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Infos du 62 : La situation dans les établissements scolaires va devenir DRAMATIQUE !

Lundi 15 mars 2010
 MANIFESTATION_20-11-2008_002 par idf-fotos
MANIFESTATION_20-11-2008_002 par idf-fotos

Les décisions de retrait de postes de la maternelle au lycée sont prises. Elles créent des conditions de fonctionnement pour les élèves et les professeurs qui doivent être dénoncées et combattues ( classes de plus en plus chargées, réduction des horaires dans de nombreuses matières, disparition de certaines disciplines de formation générale ou technique, abandon du travail par groupe, obligation d’intervention de professeurs sur plusieurs établissements, baisse des possibilités de travail à temps partiel, etc.)

La réforme des lycées met en danger l’existence des diplômes nationaux et donc de l’éducation nationale elle-même. L’abandon de certaines matières comme matière obligatoire dans certaines sections ( maths en série L, histoire géo en terminale S ), la réorientation des programmes vers tout ce qui vise le systématique ou  l’économique diminuent la capacité de développer l’esprit critique chez les élèves.

La généralisation des stages pendant les vacances ou des heures d’aide personnalisée en dehors des heures de cours ordinaires met en question le principe d’égalité à l”école. Dans le primaire, l’accueil des enfants de 2 ans devient rarissime, les aides spécialisées aux élèves en difficulté sont réduites de plus d’un tiers. Face à ces besoins, le gouvernement oblige les familles à trouver leurs propres réponses , il renvoie aux élus locaux la charge de compenser ces manques.

Partout la question des remplacements est un problème et le ministère ne trouve comme solutions que l’ appel à des retraités ou des étudiants. La nouvelle formation des professeurs va mettre face aux classes des jeunes diplômés universitaires avec une formation pédagogique réduite ou inexistante et avec un accompagnement incertain.

La liste pourrait être continuée. Elle suffit pour redire à chacun, enseignant, parent d’élève, étudiant, élu , citoyen , qu’il est temps de rassembler nos forces pour s’opposer à ce qui nous est imposé.

Réunis en Assemblée générale, des professeurs de collèges et  lycées du bassin minier ont décidé un rassemblement devant le lycée BEHAL de Lens ( grande résidence ), le jeudi 18 mars à partir de 17h30. Suivra une Assemblée générale pour décider des actions à mener pour amplifier la mobilisation contre toutes les mesures qui contribuent à détruire le service public d’éducation.

Chacune et chacun qui pense que, de la maternelle à l’université, l’école est en danger et qui veut participer à la sauver est attendu le jeudi 18 mars  et lors des autres réunions et actions engagées dans cet objectif. Tenez-vous informés et transférez les informations reçues.

Le comité citoyen Artois-Gohelle pour l’école publique s’associe aux mouvements de luttes initiées localement, régionalement et nationalement.

Prochaine réunion est prévue le lundi 29 mars 2010 à 18h00 à l’hôtel de ville de Liévin.

Il fera le point sur les situations et mobilisations des établissements scolaires et décidera de ses actions pour soutenir et aider tous ceux qui sont en lutte et en résistance contre ces soi-disant “réformes” qui ne permettent pas de construire une école équitable, humaine et respectueuse de tous les enfants, de leurs professeurs et de leurs familles.

Il appelle également  à signer la pétition pour ” l’école publique: un véritable enjeu de société”.

A peine un mois après son lancement, l’Appel national pour l’École publique recueille déjà près de 50.000 signatures. Ce premier palier montre l’intérêt suscité par ce large Appel pour l’École publique. Il reste encore 3 mois pour dépasser les 100 000 et viser les 150 000 signatures. Pour relever ce défi, nous vous invitons à signer et à faire signer très largement cette pétition en cliquant ici : appelpourlecolepubliquedans et en expédiant ce lien à tous vos proches, amis et collègues. Vous pouvez la retourner à l’une ou l’autre des organisations participantes à l’appel.

Compte rendu de l’AG départementale des Collectifs Locaux Ecole en danger Rhône

Dimanche 14 février 2010

Jeudi 11 Février Maison de l’Education Lyon 1er , à l’invitation du Collectif Croix Rousse,

Intro

Suite à la journée de grève du 21 janvier, journée sans AG, sans échanges, sans lendemain …, le Collectif Croix Rousse a souhaité réactiver le lien entre maternelle, primaire, secondaire et supérieur.

