Articles taggés avec ‘école’

Maternelle et Élémentaire : la saignée à blanc !

Dimanche 22 août 2010

On vient d’apprendre que l’enseignement primaire est saigné à blanc dans les annonces de postes faites pour 2011 : moins de la moitié des recrutements par rapport à 2010 : 2 916 postes de professeurs des écoles sont proposés contre 6 577 l’année dernière (1). À titre d’exemple, l’académie de Versailles qui est l’une de celles où il y a le plus d’élèves, passe de 750 postes à 480 (2) ! C’est dramatique pour les jeunes qui envisagent de passer ce concours. Mais c’est aussi terrible pour les enfants et les familles. Car la natalité se maintient et augmente, même par rapport au baby-boom de l’an 2000 (796 000 nouveaux nés en 2008 contre 774 800 en 2000 – chiffres Insee). Et environ 11 000 professeurs des écoles partiront en retraite en septembre 2011. Qui va enseigner à ces élèves ?

La tactique, pour le gouvernement est double. D’ici à un an ou deux, au nom de l’autonomie des établissements, l’État veut obliger à des recrutements locaux d’enseignants vacataires (pour les établissements qui le pourront selon les dons du privé, des familles et des collectivités locales). Cette application de la conception européenne des services rendus aux publics dans un fonctionnement marchand est une trahison envers l’école de la République, un gâchis face aux besoins d’une nouvelle étape de démocratisation scolaire. À court terme, le gouvernement veut fermer les classes de toute petite, petite et moyenne section de maternelle pour récupérer les postes en élémentaire et y maintenir un nombre d’enseignants tolérable face aux élèves. C’est déjà ce qui s’était passé depuis le baby-boom de l’an 2000, où ce sont les élèves de deux ans, puis trois ans (et même des quatre ans dans les zones à plus faible densité) qui n’ont plus été accueillis.

C’est dramatique car aucune structure ne peut mieux que l’école maternelle permettre le développement de l’enfant par le biais du savoir, lui faire acquérir ce qui est indispensable à l’entrée au CP (savoir découper, tenir un stylo, classer des éléments par critères, reconnaître des sons, identifier les étapes d’une histoire…). La scolarité obligatoire dès l’âge de trois ans (et la scolarisation dès deux ans pour les familles qui le souhaitent) est nécessaire pour avancer vers l’égalité de réussite scolaire, pour préparer chacun à une scolarité longue, indispensable dans un monde où les savoirs seront plus complexes. Créons des collectifs de lutte, école par école, pour obtenir l’ouverture des classes nécessaires à cette scolarisation.

Avant deux ans, les naissances se poursuivant, l’exigence grandit de création d’un service public de la petite enfance pour à la fois harmoniser les structures existantes et déployer les capacités d’accueil sur tout le territoire national. Ces structures sont un atout pour le développement de l’enfant. Elles le sont aussi pour libérer les couples, et en particulier les jeunes mères dans leur vie sociale et professionnelle.

L’augmentation des effectifs montre un défi : répondons-y non par le marché, mais par le service public d’éducation, comme un enjeu de civilisation !

(1) http://www.education.gouv.fr/cid52536/postes-offerts-aux-concours-de-recrutement-2011.html.

(2) Les chiffres par académie : http://www.education.gouv.fr/cid4438/postes-offerts-aux-concours-externes.html.

Par Emilie Lecroq, Saint-Denis, 
réseau école du PCF

Collectif Écoles Ouest Lyonnais : Lettre d’information hebdomadaire

Mercredi 18 août 2010

Nouveaux articles


** Nous sommes tous français **

- 7 août 2010

Le constitutionnaliste Olivier Duhamel et quatre autres signataires lancent un appel solennel, déjà signé par près de 8000 personnes, après les déclarations de Nicolas Sarkozy stigmatisant les Français « d’origine étrangère ». Ils appellent le Président de la République « à apprendre les leçons du passé et à renoncer sans attendre à la mise en œuvre d’une régression aussi contraire aux principes fondamentaux de la République ». Nous sommes tous français quelle que soit notre origine. Et la plupart des Français (…)

-> http://ecoleendanger69ouest.free.fr/spip.php?article1071

** L’entretien professionnel des fonctionnaires de l’État **

- 7 août 2010

Le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 fixe les modalités de mise en oeuvre de l’entretien professionnel des fonctionnaires de l’État, applicables à compter du 1er janvier 2012.

-> http://ecoleendanger69ouest.free.fr/spip.php?article1070

** Chronologies thématiques : Les rythmes scolaires **

- 6 août 2010

Une chronologie des différentes préconisations concernant les rythmes scolaires. Celle-ci remonte jusqu’à 1977 mais on aurait pu remonter encore plus dans le temps. Il y a plus de 50 ans déjà, lors d’un congrès, une majorité d’instituteurs déplorait la longueur des vacances d’été et des journées d’école pour les élèves. Maisc’est au début des années 1980 que la question des rythmes scolaires connaît une approche nouvelle, due notamment au développement des travaux sur la chronobiologie de l’enfant. A (…)

-> http://ecoleendanger69ouest.free.fr/spip.php?article1069


** FACE À LA XÉNOPHOBIE ET À LA POLITIQUE DU PILORI : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ ! **

- 4 août 2010

FACE À LA XÉNOPHOBIE ET À LA POLITIQUE DU PILORI : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ ! Communiqué commun : mercredi 4 août 2010 Une avalanche de discours et d’annonces provocatrices s’est abattue depuis plusieurs jours sur notre pays. Jusqu’au plus haut niveau de l’État, on entend des propos qui étaient jusqu’à présent l’apanage de l’extrême droite. Le président de la République, lui-même, montre du doigt des communautés et des groupes sociaux entiers, stigmatise les Roms, les Gens du voyage, les étrangers, les (…)

-> http://ecoleendanger69ouest.free.fr/spip.php?article1068


**  Colloque : L’Europe, l’Ecole et les Marchés. Par l’Aped **

- 3 août 2010

Le samedi 13 novembre 2010, l’Aped vous invite à participer à son colloque international sur le rôle et les interventions de l’Union Européenne dans le domaine de l’enseignement L’Union européenne s’occupe de plus en plus de notre enseignement : approche par compétences, esprit d’entreprise, autonomie et compétition entre écoles, formation tout au long de la vie, processus de Bologne… Du maternel à l’université, aucun niveau d’enseignement n’échappe plus aux directives européennes. À l’occasion de la (…)

-> http://ecoleendanger69ouest.free.fr/spip.php?article1067

** Les vices… du tour de vis ! Par Sylvain Grandserre **

par  Sylvain GRANDSERRE

- 3 août 2010

L’éducation n’échappe pas à l’explosion de surenchère sécuritaire à laquelle nous assistons. Au départ, il y a l’exigence présidentielle d’évincer du collège les jeunes qui “perturbent la vie des autres” (24/3). Sitôt dit, sitôt fait, avec la création des ERS (BO du 15/7). Kézako ? Il s’agit d’Etablissements de Réinsertion Scolaire réservés aux 13/16 ans posant problème. Au nom de “l’innovation” et de “l’expérimentation”, l’adolescent en question, même sans l’accord de ses parents (décision finale de l’Inspecteur (…)

-> http://ecoleendanger69ouest.free.fr/spip.php?article1066

http://www.ecoleendanger.org/

Le coût des suppressions de classes et d’écoles

Vendredi 6 août 2010

Derrière les suppressions de classes et d’écoles motivées par des économies supposées et jamais vraiment évaluées, se cache une idéologie à la fois libérale et autoritaire. Derrière cette scandaleuse parité qui favorise l’enseignement religieux qui est l’avant garde d’une école livrée aux entreprises capitalistes, se cache la suppression de l’École de la République.

Les intentions des gouvernements successifs, quelquefois relayées dans la, pratique par les collectivités locales, s’abritent derrière un apparent réalisme économique tendant à nous faire croire que la France des années 2000 n’a plus les capacités financières de la France de la fin du XIX ième siècle !

La cohabitation d’un service public et d’entreprises d’enseignement privées qui ont la particularité de pouvoir, pratiquement sans contrôle, se faire subventionner par l’état et les collectivités locales, est la première source de gaspillage des deniers publics.

La seconde n’est pas l’existence des petites structures qui ont montré leur efficacité dans la réussite des élèves, l’absence de redoublement, l’acceptation des enfants différents, agités ou handicapés, l’économie des strates administratives gourmandes de bureaucratie paralysante et inefficace. Mais bien les regroupements coûteux en temps pour les enfants et les familles, en fatigue physique et nerveuse, en dépenses de transport, en abandon de bâtiments en très bon état laissés en des friches scolaires. Mais aussi et peut-être avant tout désastreux en ce qui concerne l’Education, l’intégration des enfants et adolescents dans le monde des adultes, responsables d’eux-mêmes et de leur nation. Et par conséquent des mesures qui se succèdent sans aucun résultats, policiers dans les établissements, caméras de surveillance, et finalement abandon de tous enseignants et élèves.

Là est le véritable coût, par avance jamais évalué, mais aussi, tellement il est grave et prolongé dans le temps, inévaluable !

Idéologie libérale et autoritaire car paradoxalement elles ne sont pas séparables. La liberté du fort ne peut se concevoir que par la répression du faible.

La suppression des petites structures et le regroupement en un premier temps des écoles encore dispersées dans les EPEP, est la mesure indispensable à la caporalisation de l’enseignement et à une éducation mécanisée et « hors sol » si l’on peut oser cette comparaison.

Il ne s’agit plus de former des sujets libres, singuliers et différents, habitant leur village ou leur ville pour mieux habiter le monde mais des adultes formatés en un même moule celui qui ne contient que les compétences de producteur et consommateur. Et pour cela il est nécessaire d’avoir non plus des Maîtres devant les enfants et adolescents mais des exécutants neutres et sans foi.

