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Un texte du R.I.R.E. (Réseau Informel de Réflexion sur l’Education) sur le thème de l’individualité, réponse aux syndicats à propos du mouvement des “désobéisseurs”.

Mercredi 3 février 2010
 la consience par momo2mézy

la consience par momo2mézy

INDIVIDUALISME OU INDIVIDUALITÉ

Egoïsme ou Responsabilité

Bon nombre de syndicalistes prétendent que le mouvement des désobéisseurs serait en difficulté parce qu’il se fonderait sur une action individualiste. Ce jugement est le résultat d’une confusion, courante et entretenue, entre l’individualité responsable et l’individualisme égoïste.

En faisant l’amalgame entre l’individualité accomplie et l’ego, on sape le fondement même de la capacité à l’autonomie et à l’exercice du libre arbitre. On verrouille définitivement toute velléité à la responsabilité citoyenne, enchaînant le citoyen à des idéologies collectivistes avec les conséquences que l’on connaît : suivisme passif et dépendance aux meneurs.

Une citoyenneté responsable est-elle possible sans engagement individuel ? Peut-on dépolluer la planète sans consommation individuelle responsable ?

C’est la conscience de l’injustice, du viol de la liberté de conscience et des droits humains fondamentaux qui nous fait réagir, voire désobéir.

Tant que l’on reste sous l’emprise des clivages idéologiques qui divisent le tissu social et sans l’éveil à la dimension unitaire, impersonnelle de la conscience, aucun changement n’est possible.

Tout part de la conscience individuelle. L’individu n’est pas au service de la société, il en est la pierre de construction. En cela, il a le droit fondamental de décider en âme et conscience des règles du jeu collectif qui répondront aux besoins de liberté, de justice et de paix pour tous.

L’individualité accomplie, éveillée au plan de conscience impersonnel, unitaire et universel de l’Etre (fondement de notre Humanité) est consciente d’être une cellule d’un même corps, l’humanité.

L’engagement individuel -comme en témoigne le mouvement des enseignants en résistance- s’inscrit nécessairement dans une action collective. Nos limites  nous ouvrent au besoin des autres, à la solidarité et surtout à la complémentarité des différentes approches.

De même que la solidité d’une construction dépend de la qualité des pierres utilisées, la force d’un collectif réside dans la cohérence des individus qui le composent et qui mettent en cohésion leurs convictions, leurs paroles et leurs actes.

Si la démocratie était effective dans notre pays, ceux qui sonnent l’alerte à propos des dérives utilitaristes de l’éducation ne seraient pas sanctionnés et un débat de fond serait ouvert. Et dans ce débat, l’argument moral, éthique rejoindrait l’argument politique de l’intérêt commun, car de fait il n’y a pas de séparation entre l’individu et la société dans laquelle il vit.

En coupant la conscience individuelle de sa sphère naturelle d’action : le monde et en prônant la prééminence des idéologies collectivistes et des croyances sociales sur la liberté de conscience, on ne lutte pas contre l’individualisme, on tue l’individualité ! Et ainsi on a toute latitude de dicter pour tous ce que l’on prétend être juste et bon.

LE NON RESPECT DE LA LIBERTÉ INDIVIDUELLE OUVRE LA PORTE AU TOTALITARISME IDÉOLOGIQUE.

Objection, désobéissance, résistance… sont toujours des positionnements qui viennent dénoncer l’inacceptable et l’inacceptable c’est de devoir être et agir en contradiction avec son intime conviction. Encore faut-il pouvoir et oser sortir du carcan de ses habitudes de penser et d’agir, de sa peur du qu’en-dira-t-on et des représailles possibles…

Envisager une action collective à partir de l’engagement individuel, c’est penser autrement le lien entre l’individu et le collectif pour prendre conscience que c’est en servant l’intérêt commun en tout désintéressement que l’individu réalise pleinement sa dimension universelle.

Soumis aux lois de la matière par sa condition physique et relié au plan universel de la vie par sa conscience profonde, l’homme peut accéder à une approche de la réalité respectueuse de la vie, de la nature, de l’intérêt général et de lui-même. En cultivant son sens critique, en se forgeant une éthique, en aiguisant son jugement moral, il développe son sens des responsabilités pour, de façon désintéressée, s’associer aux autres afin d’apporter avec eux la réponse adéquate aux nécessités de l’instant.

La démocratie directe prend alors toute sa valeur et toute sa pertinence.

Synthèse d’un travail collectif du R.I.R.E. (Réseau Informel de Réflexion sur l’Education)

http://reseaueducation.blogspot.com
r.i.r.e@orange.fr

A bas les chefs dans l’éducation nationale!!!!

Dimanche 24 janvier 2010

L’inspection générale de l’Instruction publique a été créée par le consulat de Napoléon Bonaparte par la loi du 11 floréal an X (1/5/1802).

La contestation de l’inspection ne date pas d’hier. En 1933, Célestin Freinet sanctionné par son inspecteur lui répond par un contre-rapport ; il sera plus tard exclu.

