Articles taggés avec ‘compte rendu’

Billet de (Mauvaise) humeur

Lundi 25 janvier 2010
 Mauvaise Humeur par pedrouchkai

Mauvaise Humeur par pedrouchkai

En novembre, je me souviens d’un mail dans lequel je notais que le projet de loi de finances pour 2010 « oubliait » de mentionner les options E et G  parmi les formations spécialisées proposées aux enseignants du 1° degré.

Je pensais que cela signifiait clairement et simplement la volonté de mettre définitivement fin aux RASED. Je devais me tromper puisque –malgré la mobilisation des personnels des RASED l’an dernier- cet email n’a globalement provoqué aucune réaction.

Pourtant, dans le Pas de Calais, seulement 4 enseignant-e-s pourront partir en formation option E (en 2010/2011). Même au pays de Oui-Oui, il est difficile d’y voir une volonté de développement des RASED.

Combien de départs en formation pour l’option G ?  Au niveau national, la généreuse loterie permettrait à UNE personne (dans l’Yonne semble-t-il) de partir en formation…

Même au pays de Oui-Oui…etc. etc.…

Mais bon…la mobilisation lors de la journée du 21 janvier semble indiquer qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Pourtant, j’avais la sensation que les gilets jaunes étaient devenus des gilets noirs…sauf que le noir en question n’était pas celui d’une révolte mais celui d’un enterrement. (Petite satisfaction tout de même en entendant l’Internationale qui jaillissait de la sono du fourgon Solidaires à l’arrivée de la manif!! On se console comme on peut…)

Il est vrai que l’atonie syndicale actuelle et la sous-médiatisation des luttes qui existent ne sont pas des facteurs de mobilisation.

(En 2008) dés le mois de décembre, chacun-e était informé-e, préparé-e, mobilisé-e pour la journée d’action du 29 janvier 2009. Un an plus tard, coup de froid. Combien de regards étonnés, ébahis et même agacés de la part de collègues (syndiqué-e-s ou non)  à qui…j’apprends cette journée d’action. (« pourquoi y’a grève ?… »).

A de rares exceptions près, je n’ai pas entendu beaucoup de personnalités politiques (dites d’op-position) appeler à la mobilisation pour cette journée du 21 janvier. Certains estiment même « que le lycée coûte cher », et d’autre(s ?) au sujet des retraites « qu’on doit certainement aller vers 61 ou 62 ans ». Sans doute une volonté de rassemblement…

Cerise sur le gâteau, la Une du Parisien (Aujourd’hui en province) du 20 janvier (veille de la grève) consacrée aux Profs absents !!! Traduisez : « Ces fainéant-e-s de fonctionnaires privilégiés n’en foutent pas une ramée et en plus, demain i’ font grève ». Plus c’est gros, plus ça passe. Il serait temps que l’actionnaire mette fin aux pratiques de ces journalistes irresponsables…

Mais, on doit reconnaître qu’en termes de lutte, une journée de grève, sans lendemain, sans réels objectifs de luttes, ne pouvait aboutir qu’à un flop retentissant. Objectif atteint !

(22 janvier, autre cerise sur le gâteau…Conversations avec des collègues. « Hier, la mobilisation, c’était pas terrible hein…c’est triste…Enfin moi, j’ai pas fait grève… ».)

Au soir du 21 janvier, coup de fil de ma mère (pas franchement une ultra, mais franchement française…)…elle vient « d’apprendre » par la télé d’son maître qu’il y avait grève ce jour.

« alors, t’as travaillé aujourd’hui ? ». Traduction : « fainéant, comme t’étais en grève t’as rien foutu. ». Comme beaucoup d’autres, elle reste persuadée que je serai payé.

Et, la question qui tue : « alors, vous allez être augmentés ? ». Traduction : quand les fainéants font grève, c’est uniquement parce qu’ils veulent une augmentation de salaire.

Je ne pense pas qu’elle soit la seule à s’accrocher à ces schémas de « pensée ».