Les économies ne sont que le leurre pour égarer les parents et les élus pendant que se met en place ce qu’il n’est même plus possible d’appeler des écoles mais des usines à savoir.

Maurice Marteau le 02 juin 2010

La lettre hebdomadaire d’information du Collectif Parents Enseignants Ecoles en Danger Ouest Lyonnais.

Mercredi 21 juillet 2010

Dossiers : http://ecole69w.fr

Blog http://collectif.ecoles.free.fr

Contact et inscription à la liste de diffusion : collectif.ecoles.ouest.lyonnais@gmail.com

Cette lettre recense les articles et les brèves publiés depuis 7 jours sur les deux sites.

Nouveaux articles

Base Elèves 1D et BNIE : arrêts du Conseil d’Etat

- 19 juillet 2010

http://collectif.ecoles.free.fr

Fichages et Amnésie : Soutenons les 4 prévenu(e)s de Tours

- 17 juillet 2010

http://collectif.ecoles.free.fr

CAPE : Lettre ouverte au Ministre de l’éducation nationale

- 15 juillet 2010

Monsieur le Ministre, Votre ministère s’apprête à prendre des décisions relatives aux mouvements pédagogiques et éducatifs acteurs et partenaires de l’Ecole publique qui sont lourdes de conséquences. C’est ce qui motive cette adresse solennelle de notre collectif des associations partenaires de l’Ecole publique. Vous avez récemment nformé certains des mouvements de notre collectif d’une probable diminution importante de l’aide de votre ministère, et ce dès cette année 2010, alors que la plupart des (…)

http://ecoleendanger69ouest.free.fr/spip.php?article1056

La Base élèves bientôt recalée ? par Christine Tréguier

- 15 juillet 2010

Directeurs d’élèves et parents d’élèves ont une bonne raison de se réjouir en ce début de vacances scolaires : le 30 juin, le rapporteur public a rendu au Conseil d’État un rapport pour le moins défavorable à Base élèves, fichier de gestion de l’enseignement primaire, et au répertoire d’immatriculation qui le complète, BNIE (Base nationale d’identifiants élèves). À l’origine de ce fait, plusieurs recours déposés il y a presque deux ans par deux Isérois, Vincent Fristot (parent d’élève) et Mireille Charpy (…)

http://ecoleendanger69ouest.free.fr/spip.php?article1055

Le CNRBE bien décidé à poursuivre la procédure malgré le classement des plaintes

- 14 juillet 2010

Communiqué du Collectif National de Résistance à Base Élèves (CNRBE) suite à la décision qui vient d’être rendue par le Procureur de Paris, sur les 2103 plaintes contre X déposées par les parents contre la mise en œuvre de ” Base-Élèves ” Le Parquet de Paris vient de classer sans suite les plaintes des 2103 parents concernant le fichier Base élèves 1er degré… tout en adressant un rappel à la loi à la Directrice des Affaires Juridiques du Ministère de l’Education Nationale, ce qui est quelque peu (…)

http://ecoleendanger69ouest.free.fr/spip.php?article1054

Les mouvements pédagogiques étranglés. Par Guillaume Duval

- 14 juillet 2010

Les menaces qui planent sur les Cahiers pédagogiques et d’autres mouvements s’inscrivent dans la bataille menée pour le retour à la pédagogie “traditionnelle”. Le ministère de l’Education profite de la pause estivale pour achever de se débarrasser des mouvements pédagogiques. C’est au moins le soupçon qui s’installe après l’annonce, tombée comme un couperet le 2 juillet dernier, au lendemain de la fin de l’année scolaire et plus de six mois donc après le début de l’année civile, d’une division par deux (…)

http://ecoleendanger69ouest.free.fr/spip.php?article1053

Quand le fichage des enfants jongle avec la loi. Par numerolambda

- 13 juillet 2010

Le fichier Base élèves des écoles primaires, tout comme la Base nationale des identifiants (BNIE), qui concerne plus de 13 millions d’enfants, baignent dans l’illégalité ! Ce constat ressort d’une audience publique qui s’est déroulée mercredi 30 juin devant la section contentieuse du Conseil d’Etat. Le « rapporteur public », selon le compte-rendu du collectif de résistance (CNRBE), a soulevé d’importantes irrégularités et réclamé que certaines données soient effacées ! Après les fessées infligées à la (…)

http://ecoleendanger69ouest.free.fr/spip.php?article1052

Plainte contre le fichage des élèves du primaire : le Parquet classe sans suite

- 12 juillet 2010

SOCIÉTÉ. Ils ne supportaient pas l’idée d’une mise en fiche de « données à caractère personnel » des élèves des écoles primaires, lesquelles données pourraient, sans plus de contrôle, se balader d’un système informatique à l’autre. Le résultat de la plainte contre X déposée par quelque 2000 parents d’élèves dont une centaine dans le Gers et la Haute-Garonne contre le fichier Base Éléves lancé par le ministère de l’Éducation nationale vient de tomber. Attention, le procureur du Tribunal de Grande Instance de Paris (…)

http://ecoleendanger69ouest.free.fr/spip.php?article1051

Tours / Hortefeux / Procès de 4 militants le 16 septembre 2010

- 12 juillet 2010

POUR LA LIBERTÉ D’EXPRESSION ET CONTRE LA CENSURE D’ÉTAT RELAXE DES 4 PRÉVENU-E-S DE TOURS DÉBOUTONS HORTEFEUX PROCÈS DE 4 MILITANTS LE 16 SEPTEMBRE 2010 À TOURS

Le 30 avril 2010, le Ministre de l’Intérieur portait plainte contre X à propos d’un communiqué de presse intitulé « LES BALEINIERS », signé de SOIF D’UTOPIES et de RESF 37. Ce texte faisait état de forts soupçons concernant l’utilisation, par les préfectures d’Indre-et-Loire, d’Ille-et-Vilaine et de Guyane, du fichier « Base-élèves » pour le (…)

http://ecoleendanger69ouest.free.fr/spip.php?article1050

Petits tours de passe-passe de l’enseignement catholique en banlieue. Par Louise Fessard

- 11 juillet 2010

Egalement durement touché par les 16.000 suppressions de postes prévues dans l’éducation pour la rentrée 2011, l’enseignement catholique contre-attaque. « Ça va tourner autour de 3.000 postes en moins en 2011, estime Fernand Girard, délégué général au secrétariat de l’enseignement catholique. Nous allons être extrêmement vigilants, nous ne nous laisserons pas intimider et nous allons nous battre. »

Prenant les devants, la conférence des évêques et le secrétariat général de l’enseignement catholique ont créé (…)

http://ecoleendanger69ouest.free.fr/spip.php?article1049

Nouvelles brèves

Vatican Kouchner : une décision alambiquée. Par UNSA

- 12 juillet 2010

Vatican Kouchner : une décision alambiquée [1] La fédération UNSA Education a déposé un des douze recours - de syndicats, d’associations et parlementaires - auprès du Conseil d’Etat contre le décret reproduisant l’accord signé le 18 décembre 2008 entre le Vatican et le Ministère des Affaires étrangères (…)

http://ecoleendanger69ouest.free.fr/spip.php?breve578

ATTENTION : MOSART arrive dans le Pas de Calais

Jeudi 3 juin 2010

Mosart est arrivé dans le Pas de Calais voir : http://rased-en-lutte.net/2010/04/mosart-le-fichier-des-renegats-de-l%E2%80%99education-nationale/

Les inspections départementales tentent de faire remplir sous l’autorité des directeurs des tableaux de contrôle de présence, souvent sans préciser qu’il s’agit de “Mosart”.

“École en Danger” fait circuler une lettre de refus à adresser à l’inspecteur d’académie et à la CNIL

La lettre :

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. (Nom)

. . . . . . . . . . . . . . . …… (Prénom)

Professeur des écoles/Directeur

École …….

A

Madame l’Inspectrice d’Académie

s/c de Mme, M. l’IEN de ….

Madame l’Inspectrice d’académie,

Par courriel aux écoles en date du 26 avril 2010, vous avez bien voulu informer les enseignants de la mise en place de l’application informatique nationale MOSART à partir du mois de mars 2010.

Vous nous indiquez qu’il s’agit - à travers la saisie des informations nominatives par les Inspecteurs de l’Éducation nationale, après collecte des données individuelles auprès des écoles - de procéder aux retenues sur traitement pour absence de service fait.

En fait, dans la quasi totalité des cas, ces absences sont consécutives à un mouvement de grève. La mise en place d’une telle application peut donc permettre de constituer un fichier des enseignants grévistes et par là-même une atteinte au droit syndical.

Dans ces conditions et conformément à la loi 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, je m’oppose à ce que des données à caractère personnel me concernant fassent l’objet d’un tel traitement, vous demande d’effacer de cette application toute donnée personnelle me concernant y compris mon nom et prénom et de bien vouloir me justifier que vous aurez procédé à cette opération.

En vous remerciant par avance, je vous prie d’agréer, Madame l’Inspectrice d’Académie, mes respectueuses salutations,

A ……………….……, le ………………

Signature

Copie à la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés
8, rue Vivienne
75002 Paris

La cour des comptes évalue l’école.

Mercredi 12 mai 2010

Un rapport de la Cour des comptes sur l’Education nationale dénonce un système sclérosé, incapable de mener les moins favorisés à la réussite.

