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Xavier Darcos veut recruter 5.000 agents pour lutter contre l’absentéisme scolaire

Jeudi 22 janvier 2009

Le ministre de l’Education, Xavier Darcos, annonce dans une interview au Figaro à paraître jeudi qu’il va recruter 5.000 agents, en emplois aidés dans le cadre du plan de relance, pour prévenir les familles de l’absence de leurs enfants.

“De plus en plus d’élèves sont absents de manière régulière. Or, tout est lié. L’absentéisme mène au décrochage, qui conduit à l’échec scolaire, lequel mine l’insertion professionnelle et sociale des jeunes”, affirme-t-il.

“Et c’est lorsqu’un jeune n’est plus encadré, qu’il n’a plus de projet, qu’il peut être conduit à tous les échecs. L’absentéisme est un fléau, et les solutions actuelles pour y remédier ne fonctionnent pas”, poursuit le ministre.

“Certains établissements préviennent les parents rapidement via des SMS ou des appels téléphoniques, mais cela ne suffit pas”, estime-t-il encore.

Aussi, “avec Fadela Amara, (…) nous avons décidé de recruter 5.000 ++médiateurs de la réussite scolaire++, qui feront l’interface entre l’école et les parents”, annonce le ministre.

Selon lui il s’agira d’”emplois aidés dans le cadre du plan de relance” qui concerneront des “personnes qui connaissent les quartiers, les familles, mais qui relèveront de l’Éducation nationale”. Ils seront “opérationnels dès le mois de mars pour remplir leur mission”.

Il précise qu”‘ont été ciblés 215 quartiers en difficulté dans lesquels le médiateur aura aussi une fonction d’insertion. C’est important, car, géographiquement, les écoles, collèges et lycées de l’éducation prioritaire sont plus touchés que les autres”.

Par ailleurs, s’agissant de l’orientation scolaire, M. Darcos annonce que “dès la rentrée prochaine, les élèves et leurs parents pourront recevoir des conseils et des informations par le biais d’une plate-forme téléphonique accessible tous les jours jusqu’à 20 heures, doublée d’un service de réponses par Internet”.

“Placée sous l’égide de l’Onisep”, elle “associera des conseillers d’orientation, psychologues, mais également des acteurs économiques”.

En outre il entend favoriser les “rendez-vous en tête à tête (…) dans les établissements les plus défavorisés”.

Enfin le ministre indique que “dès le mois de juin” seront mis en ligne gratuitement sur l’internet “tous les programmes du CP à la terminale.” “Cette ++académie en ligne++. (…) reprendra tous les cours dispensés dans le cadre du Centre national d’enseignement à distance” (Cned), dit-il.

Au revoir Darcos

Mercredi 21 janvier 2009


Xavier Darcos estime avoir rempli sa mission et se cherche de nouveaux objectifs

Le ministre de l’éducation est toujours là, mais son envie est ailleurs. “Ma mission est terminée”, ne cesse-t-il de répéter. Plus précisément, il juge que la plupart des objectifs de sa lettre de mission, reçue le 5 juillet 2007 de Nicolas Sarkozy et de François Fillon, sont atteints.

Il l’a dit publiquement une première fois le 13 janvier, comme incidemment, alors qu’il était interrogé sur France Info sur son avenir au gouvernement. “Je veux aller jusqu’au bout de ma lettre de mission, elle est presque achevée, je dois dire, d’ailleurs. Mais je veux mettre la réforme du lycée sur les rails”, avait-il dit. La veille, le chef de l’Etat, en déplacement à Saint-Lô (Manche) sur le thème de l’éducation, avait estimé que le programme contenu dans la lettre de mission de M. Darcos était “sur le point d’être entièrement réalisé”.

Certes, le ministre de l’éducation doit présenter, jeudi 22 janvier, ses nouveaux champs d’action pour les mois à venir. Mais il n’en laisse pas moins percer sa lassitude envers l’univers de l’éducation nationale, ses traditions de contestation et les formidables résistances auxquelles se heurte, selon lui, quiconque entreprend de le réformer.

Amer d’avoir été, à son sens, la cible d’une campagne de “désinformation”, il y voit le signe d’une montée de l’extrême gauche et “d’une guerre idéologique pour affoler les familles”, par exemple en faisant courir le bruit qu’il voudrait fermer les écoles maternelles. Face aux “bataillons de l’antidroite”, il se voit en grognard de la réforme. Eprouvé par vingt mois de batailles ininterrompues, il se sent encore capable d’en livrer quelques-unes, mais voit le moment approcher où une relève serait préférable.

Au service du président, il ne se sent nullement désavoué par le recul sur le lycée, décision prise alors que partout en Europe les signaux d’une possible révolte des jeunes inquiétaient M. Sarkozy. Il ne se dit pas plus troublé par la nomination de Richard Descoings, le directeur de Sciences Po Paris, à la tête d’une mission sur le lycée. “C’est moi qui l’ai choisi !”, dit-il.