Il existe cependant un autre schéma de pensée (unique) : celui qui laisse croire qu’il suffit de se battre pour des postes (ou un budget). Se battre pour des postes ne conduit qu’à une individualisation des combats et les rend forcément stériles. Se battre pour garder son / des  poste(s) revient à s’attaquer à symptôme et uniquement à un symptôme. Ignorons-nous encore que ce qui se joue –encore qu’il ne s’agisse pas d’un jeu- c’est la fin des services publics au profit d’une logique ultra-libérale ?

Petits éléments réjouissants au pays de Oui-Oui :

A la veille de l’annonce des mesures de cartes scolaires, certain-e-s directeurs & directrices se voient fermement rappeler leur devoir de réserve par leur IEN. En d’autres termes, pas de commentaires, pas de vagues, pas d’actions, pas de déclarations.  (Est-il utile de rappeler leurs tentatives d’imposer les lettres de missions pour les personnels RASED ? ça le sera peut-être en fin d’année scolaire…).

Difficile de ne pas faire le lien avec la mise à pied de Gilles Lehmann, enseignant de CM2, signataire de l’appel des 200 au sujet des « évaluations » CM2

CAPES 2010. Lors de l’épreuve orale, les futurs profs devront présenter un exposé de 10 minutes sur le thème : «Agir en fonctionnaire de l’Etat de façon éthique et responsable. »

Quelques réactions tout de même : SNES : « cet exercice n’a qu’un but : mesurer la servilité des nouveaux professeurs » ; FSU qui compare cette épreuve au « serment des fonctionnaires » à l’époque du maréchal (celui de 1940…). (Source : Marianne n° 666.)

Suite à un…accident mortel dont est victime un ouvrier dans une usine de transport d’engrais, réaction de la direction : « Vu la situation de crise, on ne peut pas faire de travaux, il faut produire dés qu’on peut. Pour le reste, on verra après. » (Source : CQFD n° 74.)

Dans un édito des Echos, M Vittori nous apprend « qu’une entreprise doit chercher à renforcer sa compétitivité avant de sauver des emplois ». (Source : Marianne n° 666.)

Et moi, qui, pauvre naïf idéaliste, imagine que les chefs d’entreprises seraient rémunérés en fonctions des emplois décents qu’ils auraient créés, que ces pédégés seraient révocables par les employés (tout comme les politiques par les électeurs. Encore faut-il qu’ils élisent…).

Dans la série enfumage émotionnel. On nous « informe » en boucle que les expulsions vers Haïti sont suspendues et qu’une trentaine d’enfants en attente d’adoption va faire le voyage vers leur famille adoptante (je résume).

En même temps, les migrants kurdes échoués en Corse sont d’abord « conduits » dans des CRA (Centre de Rétention Administratif, un doux euphémisme pour parler d’enfermement).

Parmi eux, des enfants.

Dans cette noirceur, (même si je n’ai pas totalement la fibre verte) je note tout de même la position claire d’un maire –via la gazette municipale- qui appelle à la solidarité envers les migrant-e-s. « …C’est pourquoi les vêtements, couvertures, aliments et autres produits de première nécessité susceptibles de leur servir seront les bienvenus. Ils seront transmis aux associations qui leur viennent en aide »

De même, le bois, les produits d’hygiène, les bâches, les bottes, les ustensiles de cuisine sont… Welcome. Une partie de ceux qui en ont besoin sont à quelques kilomètres de vous…

En hivers il fait froid et même il neiiiiiiige !!!! Alors, pour apaiser notre conscience à la veille de la ‘faites du libéralisme’ (Noël, galettes, soldes, reventes des K-do sur ebay…) on nous rappelle que certain-e-s dorment dehors, sans logement, pour certain-e-s sans boulot décent. Les migrants et les SDF on les voit pas, les messages des enfoirés ( !!!) on les entend…

Pourtant, quand il fait beau, dans les bureaux climatisés des écoles d’urbanisme, on planche sur le (nouveau) mobilier urbain.  Plans inclinés, bancs avec accoudoirs au milieu, cactus, herses, pierres…Bref, tout un ensemble d’éléments anodins pour ceux qui circulent dans les rues. En réalité, des armes anti-squatters, du design anti-SDF.