Le “RASED” est cité à plusieurs reprises :

page 58-59

Sur le plan qualitatif, l’inspection académique souligne les avancées des élèves sur le plan comportemental et méthodologique, le renforcement de l’implication des familles, le changement de regard sur les élèves suivis, l’acquisition d’une culture de l’évaluation par les enseignants, le renforcement du travail en équipe, et un meilleur ajustement avec le dispositif des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED). Mais le dispositif nécessite un investissement important en temps, ce qui explique qu’il soit difficile à faire vivre dans la durée.

page 151

Parfois, les PPRE sont de simples habillages d’un recours classique aux interventions des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED), dans le premier degré,….

page 147

Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED)

Les RASED ont pour mission de fournir des aides spécialisées à des élèves en difficulté à l’école primaire, à la demande des enseignants, dans les classes ou en dehors des classes. Ils comprennent des « maîtres E » (difficultés d’apprentissage) et des « maîtres G » (difficultés d’adaptation à l’école). On compte 8.300 maîtres E et G, plus 1.500 maîtres sédentarisés dans les écoles où se concentrent les difficultés.

Faites vous une opinion, lisez : : L’éducation nationale face à l’objectif de la réussite de tous les élèves

INTERVENTIONS n°9 mai 2010 : Anciennes et nouvelles fictions sur l’ÉCOLE de la république Une crise de l’institution sans critique de l’institution

Vendredi 7 mai 2010
 Manifestation à Paris contre des... par Neno°

Manifestation à Paris contre des... par Neno°

Une crise de l’institution sans critique de l’institution


Ce numéro d’Interventions est composé de deux parties. La première partie, plus théorique, essaie de replacer la crise de l’école dans la transformation des rapports sociaux de la société capitalisée et de son État. Pour y parvenir, on doit s’affranchir de toutes les lamentations, à contenu conservateur comme à contenu progressiste, sur la dissolution des médiations de l’État-nation. La seconde partie est constituée d’une intervention plus pratique dans les luttes menées par les enseignants, parents et lycéens ou étudiants depuis l’automne 2009.

PARTIE I

Commentaire du texte de Pierre Jourde : « On attendra après Plus belle la vie »

Lire le texte de Pierre Jourde

Que faire, à présent, pour que l’école serve à quelque chose ?

Qu’elle ne se contente pas de reproduire les inégalités sociales ?

Telle est la question que pose l’écrivain et enseignant Pierre Jourde dans un blog publié sur le site du Nouvel Obs.

Prenant appui sur une longue citation d’Hannah Arendt, Jourde affirme que « Depuis quarante ans, les différentes réformes pédagogistes, qui vont toutes dans le sens analysé par Arendt, ont produit mécaniquement ce que l’on observe aujourd’hui : la montée de l’illettrisme, la parfaite reconduction des inégalités sociales, l’arrivée massive, à l’université, d’étudiants déchiffrant difficilement un texte, parvenant difficilement à rédiger une phrase, et à peu près complètement ignorants du passé».

C’est ce que nous allons discuter et critiquer en huit points :

1. Pierre Jourde reprend effectivement les arguments d’Hanah Arendt sur les pédagogies antiautoritaires et libertaires de l’Allemagne des années vingt (les Écoles dites de Hambourg et les pédagogies du « maître-camarade ») dont elle critique l’influence néfaste sur l’éducation aux États-Unis après la Seconde Guerre mondiale. En effet, ces pédagogies ne prenaient sens que reliées aux courants communistes et anarchistes qui n’avaient pas été liquidés par la contre-révolution social-démocrate puis le régime national-socialiste. Ces pédagogues combattaient le capitalisme, la société bourgeoise et le populisme du nazisme naissant ; ils cherchaient à former chez l’enfant une individualité en devenir qui ne sépare pas l’individu et la communauté humaine. Mais transposées dans les réalités de la société nord-américaine et de la Guerre froide, ces méthodes pédagogiques ont principalement contribué à affaiblir ou même éliminer la capacité de résistance politique des enfants des classes dominées en leur donnant l’illusion d’une grande liberté. Il y a eu inversion des objectifs et des finalités. Or on ne trouve pas trace de ce genre de mise en perspective historique dans le texte d’Arendt. Pour elle, il fallait incriminer la méthode en soi qui insinuait une possible abolition de la hiérarchie entre maître et élève. Jourde s’engouffre dans la brèche en confondant autorité liée à la connaissance et à l’expérience (ce qu’aucune pédagogie anti-autoritaire ne nie) avec hiérarchie de l’institution dans laquelle maître et élève sont tous les deux pris au piège, mais à des niveaux différents.

2. L’éducation n’est pas « par essence conservatrice » comme l’affirme Arendt. Depuis son origine dans les États despotiques, elle se veut institutrice ; elle place certains enfants dans une institution, l’école. Que cette institution de l’école soit une composante de l’État-nation (du moins, dans la modernité et pour ce qu’il en était de l’école de l’État-nation en France car cela est différent dans les pays anglo-saxons), n’implique pas qu’elle opère une éducation « conservatrice ». Les forces sociales et idéologiques de la société traversent l’école ; il en est des « progressistes », comme il en est des « traditionalistes »…

Ce n’est pas l’éducation qui protège l’enfant des dangers de son environnement, ce sont les modes d’élevage, divers selon les sociétés. C’est le groupe d’adultes dans lequel naît et grandit l’enfant qui assure sa protection. La gestation de l’enfant humain n’étant pas achevée à sa naissance, elle se poursuit dans le groupe familial proche ; ce que certains anthropologues nomment l’haptogestation. Mais comme nous l’avons déjà dit, Arendt ne tient pas compte du fait que, jusqu’à l’apparition des sociétés étatisées, d’innombrables communautés humaines ont vécu sans éducation ; avec des pratiques initiatiques, certes, mais qui n’étaient pas de l’éducation. La transmission de pratiques culturelles et de savoirs empiriques ne visait pas la séparation entre collectifs humains et non humains, contrairement à l’éducation sous toutes ses formes (celle que dispense l’État et celle du discours social bureaucratico-marchand).

3. L’enfant n’est pas « révolutionnaire » comme le prétend Hannah Arendt ; il est un être vivant qui manifeste d’abord sa naturalité. C’est la socialisation parentale et sociale qui le fait entrer dans la société.

Arendt justifie l’autorité du savoir disciplinaire et du maître en procédant à une dialectique du jeune et du vieux, du passé et du présent ; dialectique qui, soit relève de la tautologie, soit verse dans une perspective vitaliste : la société aurait besoin de « sang neuf » et de la naturalité révolutionnaire que porterait intrinsèquement l’enfant afin de développer sa dynamique et donc garantit le futur. Mais dans le processus de socialisation, cette capacité doit être contrôlée non pas parce qu’elle est subversive, mais parce qu’elle doit se confronter à l’ensemble du passé de l’humanité. La difficulté serait donc là, dans cette dialectique de la libération de forces vives qui cherchent à prendre leur essor et donc leur autonomie, et en même temps dans la prise en compte des « nécessités » du maintien d’un ordre stable, d’où les mesures prises par la société répressive.

Les différentes réformes dans l’Education nationale depuis les années 60 peuvent (en partie) être interprétées à partir de cette contradiction qui explique les changements ponctuels de priorité, compte tenu de l’évolution des rapports de force. Mais Pierre Jourde quitte ce terrain pour aller chercher chez Arendt une autorité philosophique et politique légitimant sa nostalgie d’une école qui favorisait la « promotion sociale », alors que ce n’est pas le propos de la philosophe. Il réalise ce tour de force, en faisant du caractère obligatoirement disciplinaire et hiérarchisé de l’éducation, le présupposé de la réussite scolaire et donc d’une promotion sociale. Mais l’école n’a jamais eu cette fonction ou ce but. Certes, l’école de classe, l’école de la bourgeoisie (entre 1880 et 1958) a permis à quelques individus de changer de classe sociale, mais ces hommes (jamais de femmes) réalisaient cette « promotion » seuls, séparés définitivement de leurs familles et de leurs milieux d’origine.

Historiquement et théoriquement, la promotion sociale doit être définie comme un changement de classe sociale. Or, dans la société de classes, il était très difficile de changer de classe ! Ce n’est qu’à partir des années 60-70 que cette école de classe se transforme en école de masse à prétention démocratique sous les coups de Mai 68 et des luttes étudiantes et dans le contexte économique et social d’une société française dont la reproduction sociale se fait sur la base d’une faible mobilité alors que se fait sentir le besoin de renouvellement de la force de travail ayant assuré la prospérité relative des « Trente Glorieuses ».

C’est alors que les sociologues vont se mettre à parler effectivement de promotion sociale par l’école dans le rapport positif qui s’opère entre la nouvelle distribution des diplômes et les nouveaux types d’emplois. Politiciens et médias leur emboîteront le pas en parlant « d’ascenseur social ». Mais dès la fin des années 80 et encore plus aujourd’hui, ce phénomène est enrayé par une montée du chômage, un développement de la précarité, une dévalorisation des diplômes qui mettent l’école au centre d’une crise de reproduction des rapports sociaux, et cela d’autant plus qu’en France, dirigeants et dirigés ont fait de l’école le lieu, en grande partie illusoire, de la solution à toutes les tensions sociales (l’école est censée compenser les inégalités de départ).