Mais maintenant que quelqu’un est chargé de renouer le fil du dialogue, le ministre cherche à construire une dynamique avant un éventuel changement de portefeuille. En tirant son bilan, il insistera sur de nouveaux objectifs touchant à l’orientation et à la lutte contre le “décrochage” scolaire. L’assurance avec laquelle M. Darcos fait état de sa future disponibilité pour d’autres tâches suggère un acquiescement préalable de M. Sarkozy : en novembre 2008, le ministre estimait de la responsabilité exclusive du président “de dire, le jour où il le trouvera opportun, si quelqu’un doit (lui) succéder. Au fond, c’est une question qui ne me concerne pas, sur laquelle je n’ai pas prise. Moi, je suis dans l’action quotidienne”.


suite de l’article de Luc Cédelle dans le Monde

Le Président et le Ministre : Pièce en vers

Lundi 19 janvier 2009

LE PRESIDENT

Entrez-donc mon ami et venez prendre place,
Afin de me conter ce qui vous embarrasse.
La réforme est lancée, elle avance à grands pas,
Mais je vois bien qu’à tous celle-ci ne plait pas.
Aussi voudrais-je entendre de votre propre bouche
Pourquoi les enseignants prennent ainsi la mouche.

LE MINISTRE

Mon bienfaiteur et Prince ne vous alarmez point,
Voyez comme en ces temps je sais rester serein.
J’ai fait ce qu’il fallait et fait preuve d’audace.

LE PRESIDENT

Allez contez moi donc  je ne tiens plus en place.

LE MINISTRE

J’ai d’abord, pour vous plaire, modifié les programmes
Pour faire des élèves des besogneux sans âme.
Ils se feront gaver du matin jusqu’au soir
Et n’auront plus de sens à donner au savoir.
Voilà qui nous fera des citoyens dociles,
Qui ne s’attacheront qu’à des choses futiles.

LE PRESIDENT

Fort bien, les programmes sont un bel artifice,
Pour manœuvrer les gens non sans quelque malice.
Voyez ce que je fis pour prendre le pouvoir,
Promettant des réformes, n’en disant que très peu,
Pour qu’une fois reçu l’aval des isoloirs,
Je puisse me sentir libre et faire ce que je veux.
Mais veuillez donc poursuivre votre plan de disgrâce,
Car je veux tout savoir.

LE MINISTRE

Voilà ce qui se passe :
Je commence par rayer en trois ans les RASED
Et pour tromper les gens sur le maintien de l’aide
Je laisse aux enseignants l’entière liberté
De s’occuper tous seuls de la difficulté.
Ils auront pour cela comme unique bagage
La chance de pouvoir faire quelques journées de stage.
J’ai enlevé deux heures d’école par semaine
Mais évidemment pas pour ceux qui mal apprennent.
On dit la journée de trop longue durée
Qu’il faudrait réformer notre calendrier
Et moi je vous dis qu’il en faut d’avantage
Et qu’il faut les forcer même jusqu’au gavage.

LE PRESIDENT

C ‘est à n’en point douter une idée fort plaisante,
Le mérite sera la seule valeur payante.

LE MINISTRE

Pour ceux qui veulent apprendre de maître le métier
Je les envoie le faire à l’université.
Voyez l’inanité d’une bonne formation
Nous qui n’avons besoin que d’agents et de pions !
Cela vous plait-il ?

LE  PRESIDENT

Assurément je pense,
Mon humeur est ravie et elle est d’importance
Car c’est elle qui règle le cours de mes pensées
Qui font toujours écho à l’actualité.
Mon caprice me met dans des emportements,
J’ai des mots qui ne sont plus ceux d’un Président,
Je flatte ce qu’il faut des instincts les plus bas,
Parle plus en mon nom qu’en tant que chef d’état,
Sur toutes mes idées je veux qu’on légifère
Et ne supporte pas qu’on m’empêche de le faire.
Des médias je me sers et grâce à mon emprise
Ils me suivent au mieux dans toutes mes entreprises,
Enfin, si j’utilise les services de la presse
C’est parce qu’aux yeux de tous il faut  que je paraisse.
Mais contez-moi encore votre train de mesures.

LE MINISTRE

De l’école en danger j’augmente la fêlure :
Il existe des classes que l’Europe nous envie
Accueillant les plus jeunes des enfants du pays.
Il serait opportun de les faire disparaître
Pour affecter ailleurs ce réservoir de maîtres
Qui ne font de leur temps que des couches changer
Et ne connaissent point les joies de la dictée.
Des enseignants en moins réduiraient nos dépenses
Et il n’y aurait plus de maternelles en France !
Afin de remplacer les absences des maîtres
Avec tous ceux qui veulent, une agence va naître.
Si celui qui remplace se trouve être plombier,
La chaudière de l’école il pourra réparer,
S’il est mécanicien et connait son affaire
Les voitures des collègues il pourra bien refaire,
Et si par de la chance il se trouve enseignant
Il pourra prendre en charge d’une classe les enfants !