Après les prostitué-e-s, il s’agit de rendre invisible la pauvreté aux yeux du peuple. D’autant plus qu’il y a là un intéressant  plan business… En outre, la pauvreté, la précarité visibles, ça mettrait sacrément à mal certaines déclarations du style «  Si on n’est plus choqué quand quelqu’un n’a plus un toit lorsqu’il fait froid et qu’il est obligé de dormir dehors, c’est tout l’équilibre de la société qui s’en trouvera remis en cause »…il me semble qu’il était aussi question d’une période de 2 ans et de droit opposable au logement

J’ai parlé, plus haut, d’atonie syndicale. Pourtant :

Liberté syndicale : Plainte contre SUD Travail Affaires Sociales par le ministère du travail à la suite d’un tract considéré comme « injures publiques envers une administration ». De la ré interprétation de la liberté syndicale et de la liberté d’expression…(Cf. La Brique n° 20)

Liberté syndicale encore : SFR conteste la représentativité de SUD. Il paraît que le « socialisme autogestionnaire de SUD serait contraire au respect des lois républicaines qui constituent, depuis la loi de 2008, un des critères de la représentation syndicale ». Voir le très bon article synthétique de Pierre Concialdi dans le n° 66 de Siné Hebdo.

(Il est vrai qu’on pneu s’interroger sur ce qu’est la représentation syndicale…)

SUD porte plainte contre France Télécom (ou Orange pour la version marketing, mais c’est pourtant l’même). Voir Siné hebdo n° 67. Après un Nième suicide d’un employé de France Télécom le plan Com’ de l’entreprise dépêche un nouveau manager à Chambéry. Parole libérée, baisse du stress, entraide. Après quelques mois, fin du plan Com’ qui coûte trop cher… Circulez, y’a rien a voir. Fin de la couverture média (la grippe, Johnny, le débat machin, Copenhague, Super Seguin et Nanny c’est tout de même plus important).

Et vous, ça va ?  Moi…bof…

Laurent

Compte rendu commun AFPEN / FNAME / FNAREN - Rencontre MEN du 14 avril 2009

Lundi 27 avril 2009
Négociations

Négociations

Pour le MEN : M.NEMBRINI directeur général de l’enseignement scolaire, M.MACRON bureau des écoles, M.ALLAL chef de service adjoint au directeur général.

Pour l’AFPEN : R.REDONDO président, D.TRAMONI membre du bureau.
Pour la FNAREN : A.CASSARD présidente.
Pour la FNAME : G.TOUPIOL président, S.MET PARET, C.BLONDY et A.THOMAZEAU, membres du bureau.

INTRODUCTION

Les 3 fédérations regrettent que les syndicats ne soient pas présents Le MEN explique qu’il souhaite nous entendre en tant que “spécialiste” :

« Le groupe de travail, qui s’est réuni plusieurs fois, a réfléchi à la difficulté scolaire et aux élèves en très grande difficulté, ceux qui font la raison d’être des réseaux d’aides. Mais il y a un dispositif pédagogique renforcé qui s’est mis en place : aide personnalisée, stage de remise à niveau (100 000 élèves pour ces vacances), Dans cet ensemble, il fallait mener une réflexion pour articuler toutes ces aides et mener aussi ne réflexion sur les RASED. Le ministre a souhaité que 1500 enseignants spécialisés soient davantage approchés des écoles où se concentre la difficulté. Nous voulions que les enseignants spécialisés se rapprochent des écoles pour être au plus près de la difficulté. L’aide personnalisée peut venir en complément ou en amont de l’aide spécialisée et de l’aide classe ».

Les 3 fédérations rappellent leur attachement au dispositif RASED qui a montré toutes ses preuves auprès des élèves en difficulté. Plusieurs dispositifs pédagogiques ont effectivement été mis en place, nous avons produit plusieurs écrits pour montrer qu’aide personnalisée et aide spécialisé ne peuvent se confondre. Mais il y a inquiétude dans les RASED par rapport à des décisions prises au niveau local : inquiétudes d’une part, pour le peu de départ en formation, et d’autre part pour les postes dits sédentarisés ou surnuméraires, postes qui ont des interprétations diverses sur le terrain. Nous réaffirmons l’intérêt et l’utilité des Rased et notre attachement aux aides spécialisées (et non de soutien) et aux trois fonctions.