Situation nationale.

Dans le second degré, mobilisation et grève dans le secondaire en Seine St Denis et dans le Val de Marne, mobilisation des PE1-PE2 en Loire Atlantique, pétition et rassemblement en Maine et Loire suite au refus du Préfet de région d’ouvrir un lycée public à Beaupréau pour ne pas concurrencer les trois établissements secondaires privés confessionnels existants, deux établissements en grève à Lille.

En primaire, descente aux flambeaux à Toulouse organisée conjointement par des parents d’élèves, des étudiants et des formateurs IUFM, des enseignants. En Haute Savoie, réactivation des collectifs parents-enseignants et des liens entre ces collectifs, mais toujours une difficulté à mobiliser les parents lambda sauf si l’école fait l’objet d’une mesure de carte scolaire. En Midi Pyrénées, lutte à propos des contrats d’objectifs, mis en place après les évaluations nationales CM2 et visant à « améliorer la performance »

http://ecoleendanger69ouest.free.fr/spip.php?article806.

Situation dans le Rhône


Dans le secondaire
, la politique de suppression massive de postes a visé particulièrement les lycées professionnels et les zones prioritaires. Plusieurs établissements du Rhône sont en grève ou en lutte (blocage des CA, information des parents et des médias http://collectif.ecoles.free.fr/articles.php?lng=fr&pg=176

Collège Barbusse Vaulx en Velin, Lycée Professionnel Picasso Givors, Lycée Sambat et Lycée Professionnel Seguin de Vénissieux, … Les moyens horaires par établissement sont en baisse et les Heures Sups représentent parfois 10% de la dotation horaire globale. Conséquences : Les dispositifs pédagogiques sont touchés (pas de dédoublements en sciences, physique, technologie, effectifs à 35 élèves en 5è, etc) et la masse énorme d’HSA permet aux chefs d’établissement d’engager des négociations-chantages avec chaque enseignant : Si vous n’acceptez pas les HSA pour votre discipline, ces heures sups seront attribuées à améliorer l’enseignement d’autres disciplines. Au lieu de construire une politique d’établissement au moyen de la DHG puis de peaufiner avec les HSA, le chef d’établissement tente d’imposer un volume horaire par discipline subordonné à l’acceptation des HSA par les enseignants. Quant on sait qu’un enseignant acceptant 3 HSA perçoit une prime-carotte trimestrielle conséquente, une lutte collective contre cette casse des dispositifs pédagogiques existants est dure …

Décision de l’AG :

Informer par tract avant les réunions de CA de mars : Refus collectif des HSA, Maintien et développement des dispositifs pédagogiques existants.

Dans le premier degré

tour de table sur les deux actions en cours : les évaluations nationales CM2 et les actions des désobéisseurs. De grosses pressions des IENs sur les directeurs d’école et sur les enseignants de CM2. Les personnels sont convoqués isolément. Difficile dans ces conditions d’organiser une lutte collective d’autant plus que, là aussi, une prime-carotte de 400€ a fait taire les consciences de bon nombre. Dans certaines circonscriptions, les enseignants croulent sous les paperasses inutiles à renseigner, les chiffres à transmettre : refus de certains, lassitude des autres.

Du côté des parents d’élèves

L’étincelle de l’automne 2008 avait été le non-remplacement des enseignants en congé et la casse des dispositifs RASED. La carte scolaire réalisée par la nouvelle IA a mis des moyens sur les remplacements congé maladie et déshabillé d’autres secteurs, formation continue notamment. La pénurie est ainsi moins visible aux yeux des parents. En pointe cette année, l’externalisation de l’enseignement : En ligne directrice, la vitrine Aide Personnalisée et Stages de remise à niveau, prolongement des Evaluations nationales, peut séduire des parents mal informés.

Important : Parents, enseignants, le réseau des enseignants du primaire en résistance fait appel à la solidarité financière de tous.