LE PRESIDENT

Je reconnais bien là votre astuce admirable
Et votre esprit retors qui ne se sent coupable !
Cette école qui veut faire des citoyens
Il faut qu’à l’avenir elle n’en fasse rien !
Œuvrez donc mon ami, la tâche n’est pas mince
Car c’est l’éducation qui menace les Princes !!!!

Il n’y a pas de plan B

Samedi 10 janvier 2009

Encore une manœuvre darcosienne ! Tout d’abord, une info qui fuite, 1500 postes de RASED “ne seraient finalement pas implantés dans une classe”.

Le syndicat enseignant SNUipp déclare le 8 janvier : «Nous attendons d’avoir les précisions du ministère noir sur blanc, mais on nous a assuré oralement que 1 500 Rased seront rétablis dans leur mission.»

Les autres syndicats réagissent à leur tour :

“Ceci démontre bien qu’il n’a jamais été question que de suppressions pour des raisons d’austérité budgétaire et non d’un quelconque projet de réorganisation pédagogique visant à combattre la difficulté scolaire comme a voulu le faire croire le ministère.” (Sgen-CFDT)

“Ces modifications sont un premier résultat important de la mobilisation. Pour autant, le SE-Unsa, qui a fait du maintien des aides spécialisées sa priorité, ne peut s’en satisfaire.” (SE-Unsa)
Mince… Ça ne suffit pas, ça ne prend pas. Ils en veulent plus. Il faut ajuster les propos ministériels. Surtout, ne pas confirmer. Si reculer d’un pas ne permet pas d’avancer de deux, il faut au moins reprendre la main. Déclarer à tout prix que c’est ce qu’on a toujours dit, que ce n’est pas un recul. Seule la parole ministérielle est fiable, les syndicats, les parents, les médias, les 250 000 signataires de la pétition Sauvons les RASED n’ont rien compris ou colportent de fausses informations, même si j’ai tenu d’autres propos depuis trois mois, voilà ce qu’il faut dire :

” Ce qui se produit aujourd’hui ce n’est pas un changement de pied, c’est la réalisation de ce que j’ai toujours annoncé. Vous observerez qu’une fois encore, on a fait croire pendant toute l’année que la sédentarisation de 3 000 RASED allait supprimer complètement le soutien scolaire et que on allait subitement abandonner les enfants en difficulté. Et on voit, aujourd’hui, qu’évidemment il n’en est rien.” (sic, M. Darcos sur RTL le 8 janvier 2009)
Allez, de l’aplomb, dire aussi :

” J’ai toujours dit et je le répète, que 3 000 des RASED seraient sédentarisés. Une partie d’entre eux vont se trouver devant des classes et une partie d’entre eux vont être des maitres surnuméraires qui continueront à rendre des services à des groupes de classes ou à des écoles.” (sic, encore)
“Surnuméraire”, tiens ! Dans les dictionnaires, c’est défini par “ce qui est en trop, et par extension, superflu ou accessoire”. Voilà qui témoigne d’une haute image de la fonction des maitres de RASED.
“Rendre des services”, tiens ! Encore une définition élogieuse et respectueuse d’un métier. Ce n’est pas exactement ainsi que sont décrites les missions des RASED dans les textes officiels de l’Éducation Nationale :
” Le dispositif d’aides spécialisées contribue à assurer, avec les équipes pédagogiques, d’une part, la prévention des difficultés préjudiciables à la progression dans le cursus scolaire ou à une bonne insertion dans la vie collective et, d’autre part, la remédiation quand des difficultés s’avèrent durables et se traduisent par des écarts d’acquisition nets avec les acquisitions attendues ou par un défaut durable d’adaptation à l’école et à son fonctionnement particulier.

Il accompagne et complète les mesures prises par le maitre de la classe et l’équipe pédagogique, mesures qu’il a pu contribuer à définir dans certains cas.” (Circulaire n° 2002-113 du 30 avril 2002)


Non, M. Darcos. Vos positions ne sont plus tenables.

Il s’agit bien d’un nouveau recul qui serait loin de vous déshonorer si vous ne le niiez pas.