Le MEN souhaite que l’on discute sur cette articulation entre réseau et aide personnalisée. « Pour la formation, nous avons demandé aux inspecteurs d’académie de proposer des candidats dans les différents secteurs de l’aide spécialisée. Nous sommes en attente de ces demandes. Il y aura des départs en formation, pour que les RASED restent efficaces sur tout le territoire et pour pouvoir remplacer les départs. Nous allons suivre cela de près, département par département ».

Le temps de coordination synthèse :

” En tant que fonctionnaires, nous avons tous un seul but : que tous les élèves réussissent. Nous voulons tous aider les élèves en difficulté. Nous avons des choix à faire en fonction des moyens dont nous disposons. Comment faire pour que tous les élèves réussissent ? Le Rased est important avec ses différentes spécialités. Notre volonté dans ce pays, est que tous les enfants puissent accéder aux savoirs fondamentaux à l’entrée au collège. Nous sommes dans une réflexion collective pour se réorganiser. A aucun moment, il n’a été question de supprimer le principe de la coordination-synthèse. C’est la durée et l’organisation qui sont remis en cause ».

Les différentes aides :

« Il est préjudiciable de mettre une aide en place trop tard. Il faut être réactif : le but de l’aide personnalisée est de mettre en place tout de suite une aide scolaire, pédagogique. Un élève de CP par exemple, qui  a du mal avec la lecture pourra bénéficier de l’aide personnalisée très rapidement. L’aide personnalisé est un dispositif pointu qui va plus loin que l’aide personnalisée. Il me semble que le RASED doit être réactif lorsque la difficulté apparaît être d’une autre nature. C’est pourquoi nous avons sédentarisé 1500 maîtres spécialisés dans les écoles ou se concentrent la difficulté. Nous ne pouvons pas attendre que le Rased rencontre l’enseignant, pour mettre en place l’aide personnalisée ».

Le statut de psychologue :

Dans le titre de la circulaire, les psychologues sont assimilés à des enseignants spécialisés. Nous voulons être nommés clairement. A certains moments nous sommes dissociés, à d’autres nous sommes assimilés. Nous demandons à apparaître dans le titre de la circulaire.

« Ce n’est pas possible, il s’agit des RASED et dans la circulaire nous faisons référence à la circulaire 90.083 ».

Le temps de service :

« Les temps de concertation - relations parents, enseignants, synthèse réseau – seront annualisés (3h/semaine crédit annualisé)-. l’ORS globale ne change pas, de fait le temps devant élèves est compris entre 23 et 24 heures  dans le temps réparti en 24h+3h, les animations pédagogiques sont à déduire des  24h (c’est pourquoi le temps devant élèves est compris entre 23 et 24 h), et dans les 3h annualisées sont pris en compte les conseils d’école ».

Les missions :

« Il sera fait référence au référentiel de compétences des enseignants spécialisés (annexe 1 du décret 2004-13 du 05-01-04). Les aides E et G ne sont pas cloisonnées. Le maître E touche parfois à ce qui touche le maître G, et le maître G touche parfois de très près à la pédagogie ».

Au niveau des missions des psychologues définies dans la circulaire de 90, ne faudrait-il pas reprendre les missions d’orientation, de travail antérieur au handicap, de médiation, etc… ?

Deux hypothèses de travail sont exposées: la circulaire de 90 n’est pas abrogée, la partie SH de la circulaire de 2002 va être abrogée, il y aura donc un autre texte. La masterisation devrait pouvoir régler par un niveau bac+5 le statut des psychologues. La masterisation est actuellement un sujet de débat.

En maternelle :

L’AFPEN relève une phrase explosive dans ce projet de circulaire : « les enseignants spécialisés et les psychologues scolaires participent aux animations et formations pédagogiques de la circonscription », et demandent à enlever « pédagogiques ».