Parler aujourd’hui de « promotion sociale » ou d’« ascenseur social » n’a donc plus du tout le même sens car il ne s’agit plus de possibilité de changement de classe, mais seulement d’un changement de place dans une distribution d’individus indifférenciés de plus en plus coupés d’une origine sociale de classe (ouvrière ou paysanne). Ceux pour qui cette origine reste encore prégnante (enfants de chômeurs, d’immigrés) sont justement ceux qui ne participent plus à la distribution des places (les « désaffiliés » comme dit le sociologue Castel) ou alors à partir d’une position discriminée. Mais ils ne se contentent pas forcément de cette nouvelle situation de « sans place » ou sans statut. Si leur réaction passe souvent par la débrouille individuelle et le « marquage » en guise d’identité, la tendance au repli communautariste comme reconquête de leur existence, elle s’exprime aussi dans la révolte contre leurs conditions d’existence immédiates, voire la destruction de ce qui paraît pourtant les garantir contre un total dénuement (leurs logements, les services publics). Si l’école est devenue un lieu de choix pour l’expression de cette révolte ou du refus pur et simple, c’est parce que la lente dissolution de l’institution dans la nouvelle forme de l’État-réseau s’accompagne d’une situation où l’origine sociale détermine à nouveau strictement le devenir social, où le choix du privé et des filières et des écoles d’excellence ruine tous les beaux discours des parents « de gauche ». Alors, pour certains, l’école apparaît dans sa réalité nue : elle n’est plus faite pour eux, ils n’y trouvent plus leur place, d’où tensions, refus pur et simple, débordements, conduites nihilistes.

Face à  cela, la réponse la plus simple du pouvoir est évidemment de vouloir redonner un tour de vis : restaurer l’autorité dans les classes, lutter contre l’absentéisme scolaire en supprimant les allocations familiales, ficher les élèves dès leur plus jeune âge pour déceler les hyperactifs qui seraient les révoltés ou les délinquants de demain. Ces politiques apparaissent comme des mesures propres à gagner le combat contre ce qui relèverait finalement d’une forme particulière d’insécurité.

4. La comparaison entre les États-Unis et la France paraît impropre car les systèmes éducatifs de ces deux pays sont profondément différents. Dans le cas du premier, l’école existe en dehors de toute véritable institution, dans l’autre, elle ne se développe qu’à travers l’institution. Le premier n’a donc aucun projet au sens fort et participe d’une démarche empirique et pragmatique typique du monde anglo-saxon. Le « système » (mais ce n’en est pas vraiment un) ne peut donc que s’adapter aux usagers comme l’entreprise s’adapte aux clients, et inversement si on admet qu’il y a interaction. Il n’y a donc pas non plus de véritable « Réforme ». On définit simplement des objectifs à court terme qu’on cherche à réaliser, au jour le jour, en utilisant dernières recherches en psychologie de l’enfant et en sciences humaines.

Le second repose historiquement sur un projet fort, l’école républicaine et laïque pour tous, qui ne se résume pas à un enseignement restreint à la transmission des connaissances, mais conçoit l’instruction dans un sens général qui recouvre la question politique. D’où l’importance de l’institution « Éducation nationale », arme de guerre contre la royauté et l’église. L’enseignement sera donc public, républicain, citoyen, laïc. Les « hussards de la République » en furent les soldats.

5. C’est cette ambition politique que passe sous silence l’exemple du professeur de collège et de la classe de 3e proposé dans l’article. Pourtant à l’ambition politique de la Troisième République — celle d’une école certes pour tous, mais dans laquelle chacun reste à sa place en fonction de son origine sociale — a succédé, à partir de la seconde moitié des années 60, une politique d’allongement de la durée des études, de massification de l’enseignement secondaire. Cette perspective de démocratisation de l’enseignement correspondait certes en partie aux nécessités de pourvoir le marché du travail en une main d’œuvre mieux formée pour une économie réclamant plus de cadres, plus de techniciens et de « professions intermédiaires », mais pas seulement. Ces efforts constituaient aussi une façon de « débloquer » une immobilité sociale faisant obstacle à la modernisation. La réforme Edgar Faure de 68 légitima ce mouvement à l’université, la réforme Haby l’appliqua au niveau du collège.

6. 1968, voilà une date qui n’est pas citée par notre pourfendeur des réformes et pourtant derrière tout son lamento, ce qui apparaît en filigrane, c’est bien cette haine de 68 et de tout ce qui fit qu’après, de toute façon, ce ne fut plus pareil (ce ne pouvait plus être pareil). Même si l’auteur de l’article jurait ses grands dieux qu’il figurait lui aussi parmi les contestataires à cette époque-là, cela ne changerait rien au fait qu’il reprend la critique de Finkielkraut… et de Sarkozy (énoncée en 2008) sur « la faute à 68 » dans le délabrement de l’enseignement. Mais comme il a été professeur et que ce sont des choses concrètes qui se sont présentées à lui dans sa pratique, il laisse de côté les questions théoriques et les implications politiques de la massification/démocratisation de l’enseignement pour n’en pointer qu’une conséquence technique : le développement des sciences de l’éducation et l’idéologie pédagogique. Pour Jourde, non décidément, « la didactique ne peut pas casser des briques », si l’on peut se permettre ce détournement d’un détournement ! Certes, mais est-ce une raison pour se retrouver avec ceux qui aujourd’hui veulent transformer les enseignants en répétiteurs ?

Les exemples abondent de ce raidissement idéologique. Ainsi, les enseignants qui n’en restent pas à des critères intemporels fixant les limites entre « bonne » et « mauvaise » littérature utilisent-ils la littérature de jeunesse et le genre du « polar » à côté et non à la place d’une littérature plus classique. Pourtant, bien des enseignants, attachés bec et ongles à la culture de classe assimilent cela à une baisse des exigences, une adaptation à des élèves déculturés, une forme à peine plus tolérable que les sempiternels exposés sur la moto, la peine de mort ou la drogue. Bien sûr qu’il y a adaptation aux élèves, mais il y a toujours eu adaptation aux élèves. Par exemple quand on enseignait à une petite élite le Latin et surtout le Grec, n’était-ce pas la manifestation d’une adaptation à un certain public ?

Nous terminerons par un dernier exemple, celui de la « pédagogie de l’autonomie », issue directement du mouvement de 1968 ou plus exactement de sa défaite et de l’englobement de certaines de ses perspectives dans la société capitalisée. Se réduit-elle à vouloir briser l’enseignement disciplinaire et la parole du maître ? Non, le travail en groupe et la prise d’initiative ne sont pas a priori contradictoires avec la définition d’une démarche construite autour d’un thème pluridisciplinaire comme ont pu l’expérimenter les professeurs avec les travaux personnels encadrés (TPE) au lycée ou les parcours de découverte en collège. Mais encore faut-il que ces enseignants soient aussi rigoureux pour ce type de travail qu’ils disent l’être durant leurs cours magistraux ! C’est cela qui ne va pas de soi car pour beaucoup d’enseignants qui étaient à l’origine opposés aux TPE « parce que ça prend sur des heures de discipline », les TPE sont devenus une bonne aubaine car ils permettent d’obtenir deux paisibles heures dédoublées

Même chose pour l’éducation civique juridique et sociale (ECJS) censée être du bourrage de crâne en direction des « sauvageons » avérés ou potentiels. Pourtant aucun Inspecteur ni Chef d’établissement n’empêchent les enseignants de les transformer en cours d’initiation aux sciences politiques. Mais la plupart des profs d’Histoire et Géographie à qui étaient majoritairement dévolues ces heures, en profitaient pour « avancer le programme », comme on dit « avancez, il n’y a rien à voir ! » On s’étonne que, dans l’article de Jourde, tout le monde soit fautif… sauf les enseignants.

7. La fin du texte de Jourde pointe ce qui a été introduit dans les années 80-95 pour en montrer les conséquences négatives sur « le niveau ». Or, durant cette période la majorité des sociologues de l’éducation ont démontré le contraire; « le niveau monte », « nos enfants lisent », « les filles progressent », « les enfants d’immigrés ont de bien meilleurs résultats que leurs parents ». Mais ces constats sociologiques sont à relativiser aujourd’hui. Il y a des écarts individuels importants dans les ZEP et « les établissements sensibles ». C’est le « groupe-classe » qui n’est plus la référence alors qu’il le reste pour Jourde. Les phénomènes de bande opèrent aussi dans les collèges au niveau du rapport au savoir.

Cette mise en évidence d’un chaos des rapports maître-élève dans l’école se fait surtout à partir d’un ressenti. Et même si les ressentis traduisent quelque chose de réel, ils n’ont pas en soi de valeur explicative car ils n’ont pas grand chose à voir avec l’analyse d’un processus. Ils vont au plus facile, c’est-à-dire à la dénonciation du fautif ou parfois du bouc-émissaire : c’est la faute des jeunes, la faute des immigrés, la faute du gouvernement, la faute des médias, la faute de la société de consommation, la faute du pédagogisme et des réformes, la faute à la démocratisation (absence de sélection qui fait que presque tout le monde a un diplôme mais que ce dernier a aujourd’hui de moins en moins de valeur), etc. Ainsi, tout paraît unilatéral. Il n’y a plus de contradiction mais un simple constat. La dynamique du capital, pour employer le vocabulaire de Temps critiques, est réduite à une sorte de rouleau compresseur capitaliste. Il n’y a plus qu’à pleurer les temps anciens.

Dans le tableau dressé par Jourde, l’élève n’est plus rien, il n’est qu’une sorte de zombi lobotomisé, mais l’enseignant, lui, est resté le même, il est toujours le savoir incarné car par on ne sait quel miracle il aurait été le seul à échapper au rouleau compresseur d’une société décervelée. Or il n’en est rien. Ce n’est pas parce que l’école a été isolée en partie du monde extérieur que ce monde n’y pénètre pas et surtout ce serait croire que l’enseignant n’est pas aussi parent et consommateur. L’enseignant ne se réduit plus à une fonction professionnelle considérée comme une mission et c’est pour cette raison que le pouvoir s’attaque à son statut et tente de réduire la durée et la qualité de sa formation devenue par trop supérieure à celle des élèves. C’est d’ailleurs là le sens réel de la fameuse formule pédagogico-réformiste « il faut adapter l’école aux élèves » que le pouvoir politique traduit en un « remettre l’élève au centre de l’école » et qu’il utilise comme arme de guerre contre l’immobilisme du « mammouth ». En un certain sens, on pourrait dire que les anti-Meirieu actuellement au pouvoir font du Meirieu… mais pour leur propre compte.

