lycée puis en ville (centre commercial, terminus du tramway… pour “toucher” les parents) ; AG inter-établissement à 10 h ; manif à Lille à 14h30

- mardi : re-distribution de tracts dans l’aprèm et, dans la série quand-on-aime-on-ne-compte-pas, on ré-occupe le lycée dans la la nuit de mardi à mercredi

- jeudi  : re-grève et manif à Valenciennes avec les ouvriers de la métallurgie et de l’automobile

Chemin faisant, boycott du CA et vote contre le TRMD


Non à la casse de l’école !

Tous ensemble mobilisés !

Plus de 13 500 postes seront supprimés la rentrée prochaine dans l’éducation ! C’est une attaque d’une ampleur sans précédent. Ce nouveau plan d’économie se traduira par des conditions de travail plus difficiles encore, pour les enseignants comme pour les élèves avec des classes surchargées, des moyens d’enseignement amputés.

Sur les établissements du Valenciennois, vont se multiplier les suppressions de postes (l’équivalent de 6 postes en moins au Quesnoy, de 5 postes en moins au lycée Mousseron de Denain, de 6 à 8 postes au LP d’Anzin, 4 au collège Bayard de Denain, un dixième des effectifs enseignants en moins au lycée de Caudry), les temps partagés obligeant les enseignants à travailler sur 2 ou 3 établissements différents pour compléter leur service (comme au collège Bayard ou au lycée Mousseron de Denain), les suppressions de classes et de filières comme au lycée professionnel de Trith…

Nous ne voulons pas d’une politique qui sacrifie les chances de réussite de millions de jeunes.

Alors que le gouvernement dilapide des centaines de milliards d’euros pour les banques et les grandes entreprises, il n’a pas un centime pour les services publics et les besoins de la population comme la santé ou l’éducation.

Comment accepter qu’il y ait de l’argent pour sauver les banques et rien pour l’Ecole ? Comment accepter de voir, d’année en année, la dégradation des conditions d’études des élèves ? Il est temps de dire STOP à cette politique !

De la maternelle à l’université, le service public d’éducation est saccagé. Parents, élèves, personnels, salariés du public et du privé, refusons de voir l’école sacrifiée. Mobilisons-nous, tous ensemble ! Dans le public comme dans le privé, ce sont des centaines de milliers de suppressions de postes ou de licenciements qui sont annoncés.

Nous disons que ce n’est pas à la population de payer la crise !

Nous étions des millions le 29 janvier pour dire NON à la politique du gouvernement. Parce qu’unis nous sommes forts, il faut tous ensemble continuer la mobilisation pour imposer d’autres choix comme le fait la population en Guadeloupe et en Martinique !

Il est grand temps d’agir ensemble, en même temps, de faire converger toutes les résistances, toutes les luttes contre une politique qui sacrifie l’intérêt du plus grand nombre. Nous appelons tous les parents, les élèves, les personnels, les salariés du public comme du privé à se mobiliser ensemble pour la défense de l’Ecole en participant massivement à la grève unitaire académique le lundi 16 février ainsi qu’à faire la jonction avec les autres secteurs en lutte, notamment avec les salariés de l’automobile et de la métallurgie qui appellent à manifester à Valenciennes le 19 février contre les licenciements et pour la défense de l’emploi.

Les personnels syndiqués (SNES-FSU, SNUIPP-FSU, SUD, CGT, FO) et non-syndiqués des établissements scolaires du Denaisis et du Valenciennois réunis en Assemblée Générale le 9 février.

(Lycée Mousseron et lycée Jurénil de Denain, lycée professionnel hôtelier de Trith-Saint-Léger, lycée Eugène Thomas du Quesnoy, lycée Watteau de Valenciennes, lycée professionnel d’Anzin, lycée G. Bustin de Vieux-Condé, lycée de Caudry, collège Bayard de Denain, Ecole Joliot Curie d’Haulchin et Ecole Pascal de Denain)

Zéro suppression de postes dans le public !
Zéro licenciement dans le privé !


Tous ensemble public/privé, lycéens/salariés manifestons :

- le lundi 16 février à LILLE : 14h30, porte de Paris
- le jeudi 19 février à VALENCIENNES : 10h30, sous-préfecture

*_360 milliards pour les banques_** (l’équivalent de 6 fois le budget de l’Education nationale !) et 13 500 postes supprimés dans l’Education !

*_6,5 milliards d’euros pour PSA et Renault_** et 16000 emplois supprimés !

Lycéens, enseignants, parents, salariés du public et du privé,

MOBILISATION GENERALE !

-    Parce que 13 500 postes supprimés = classes surchargées,

-    Parce que des classes et des filières sont menacées de suppression,

-    Parce qu’il est urgent de réagir tous ensemble pour sauver l’école et offrir aux élèves une éducation digne de ce nom.

-    Parce que nous ne voulons pas d’une politique qui sacrifie les chances de réussite de milliers de jeunes, d’une politique qui dilapide des milliards d’euros et, dans le même temps, multiplie les suppressions de postes dans le public, les licenciements dans le privé !

C’est pourquoi nous serons en grève

le lundi 16 février
le jeudi 19 février

nous appelons à une journée lycées et collèges morts dans tout le Valenciennois
et à rejoindre la manifestation régionale à 10h30 à la sous-préfecture  de Valenciennes, à l’appel de la métallurgie CGT 59/62, de Solidaires 59/62, des établissements scolaires en lutte du Valenciennois, de l’UNEF…

Pour la défense de l’emploi
Pour les salaires

l’ IA du 49 fait appel aux élèves de BEP pour briser les grèves

Lundi 16 février 2009

Angers, le 16 janvier 2009

Dossier suivi par Valérie BLANVILLAIN
Tel:
0241743479
fax:
0241442914
mel: ce,cab49@ac-nanles,fr

Cité administrative

15 bis Rue Dupetit-Thouars
49047 ANGERS CEDEX

L’Inspectrice d’Académie
Directrice des Services Départementaux
de l’Education Nationale de Maine et Loire

à

Madame le Proviseur
du lycée professionnel de la Roseraie
Angers

Madame le Proviseur,

J’ai l’honneur de solliciter votre concours pour la mise en œuvre du droit d’accueil dans certaines petites communes qui n’ont pu constituer la liste des personnes susceptibles d’être mobilisées pour assurer sous l’autorité des maires l’accueil des enfants lorsque cela s’avère nécessaire les jours de grève des enseignants.

Je vous serais reconnaissante de faire connaître ma demande à vos élèves majeurs (en formation de BEP sanitaire et sociale et d’aide soignant) : sont-ils disponibles pour un travail d’accueil d’élèves en cas de grève au cas où leur emploi du temps le permettrait ?

La liste des communes concernées vous sera communiquée dans les meilleurs délais. Les municipalités conviendront avec les élèves intéressés de l’organisation de l’accueil auquel vos élèves contribueront. Les maires disposent de tous les documents administratifs nécessaires. La réponse de vo élèves est souhaitée pour le 23 janvier 2009 aux contacts suivants:

Téléphone: Madame Nourry - 02.41.74.34.57
Messagerie: ce.cabinet49@ac-nantes.fr
Courrier: Madame l’Inspectrice d’Académie
Cabinet
15 bis rue Dupetitt Thouars
49047 Angers Cedex

Par avance, je vous remercie et vous prie de croire, Madame le Proviseur, en l’expression de ma considération distinguée.

Françoise Foumeret