« C’est la dénomination officielle : si on enlève  « pédagogique » du fait de leur statut d’enseignants, les psychologues sont exclus des possibilités de formation et risquent donc de ne plus en avoir (ni pédagogiques, ni spécifiques). »

« Lorsque la difficulté scolaire est importante, les aides sont coordonnées et évaluées dans le cadre du
PPRE (pour l’école élémentaire) ou du projet d’aide spécialisé (pour l’école maternelle et pour l’école
élémentaire). »

Les formations :

« On essaie de faire des textes les plus limpides possibles. Il est précisé dans ce texte « il convient de prévoir, au plan départemental, voire académique et national, des formations spécifiques dans le champ de l’aide spécialisée » ». Ces formations peuvent se faire en lien avec les associations départementales.

La prévention :

« Les termes de prévention et de remédiation apparaissent comme dans la circulaire  2002-113. » Il est demandé d’inscrire les équipes éducatives dans le temps scolaire : « La mise en place des équipes  éducatives sur le temps scolaire ou hors temps scolaires relève des fonctionnements locaux ».

Réseaux de circonscription et antennes :

« Nous ne voulons pas induire un fonctionnement, en nommant  1 RASED = 1 G, 1 E, 1 psy. Le réseau de circonscription s’organise sur la circonscription. Au réseau de circonscription de s’organiser en antennes. La rédaction de la circulaire est claire ».

Les surnuméraires et/ou sédentarisés et les suppressions :

« Dans certaines écoles nous avons constaté une concentration de la difficulté scolaire, le maître surnuméraire sera le référent de cette école (chance pour cette école d’avoir des personnels spécialisés). Nous avons besoin d’une articulation pour servir en temps réel  les besoins des élèves. Rien n’interdit au Rased d’intervenir sur une école avec surnuméraire.Les enseignants surnuméraires font partie des Rased. Ce sont des postes surnuméraires pour un an. Nous avons pris des précautions et nous sommes attentifs aux personnes. Nous insistons sur la qualification de ces personnels. Tous les maîtres spécialisés de France continuent à exercer en Rased : il n’y a pas eu un seul poste d’enseignant spécialisé fermé. Les postes fermés sont ceux qui n’étaient pas pourvus d’enseignants spécialisés ».

Le handicap :

« Cette circulaire s’adresse au traitement de la difficulté scolaire. Le handicap fera l’objet d’une prochaine circulaire ».

Conclusion :

« Notre rencontre était bien venue. Nous vous remercions de cet échange direct avec une lecture spécialiste du texte, c’était utile ».

Compte Rendu : Assemblée d’Artois en Lutte

Vendredi 24 avril 2009

Les étudiants de l’université d’Artois mobilisés contre la masterisation de la formation des enseignants et la LRU, occupent le pôle d’Arras depuis plus de 2 mois. Ils mènent des actions et manifestations tous les jours au sein de la fac, de la ville et de la région.

Conscients de la nécessité de converger avec les autres luttes sociales pour gagner, ils ont initié une démarche qui s’est traduite par la création d’une Assemblée composée de salariés, chômeurs, lycéens, retraités, de syndiqués et de non syndiqués, d’organisations syndicales, associatives et politiques.  C’est dans une  perspective de construction de la grève générale qu’a été rédigé cet appel.

Appel de l’Assemblée d’Artois en Lutte

L’augmentation sans précédent du chômage, les fermetures quotidiennes d’entreprises, les licenciements, le chômage partiel, nécessitent une forte mobilisation autour de revendications d’urgence sociale :

-    le SMIC à 1 600 euros net

-    pas de minima sociaux en dessous du SMIC

-    augmentation des salaires de 300 euros net

-    indemnisation à 100% du chômage partiel

-    maintien de tous les emplois, moratoire sur tous les licenciements

Nous nous opposons aux réformes anti-sociales qui cassent les services publics et revendiquons :

-    l’accès aux soins pour tous et le retrait de la loi Bachelot

-    le retrait des lois et décrets cassant le Service Public d’éducation nationale,  (mesures Pécresse Darcos de la maternelle à l’université : LRU, masterisation, RASED, réformes des lycées,…)

-    le refus de la privatisation de la Poste

-    l’arrêt des suppressions d’emplois et le recrutement massif de personnels dans la Fonction Publique