- Jusqu’en 1970, les manifestations de rejet de l’inspection sont isolées et ponctuelles. Elles se heurtent à un mur de silence. Les premières affaires qui ont un écho national, dans les années 70, concernent des refus individuels, d’abord dans le second degré et donnent lieu à de graves sanctions : Hurst, Henning, Papinski, Morin, Blache… En octobre 1971 Françoise Cluchague (Grenoble) est révoquée, Robert Vergnes (Paris) est suspendu pour 10 ans, Jocelyne Bensimon (Saint-Denis) est suspendue. Par contre lorsque Josette Laplace et Roger Leroy exposent les raisons de leur refus d’inspection devant le conseil de discipline académique d’Aix, deux représentants de l’administration se rangent de leur côté et il n’y aura pas de sanction (pour la première fois un comité de soutien s’est constitué).

Dès lors, le ministère décide de traduire les refuseux devant un conseil de discipline unique, réuni à Paris, et les menace de deux ans de suspension sans traitement. Pourtant des refus ont lieu dans le Gard, les Bouches-du-Rhône, en Bretagne, à Lyon, à Paris. Les sanctions sont variables, selon le rapport de forces et il arrive que l’administration ferme les yeux. Après 1976, il n’y a plus de conseil de discipline pour les professeurs qui refusent l’inspection.

Dans le premier degré, entre 1976 et 1979, des instituteurs s’organisent collectivement. à Brest et Woippy, le refus est provoqué par le non-respect par l’administration de contrats d’évaluation d’équipes. Les sanctions tombent : blâmes, suspensions avec demi-traitement, déplacements, rétrogradations. En Seine-et-Marne, en 1979, se développe le premier mouvement sur une base plus «idéologique» à l’échelon d’un département: 80 instituteurs (sgen, École Émancipée, icem) signent une pétition de refus d’inspection, organisent des réunions publiques dans les mairies, appellent à la grève… Résultat : 12 blâmes, 14 avertissements, des retraits de salaire… et 3 instits traduits en capd disciplinaire pour l’exemple à l’École normale de Melun le 5 juillet 1979. Cette affaire a un écho dans la presse nationale. Les débats durent 18 heures, 150 personnes manifestent toute la journée sous les fenêtres de l’École normale. L’administration qui demandait la radiation recule : les sanctions seront en retrait (deux affectations d’office, une rétrogradation d’échelon). à partir de cette date il n’y a plus de conseil de discipline pour refus d’inspection, y compris dans le premier degré.

- j’usqu’en 1981 la contestation se poursuit, la répression se fait plus discrète et feutrée mais existe toujours. Des collectifs de contestation se développent dans différentes régions avec des modalités pratiques d’accueil des inspecteurs. Ils rassemblent majoritairement des militants du SGEN, de l’École Émancipée et des équipes ICEM. Dans l’académie d’Orléans-Tours, des préavis de grève par établissement permettent aux enseignants de débrayer quand un inspecteur arrive : «Pas de chance monsieur l’inspecteur, aujourd’hui nous sommes en grève !»

- En 1978, dans les Bouches-du-Rhône, se constitue la Commission inspection (au sein du syndicat SGEN). Les refus sont de plus en plus nombreux, l’action s’amplifie. L’administration exige de ceux qui refusent un engagement écrit à recevoir le prochain inspecteur.

- En 1981, Alain Savary est ministre de l’Éducation nationale, il s’intéresse à l’inspection pendant que la contestation prend plus d’ampleur. Des manifestes sont signés : l’un d’entre eux comportant 1280 signatures est publié dans Le Matin de Paris du 22 mars 1983.

En liaison avec le refus d’inspection se développe la réflexion sur une autre évaluation, sur «travailler autrement et collectivement»; des propositions sont diffusées. Les inspecteurs se font plus rares dans les établissements.

- Le 13 décembre 1983, le ministre Savary signe une note de service 83512 (lire pages suivantes) définissant les nouvelles modalités de l’inspection, l’aménageant tout en maintenant l’inspection individuelle et la note. Le refus d’inspection est reconnu.

- En 1986, les collectifs s’organisent au niveau national. Une première réunion a lieu à Belfort en février 1986. Par la suite, ils se retrouvent au moins une fois par an. Après les grèves de l’hiver 87 contre le projet des maîtres-directeurs, le Collectif national décide d’élargir son champ, au-delà du refus d’inspection, à la lutte contre tous les abus de la hiérarchie dans l’Éducation et de diffuser sur abonnement un journal national Résistances.

- Depuis la fin des années 80, le nombre des refuseux a diminué (effets du plan Jospin en 89, lassitude, air du temps ?), mais d’après Bernard Toulemonde, conseiller au ministère de l’Éducation nationale puis recteur de l’académie de Montpellier, environ 200 refus sont enregistrés chaque année par le ministère. Sachant que tous les refus ne sont pas signalés et que ceux qui refusent ne revoient pas de sitôt un inspecteur, ces chiffres prouvent que la contestation n’est pas en sommeil.