Les propos tenus précédemment pour justifier la sédentarisation - mesure incluse dans un dispositif plus large de lutte contre l’échec scolaire - ne réussissent plus à cacher votre seul et véritable objectif qui n’est que budgétaire. Vous faites des calculs à la louche, ne vous basant sur aucune étude de terrain. Et j’en enlève 3 000, et j’en remets 1 500… Y a un peu plus, je mets quand même ?
On pourrait décrypter dans vos récents propos, si on y sentait de la conviction, que les RASED ont toute leur raison d’être… Des écoles en ont besoin à plein temps, soit, et affecter des enseignants RASED sur une seule école peut se concevoir. Les difficultés rencontrées dans certains groupes scolaires importants peuvent nécessiter des maitres spécialisés à plein temps. Mais cela ne supprime pas les besoins des autres écoles, où intervenaient précédemment des maitres E ou G, et qui ont évidemment dans leurs classes des élèves qui relèvent d’une aide spécialisée et qui, donc, nécessitent l’intervention de maitres spécialisés. C’est donc reconnaitre presque explicitement que les besoins sont plus importants que ce que l’organisation proposée pourra couvrir. C’est reconnaître qu’il n’y a pas assez de personnels en RASED. “Toute école relève des actions d’un réseau.”, ce sont les textes qui le disent.

Si des écoles ont besoin de maitres spécialisée à temps plein, il faut développer le dispositif RASED pour que tout enfant en grande difficulté, de toute école, puisse bénéficier de son aide.
Quelques propos entendus de la bouche d’Inspecteurs de l’Éducation Nationale, parfois réduits au triste rôle de courroie de transmission de la volonté ministérielle :

“Il n’y a que deux élèves en difficulté dans cette école ? Ça ne vaut pas le coup que vous y alliez.”

Ou encore :

“L’enveloppe pour vos frais de déplacement est vide, n’allez plus dans ce village. Justifiez-vous comme vous le voulez mais je vous interdis de dire aux parents que c’est pour une histoire d’argent. Devoir de réserve.”
Position à tenir sympathique pour l’enseignant spécialisé et respect total des enfants et de leurs parents qui “ne valent pas le coup”. Égalité des chances qu’ils disaient.
La seule position à adopter, digne, sensée, respectueuse de chacun, est de ne pas laisser se produire ce que M. Darcos a programmé, de s’opposer de toutes les manières à ces mesures. Il n’y a pas à négocier car il n’y a pas de plan B.

La seule chose que veuille M. Darcos, c’est économiser. Quel qu’en soit le cout humain.

http://voyonsmonsieurdarcos.free.fr/index.htm

Recul ou écran de fumée?

Samedi 10 janvier 2009
Trois syndicats ont annoncé dans les  journaux un recul de X. Darcos quant à la “sédentarisation” de 3000 postes E et G en RASED.
Pour la plupart des enseignants spécialisés, cette annonce est un écran de fumée et une manipulation dont le but est surtout de gêner la reprise des actions engagées pour s’opposer à la suppression des aides spécialisées que ce gouvernement organise.
Il  faut redire que le projet que le  ministre a fait voter par le biais de la loi de finances  conduira automatiquement au démantélement des équipes existantes ( déjà souvent insuffisantes et incomplètes ).
Cette sédentarisation -disqualification induit également la fuite des candidatures pour les stages de spécialisation et à la mort naturelle de ces professions pourtant quasiment indispensables pour certains enfants en souffrance à l’école et incapables d’y apprendre.
X. Darcos  interviewé sur une radio déclare :
Je ne comprends pas d’où les “3 syndicats” ont tiré l’info que 1500 enseignants spécialisés seraient sédentarisés.
Le ministre lui même a expliqué clairement à RTL : c’est toujours 3000 enseignants qui seront sédentarisés. Parmi eux, 1500 sont remis devant une classe , les 1500 autres seraient des “maîtres surnuméraires” qui continueraient “à rendre des services aux collègues”.

Continuons la lutte !

Tous à Arras le mercredi 14 janvier , à 10H, maison des sociétés, pour l’Assemblée Générale du “Collectif Rased 62″


Bonne année Mister Darkos !

Vendredi 2 janvier 2009

L’année 2008 n’aura pas été facile pour le ministre de l’Education Xavier Darcos qui a dû suspendre sa réforme du lycée, officiellement histoire de donner du temps au temps… Sa collègue du Supérieur Valérie Pécresse, elle, a pu souffler après avoir fait passer sa loi sur les universités en pleine torpeur estivale. Souhaitons donc leur une année 2009 décoiffante avec douze voeux un peu fous:

- que chaque élève de CM2 parraine un enfant sans-papier,

- qu’en cas d’expulsion, la classe gagne un voyage d’étude dans le pays où l’enfant et sa famille ont atterri,
- qu’une journée de commémoration soit réservée à la mémoire de Malik Oussekine, avec lecture d’un texte de circonstance,

- que les enseignant(e)s de petite section de maternelle soient désormais évalué(e)s en fonction du temps qu’ils (ou elles) passent à changer les couches,

- que du “busing” soit organisé dans les deux sens, avec des cars de ramassage prenant chaque jour des élèves d’Henri IV inscrits au lycée de la Courneuve et vice-versa,

-  que deux tuteurs par classe soient désignés au lycée Feyder d’Epinay-sur-Seine pour parrainer des élèves de Louis-le-Grand et les sortir dans le “9-3″,

- que des chantiers de jeunesses soient organisés pour les élèves de prépas, qui construiront des voies de trams pour désenclaver Clichy-sous-Bois ou Vaulx-en-Velin,

- que Coca-Cola finance la chaire de sociologie de la consommation dans le futur campus de SHS (Sciences humaines et sociales) d’ Aubervilliers,

- que les étudiants aient un treizième mois de bourse (et du coup aussi un dixième, onzième et douzième),

- que Xavier Darcos sache manier la règle de trois,

- qu’il apprenne une fois pour toutes l’imparfait du subjonctif,

- enfin qu’une épreuve de lancer de chaussures soit introduite au bac.