Adressez vos dons par chèque à la Caisse Nationale de Solidarité Résistance Pédagogique : 2074, route de la Vinouze 82230 VERLHAC TESCOU

http://www.resistancepedagogique.org/site/articles.php?lng=fr&pg=166

Dans le supérieur

IUFM : Les stages ne sont plus considérés comme des moyens de formation mais comme des moyens de remplacement mais il est difficile pour les étudiants et les formateurs de communiquer sur la réforme, les infos étant très techniques.

Médiatisation : Une ronde hebdomadaire est organisée par les PE2, chaque vendredi midi, devant l’IUFM de Lyon.

IEP : Les étudiants en lutte l’an dernier sont toujours vigilants, mais la mobilisation est faible.

Formation, cache misère


Dans le second degré

les stagiaires doivent 14 heures hebdomadaires devant élèves, mais compte tenu que cette « formation » est annualisée, l’administration leur attribuent des blocs de 18 heures hebdomadaires, cachant ainsi la suppression de postes de titulaires. Les étudiants préparant le CAPES font les bouche-trous en remplaçant ces stagiaires pendant leurs temps de formation théorique.

Dans le premier degré

les T1 sortants d’IUFM seront en stage de pratique accompagnée dans des classes de maîtres-formateurs, 7 semaines jusqu’aux vacances de toussaint. Les T1 ne seront pas remplacés par des TRFC, titulaires-remplaçants formation continue, (Les postes ont été supprimés depuis cette année !…) mais par des étudiants M2 non formés. Inégalités sociales : A noter que les M2 percevront une prime de 3000€ pour leurs 7 semaines de vacation alors qu’auparavant les PE2 percevaient un salaire mensuel pendant leur année de formation.
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à venir
Répression lycéenne au Lycée Brossolette Villeurbanne http://collectif.ecoles.free.fr/articles.php?lng=fr&pg=178

Décision de l’AG :

envoi d’une motion au chef d’établissement. Ce texte sera envoyé, personnalisé, par les différents collectifs du département. Les courriers de protestation individuels sont également encouragés. (Isabelle se charge de la rédaction, de la diffusion à mobilisation-rhône et de prendre contact avec le groupe de soutien aux deux lycéens exclus.) Dépôt collectif de plaintes individuelles de parents d’élèves contre le fichier Base Elèves au TGI de Lyon.

Toutes les infos et la marche à suivre sont ici http://collectif.ecoles.free.fr/articles.php?lng=fr&pg=177

Action à mener conjointement avec le CNRBE, collectif national de résistance au fichier base élèves
( http://retraitbaseeleves.wordpress.com/ ) et le SAF syndicat des avocats de France http://www.lesaf.org/ à Lyon pour le TGI de Lyon : Maître Marie-Noëlle Fréry mfrery@gmail.com

L’action aura lieu le 19 mai mais la procédure doit débuter dès maintenant. Important : Parents, enseignants, le collectif national de résistance à base élèves appelle à la solidarité financière de tous http://collectif.ecoles.free.fr/file/appel_a_solidarite_financiere_CNRBE.pdf. Adressez vos dons par chèque à l’ordre de CDPE94CNRBE à l’adresse suivante : Isabelle Calméjade CNRBE Anos 09800 Saint Lary. [Le compte postal est hébergé par la FCPE du Val de Marne.]

Prochaine AG départementale Ecole en Danger Rhône : Mardi 23 Mars à partir de 18h30 Maison de l’Éducation Lyon Croix Rousse 21, rue des Tables Claudiennes 69001 Lyon. Chacun apporte à boire et à grignoter !

Le Collectif Chamousset en Lyonnais organise une conférence-débat le 30 avril à Sainte Foy l’Argentière avec la participation de Dominique Senore et de François Gauthier de la FCPE Rhône
(http://collectifchamoussetenlyonnais.over-blog.com

Le Collectif pour une politique citoyenne dans les Monts du lyonnais organise un déplacement groupé (co-voiturage ou car selon le nombre de personnes inscrites) pour le rassemblement sur le plateau des Glières, le 16 mai, à l’appel du collectif Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui, événement qui a rassemblé 4000 personnes l’an dernier (avec la participation d’Alain Refalo pour le secteur éducation).