- Aujourd’hui, les cas de sanction pour le motif de refus d’inspection ont a priori disparu. Le cadre légal obtenu par les luttes des collègues dans les années 70 et 80 l’a permis. Toutefois, la pratique du refus d’inspection a, elle aussi, beaucoup diminué… On peut noter tout de même quelques «victoires» juridiques supplémentaires, dont l’arrêt du conseil d’État n°115444 lecture du 18/11/1993 qui fait obligation à l’administration de l’éducation nationale de noter ses enseignants (y compris les refuseux). De façon plus mitigée, la note de service n° 94-262 du 2 novembre 1994 donne le cadre du refus dans le secondaire en laissant la possibilité à l’administration de l’établissement d’abaisser la note administrative, voire d’entamer une procédure de sanction administrative. L’arrêt du tribunal administratif de Caen n° 9616 du 27 mai 1997 empêche théoriquement la hiérarchie de sanctionner par une sale note et sans autre forme de procès un refuseux (cas individuel dans le 1er degré). Et surtout, la renaissance du Collectif anti-hiérarchie en novembre 2002 avec la première réunion d’information syndicale tenue sur ce thème. Le développement s’est fait en commençant par le refus d’inspection et les autres sujets anti-hiérarchiques sur Paris et commence à faire des petits un peu partout en Régions. Nous organisons maintenant des stages régulièrement pour se rencontrer, échanger et agir…

L’Inspecticide, journal du Collectif des enseignants de Paris refusant l’inspection et la notation (1985) : notre glorieux ancêtre !

http://www.abasleschefs.org/

Solidarité et pétition : Landrecies, les enseignants protestent contre le risque d’expulsion d’une des leurs

Samedi 12 décembre 2009
 Solidarité par Mickael Thibedeau

Solidarité par Mickael Thibedeau

«Solidarité avec Thérèse-Marie!» scandaient, hier après-midi, les enseignants devant les grilles. «Solidarité avec Thérèse-Marie!» scandaient, hier après-midi, les enseignants devant les grilles.

Hier, près de la moitié des enseignants de la cité scolaire Dupleix de Landrecies étaient en grève pour soutenir Thérèse-Marie Cardon. L’unique professeur d’arts plastiques attend une réponse du recteur suite à un conseil de discipline dont les causes n’ont pas été communiquées. Dans le pire des cas, elle risque une mutation d’office.

Entre les drapeaux rouges des syndicats : des amis, des retraités et quelques rares parents d’élèves, tous invités par des enseignants en grève du lycée Dupleix. Soit une quarantaine de personnes rassemblées à 14 heures pour manifester devant les grilles de l’établissement landrecien. Ils sont là pour Thérèse-Marie Cardon, enseignante en arts plastiques dans l’établissement depuis 2002. Le 15 novembre dernier, elle est passée en conseil de discipline. Une procédure qui « se multiplie de plus en plus à l’encontre des professeurs » selon William Roger, secrétaire général CGT Éducation du Nord, venu de Lille soutenir Mme Cardon. Reste à connaître les motivations de ce passage disciplinaire pas anodin ? Difficile de savoir : les participants, tenus au secret, ne peuvent pas détailler. Ce que l’on sait, c’est que Thérèse-Marie Cardon serait menacée d’une mesure de déplacement d’office demandée par un des représentants de l’académie, soit une expulsion de Dupleix en pleine année scolaire pour un autre établissement, dans le pire des cas. Pas une petite punition. Pour l’heure, elle attend la réponse du recteur de l’académie qui aura à trancher après un ex-aequo dans les votes des participants au conseil de discipline. Il pourra préférer un blâme ou un avertissement à cette lourde sanction. Pour le convaincre les syndicats sollicitent une audience.
Conseil de discipline : pourquoi ?

La question demeure : qu’est-ce qui a justifié ce conseil de discipline ? L’élément déclencheur serait une ou plusieurs lettres de parents d’élèves mécontents, récemment envoyées au rectorat. Même s’ils déclarent ne pas comprendre la procédure, les grévistes l’interprètent comme un prétexte pour punir son engagement syndical. Ils en dévoilent un peu plus : « Notre colère et notre inquiétude sont motivées par le contenu du dossier : on y trouve aussi bien des documents administratifs classiques que des lettres de dénonciation, des rapports d’incident demandés par l’administration et retournés contre l’enseignant qui les a rédigés. » Ces profs qui s’inquiètent désormais de ce qu’ils pourraient trouver sur leurs dossiers parlent aussi de « pièces à charge décontextualisées » : « témoignages douteux d’élèves, lettres de parents concernant des élèves qui posent problème à de nombreux collègues par leur comportement, témoignages concernant des faits extérieurs à l’établissement reposant uniquement sur l’appréciation subjective d’une personne hostile, des documents datant d’il y a 25 ans et dont elle n’a eu connaissance qu’en juin dernier… » Un « acharnement disproportionné » concluent ses collègues qui ont lancé une pétition sur Internet et diffusé l’information auprès des parents d’élèves.