Article publié dans Libération

Xavier Darcos veut renforcer la formation des maîtres avec la collaboration de l’AGEEM

Mardi 23 décembre 2008

Ce plan sera décliné en formation d’entrée dans le métier et en formation continue.

Darcos prévoit de renforcer la formation des enseignants en maternelle (Sipa)

Darcos prévoit de renforcer la formation des enseignants en maternelle (Sipa)

Le ministère de l’Education a affirmé dans un communiqué le renforcement de la formation des enseignants en école maternelle grâce à un partenariat passé avec une association de défense de la maternelle, l’Ageem.

Un plan national de formation des enseignants de maternelle sera élaboré, avec l’Association générale des enseignants des écoles et classes maternelles publiques (Ageem), afin “d’améliorer encore les compétences” des maîtres.
Ce plan sera décliné en formation d’entrée dans le métier et en formation continue. “Sa mise en oeuvre se fera lors de la première année d’exercice des professeurs des écoles ainsi que dans le cadre des plans académiques de formation”, selon une “déclaration commune” signée jeudi par l’Ageem et Xavier Darcos.

Age de scolarisation
Cette “déclaration” apporte par ailleurs des précisions sur l’âge de scolarisation en maternelle.
“L’école maternelle accueille tous les enfants à partir de 3 jusqu’à 6 ans. Elle accueille aussi les enfants de 2 à 3 ans particulièrement dans les secteurs difficiles ruraux et urbains, en fonction des places disponibles”, détaille-t-elle.
“Elle se coordonne avec les structures de la petite enfance pour offrir un service de qualité aux enfants et leurs familles. Il en sera ainsi tant qu’une solution collective consensuelle concernant l’accueil des plus petits n’aura pas été définie. L’Ageem sera associée à cette réflexion”, ajoute-t-elle.
Un débat est en cours sur la scolarisation des 2-3 ans en maternelle. Un rapport du Sénat a prôné à la place des “jardins d’éveil”, mais leur mise en oeuvre n’est pas d’actualité.
lire la suite de l’article

DARKOS : Un recul qui en appelle d’autres

Lundi 15 décembre 2008

“Le ministre de l’Education se prend pour le Père Noël?”, a réagi la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) dans un communiqué. L’organisation lycéenne rappelle qu’elle a “toujours demandé une véritable concertation pour la réforme du lycée. Jusqu’à maintenant il n’y a pas eu de réelles discussions, il ne s’agit donc pas de prolonger celles-ci mais de les ouvrir”, selon elle.

La fédération dit espérer que “la suspension de la réforme ne soit pas une simple manoeuvre politicienne”, et appelle “les lycéens à rester mobilisés et vigilants quant à la suite des événements, tout en maintenant les journées de mobilisation pour une nouvelle réforme du lycée et contre les suppressions de postes dans l’Education”.

“C’est un geste fort que nous attendions pour rétablir le dialogue dans l’Education nationale. Mais ça n’enlève rien à tous les autres contentieux, notamment sur les suppressions de postes et la suppression des RASED”, le dispositif d’aide aux élèves en difficulté dans le primaire, a déclaré à l’Associated Press le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU) Gérard Aschieri. “Je ne néglige pas la portée du geste mais ça n’enlève rien à la nécessité d’une mobilisation”, a-t-il ajouté.

“Enterrement de première classe ou dégagement d’un vrai espace de négociation?”, s’interroge de son côté le Syndicat des enseignants-UNSA (SE-UNSA). “Ce retournement du ministre pose une autre question: pourquoi lui aura-t-il fallu quatre mois avant de décider enfin cet ajournement?”. Par ailleurs, pour le SE-UNSA, “d’autres sujets de très graves tensions persistent. Pas plus que pour le lycée, une réforme de l’aide spécialisée aux enfants en difficulté en primaire ne s’accommodera du passage en force”. Le SE-UNSA “demande là aussi au ministre d’ajourner pour apaiser”.