http://www.forumsocialvillages.org/index.php

Refus d’accueillir des stagiaires

http://collectif.ecoles.free.fr/articles.php?lng=fr&pg=179

Comité Citoyen Artois-Gohelle

Samedi 12 décembre 2009
 Exhibition 4 (Pastels) par hannah** (busy)
Exhibition 4 (Pastels) par hannah** (busy)

Ecole surchargée, enfant sacrifié

Les 39000 suppressions de postes prévues dans  l’éducation nationale en 2009 et 2010 ont commencé leur effet destructeur avec leur cortège de fermetures de classes dans le primaire et les suppressions de filières dans le secondaire ou le supérieur. C’est comme cela que l’on observe des classes de maternelle à 27 ou plus, des élémentaires à 29 et des classes de seconde à 35 !!!.

Est ce que dans ces conditions nos enfants bénéficient du meilleur de l’éducation nationale ?

Non, car pour assurer la meilleure réussite de tous les élèves, les recommandations sont de 24 par classe  (au maximum et non pas en moyenne)

Ces  sur-effectifs entraînent pour les enfants des conséquences graves sur leurs apprentissages.

Plus le nombre d’enfants est élevé, plus la mise en route sera longue. Par exemple en CP les enfants  sont loin d’être totalement autonomes pour les gestes du quotidien .Les enseignants sont obligés de proscrire les déplacements dans la classe et  limitent fortement les interventions orales. On sait qu’il est possible de faire lire les enfants de CP deux à trois minutes à voix haute par jour, ceci dans une classe de 24 élèves . Cela fait à peine  dix minutes par semaine , ce qui n’est plus le cas avec des effectifs à 29. Cette démonstration est valable pour tous les autres apprentissages (maths, leçons, poésie, exposé, etc…) et dans les autres niveaux.

Du fait du nombre important, l’enseignant consacre moins de temps à chaque élève.  Il est donc  contraint de multiplier le travail personnel à la maison sous la responsabilité des parents qui sont chargés de réexpliquer, de repérer les lacunes. Tous ne sont pas en mesure de le faire. Des études ont mis en évidence que le recours au travail à la maison accentuait les inégalités entre les enfants.

Pour conserver des effectifs  équilibrés (26 quand même) des écoles primaires font le choix  de créer des classes à double niveau .Une vaste étude (enfin !) , menée par deux chercheurs de l’Institut de recherche sur l’éducation (Iredu) de Dijon,  a montré qu’elles sont néfastes pour les enfants qui rencontrent des difficultés.
Cela correspond complètement à ce que peut ressentir l’enseignant qui ne peut pas être partout ni différencier de la même façon.

En effet, les temps de travail individuel où il pourrait se déplacer pour aider les élèves dans une classe simple doivent être consacrés à l’autre niveau. De plus, préparer une classe pour plusieurs niveaux différents implique forcément de passer moins de temps à préparer chaque niveau, ce qui porte préjudice aux élèves qui ont besoin de situations plus “fouillées” pour apprendre. Cette organisation demande aux élèves encore plus d’autonomie, encore plus de discipline et encore plus de travail à la maison, ce qui n’est pas possible pour tous.

On le constate donc encore une fois, l’économie de moyens que veut faire le gouvernement se paye directement par les enfants fragilisés ou qui rencontrent des difficultés.

L’école qui doit être un lieu d’égalité aujourd’hui renforce les inégalités.

L’école publique est en danger ! Tous les niveaux , ses valeurs et ses moyens sont concernés.

Le comité citoyen pour l’école publique Artois-Gohelle agit pour empêcher la régression et promouvoir le progrès du service public d’éducation, gratuit et laïc.

COMITE CITOYEN pour L’ECOLE PUBLIQUE ARTOIS-GOHELLE

Samedi 12 décembre 2009

 Fosse 3 de Lens (Liévin) par Ben Plissken

Fosse 3 de Lens (Liévin) par Ben Plissken

Compte Rendu de la réunion du comité citoyen ce mardi 8 décembre 20009  à Liévin .

Un état de la situation dans les établissements scolaires de la maternelle à l’Université a été présenté par les participants.