Du côté de l’établissement landrecien, on n’en saura pas plus, si ce n’est que l’administration réfute tout « acharnement arbitraire », « injustice flagrante » ou responsabilité mentionnés par les syndicats, préférant insister sur « des raisons qui remontent à 1982 Il n’y a pas de hasard ».

À cette heure, c’est une enseignante « épuisée et écoeurée, avec des coups de déprime », qui attend une réponse. Et promet : « Je ne me laisserai pas faire. »


PIERRE ROUANET

http://www.lavoixdunord.fr


Signez la pétition de soutien ici :

http://lapetition.be/en-ligne/zero-sanction-pour-thrse-marie-cardon-5700.html

Sanction contre Erwan Redon : répression d’État et trahisons syndicales!!

Mardi 22 septembre 2009

Jeudi 17 septembre, à 15 heures, se tenait la Commission disciplinaire d’Erwan Redon à l’Inspection d’Académie des Bouches-du-Rhône. Un rassemblement s’est organisé à l’appel de l’Intersyndicale et du Comité de soutien dès 17 heures et a veillé, jusque tard dans la nuit, pour soutenir ce professeur
désobéisseur, qui refuse notamment de faire passer les évaluations de CM et qui remplace l’aide personnalisée par des ateliers éducatifs libres et ouverts à tous.

La Commission disciplinaire s’est vite révélée être une mascarade de justice. À l’aube, elle a délibéré à huis clos et voté à bulletin secret. Elle s’est prononcée pour une sanction de « mutation d’office » après un vote de 10 « pour », 8 « contre » et 2 « abstentions ». L’Inspecteur d’Académie Gérard Trève, qui part à la retraite dans une quinzaine de jours, n’a pas encore rendu son jugement définitif : mais il tient enfin sa revanche dans un dossier dont il a fait une affaire personnelle.

La multiplication des commissions disciplinaires nous révèle une administration qui légifère par abus de pouvoir, organisant des mascarades de procès en des réunions sans fin, où syndicalistes, élus et administrateurs désignés par le seul juge et partie, l’Inspecteur d’Académie, se retrouvent à disserter sur le bien fondé d’une pratique professionnelle. In fine, c’est la mise au pas de toute la profession et l’autoritarisme du ministère qui s’en trouvent légitimés.

La Coordination départementale de l’Ain des collectifs pour la défense de l’école publique :

- DÉNONCE cette parodie de justice, à laquelle ont collaboré les « syndicalistes » qui se sont abstenus ;

- EXIGE la levée des sanctions contre Erwan Redon et contre tous les personnels qui seront inquiétés pour s’être opposés aux pouvoirs en place ;

- APPELLE toutes les organisations syndicales et les fédérations de parents à refuser de siéger dans les instances paritaires, tant que les sanctions contre Erwan Redon n’auront pas été annulées.

Pour nous contacter : collectifamberieu@yahoo.fr


MONTRONS MASSIVEMENT NOTRE REFUS DE VOIR ERWAN REDON SANCTIONNE :

Téléphonez, envoyez fax, mails, courriers à :

- Gérard Trève, inspecteur d’Académie des Bouches du Rhône
28 bd CHarles Nédélec
3231 Marseille cedex 1
mail : ce.ia13@ac-aix-marseille.fr
tél : 04 91 99 66 38
fax : 04 91 99 66 40

- Jean-Paul Gaudemar, recteur de l’académie d’Aix-Marseille
Place Lucien-Paye

13621 Aix en Provence cedex 1

mail : http://www.ac-aix-marseille.fr/public/jsp/site/Portal.jsp?page=contact
tél : 04 42 91 71 02
fax : 04 42 91 70 01

- Luc Chatel, ministre de l’Éducation Nationale
110 rue de Grenelle
75357 Paris 07 SP

mail : http://www.education.gouv.fr/cid2559/contacts.html#vos-contacts
Roland Debbasch, direction générale de l’enseignement scolaire :
tél : 01 55 55 12 70
fax : 01 55 55 38 54

ou : Jean-Marie Jutant, médiateur de l’Education Nationale
1, rue Descartes, 75005 Paris
tél : 02 55 55 39 87
fax : 01 55 55 22 99

Merci à tou(te)s ! Le comité de soutien à Erwan Redon

SANCTION pour ERWAN REDON ! 10 pour, 8 contre, 2 abstentions : ERWAN est déplacé dʼoffice !

Vendredi 18 septembre 2009

Après une commission marathon digne de Kakfa (13h d’afillée !), le verdict est tombé à 4h du matʼ : la sanction a été votée (à bulletin secret) sur proposition de lʼIA, alors quʼErwan et ses défenseurs étaient sortis en disant que ça ne pouvait pas continuer vu quʼune partie de l’assistance dormait et que la défense nʼa pu faire son plaidoyer !

10 pour, 8 contre, 2 abstentions : ERWAN est déplacé dʼoffice !

Reste à lʼInspecteur dʼAcadémie à annoncer sa décision finale, puisque la commission nʼest que consultative. Erwan pourra donc se retrouver muté nʼimporte où dans le département.