La CGT-Education, pour sa part, juge que “ce recul en appelle d’autres!”. Et de citer la “réforme de la voie professionnelle imposée contre la majorité des organisations syndicales”, la “mise en oeuvre de la semaine des quatre jours et heures globalisées”, ou encore la “suppression des RASED (réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté)”.AP

lire l’intégralité de l’article : http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20081215.FAP3707/lycees_les_syndicats_entendent_maintenir_lapression.html

Darkos parle de la réforme des RASED dans la presse

Dimanche 14 décembre 2008

Interrogé sur les enseignants appelant à la “désobéissance pédagogique”, le ministre estime qu’il s’agit d’un “épiphénomène par rapport aux 380.000 professeurs du premier degré”. “Appeler ‘résistance pédagogique’ le fait de refuser d’appliquer les deux heures de soutien me semble un peu fort”, affirme-t-il. “La plupart de ces mouvements n’ont pour but que la désinformation, comme ces pétitions répétées pour appeler à la non-suppression de la maternelle dont je ne cesse de dire qu’elle n’est pas remise en cause”.

M. Darcos défend aussi la réforme des RASED (réseaux d’aide spécialisés aux élèves en difficulté):

“Le rôle des 8.000 RASED qui vont rester va évoluer pour qu’ils puissent intervenir là où c’est le plus approprié.

Dans les zones rurales, où on a le plus besoin d’itinérants, ou en zone d’éducation prioritaire, où on a le plus besoin d’une approche psychologique de la difficulté scolaire”.

Le ministre ajoute qu’il compte lancer “un plan national de formation des enseignants au traitement de la difficulté scolaire”: “sur les cinq prochaines années, 40.000 enseignants pourront suivre une formation continue spécifique pour mieux répondre à la difficulté scolaire”, explique-t-il.   AP

Pour lire l’article complet : http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/economie/20081213.FAP3431/xavier_darcos_presente_les_grandes_lignes_de_la_reforme.html

La privatisation et le démantèlement de l’Education nationale : revue de presse

Jeudi 11 décembre 2008

Qui ?

Xavier Darcos a dit en octobre 2008 : « La plupart des mesures que je prends servent surtout d’habillage aux suppressions de poste ».  Une biographie sélective s’impose pour cerner l’auteur de cette citation.

Dans les années 70, il est secrétaire du Club de l’Horloge : ce club est encore aujourd’hui la boîte à idées de l’extrême droite, qui rêve de l’intégration du FN dans une alliance avec le gouvernement. Ce club d’ultra-droite a pour mission de pourfendre le monopole scolaire (comprendre l’école publique).

En 1982, alors prof de lettres, il passe au tribunal administratif de Périgueux pour avoir divulgué à ses élèves de 1ère les sujets du bac…

En 1992 il fonde avec ses potes « Créateurs d’école », dont le credo est la privatisation de l’éducation avec des mesures phare comme la suppression de la carte scolaire.

Parmi ses consultants, il faut citer aussi le non-moins craignos Vincent Laarman, président de Sos éducation, qui a lancé entre autres la campagne pour le service minimum et en ce moment une nouvelle offensive sur la carte scolaire.

Rappelons aussi ses accointances avec « Enseignement et liberté », dans la mouvance de l’Opus dei. Bref tous ses conseillers sont des ultras réactionnaires, souvent catholiques, et tous pour une privatisation de l’Education nationale, qu’ils considèrent comme une « entreprise comme les autres ».

Faut-il rappeler également que Sarkozy, intronisé à l’occasion chanoine de Latran, a affirmé il y a moins d’un an que l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ? De cette nébuleuse qui tient actuellement les rênes de l’Education découle tout ce qui suit.

Quoi ?

* Supprimer au bas mot 50 000 postes d’enseignants en 3 ans.

Comme Darcos le dit lui-même, toutes les réformes n’ont qu’un seul but : supprimer des fonctionnaires qui seraient trop nombreux. Il n’arrête pas de dire qu’il y a un prof pour 13 élèves. Son chiffre vient de la division complètement débile de 12 millions d’élèves pour 870 000 enseignants. Mais bon on sait qu’il est fâché avec le bon sens, les chiffres et la règle de trois en particulier.

Quelques exemples non exhaustifs pour voir comment s’y prendre afin de supprimer à la hache tous ces enseignants « inutiles » :

3000 Rased

En supprimant deux heures de cours par semaine en primaire et maternelle ( = 3 semaines de cours en moins), les instits sont censés se substituer à ces enseignants spécialisés soit à 7h45, soit entre midi et 13h, soit jusqu’à 17h30. « Economie » de 3000 postes dès la rentrée 2009, puis les 6000 restant les deux années suivantes.

4 400 COP : Exemple au collège : notre nouvelle COP est contractuelle sur plusieurs établissements. Elle découvre le métier et passe ses week ends à s’auto-former. Au mois de juin, lorsqu’elle aura mieux compris les arcanes de l’orientation, son contrat sera terminé. Soit nous aurons quelqu’un d’autre l’année prochaine, soit personne : l’idée de Darcos est d’essayer de redonner tout ce travail aux profs principaux de 3° ou de Terminale, qui bien évidemment utiliseront plus la tronçonneuse que la dentelle. Les COP restant risquent de passer aux régions.Même logique pour les Assistantes sociales. Quant aux TOS, ils ont déjà trinqué, avec les incidences qu’on connaît. Enfin viendra notre tour, mais nous serons tous seuls pour nous défendre.