Suppression de postes, précarité des personnels, régression des horaires de certaines disciplines , absences non remplacées dans le secondaire, crainte quant à la future carte scolaire dans le premier degré , quasi absence de formations spécialisées pour les RASED, etc. sont les principaux sujets de mécontentement des étudiants et élèves, des parents, des enseignants, des élus syndicaux ou municipaux, etc.

Les mesures qui s’appliquent déjà ou que le ministère prépare s’inscrivent dans la logique européenne  de réduction des services publics et en particulier de création d’un marché de l’éducation ( mettant en concurrence le service public et gratuit avec des services privés à but lucratif ) .

Malgré le contexte difficile, les luttes commencent à s’organiser ( dans les lycées, dans les IUFM, …)

Un préavis de grève a été déposé pour le 15 décembre 2009.Ce jour sera notamment une journée d’action lycéenne et une journée nationale d’action dans les IUFM.

Le comité citoyen soutient ces actions. Il  appelle ses membres à  relayer les infos les concernant et à participer aux actions organisées.

Il mettra rapidement  en ligne un tract et appelle à le distribuer largement pour,  d’une part donner à cette journée le meilleur impact, d’autre part préparer aux actions qui vont se multiplier après la rentrée de janvier ( De nombreux mouvements sont à prévoir à l’initiative des collectifs , un appel intersyndical est en préparation pour une journée de grève en mi-janvier  et une manifestation nationale à Paris un dimanche de fin janvier ).

Le comité citoyen se réunira le mardi 12 janvier 2010 à l’hôtel de ville de Liévin .

Vous pouvez retrouver des informations le concernant sur le site RASED-en-LUTTE ou sur le site lievin.wiki-citoyen.fr ( sur ce deuxième site, vous pouvez aussi apporter toutes informations utiles dans la page consacrée au comité citoyen pour l’école publique Arois-Gohelle ).

le comité

Mobilisé-e-s au sein des collectifs

Samedi 6 juin 2009

Qu’en est-il de cette pratique militante qui lors des temps forts réussit à mobiliser de nombreuses énergies ?

Lors de toutes les luttes, on trouve de nombreux militants, syndicalistes, politiques, associatifs et sans étiquette : ces derniers sont nombreux à ne pas se reconnaître au sein du florilège d’organisations que l’on peut recenser. Ils défendent un secteur, une catégorie, un statut ou encore l’unité. Ils se rencontrent, s’organisent et disparaissent ! Groupes éphémères, militants d’une lutte, ils sont là et constituent un vivier irremplaçable. Ils sont le ferment des collectifs et comités qui vivent dans nos villes. Ils sont souvent très visibles, parfois reconnus, plutôt méprisés.

Des militants comme les autres

Constitués pour répondre à un manque de couverture ou pour pallier l’absence de certaines organisations, il semble que ces collectifs répondent à une vraie demande de la population. Ces militants, souvent en devenir, ont donc besoin de créer un groupe pour pouvoir débattre, orienter, mobiliser, décider… L’organisation est déjà en soi une revendication d’indépendance face aux structures existantes. Ce sont avant tout des citoyens, des citoyennes qui se sentent concernés, qu’ils soient victimes ou qu’ils fassent preuve de solidarité.

Il y a tant d’occasions de créer un collectif/comité

Premier niveau d’organisation, les collectifs adoptent un nom qui détermine leur objectif principal. Ils s’appelleront collectifs des précaires, des AED, des EVS, des sans-papiers, des inculpés de Tarnac ou comité de coordination des luttes, de convergence, de sauvegarde des services publics… Leurs missions sont le plus souvent très ciblées : un collectif d’assistants d’éducation demandera, par exemple, le retour à un statut plus avantageux (MI-SE) et n’élargira pas forcément ses objectifs à la défense du service public d’éducation. Ces collectifs définissent eux-mêmes leur champ d’action, le maître mot restant la souplesse : ils ne font pas l’objet de règles statutaires contraignantes et peuvent donc s’élargir ou fonctionner en comité restreint selon les besoins.

S’organiser soi-même plutôt que se contenter de s’encarter

Il existe de nombreuses organisations qui couvrent de nombreux champs. S’engager en leur sein oblige à se plier à leur fonctionnement.