Parce que la solidarité ne se divise pas nous revendiquons :

-    la régularisation de tous les sans-papiers

-    un droit à un logement adapté et de qualité pour tous

-    un droit à la retraite après 37 ans et demi de cotisation et départ à 55 ans pour les métiers pénibles dans le privé et le public

Signez l’appel

Rejoignez l’assemblée chaque vendredi à 18H, lieu communiqué sur le blog et par mail : artoisenlutte@gmail.com

L’Assemblée d’Artois en Lutte, le 17 avril 2009

SE-UNSA : Groupe de travail RASED.

Mardi 17 février 2009

Le groupe de travail relatif au traitement de la difficulté scolaire s’est réuni le 12 février pour :

- examiner le projet de note de service relatif aux missions des maîtres spécialisés en surnuméraires à l’Ecole

- les thèmes à aborder concernant le traitement de la difficulté scolaire lors des prochains GT

  1. Le SE-UNSA est intervenu sur les points suivants :

-  que ces enseignants spécialisés « sédentarisés » soient identifiés comme membres de RASED,

- que ces enseignants spécialisés en surnuméraire soient affectés administrativement sur une école, mais qu’ils puissent intervenir sur plusieurs, de façon à ce que leurs missions puissent répondre aux besoins des élèves en difficulté.

-  qu’étant membres des Rased, le pilotage de leurs missions soit effectué par les IEN

-  que  ces enseignants surnuméraires soient le lien privilégié avec les autres enseignants et psychologues du  Rased, les partenaires extérieurs (CMPP, CAMSP, CMP …) et l’école.

- qu’aides spécialisées et aide personnalisée soient bien mentionnées comme complémentaires, ne se substituant pas l’une à l’autre, mais pouvant s’articuler selon les besoins des élèves en grande difficulté.

  1. La note de service précise que :

Ces maîtres spécialisés apporteront leur expertise à l’équipe enseignante. Ils peuvent être présents dans la classe au moment des activités collectives pour observer et aider les élèves en difficulté. Ils participeront à définir les PPRE. Ils pourront  animer au sein de l’école des petits groupes d’aide spécialisée pour les  élèves en difficulté.

Aussi, le SE-UNSA est intervenu :

à pour que ces enseignants n’interviennent pas sur la classe entière pour éviter toute dérive et  qu’ils puissent agir dans et hors la classe selon les besoins

à Rattachés au Rased et travaillant en lien avec les professionnels extérieurs, le  SE-UNSA a demandé aussi que ces maîtres spécialisés puissent bénéficier de temps de coordination et synthèse

à la participation des associations professionnelles au groupe de travail

3. Les thèmes du prochain groupe de travail sont les suivants : l’évolution de la circulaire 2002-113

- les formations spécialisées

- le plan de formation à la difficulté scolaire de 40 000 enseignants sur 5 ans

- Le prochain RV est fixé le 11 mars 09 17h30

    SGEN-CFDT : Groupe de travail RASED

    Mardi 17 février 2009

    Le jeudi 12 février s’est tenue au ministère une deuxième séance de travail sur la difficulté scolaire. Le ministère représenté par le responsable de la DGESCO et le DGRH. Pour les organisations syndicales étaient représentés: le Sgen-CFDT (Michelle ZORMAN et Joël BONENFANT), le SnuIPP (3), l’UNSA (3 dont un IEN) et FO (2).

    En introduction, la DGESCO rappelle le statut de cette réunion qui n’est qu’un groupe de travail et n’a pas de valeur institutionnelle.

    Le Sgen-CFDT a demandé des précisions sur les directives éventuelles qui auraient été données aux inspecteurs d’académie concernant la limitation des départs en formation pour les maîtres E et G. Le SnuIPP souligne que d’après leurs informations, il n’y aurait pas de quoi remplir une formation complète sur toute la France. Le ministère s’engage à rappeler les règles aux inspecteurs et que les départs doivent être maintenus au même niveau que l’année en cours.