Tous les instits de maternelle : Le coup des instits avec bac + 5 censés changer les couches et surveiller les siestes est une façon de préparer le terrain à la suppression de l’école maternelle jusqu’à 5 ans. Dans les cartons de Darcos se prépare en effet leur remplacement  par des Jardins d’éveil organisés par les municipalités et payés par les parents.

16 000 postes en lycée : en supprimant 5h par semaine aux élèves de seconde, la mal nommée « réforme des lycées »n’est qu’un habillage grossier de 16 000 de suppression de postes en 2009, et à elle seule 50 000 dans les 3 ans à venir.

8 000 postes de Lycée professionnel : c’est le but avoué par Darcos du bac pro en 3 ans au lieu de 4 ans.

Disparition prochaine des CPE, « exception européenne », par la fermeture des postes au concours.

La polyvalence: c’est une autre façon grossière d’économiser des postes.  La « réforme » du lycée prévoit par exemple la  fusion de la Physique chimie avec les SVT, en « sciences expérimentales » : certains collèges l’ont déjà expérimenté en 6° depuis 2006.

Ne plus faire redoubler .

Enfin, la « réforme » du lycée affiche également la volonté de ne plus faire redoubler les secondes, par le
jeu des modules, histoire d’évacuer les élèves par le haut.

* Privatiser l’Education Nationale : L’idée est de privatiser avec une stratégie de contournement : plutôt que d’attaquer frontalement le problème, il faut pourrir le système de l’intérieur, afin que les parents aillent d’eux-mêmes inscrire leurs enfants dans le privé. Les médias participent depuis de nombreuses années à cette stratégie sournoise, à grand renfort de démagogie et d’endormissement. C’est une technique adoptée à l’échelle européenne.

Aujourd’hui, sans complexe, le gouvernement ne semble même plus s’embarrasser de cette stratégie pas assez rapide. Tout s’accélère, avec une arrogance sans précédent, dans toute la fonction publique, afin de mettre au pas et dégraisser dans les hôpitaux, la police ou ce qu’il reste de la Poste par exemple.

Multiplication des contrats d’association avec les écoles privées. Ces contrats permettent dorénavant aux écoles catholiques d’être prises en charge financièrement de façon quasi intégrale par les collectivités territoriales, tout en ayant toujours le droit d’exercer leur catéchisme 2 heures par jour. Cela s’est passé en mars 2008 dans la plus grande indifférence.

Les coupes drastiques dans le milieu éducatif ont une répercussion directe dans les collèges et les écoles. De la suppression des places en ITEP ou en IME par exemple découle l’arrivée en collège et en primaire d’élèves qui n’ont pas leur place dans des classes déjà surchargées, avec des enseignants non spécialisés. Sous prétexte d’intégration de tous les élèves, on économise des postes dans le système éducatif et on pourrit par la même occasion l’école publique, seule à être obligée d’accepter ces élèves en détresse.

Supprimer le bac : Un prof ou un élève de seconde ne pourra plus dire le 1er septembre 2009, « je suis [ou j’ai les] 2°3 ». L’année est découpée en deux semestres avec 6 modules au choix en plus des enseignements « fondamentaux ». Chaque module sera évalué en fin de semestre et les 36 modules sur trois ans remplaceront donc le bac : comme pour un empilage de légo, il y aura autant d’élèves que de bac.


Le Medef en rêvait : Darcos l’a fait.

Dorénavant, il n’y aura plus un bac national, mais des médailles en toc que le bachelier devra marchander pour obtenir son contrat de travail. Profs comme élèves feront donc deux rentrées par an avec des emplois du temps différents, des élèves ou des profs différents, y compris en maths ou en français. En fin de semestre ils devront faire une semaine « bilan et orientation ». J’imagine le foutoir d’un tel dispositif où les élèves n’auront pas cours de la semaine et les profs ne sauront pas quels élèves prendre en charge… C’est donc la programmation d’un bordel généralisé.

Comment ?

Pour parvenir à ses fins, le gouvernement n’hésite pas à déployer les grands moyens, depuis plusieurs années, avec une nette accélération depuis cet été.

Nous diviser : Le lexique utilisé par cette nébuleuse d’ultra-droite est très agressif : Bataille , stratégie, réseau, alerte, contagion, belliqueux, assiégé, guerre… Leur idée est déjà de diviser pour régner : en ce sens on peut comprendre par exemple la multiplication des services partagés, brisant les équipes et usant les collègues.