Le comité de soutien dénonce les conditions dans lesquelles sʼest tenue la commission disciplinaire, convoquée à 15h alors quʼon nʼignorait pas que le dossier nécessiterait une dizaine dʼheures pour être traité sérieusement. Il déplore le peu de respect qui a été montré envers les témoins, les défenseurs et lʼaccusé.

Il regrette particulièrement que dans une commission où siègent 10 délégués du personnel élus, seulement 8 voix se sont élevées contre la sanction proposée par lʼIA.

Le comité remercie les défenseurs, qui se sont battus avec une ténacité et une énergie formidable, les témoins, tout aussi engagés malgré la pression dʼune commission marathon. Le travail, la tension, le temps consacré ont été énorme.

Le comité se retrouve plus que jamais aux côtés dʼErwan qui subira seul, “in fine”, ou plutôt avec sa famille entière, ce jugement.


TOUS AVEC ERWAN, PLUS QUE JAMAIS

RÉSISTONS !

Romeas Mylène

Source :”Mille Babords” Une Médiathèque Alternative à Marseille.
Une tribune pour les luttes. 61, rue consolat 13001 Marseille.
Tel :  04 91 50 76 04
Fax :  09 55 53 88 22
contact@millebabords.org
http://www.millebabords.org/spip.php?article12110

Rappel : Charte de la résistance pédagogique des enseignants du primaire : signez en ligne!

Mercredi 9 septembre 2009

Charte de la résistance pédagogique

des enseignants du primaire

Les « réformes » structurelles et pédagogiques imposées par le ministère de l’Education Nationale ne permettent pas de construire une école équitable, humaine et respectueuse de tous les enfants. Elles conduisent à la déconstruction de l’école publique en vue de l’ouvrir au secteur marchand. Notre devoir est d’y résister.

En adhérant à la présente charte, je m’engage à agir dans le sens d’une éducation et d’un enseignement qui visent à :

    1.   respecter les droits de l’enfant tels que définis dans la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, notamment le droit à une éducation de qualité pour tous, le droit à l’épanouissement et au développement harmonieux de l’enfant.

    2.   favoriser l’autonomie et la responsabilité de l’enfant, être doué de raison et de conscience.

    3. contribuer à la construction de sa pensée par une pédagogie privilégiant la coopération et le raisonnement, plutôt que la compétition et la simple répétition d’automatismes.

    4.apprendre à s’exprimer, lire, écrire, compter aux élèves en les mettant en situation de réflexion et d’échanges.

    5.   assumer une autorité éducative, opposée à l’autoritarisme, fondée sur le respect de la liberté de conscience, le respect mutuel et la légitimité de règles élaborées ensemble.

    6.   réaliser des évaluations constructives qui permettent de mesurer réellement  les progrès des élèves et de favoriser l’estime d’eux-mêmes.

    7. créer les conditions de coopération au sein de la communauté éducative (Enseignants-RASED-Parents…) et au sein de la classe qui aident chaque enfant à entrer dans les processus d’apprentissage et à surmonter ses difficultés.

    8.   promouvoir une réflexion sur l’aménagement du temps de vie de l’enfant à l’école qui respecte ses rythmes chrono-biologiques.


En signant cette Charte, j’entre en résistance en n’appliquant pas tout ou partie des dispositifs contraires aux valeurs de respect, de coopération et de progrès. Je revendique, en conscience, par loyauté envers le service public d’éducation, et au nom de la liberté pédagogique inscrite dans la loi, la possibilité de mettre en place toute alternative pédagogique dans l’intérêt des enfants.

Nom        Prénom             Ecole               Ville         N° Département      Adresse mail

Pour signer la pétition en ligne : http://www.resistancepedagogique.org/signatures/?petition=3

Communiqué du Réseau des enseignants du primaire en résistance pédagogique

Vendredi 28 août 2009

A l’issue de sa première université d’été qui s’est tenue à Montpellier, le réseau des enseignants du primaire en résistance informe des décisions qu’il a prises.

Dénomination

Le Réseau des enseignants du primaire en résistance est un mouvement de réflexion et d’action  qui a pour objectif de défendre et promouvoir une école publique, équitable, humaine et respectueuse de l’intérêt de l’enfant. Il s’appuie sur la Charte de la résistance pédagogique et l’Appel des enseignants du primaire en résistance, textes fondateurs de l’identité du réseau. Les enseignants du primaire en résistance s’opposent, y compris par la désobéissance, aux « réformes » structurelles et pédagogiques qui déconstruisent l’école publique ; dans le même temps, ils proposent et mettent en oeuvre des dispositifs pédagogiques qui vont dans le sens du respect, de la coopération et du progrès de tous les élèves.

Site internet

Dès la rentrée, un nouveau site internet, qui sera le site officiel du réseau, à l’adresse www.resistancepédagogique.org prendra le relais du blog Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école initiateur du mouvement des désobéisseurs.