De par l’isolement qu’il subit à l’intérieur d’une école coupée du monde du salariat, l’enseignant n’est pas le mieux placé pour saisir le double mouvement de déqualification/surqualification à l’œuvre. Il n’est pas le mieux placé pour au moins deux raisons. Tout d’abord, parce qu’il lui est plus difficile qu’au salarié en prise directe avec le développement du General intellect sous forme de capital fixe ou de logiciels, de saisir et d’admettre que le savoir est aujourd’hui présent partout, sa transmission aussi, et que le maître n’est plus ni l’unique dépositaire de ce savoir ni le contrôleur de sa transmission – tout juste peut-il attirer l’attention des élèves sur les dangers d’une transmission sans contrôle (pensons concrètement aux dangers des recherches de sources sur l’internet) ; la seconde raison, c’est que dans la polarisation déqualification/surqualification, il se retrouve du côté de la déqualification sociale (le déclassement statutaire des enseignants), tout en étant la plupart du temps surqualifié individuellement (chez notre pourfendeur, cela donnera l’image du prof agrégé face à l’élève illettré, chez un ministre l’image des enseignants de maternelle à bac + 3 occupés à changer les couches et moucher les morveux).

Tout cela se traduit par une attaque contre ce que l’enseignant conçoit encore comme un métier et non pas comme une activité salariée interchangeable. Pourquoi cette illusion tenace ? Parce qu’il exerce dans un secteur particulier qui reste très en retard par rapport au processus d’ensemble de capitalisation des activités humaines. Un secteur à la limite inintégrable au processus d’ensemble, tant que l’histoire des luttes sociales propres à la France (révolutions violentes et sanglantes de 1789/93, 1848, la Commune et même Mai 68) imprègne encore suffisamment la mémoire collective, induisant toujours une priorité de l’approche politique et une résistance du modèle universaliste de l’État-nation par rapport à sa transformation en État-réseau mondialisé.

C’est cette résistance qui explique que chaque nouveau gouvernement cherche à faire « sa » réforme dans la mesure où il cherche à combler une partie du « retard » tout en maintenant l’enjeu politique de la reproduction des rapports sociaux dans le cadre de « l’exception française ». La quadrature du cercle en quelque sorte !

8. Même s’il évoque le capitalisme et donc un système dont l’école ne serait qu’un rouage, le texte de Jourde maintient paradoxalement une perspective pédagogiste ou au moins institutionnelle, en faisant du retour aux vraies valeurs (le respect des niveaux hiérarchiques du savoir entre apprenant et enseignant, entre culture savante et culture populaire, entre culture scolaire et culture extra-scolaire), l’impossible solution à la crise de l’école. Ainsi, la question de l’institution n’est pas posée puisque la perspective reste celle qui demandait à l’école de transformer la société. Ce type de raisonnement qui, pour tout lecteur de Marx, tenait déjà de la gageure à l’époque des institutions fortes de l’État-nation gaulliste, traduit aujourd’hui la non compréhension d’un processus qui entraîne la résorption des institutions à l’intérieur même du pouvoir exécutif, comme on peut le voir avec la réforme de la justice en France. La transformation du rapport citoyen à l’institution en un rapport clientéliste participe du même processus (cf. la transformation actuelle des missions de service public).

Dans ce processus de désinstitutionnalisation de l’école dans un système plus large de « formation tout au long de la vie », le pôle républicain et étatique de l’école perdure, mais il a tendance à être englobé dans le monde cognitif global. La « réformite » (ou l’art de faire se succéder ministres et réformes) peut d’ailleurs être analysée comme la résultante d’une crise de l’institution sans remise en cause de l’institution. C’est exactement le mouvement inverse de Mai 68 qui est pourtant aussi le produit de la crise des institutions (du gaullisme comme régime politique, mais aussi de la famille patriarcale et de l’école de classe), mais le mouvement d’alors avait placé sa critique au centre de la révolte. Ce qui se jouait en 68, c’était le refus de toutes les hiérarchies et des institutions qui semblaient en être les garantes.

Or le point de vue de Jourde ne peut être porteur d’une critique de l’institution, celle de l’école ou tout autre, par le fait qu’il en exprime une vision fondamentalement fonctionnaliste : l’école sert à former des citoyens, à réduire les inégalités, etc. Or cette vision est dangereuse. On dit aussi : l’État et sa police servent à protéger les citoyens, l’économie sert à vaincre la pénurie et à satisfaire les besoins, l’argent sert à faciliter les échanges, et ainsi de suite. Derrière l’apparente candeur panglossiste de la vision fonctionnaliste (le nez est fait pour porter des lunettes, les cochons pour être mangés, disait Maître Pangloss) se cache une vision normative et, partant, répressive de l’interaction sociale : puisque l’institution a été inventée dans l’intérêt de ses usagers donc en faveur de la société, ne pas la respecter est anti-social, ce qui justifie le juste châtiment réservé aux rebelles. Dans le même ordre d’idées, puisque l’argent est essentiel aux échanges et que les échanges sont essentiels au bien-être des populations, il faut sauver les banques, etc.

Pour nous, si, aujourd’hui, l’institution n’est pas critiquée ou très insuffisamment, ce n’est pas essentiellement parce qu’elle remplit des fonctions (cela, c’est la position du pouvoir), mais parce qu’elle existe encore comme activation d’un ancien imaginaire. En l’occurrence pour la France, c’était — ça l’est encore partiellement — un imaginaire de l’égalité, mais d’une égalité ambigüe car elle est un mixte, d’un côté, de l’idéologie de l’égalité des conditions de départ théorisée par Tocqueville à partir de l’exemple de la révolution bourgeoise américaine et, de l’autre, de l’égalité révolutionnaire qui traverse certains courants de la révolution française.

Si c’est la première conception qui l’a finalement emporté sous la forme concrète de « l’égalité des chances » et de l’idéologie méritocratique, la seconde n’a pas complètement disparu et a longtemps été portée par des enseignants se réclamant des pédagogies de F. Ferrer ou de C. Freinet. Le questionnement originel et central de Jourde : «Que faire, à présent, pour que l’école serve à quelque chose ? Qu’elle ne se contente pas de reproduire les inégalités sociales ? » obéit encore à cette préoccupation mais en dehors de toute perspective de rupture avec la société du capital. C’est pourquoi il en appelle finalement à des moyens qui font consensus comme le retour à l’ordre, la fin de l’esprit-68 ou de la gabegie libérale-marchande.

Ce n’est pourtant pas le cas de tous les enseignants. Même si le contexte historique n’est plus le même que celui de la période 68, le combat actuel des enseignants désobéisseurs est exemplaire non seulement par son autonomie vis-à-vis de l’institution syndicale, mais surtout parce qu’il ranime la lutte anti-hiérarchique à un moment où justement les hiérarchies pèsent à nouveau de tout leur poids sur les relations de travail. Dans ce combat, ils ont souvent été secondés par des parents qui eux aussi ont cherché à briser le carcan des organisations particularistes de parents (FCPE et PEEP) en rejoignant les enseignants dans les occupations d’écoles, en manifestant leur soutien concret aux « désobéisseurs », en participant à des mouvements unitaires enseignants-parents-élèves comme « École en danger ».Toutefois, si ce mouvement a eu des aspects exemplaires dans l’école primaire, il n’en a pas été de même dans le secondaire ou même le supérieur. Pour le dire plus abruptement, il ne faudrait pas que les enseignants en lutte contre leur propre hiérarchie (la tendance à la transformation des chefs d’établissement en petits patrons de PME) ne la réintroduisent dans leurs rapports aux élèves en demandant plus d’autorité, la fin de l’agitation lycéenne et des blocages des établissements scolaires et des universités.

PARTIE II

Enseignants en lutte de la maternelle à l’Université, oui, mais avec les lycéens et étudiants !

L’exclusion définitive ou provisoire de plusieurs lycéens (lycée Brossolette à Villeurbanne, lycée St Charles à Marseille), ainsi que certaines prises de position d’enseignants actifs dans les luttes, en faveur d’une participation aux « États généraux » sur la violence dans l’école, m’ont poussé à intervenir afin que ces questions soient discutées de manière à éclaircir un peu des situations complexes qui demandent des prises de positions fermes afin de maintenir une cohérence d’ensemble et pour ne pas se faire agonir par les médias.

L’année dernière, la question ne s’était pas vraiment posée concrètement puisque le mouvement de 2008-2009 sur l’école a surtout concerné le premier degré, l’Université et la recherche, même s’il y a eu quelques luttes lycéennes et étudiantes. A cette occasion, la coordination nationale « École en danger » s’est rangée officiellement, mais abstraitement, du côté des lycéens en dénonçant les actes de répression que nous pouvions recenser et cette position, forte, fut inscrite dans ce qui a pu être considéré comme la Charte « École en danger » dès la première AG nationale de Lyon. Mais les lycéens restaient en fait des « acteurs » extérieurs et, même s’ils participaient aux manifestations des enseignants et parents, ils ne semblaient pas être intégrés véritablement dans le slogan qui pourtant les concernait, « De la maternelle à l’université… ». Les étudiants eux-mêmes eurent d’ailleurs du mal à y trouver leur place sauf quand leurs formations les impliquaient directement dans la lutte (les étudiants de l’IUFM ou de certains masters).