On peut aussi évoquer le hochet des heures sups qu’ils agitent pour faire disparaître les esprits d’équipe. L’autre idée est de multiplier les attaques, car il est plus difficiles de se battre sur plusieurs front à la fois. De plus, on a souvent du mal à suivre : c’est pour ça que j’ai essayé de faire une synthèse rapide, même si ’exercice demanderait davantage de temps et de documentation, mais aussi de place, car les mesures sont bien plus nombreuses que celles que je rapporte ici. Ils jouent aussi à fond, même si ce n’est pas nouveau, la carte de la division syndicale.

Nous précariser
: Blocage des salaires à 0,5% pendant au moins 3 ans. Rappelons que l’Elysée a vu son train de vie augmenter cette année de 170% ou que les 285 millions versés à Tapie correspondent à 15 000 postes d’enseignants. Sans parler des 400 milliards de subventions aux banquiers. On a tous noté aussi la multiplication des emplois précaires qui touche tous les personnels. Ce n’est pas pour rien que beaucoup d’entre nous hésitent de plus en plus à faire la grève pour une question de moyens. Même si c’est une fuite en avant.


Nous flexibiliser : En 2010 le Capes et l’agreg seront supprimés, même si le nom sera gardé. La coquille vide consistera à « dénationaliser » le concours car l’obtention du Master sera laissé à la libre appréciation des universités devenues autonomes. Ce qui implique que les profs de 2010 ne dépendront plus de la grille indiciaire de la Fonction publique. Le jury sera même composé de personnes de la société civile et seulement une épreuve sur 4 concernera la discipline.

Depuis 2008, les TZR et les profs en ZEP n’ont plus de bonification pour les mutations. Les nouvelles règles de mutation semblent pour cette année présager également le pire.


Quant aux instits, ils voient leur temps de travail annualisé avec les 108h. En plus de leur journée, ils doivent dorénavant prendre les élèves en difficulté, déjà fatigués de leur journée. Cela donne des journées non stop.


Nous surveiller
. Un appel d’offre hallucinant a été lancé par le ministère pour 220 000 €. Ils cherchent pour le 1er janvier 2009 un bureau d’étude pour repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau. Ce bureau devra anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise, alerter quotidiennement et préconiser en conséquence. La chasse aux sorcières est ouverte.

Nous bâillonner. Les instits doivent désormais prévenir l’Inspection 48h ouvrables à l’avance s’ils ont l’intention de faire grève, afin que les municipalités organisent un service d’accueil, pour briser la grève.

C’est pourtant sous Napoléon III (1864) que le droit de grève avait été reconnu.


Nous discréditer
. Devedjian, un ancien d’Occident qu’on ne présente plus a récemment écrit un courrier à ses potes. Il dit en substance que les profs sont endormis et que la droite a l’opportunité de se serrer les coudes pour tout faire passer en force. Certes tout ne va pas bien dans l’Education, mais on peut mettre en valeur aussi ce qui fonctionne : les seules mesures concrètes que Devedjian préconise sont l’obligation d’apprendre la Marseillaise et la suppression de poste (il va sans vergogne jusqu’à dire que 100 000 profs ne servent à rien).

Nous enfumer : l’exemple récent de la médaille pour le bac est une  idée du club de l’horloge. Ces petits hochets sont tombés en pleine « réforme du lycée » pour donner un os à ronger aux médias et leur faire oublier l’essentiel. De même pour la Marseillaise rendue obligatoire en primaire. Des pacotilles pour faire diversion.

Que faire ?

Les plus défaitistes d’entre nous disent que protester ne sert plus à rien. Personnellement je préfère avoir mon mot à dire lorsque je me fais entuber. A force d’avaler des couleuvres, la nausée monte vite aux lèvres. Et ce n’est pas parce qu’ils nous tiennent par la baisse de notre pouvoir d’achat, qu’il faut baisser les bras.
On a réussi en 2006 à faire reculer De Robien qui voulait faire passer aux oubliettes  le décret de 1950 : C’est donc un démenti pour ceux qui pensent que les syndicats ou les grèves ne servent à rien. La politique, contrairement à ce qu’on nous assène, peut se faire ailleurs que dans l’hémicycle, ou qu’en mettant un chèque en blanc tous les 5 ans dans l’urne.

Vous l’aurez compris, j’estime qu’il est grand temps de rentrer en résistance sous peine de voir l’Education Nationale complètement privatisée. Cela passe déjà par la syndicalisation : comment les syndicats peuvent-ils être efficaces avec à peine 8% de syndiqués. Plus nous serons nombreux, mieux nous nous défendrons.

Sources : presse syndicale FO, Canard enchaîné, divers sites webs en particulier ceux résumant le bouquin Main basse sur l’école publique, Siné Hebdo bien meilleur que Charlie, Monde Diplo, Compte-rendu de l’assemblée nationale du 4 novembre…


Hervé L.