Charte de la résistance pédagogique (ci-jointe)

Une Charte de la résistance pédagogique a été élaborée et adoptée. Elle sera soumise à la signature des enseignants du primaire sur le site internet du réseau. La signature de cette Charte vient se substituer à l’envoi de lettres de désobéissance, personnelles ou collectives, à nos inspecteurs. Mais nous sommes toujours dans une résistance ouverte, affichée, transparente afin de montrer à notre hiérarchie que les enseignants du primaire en résistance sont encore plus nombreux et toujours déterminés. Cette charte présente nos engagements pour construire une école du respect, de la coopération et du progrès pour tous. Elle insiste davantage sur la dimension positive et constructive de notre résistance, mais il n’en reste pas moins que la dimension du refus des dispositifs pédagogiques des dernières « réformes » demeure présente.

Caisse nationale de solidarité

Nous organisons une caisse nationale de solidarité sous la forme d’une association loi 1901 qui sera gérée de façon autonome. Cette caisse permettra de faire face aux sanctions financières, de soutenir les enseignants qui sont victimes de retraits de salaire et de participer aux frais de la défense lorsque nous contestons ces décisions devant les tribunaux administratifs. Systématiquement, nous contesterons devant la justice les retraits de salaire qui sont des abus de pouvoir caractérisés et nous nous félicitons que les premières décisions de ces tribunaux, à Montpellier et Marseille, nous aient été favorables.

Base Elèves : Soutien aux directeurs sanctionnés

Le Réseau des enseignants du primaire en résistance apporte son soutien aux directeurs menacés de sanction pour leur refus de renseigner le fichier Base Elèves. Ce fichier a fait l’objet d’une condamnation de la part de l’ONU qui recommande que seules des données anonymes soient rentrées dans des bases de données et que l’utilisation des données collectées soient régulée par la loi de manière à en prévenir un usage abusif. Il est inadmissible que des directeurs soient menacés et sanctionnés pour avoir respecté le principe de cette recommandation. Le Réseau des enseignants du primaire en résistance appelle à rejoindre le rassemblement jeudi 27 août à 14h devant l’Inspection Académique de l’Hérault en soutien à Isabelle Huchard et Bastien Cazals, menacés de perdre leur fonction de direction et lundi 31 août à 8h30 devant l’inspection académique de Foix en soutien à François de Lillo, dans la même situation pour les mêmes raisons.

Montpellier, le jeudi 27 Août 2009

Contacts :

Bastien Cazals (Montpellier) : 06 59 15 93 16

Diane Combes (Marseille) : 06 15 55 25 93

Alain Refalo (Toulouse) : 06 61 58 10 55

Valérie Hillion (Nantes) : 06 83 34 95 68

Charte de la résistance pédagogique

des enseignants du primaire

Les « réformes » structurelles et pédagogiques imposées par le ministère de l’Education Nationale ne permettent pas de construire une école équitable, humaine et respectueuse de tous les enfants. Elles conduisent à la déconstruction de l’école publique en vue de l’ouvrir au secteur marchand. Notre devoir est d’y résister.

En adhérant à la présente charte, je m’engage à agir dans le sens d’une éducation et d’un enseignement qui visent à :

    1.   respecter les droits de l’enfant tels que définis dans la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, notamment le droit à une éducation de qualité pour tous, le droit à l’épanouissement et au développement harmonieux de l’enfant.

    2.   favoriser l’autonomie et la responsabilité de l’enfant, être doué de raison et de conscience.

  1. contribuer à la construction de sa pensée par une pédagogie privilégiant la coopération et le raisonnement, plutôt que la compétition et la simple répétition d’automatismes.
  2. apprendre à s’exprimer, lire, écrire, compter aux élèves en les mettant en situation de réflexion et d’échanges.

    5.   assumer une autorité éducative, opposée à l’autoritarisme, fondée sur le respect de la liberté de conscience, le respect mutuel et la légitimité de règles élaborées ensemble.

    6.   réaliser des évaluations constructives qui permettent de mesurer réellement  les progrès des élèves et de favoriser l’estime d’eux-mêmes.

    7. créer les conditions de coopération au sein de la communauté éducative (Enseignants-RASED-Parents…) et au sein de la classe qui aident chaque enfant à entrer dans les processus d’apprentissage et à surmonter ses difficultés.

    8.   promouvoir une réflexion sur l’aménagement du temps de vie de l’enfant à l’école qui respecte ses rythmes chrono-biologiques.

En signant cette Charte, j’entre en résistance en n’appliquant pas tout ou partie des dispositifs contraires aux valeurs de respect, de coopération et de progrès. Je revendique, en conscience, par loyauté envers le service public d’éducation, et au nom de la liberté pédagogique inscrite dans la loi, la possibilité de mettre en place toute alternative pédagogique dans l’intérêt des enfants.

Nom        Prénom             Ecole               Ville         N° Département      Adresse mail

Pour signer la pétition en ligne : http://www.resistancepedagogique.org/signatures/?petition=3

“Etre “désobéisseur”, c’est une démarche loyale”

Mercredi 26 août 2009

26/08/2009

Les enseignants «désobéisseurs», opposés aux réformes de Xavier Darcos, organisent une université d’été aujourd’hui et demain à Montpellier.