La situation est très différente aujourd’hui. A part le mouvement de résistance des désobéisseurs et un refus plus ou moins affiché et effectif de « base élève » qui perdurent, l’axe de conflictualité s’est déplacé vers le second degré (mise en place de la réforme des secondes, forte explosivité des situations dans certaines académies à cause du manque de personnel et des difficultés objectives d’enseignement, projets catastrophiques de dotation horaire globale pour les lycées comme pour les collèges). Or dans le secondaire, il n’y a plus trois catégories de protagonistes comme dans le premier degré (enseignants, parents, administration) — la quatrième catégorie (les enfants-élèves) étant censée rester passive — mais quatre avec des élèves considérés comme des personnes capables de réflexivité, d’initiative et d’autonomie et pour nombre d’entre eux civilement majeurs.

Comment se présente réellement la situation dans ces établissements ? Au lycée St Charles, les enseignants et parents ont soutenu les lycéens, mais à Villeurbanne et à Villefranche s/Saône, on s’aperçoit que des enseignants (et leurs représentants) ont soutenu l’administration contre les élèves et soit ont approuvé les sanctions, soit se sont contentés d’une neutralité, en l’occurrence malveillante. De la même façon, parmi les intervenants sur la liste de discussion nationale « École en danger », certains se prononcent pour une grande concertation sur la violence dans l’école… mais à partir d’une initiative du pouvoir !

Je me pose une question. Comment les mêmes enseignants qui voient partout un véritable plan du gouvernement contre l’école publique, une cohérence de toutes les mesures et parfois dénoncent ce qui relève d’une véritable mise au pas des enseignants, peuvent-ils ne pas voir que cette mise au pas concerne aussi les élèves ? En effet, les blocages de lycées sont déclarés dangereux pour la sécurité et les réunions politiques ou pour organiser la grève sont de fait interdites à l’intérieur des établissements, ce qui amène justement les élèves à se réunir à l’extérieur où ils se font réprimer par une police qui a été appelée par la direction. On voit même des enseignants, y compris de sciences économiques et sociales ou d’histoire et géographie, ces matières censées ouvrir l’esprit, se plaindre d’être victimes d’une politique de fermeture d’esprit ou même de censure de la part du pouvoir et dire pourtant que les élèves ont le droit de manifester mais qu’ils n’ont pas le droit d’être absents pendant les cours puisqu’ils n’ont pas le droit de grève étant mineurs ou non salariés. Dans ces conditions, des enseignants estiment difficile de les soutenir. Les élèves ne seraient là que pour étudier de la même façon que, pour le pouvoir, les fonctionnaires ne sont là que pour fonctionner.

On tombe alors dans ce que j’appelle le « double discours » des enseignants, celui qui fait dire d’un côté que l’école est faite non seulement pour apprendre mais aussi pour développer la réflexion, l’initiative, les pratiques d’autonomie dans le but de former un « citoyen » au sens 1789 du terme ; et de l’autre que chacun doit rester à sa place et finalement se taire. Un double discours qui fait aussi dire que « ça va de plus en plus mal » alors que par ailleurs il s’agit aussi de défendre l’école telle qu’elle est parce que quand même elle « fonctionne » grâce à ses fonctionnaires et qu’il ne faut pas scier la branche sur laquelle on fait déjà de l’équilibrisme.

Je crois qu’il faut vraiment rompre avec ce type de discours à partir du moment où on ne veut pas rester entre fonctionnaires, entre enseignants. Par rapport aux élèves, il est bien évident qu’ils n’ont pas tous les droits, mais il ne faut pas tout confondre. Ce sont les enseignants qui, en tant que fonctionnaires, doivent respecter un certain « devoir de réserve », pas les élèves. Ceux-ci doivent avoir les moyens de s’exprimer et comment le feraient-ils sans exprimer des opinions ou avoir les possibilités matérielles de passer à l’action avec les moyens de préparation ou d’organisation que cela suppose ? Tout n’est pas acceptable mais, à partir du moment où un élève est accepté dans l’Éducation Nationale (je laisse donc de côté les questions du « voile », de la « burqua », « calotte » ou autres, dont l’interdiction relève d’un principe d’universalisme qu’École en danger fait sien), il a droit à l’expression de ses opinions, y compris politiques.

Et même si ce droit n’est pas inscrit dans les tables de la loi, il se prend dans la lutte comme le montrent toutes les luttes lycéennes depuis les CAL de 1968, en passant par la lutte contre la loi Debré (1973), le projet Devaquet (1986), les projets de CIP (1994) ou de CPE (2006). Ce qui veut dire que même quand un règlement intérieur ou l’État cherche à limiter ce droit ou à le nier, l’exercer devient légitime (c’est en quelque sorte le droit à la révolte de la constitution de 1793 qui ne fut malheureusement jamais mise en œuvre). Il n’est donc pas de notre ressort de juger du bien fondé de la sanction, mais à partir du moment où elle n’est pas fondée sur des raisons pédagogiques (y compris disciplinaires), s’opposer à toute sanction relevant de la censure, de l’empêchement à la liberté d’expression ou à l’action (appel à la police pour faire lever les blocages), me paraît être la position de principe à adopter. Ensuite, il s’agit évidemment de tenir compte des situations particulières et réagir à une sanction par rapport à une lutte menée au sein d’un établissement scolaire relève pour moi de l’évidence.

En fait, l’État (je dis l’État car au moins depuis Chevènement et ses « sauvageons », Allègre et son « mammouth », droite et gauche sont d’accord sur la méthode) impose son pouvoir de deux façons. Tout d’abord en agissant au sommet avec ses projets de loi (correspondant le plus souvent à des effets d’annonce) qui doivent prendre application tout au long de la hiérarchie de la structure d’éducation, puis aussi à la base en donnant l’impression que c’est à ce niveau que les problèmes doivent vraiment se régler et être cogérés. D’où la proposition gouvernementale d’États généraux sur la question de la violence. On assiste alors à cette chose formidable d’un État qui réduit les moyens de prévention et de surveillance de cette violence et en même temps cherche à faire participer les enseignants au maintien de la paix sociale dans l’école. C’est ce genre de fausse participation qu’il faut refuser parce que d’abord elle nous isolerait complètement des luttes lycéennes et étudiantes et ensuite parce qu’elle bloque toute possibilité d’autonomie, d’initiative et d’action par rapport aux directives de l’administration centrale et aux projets de réforme de l’École par l’État.

Dénoncer la répression vis-à-vis des enseignants ou des parents actifs n’est pas suffisant. Dénoncer aussi celle qui touche les lycéens et étudiants est la meilleure façon de rendre concrète l’unité des luttes « De la Maternelle à l’Université ».

Source : INTERVENTIONS n°9 mai 2010

Rectorat de Toulouse : signature du premier contrat d’objectifs dans le premier degré

Lundi 8 février 2010
 Everything means nothing to me par julien `

Everything means nothing to me par julien `

Le premier contrat d’objectifs dans le premier degré a été signé jeudi 4 février 2010 par le rectorat de Toulouse, avec la circonscription de Gourdon (Lot) : il vise à « améliorer la performance » des élèves et des pratiques professionnelles des enseignants. Le diagnostic est établi à partir des évaluations nationales de CE1/CM2, permettant ainsi de définir les priorités en termes de progrès. Établi pour trois ans, le contrat d’objectifs est piloté par des indicateurs chiffrés, dont le degré d’atteinte est mesuré chaque année dans un « rapport annuel de performance de la circonscription ».

« Le contrat d’objectifs est la capacité collective à repérer les points faibles et arrêter les cibles que l’on veut atteindre trois ans plus tard », explique à AEF Jean-Jacques Lacombe, inspecteur d’académie du Lot. « Les enseignants ne sont pas opposés à la performance quand on leur explique qu’elle est ‘la réalisation de l’attendu’ ».

Pour Olivier Dugrip, recteur de Toulouse, « cette contractualisation permet de décliner, dans le premier degré, au niveau territorial, les objectifs nationaux qui sont fixés par les projets annuels de performance et par le projet académique qui est en cours de finalisation ». L’académie a mis en place des contrats d’objectifs avec l’ensemble des établissements du second degré depuis 2006 et devrait généraliser cette démarche pour le premier degré dans les huit inspections académiques de la région Midi-Pyrénées.

« RÉFLEXION D’ÉQUIPE »

« Nous avons voulu éviter à tout prix l’outil technocratique et privilégier une réflexion d’équipe partagée », explique Jean-Jacques Lacombe, IA-DSDEN du Lot. Pour élaborer ce contrat d’objectifs de la circonscription de Gourdon, une première réflexion a été menée en conseil d’IEN, avant d’être reprise collectivement et retravaillée par l’équipe de circonscription et les 68 directeurs d’école de la circonscription pendant six mois. « Il faut que la notion de performance se différencie du simple projet de circonscription », précise-t-il.

Aucun moyen supplémentaire n’est dégagé par le rectorat ou l’inspection académique pour mettre en oeuvre les contrats d’objectifs, mais une « redéfinition totale des missions des conseillers pédagogiques » a été engagée par l’équipe de circonscription. « Il faut optimiser le temps d’accompagnement des équipes et notamment des directeurs d’école et leur dégager du temps de formation afin qu’ils intègrent cette nouvelle logique », note l’IA du Lot. Du temps de remplacement est également dégagé par l’équipe de circonscription et mis à la disposition des directeurs d’école.

LES TROIS AXES DU CONTRAT D’OBJECTIFS

Le contrat d’objectifs est orienté autour de trois axes.