    Au cours de la dernière réunion, il était apparu nécessaire de préciser dans quelles conditions pouvaient s’exercer les missions des 1500 maîtres surnuméraires spécialisés à travers une note de service à destination des IA. Le DGESCO précise que cette note ne remet pas en cause les missions définies dans la circulaire de 2002.

    En séance, la DGESCO nous a transmis un projet de circulaire sur lequel les organisations syndicales ont fait des commentaires. Les interventions ont relevé de nombreuses ambiguïtés, certaines pouvant conduire à la remise en cause des missions telles que définies dans la circulaire de  2002. D’autre part, certaines de ces missions ne figurent pas dans la note proposée (en particulier la prévention) . L’Unsa a posé la question du pilotage de tous ces dispositifs par les IEN. Il ne souhaite pas que les IEN aient uniquement un rôle de contrôle et demande que l’on fasse confiance aux équipes. Les liaisons entre maîtres spécialisés et les partenaires extérieurs  ainsi qu’au sein de l’école ou des écoles impliquent que ces personnels sédentarisés aient du temps pour les réunions de synthèse.

    Sur plusieurs points, le Sgen-CFDT et l’Unsa et à un degré moindre le SnuIPP demandent que la formulation retenue ne laisse pas entendre que les postes supprimés l’ont été du fait de la mise en place de l’aide personnalisée.

    Le Sgen-CFDT a demandé que le maintien des indemnités soit clairement rappelé. . D’autre part, pour répondre aux inquiétudes des collègues sur des nominations à titre provisoire, le Sgen-CFDT a demandé qu’il soit précisé que les personnels étaient affectés sur des postes à titre définitif. Enfin, il a demandé la suppression de la mention sur la possibilité d’intervention en classe entière.

    Un texte modifié sera proposé aux organisations syndicales, qui pourront à nouveau réagir avant lundi et le ministère décidera de la circulaire. Qui sera adressé sous peu aux IA et aux recteurs. Nous vous transmettrons la version finale dès que nous l’aurons.

    Le groupe  va prolonger son travail sur :

    le « toilettage » de la circulaire de 2002, la formation des enseignants spécialisés avec la mastérisation, la formation des 40000 enseignants sur la prise en charge individuelle de la difficulté scolaire qui a été annoncée par le Ministère.

    Les organisations syndicales s’accordent pour dire que toute évolution doit se faire dans le cadre d’une concertation et d’un dialogue. Avant d’engager des discussions sur les 40000 PE, elles demandent une clarification sur l’objectif. D’autre part, avec la disparition programmée des IUFM, qui s’occupera de la formation des maîtres spécialisés ?

    Le Sgen-CFDT a souligné que si le ministère envisageait de retravailler la circulaire de 2002, il lui semblait essentiel, en préalable, d’avoir un état des lieux et un bilan des missions assurées actuellement par les personnels spécialisés en particulier, compte tenu des évolutions de la loi handicap. D’autre part, il a demandé que les associations professionnelles soient associées à ce groupe de travail en fonction des sujets traités.

    Le ministère soumettra aux organisations syndicales un calendrier et des thèmes de travail. La prochaine réunion aura lieu le lundi 10 mars à 17 h 30 autour des missions des maîtres spécialisés dans le cadre d’une réécriture de la circulaire.

    http://pagesperso-orange.fr/sgen5962/

    “Démodés les profs?”

    Dimanche 30 novembre 2008

    Lu dans les Inrockuptibles du 25 novembre n°678

    ” La grève a été particulièrement suivie chez les instits, touchés de plein fouet par une réforme des programmes faite sans concertation, la remise en cause de la maternelle, la semaine de quatre jours et surtout la suppression de 3 000 postes de RASED, un dispositif spécialement mis en place pour soutenir les élèves les plus en difficulté. Avec les suppressions de postes qui mettent en péril le dispositif ZEP de classes à 25; la droite semble estimer qu’il n’est plus nécessaire de gaspiller de l’argent pour des enfants jugés perdus d’avance, donc sacrifiés sur l’autel de la rigueur budgétaire.[...] Une vieille droite dure qui s’assoit sur le dialogue social et tend à criminaliser les mouvements sociaux”.

    “Point de vue” écrit par Anne Laffeter.