Loin de plier devant les sanctions-retenue de salaire, baisse d’échelon-, ces professeurs des écoles refusent d’appliquer certaines réformes jugés nuisibles.

Ils vont élaborer une Charte de la résistance pédagogique. Paroles de «désobéisseurs».

Alain Refalo, 45 ans, instituteur à Colomiers (Haute-Garonne), salaire 1800 euros mensuels.

«Je suis un objecteur de conscience pédagogique. Mon passage à la désobéissance est dû aux réformes de Xavier Darcos. Elles favorisent la compétition au détriment de la coopération. A cela s’est ajouté le mépris et l’absence d’écoute du ministre. “Le professeur n’est pas un simple exécutant” : c’est écrit dans les programmes. C’est pour ça que je suis enseignant.

Je suis rentré en résistance à la rentrée 2008 en remplaçant les 2 heures d’aide personnalisée par un atelier de théâtre collectif, tout en mettant en place des dispositifs de soutien sur le temps obligatoire. Je l’ai fait savoir à mon inspecteur. Etre “désobéisseur”, c’est afficher et assumer sa résistance. C’est une démarche loyale et responsable.

Les rencontres de Montpellier permettront de structurer un réseau essentiellement présent sur le net. Ce mouvement ne s’est pas relâché à cause des sanctions. Les enseignants qui signeront sur Internet la Charte que nous allons rédiger pourront afficher leurs positions avec moins de risques.»

Dominique Larièpe, 49 ans, enseignante à Gergy (Saône et Loire), salaire 2200 euros mensuels.

«Je suis chargée de l’aide rééducative dans un Réseau d’aide spécialisée aux élèves en difficulté (RASED) sur un secteur de 24 écoles (2000 élèves) en zone rurale. Il est impossible de répondre à toutes les demandes! Je suis entrée en résistance pédagogique en juin 2008 lors de la modification de la semaine scolaire, et de l’instauration de l’aide personnalisée. C’est une aberration de stigmatiser des enfants en difficulté et de leur rajouter de l’enseignement en dehors des heures de classe.

Le 17 février 2009, devant l’inspectrice de l’éducation nationale et les élus de mon secteur, j’ai lu une lettre adressée à l’inspecteur d’académie où j’expliquais mon refus de collaborer au démantèlement de l’éducation nationale. Un silence de plomb a suivi mes mots. Ils étaient sidérés : la petite instit d’ordinaire si soumise avait osée. Moi, je pouvais enfin me regarder dans la glace. Fini de cautionner des dispositifs incohérents au regard des besoins et des rythmes chronobiologiques des enfants. Je viens à ces Universités d’été des enseignants désobéisseurs pour réfléchir aux actions et aux projets à mener. Ce mouvement est une force de propositions et d’alternatives.»

Isabelle Huchard, 47 ans, directrice d’école à Saint Christol (Hérault) salaire 2200 euros mensuels.

«En 2008, j’ai refusé l’installation du fichier «base élèves». Il recensait des données nominatives (nationalité, profession des parents, étapes de la scolarité) connectées à un  fichier national d’une durée de vie de 35 ans. C’est contraire à la charte des droits de l’enfant de l’ONU signé par la France. Je l’ai annoncé en conseil d’école aux parents d’élèves. Ces derniers ont transmis un courrier à l’inspecteur d’académie demandant que je ne remplisse pas ces données. Sa réaction a été violente. Il m’a été reproché d’inciter les parents à se mettre hors la loi. C’est la raison pour laquelle l’administration veut me retirer mon statut de directrice ce jeudi 27 août à Montpellier. Mais j’étais soulagée.

Je ne veux pas casser  l’Ecole publique. J’ai envie que les parents d’élèves et les citoyens travaillent avec nous pour la transformer. Elle n’appartient pas aux enseignants, ni aux parents, ni au ministre.»

Bastien Cazals, 33 ans, directeur et professeur des écoles à Saint Jean-de Védas (Hérault), salaire 1750 euros mensuels.

«Depuis mon entrée en 2002 dans l’enseignement, j’ai vu une accumulation de réformes dont la cohérence m’est devenue insupportable à la rentrée 2008. Outre l’évidente logique budgétaire, l’État français renonce progressivement à l’éducation de pans entiers de notre population enfantine (les enfants handicapés et en difficulté scolaire, la petite enfance). Il s’apprête à consacrer l’inégalité des écoles sur le territoire et à organiser leur mise en concurrence : la suppression de la carte scolaire, la publication des résultats aux évaluations nationales et le financement public de l’enseignement privé constituent un cocktail redoutable d’armes de destruction massive de notre école publique.
Après avoir songé à démissionner, j’ai écrit à Nicolas Sarkozy le 25 novembre 2008. La publication de ce texte a déclenché des sanctions administratives.