Axe 1 : Réguler la fluidité des parcours des élèves, diminuer le taux de redoublement et améliorer les taux de passage
« Nous avons remarqué qu’il existait de gros écarts entre les écoles, en particulier sur les taux de maintien et de retard qui n’amenaient pas une bonne acquisition du socle de compétences », déclare Jean-Jacques Lacombe. « Ces écoles en arrivaient à des maintiens abusifs et inefficaces pour les élèves alors même que la circonscription n’a pas de mauvais résultats aux évaluations nationales. La circonscription a mis en place un outil qui permet de visualiser l’ensemble des résultats du territoire. Les informations sont partagées entre la circonscription et les écoles et entre les écoles et les regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) qui sont très nombreux sur le territoire », détaille l’inspecteur d’académie du Lot. « Pour déterminer l’origine de ces retards, il faut discerner les facteurs endogènes, ceux qui dépendent de la responsabilité des professeurs d’école, et les facteurs exogènes liés à des secteurs ruraux très isolés ou à des zones en difficulté sociale », explique Jean-Jacques Lacombe.

La circonscription fait dorénavant un croisement systématique entre le maintien, le programme personnalisé de réussite éducative (PPRE), les résultats aux évaluations nationales et les Rased. L’un des indicateurs vise à fixer le taux de retard à la fin du CM2 en dessous du seuil de 3 % d’ici à trois ans. Il est actuellement « entre 6 et 7 % ».

Axe 2
: Accroître la performance des enseignants au regard des nouveaux enjeux pédagogiques (socle commun, évaluations, aides aux élèves et aide aux futurs
enseignants)
« Les enseignants ont du mal à entrer dans le ’savoir évaluer par les compétences’ et à sortir d’une logique disciplinaire », note Jean-Jacques Lacombe. L’un des objectifs est de consacrer au moins 30 % des conseils de cycle à l’aide aux élèves. Le taux est aujourd’hui de 15 %, ce qui est « nettement insuffisant » selon l’IA du Lot. Les résultats attendus portent sur la mise en place de conseils de cycle pour organiser la validation du socle, l’intégration des enjeux pédagogiques du socle commun dans les pratiques de classe, l’optimisation de l’autonomie des élèves dans leurs apprentissages, en sensibilisant les enseignants à cette priorité, la constitution d’un vivier stable d’enseignants référents, l’augmentation du nombre d’enseignants en capacité de co-intervenir dans le cadre d’animations et l’augmentation du nombre de candidats au certificat d’aptitude aux fonctions d’instituteur ou de professeur des écoles maître formateur (CAFIPEMF) issus de ce groupe de travail.

Axe 3
: Développer la diversité de l’enseignement des langues vivantes.
La stratégie vise enfin à renforcer la formation des enseignants en anglais pour une meilleure
autonomie concernant l’enseignement de cette langue, même si « l’apprentissage de l’espagnol et de l’allemand est également à développer », rappelle le recteur Olivier Dugrip.

REDÉFINITION DES MAQUETTES DES PROJETS D’ÉCOLE

Parallèlement à cette démarche de performance, l’inspection académique du Lot a redéfini une maquette des projets d’école, centrée sur les compétences. « Les projets d’école sont maintenus mais ils ciblent aussi les compétences à atteindre », précise Jean-Jacques Lacombe. ” Il y a une nécessité de cohérence dans la démarche et le principe entre l’équipe de circonscription et le projet d’école. “

Appel National pour l’École Publique

Jeudi 4 février 2010
 pigelty.jpg par Jo Naylor

pigelty.jpg par Jo Naylor

La pétition pour la défense de l’école laïque connait un départ assez remarquable.

Plus de 15 000 signatures en 7 jours… Il faut garder un même rythme maintenant jusqu’au 19 juin 2010.

Alors n’hésitez pas : Signez et faites signer en cliquant sur le lien.

http://www.appelpourlecolepublique.fr/index.php

L’École publique, laïque et gratuite crée le lien social indispensable pour faire face aux défis d’un monde en crise. C’est elle, et elle seule, qui permet de garantir la cohésion sociale. Elle est pourtant aujourd’hui menacée par des choix politiques qui favorisent le privé et encouragent le consumérisme éducatif.

Redonnons la Priorité à l’École laïque !

Le service public et laïque d’éducation doit garantir à chaque élève une scolarisation de qualité sur tous les territoires. Il doit permettre à chacune et chacun, quelle que soit son origine culturelle ou géographique, quelle que soit sa condition, quel que soit son handicap, de bénéficier d’une éducation et de s’approprier « le vivre ensemble » dans un espace où la liberté de conscience est strictement respectée.

Aujourd’hui, le service public et laïque d’éducation n’est plus une priorité de l’état.

Les nombreuses décisions ministérielles le montrent :

* les dizaines de milliers de suppressions d’emplois qui ne cessent de le frapper durement, le fragilisent en zone rurale et l’asphyxient en zone urbaine,
* les aides publiques concédées aux établissements privés (à 95% catholiques) qui n’ont jamais été aussi élevées. Il s’agit de près de 7 milliards d’Euros octroyés chaque année par l’État, auxquels viennent s’ajouter les participations obligatoires versées par les collectivités locales,
* la loi Carle qui amplifie le financement de la concurrence au service public et conforte la logique de « marché » scolaire,
* la suppression de la sectorisation, qui transforme les parents d’élèves en consommateurs d’école,
* le développement du privé par le plan banlieue, là où les besoins du service public sont les plus criants, là où la ségrégation sociale est la plus forte,
* les accords « Kouchner Vatican » (qui remettent en cause les règles de collation des grades universitaires au bénéfice des instituts catholiques) ainsi que les projets de financement par l’état de l’enseignement supérieur privé.

Nous, signataires de cette pétition, refusons l’affaiblissement organisé par l’État, de notre service public et laïque d’éducation.
L’éducation n’est pas une marchandise. La liberté de conscience doit être respectée partout et pour toutes et tous. L’argent de tous doit cesser de financer les choix de quelques-uns.

Nous exigeons une orientation politique qui fasse clairement le choix de l’École publique, laïque et gratuite.

Nous réaffirmons qu’il n’y a qu’une École de la République.

Nous demandons que l’effort éducatif de la Nation soit réservé au développement de l’École de la Nation.

Organisations signataires à ce jour :

DDEN, FCPE, SE-UNSA, UNL, UNEF, UNSA-EDUCATION, FERC CGT, FGR-FP, FAEN, ASSOCIATION DES LIBRES PENSEURS DE FRANCE (ADLPF), A ET I, SNIES, UNSA, SNPTES, CNAFAL, UFAL, SIEN, UNSA LABOS EDUCATION, SNCL, SNASEN, ADFE, SNMSU, SNPSYEN, GDID, SUDEL, UNSA TECHNICOLOR

Popularisez cette initiative, diffusez largement la pétition, prenez des initiatives, faites signer autour de vous…

Enquêtes : Le temps à l’école

Jeudi 3 décembre 2009

Document de travail et de réflexion

Le collectif «  L’école pour tous, Tous pour l’école » est un rassemblement de citoyens concernés de près ou de loin par l’éducation des enfants, constitué depuis plus d’un an et mobilisé contre les récentes réformes dont vous trouverez trace sur notre blog (http://touspourlecole.canalblog.com/) : suppression de postes, suppressions des rased, nouveaux programmes, évaluations nationales, etc.


LE TEMPS A L’ÉCOLE

ENQUETE SUR LE TEMPS DE DISPONIBILITE DES PARENTS / ENQUETE SUR LE TEMPS DE TRAVAIL DES ENSEIGNANTS

Aujourd’hui, face au mal-être, à la fatigue, à la démobilisation, nous nous interrogeons sur la faisabilité de nos missions de parents d’élèves et d’enseignants, et nous souhaitons engager un véritable dialogue sur le rythme que nos métiers respectifs imposent à nos enfants et sur les possibilités qui nous sont laissées pour que leurs conditions de vie soient les meilleures possibles.

Beaucoup d’enseignants se sentent débordés dans tout ce qu’ils ont à faire, toujours plus de choses à gérer avec moins de temps peut-être. Et ils reprochent parfois aux parents d’élèves de ne pas remplir leurs missions correctement.

De la même façon, beaucoup de parents se sentent débordés dans tout ce qu’ils ont à faire, toujours plus de choses à gérer avec moins de temps peut-être. Et ils reprochent parfois aux enseignants de ne pas remplir leurs missions correctement.

Nous nous culpabilisons tous de ne pas être de super-héros.

Voilà la base de nos réflexions, la confirmation de notre hypothèse ou son infirmation pourraient peut-être nous permettre de cesser nos reproches respectifs et destructeurs.

Ainsi de simples hommes et femmes pourraient contribuer efficacement et ensemble à l’aménagement des conditions favorables à une enfance heureuse et harmonieuse ainsi qu’aux apprentissages des élèves.

Peut-être ne nous désintéressons nous pas des problèmes de l’éducation, du devenir de nos enfants et de leurs conditions de vie pour les uns / du devenir des élèves et du métier d’enseignant pour les autres, mais peut-être manquons nous tout simplement de temps.

ALORS, SI NOUS COMPTIONS VRAIMENT CE TEMPS, JUSTE POUR VOIR, JUSTE POUR MESURER LA FAISABILITÉ DE NOS MISSIONS DE PARENTS ET D’ENSEIGNANTS.

Voilà l’ hypothèse que ces deux enquêtes ont pour volonté de confirmer ou d’infirmer.

Nous transmettrons les résultats de ces deux enquêtes aux fédérations de parents d’élèves et à toute personne ou organisations mobilisées pour la petite enfance (pas de bébé à la consigne, écoles, enseignants, crèches…), à tous les syndicats d’enseignants ainsi qu’à nos élus locaux et nationaux.

Merci donc de nous accorder un peu de votre temps en remplissant en ligne ce(s) questionnaire(s).