Aujourd’hui, nous voulons provoquer un grand débat public dans lequel les organisations syndicales et politiques s’impliquent, un premier pas vers des Etats généraux de l’Education.»

Propos recueillis par Jean-Manuel Escarnot

source:

http://www.libetoulouse.fr/2007/2009/08/etre-d%C3%A9sob%C3%A9isseur-cest-une-d%C3%A9marche-loyale.html

Communiqué de presse /AG Nationale : Sanction suspendue pour deux profs désobéisseurs .

Mercredi 26 août 2009

Réponse du juge au recours en référé-suspension devant le Tribunal Administratif de Marseille contre les 32 jours de retrait de salaire de 2 enseignants « désobéisseurs »

Jeudi 6 août 2009, à 14h30, le Juge des Référés de Marseille a examiné la requête déposée par les enseignants Christine Jousset et Erwan Redon de l’école des Convalescents (13001 Marseille), défendus par Maitre Sophie Sémeriva.

Le 11 août le juge des référés, Mme Rigaud, ordonne que l’exécution des trois décisions du 14 avril 2009, de retrait de 32 jours de salaires sur 3 trois mois pour service non fait soit suspendue.

Une bonne nouvelle pour tou(TE)s les enseignant(E)s qui d’une manière ou d’une autre ont désobéi à leur hiérarchie, parfois avec leur bienveillance, en n’appliquant pas la directive de l’aide personnalisée, aberrante pour les enfants et destructrice pour les emplois d’enseignants spécialisé du réseau d’aide (RASED).

Après la décision juridique de suspension des retraits de salaire pour Bastien Cazals à Montpellier début juillet, il s’agit d’une nouvelle avancée dans la lutte des enseignant(E)s en résistance.

Rappel des faits :

Ces deux enseignants, Christine Jousset et Erwan Redon, engagés dans le mouvement national des enseignant(E)s en résistance pédagogique ont vu leur paye amputée de 32 jours de salaire sur 3 mois alors qu’ils ont effectué la totalité de leur service. Refusant le dispositif d’Aide personnalisée mis en place par le ministère de l’éducation nationale, ils ont proposé aux familles et aux enfants des ateliers éducatifs du midi pour tous les enfants qui le souhaitaient et ont lancé le projet de la création d’un CLAE ( Centre de Loisirs Associé à l’Ecole) auprès de la mairie du 1er-7ème, qui en a accepté le principe.

COMMUNIQUE du Comité de soutien à Alain Refalo et du Mouvement des Enseignants du primaire en Résistance Pédagogique

Vendredi 24 juillet 2009

Alain Refalo, professeur des écoles à l’école Jules Ferry de Colomiers, qui a comparu en commission disciplinaire le jeudi 9 juillet à l’inspection académique à Toulouse vient de se voir signifier une sanction disciplinaire de catégorie 2 : abaissement d’un échelon, soit la sanction qui a le plus de conséquences financières sur son traitement. S’ajoutant à la promotion qui lui a été refusée au mois de février, et indépendamment des 19 jours de salaire qui lui ont déjà été soustraits, cette sanction représente pour les quatre ans qui viennent une perte d’au moins 7 000 euros, alors qu’ Alain Refalo a effectué l’intégralité de son service devant les élèves et que les rapports pédagogiques de ses inspecteurs sont élogieux. Les faits reprochés à Alain Refalo sont les suivants : refus d’obéissance, manquement au devoir de réserve, incitation à la désobéissance collective, attaque publique contre un fonctionnaire de l’Education Nationale. Il s’agit donc bien d’une sanction politique pour briser professionnellement l’initiateur du mouvement de résistance pédagogique et bâillonner la liberté d’expression des enseignants.

Le comité de soutien à Alain Refalo et le Mouvement des Enseignants du primaire en Résistance Pédagogique considèrent cette sanction, décidée par le ministre Luc Chatel, comme une attaque directe à l’encontre de tous les enseignants en résistance et plus largement de tous les citoyens et les élus qui se sont mobilisés massivement le 9 juillet pour soutenir Alain Refalo et défendre l’école publique. L’inspecteur d’académie de la Haute-Garonne qui avait indiqué à plusieurs reprises qu’il n’y aurait pas de sanction disciplinaire à l’encontre d’Alain Refalo, et qui, le vendredi 10 juillet, lors de son point de presse, avait souhaité s’inscrire dans une démarche d’apaisement, a doublement menti.

Luc Chatel qui ne cesse d’afficher une posture d’ouverture et de dialogue en direction des enseignants vient de montrer toute la duplicité de ses propos. La porte du dialogue que nous avions toujours laissée entrouverte est pour l’heure fermée de part la volonté du ministre qui devra en assumer toutes les conséquences dès la rentrée. Cette grave et injuste décision n’entamera pas la détermination d’Alain Refalo et celle de milliers d’enseignants du primaire en résistance dont les coordinateurs de toute la France se réuniront à la fin du mois d’août à Montpellier pour décider des initiatives communes de résistance aux “réformes” scélérates qui déconstruisent l’école publique.