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Questionnaire destiné aux parents d’enfants de la naissance à l’entrée en sixième

Comment compléter ce questionnaire :

UN questionnaire PAR ENFANT (Vous pouvez compléter plusieurs questionnaires)
Dans ce questionnaire la plupart des réponses demandées vous demanderont d’effectuer un calcul sur une semaine.

Pour vous aider à le compléter si vous le souhaitez, vous trouverez en ligne des feuilles de calcul à compléter à la main : http://touspourlecole.canalblog.com/archives/2009/11/01/15844532.html

Merci de votre coopération à tous !

Age de votre enfant : * (Un questionnaire par enfant de moins de 12 ans) moins de 2 ans / de 2 à 3 ans/ de 3 à 6 ans / de 6 à 12 ans

Vous travaillez : les jours de classe/ le mercredi/ le week-end/ de nuit/ Autre

En période scolaire / Par semaine, HORS TEMPS DE CLASSE, nombre total approximatif d’heures que votre enfant passe en mode de garde collectif : (HORS TEMPS DE CLASSE : transports en commun, cantine, crèche, halte-garderie, garderie, activité périscolaire, centre aéré, étude dirigée…) ___

En période scolaire / Par semaine, nombre total approximatif d’heures que votre enfant passe en classe : (récréations et dispositif d’aide personnalisée compris) ___

En période scolaire / Par semaine, nombre total approximatif d’heures que votre enfant passe en mode de garde plus individuel : (Nounou, chez une personne de la famille, baby sitter…) ___

En période de petites vacances / Par semaine, nombre total approximatif d’heures que votre enfant passe en mode de garde collectif : (transports en commun, crèche, halte-garderie, garderie, activité périscolaire, centre aéré …) ___

En période de petites vacances / Par semaine, nombre total approximatif d’heures que votre enfant passe en classe : (stages de remise à niveau proposé par l’école) ___

En période de petites vacances / Par semaine, nombre total approximatif d’heures que votre enfant passe en mode de garde plus individuel : (Nounou, chez une personne de la famille, baby sitter…) ___

En période de grandes vacances / En juillet et août, nombre total approximatif de JOURS que votre enfant passe en mode de garde collectif : (crèche, halte-garderie, garderie, stages sportifs, colonies de vacances, centre aéré …) ___

En période de grandes vacances / En juillet et août, nombre total approximatif de JOURS que votre enfant passe en classe : (stages de remise à niveau proposé par l’école) ___

En période de grandes vacances / En juillet et août, nombre total approximatif de JOURS que votre enfant passe en mode de garde plus individuel : (Nounou, chez une personne de la famille, baby sitter…) ___

Actuellement la journée de classe est de 6h (6h30 si aide personnalisée). Seriez-vous favorable à une journée de classe moins longue ? oui/ non/ je ne sais pas

Vous pouvez si vous le souhaitez expliquer les raisons de votre réponse précédente dans la case ci-dessous : ___

Dans ce cas précis (réduction du temps de la journée scolaire), quel(s) mode(s) de garde supplémentaire devriez-vous envisager ? structure payante (crèche, halte garderie…)/ garderie/ nounou/ garde occasionnelle (baby sitter…) / personne de la famille / activité périscolaire (sport, musique…) / Autre

En général, votre enfant a-t-il des devoirs ? oui / non

Si oui, fait-il ses devoirs… Si non, sauter la question : tout seul / avec une personne de la famille / en aide aux devoirs - étude dirigée / Autre

Si oui, combien de temps en moyenne y passe-t-il chaque soir ? Si non, sauter la question  (détail de 5mn à + de 2h)

Avez-vous matériellement le temps et la disponibilité de vérifier les devoirs de votre enfant ? oui, toujours / souvent / parfois / presque jamais  / jamais

Avez-vous matériellement le temps et la disponibilité de regarder les éventuelles communications laissées par l’enseignant ? (dans le cartable ou cahier de liaison) oui, toujours / souvent / parfois / presque jamais  / jamais

Avez-vous matériellement le temps et la disponibilité de rencontrer les adultes qui s’occupent de votre enfant ? (enseignant, personnel crèche / cantine…) oui, toujours / souvent / parfois / presque jamais  / jamais

Avez-vous matériellement le temps et la disponibilité de vous investir dans la vie de l’établissement de votre enfant ? (réunions de fonctionnement, réunion de parents d’élèves, accompagnement de sorties scolaires, organisation d’événements : spectacles, kermesses, lotos… ) oui, la plupart du temps / occasionnellement quand je suis disponible/ jamais ou presque jamais parce que je ne le souhaite pas / jamais ou presque jamais parce que je ne le peux pas

Globalement, pensez-vous avoir matériellement le temps et la disponibilité de remplir de façon satisfaisante l’ensemble de vos missions de parent d’élève ? oui / non

Si vous le souhaitez, précisez votre réponse à la question précédente : ___

Les combats actuels pour l’éducation vous semblent-t-ils importants ? oui / non

Si vous aviez du temps supplémentaire, aimeriez-vous y consacrer plus de temps ? oui / non

Défi destiné aux enseignants

Comment compléter ce questionnaire :

Pour compléter ce questionnaire réservé aux enseignants, nous vous demandons de relever un défi : celui de compter RIGOUREUSEMENT votre temps de travail entre le lundi 4 janvier et le dimanche 7 mars compris.
Ces dates sont fixées pour toutes les zones. Nous avons choisi la date du 7 mars car elle marque la fin des vacances d’hiver pour la dernière zone en vacances qui se trouve être la zone C. Mais nous tenions vraiment à ce que les vacances soient comprises dans notre compte car beaucoup d’enseignants déplorent le fait que leur travail fait hors de la classe ne soit que peu ou pas reconnu.
Combien d’heures avez-vous passées en classe face aux enfants, en préparation, en correction, en concertation avec les autres maîtres, etc.
Pour vous aider à les comptabiliser, vous trouverez en ligne un tableau de calcul pour une semaine à compléter à la main : http://touspourlecole.canalblog.com/archives/2009/11/01/15844758.html (Si ce lien n’est pas actif, collez-le dans votre barre d’adresse)

Après le 7 mars, vous n’aurez plus qu’à faire le total des 9 semaines grâce à une feuille de report que vous trouverez à la même adresse.

Merci de votre coopération à tous !

Du 1er janvier au 7 mars, combien de temps avez vous passé face aux élèves ? En heures ___

Du 1er janvier au 7 mars, combien de temps avez vous passé en accueil obligatoire (10 mn matin et midi) ? En heures ___

Du 1er janvier au 7 mars, combien de temps avez vous passé en accompagnement des enfants à la sortie (midi et soir) ? En heures ___

Du 1er janvier au 7 mars, combien de temps avez vous passé en aide personnalisée ? En heures ___

Du 1er janvier au 7 mars, combien de temps avez vous passé en préparations ? En heures ___

Du 1er janvier au 7 mars, combien de temps avez vous passé en corrections ? En heures ___

Du 1er janvier au 7 mars, combien de temps avez vous passé en rencontres avec les parents ? En heures ___

Du 1er janvier au 7 mars, combien de temps avez vous passé en formation ? En heures ___

Du 1er janvier au 7 mars, combien de temps avez vous passé en concertation avec les collègues (même 10 minutes à la cantine !, échanges de services, projets…) ? En heures ___

Du 1er janvier au 7 mars, combien de temps avez vous passé en conseils de cycle, des maîtres, d’école ? En heures ___

Du 1er janvier au 7 mars, combien de temps avez vous passé en rencontres avec les autres partenaires (mairie, cantine, bibliothèque, associations de parents d’élèves…) ? En heures ___

Du 1er janvier au 7 mars, combien de temps avez vous passé en rédaction de documents administratifs (autorisations de sortie, PPRE, PPS…) ? En heures ___

Du 1er janvier au 7 mars, combien de temps avez vous passé en tâches de direction si vous êtres directeur ? En heures (temps de décharge + autres jours) ___

Du 1er janvier au 7 mars, combien de temps avez vous passé en d’autres tâches que nous n’aurions pas listées ? En heures ___

A quel niveau de classe exercez-vous en ce moment ? Plusieurs réponses possibles TPS PS MS GS CP CE1 CE2 CM1 CM2 Collège Lycée Autre

Depuis combien de temps exercez-vous sur un même niveau de classe (ou sur une même mission) ? En années scolaires ___

Votre poste est-il un poste spécifique ? Précisez : (Rased, poste fléché, maître formateur, professeur principal, référent informatique, etc.) Si vous êtes professeur de collège ou de lycée, merci d’indiquer votre discipline : ___

En général, donnez-vous des devoirs à vos élèves ? oui /non

Si oui, combien de temps en moyenne estimez-vous qu’ils y passent chaque soir ? Si non, sauter la question   (détail de 5mn à + de 2h)

Avez-vous matériellement le temps et la disponibilité de rencontrer les parents d’élèves à  chaque fois que cela vous semble nécessaire? oui, toujours oui, toujours / souvent / parfois / presque jamais  / jamais

Avez-vous matériellement le temps de traiter le programme de votre/vos niveau(x) sur une année scolaire ? 24h par semaine et nouveaux programmes 2008 pour le primaire. oui /non

Avez-vous matériellement le temps de vous occuper des élèves en grande difficulté ? préparations individuelles, auto-formation, entretiens avec des spécialistes… oui / de temps en temps / pas assez / non

Globalement, pensez-vous avoir matériellement le temps et la disponibilité de remplir de façon satisfaisante l’ensemble de vos missions d’enseignant ? oui / non

Si vous le souhaitez, précisez votre réponse à la question précédente : Ex : tâche que vous êtes obligés de délaisser par manque de temps___

Les combats actuels pour l’éducation vous semblent-t-ils importants ? oui / non

Si vous aviez du temps supplémentaire, aimeriez-vous y consacrer plus de temps ? oui / non