L’absence de contraintes est une motivation non négligeable dans la création de ces collectifs/comités : elle rend plus facile leur évolution et permet à chacun de se l’approprier. Le fonctionnement des organisations conventionnelles - en particulier des confédérations - entraîne chez les militants un attentisme et une passivité synonymes d’immobilisme. Les collectifs/comités se créent, eux, autour d’un objectif. S’y impliquer ne fait pas suite à la demande d’une quelconque hiérarchie, mais résulte, le plus souvent, d’un débat nourri par tous : pour une lutte spécifique, une mission est donnée, un collectif se crée. Une fois le but atteint, le collectif peut perdurer, disparaître ou évoluer. Ce système rend possible de se fixer des objectifs immédiats qui, à défaut de donner des perspectives à long terme, permettent à chacun de se retrouver immédiatement dans le combat mené.

C’est la crise, organisons-nous !

Actuellement, de nombreux collectifs/comités de convergence/coordination voient le jour. Ils sont, pour la plupart, issus des assemblées générales d’après manifestation, qu’elles soient de ville ou de secteurs entiers. L’absence quasi systématique des organisations syndicales classiques à ces assemblées, (elles ne leur reconnaissent aucune légitimité) ne permet pas de construire la suite immédiate forte qu’est la grève générale. Celle-ci, bien sûr, ne se décrète pas, mais elle nécessite un appel massif par le biais des voies médiatiques ou syndicales.

Au vu des attaques, des souffrances et du manque de réponses adéquates des bureaucraties syndicales ainsi que de l’autisme du gouvernement, la population se prend en main et milite pour organiser la lutte. C’est ainsi que se créent ces collectifs/comités unitaires, qui tout comme le LKP souhaitent rassembler des organisations diverses autour de plateformes revendicatives communes. Objectif irréaliste ? Peut-être, mais seule solution envisageable pour pouvoir obtenir des victoires. Pour y parvenir tous les moyens sont bons : interventions auprès des travailleurs, prises de contacts avec les militants de base, information massive et alternative sur la place publique, créations d’événements divers (forum, apéro, etc.), pression sur les organisations, etc. les idées ne manquent pas pour tenter de les motiver et les amener à agir dans l’unité. Cela demande, bien sûr, beaucoup de patience, de compréhension et surtout de discussions et de compromis.

Dans le Doubs, le Comité de Coordination des Luttes de Besançon

Créé à la suite de la manifestation du 29 janvier 2009, c’est une bonne illustration de l’auto-organisation des luttes. Sud éducation Franche Comté et plus largement Solidaires 25 se sont associés à cette initiative.

Les discussions au sein du comité ont permis d’élaborer une plateforme de revendications : retrait de toutes les réformes en cours, interdiction des licenciements, levée du secret bancaire, revenu minimum garanti de 700euros/mois, création massive d’emplois en répartissant le temps de travail - 30 heures de travail hebdo sur 4 jours - et embauches correspondantes pour répondre aux besoins immédiats, dans l’enseignement/formation, la santé, les transports publics, le logement social, l’écologie, l’énergie, la culture et bien d’autres secteurs encore…

Elle est actuellement soumise à la discussion des diverses organisations bisontines. Des contacts sont en cours avec AC, ATTAC, POI, NPA, CAC, Solidaires, FERCSUP CGT, FSU, JPC, Association de Retraité, Restotrottoir, CNT… Les médias locaux s’intéressent de près à cette initiative. Des réunions hebdomadaires et des rencontres en direction des secteurs en lutte ont lieu toutes les semaines et un journal bimensuels parait régulièrement depuis 2 mois.

Et Solidaires dans tout ça ?

Il est vrai que la plupart de ces collectifs, très spécifiques, ont une tendance à envisager la lutte à court terme. Au vu de notre travail syndical, ceci est insuffisant. Il ne faut pourtant pas oublier qu’il s’agit de la volonté d’une proportion importante de personnes que nous ne pouvons ni ignorer, ni rejeter.

Localement nous ne pouvons pas cacher que les militants de Solidaires travaillent à l’auto-organisation des luttes. Les initiatives d’AG sont souvent impulsées par nos unions locales, et dans les intersyndicales nous essayons de faire remonter les revendications venant directement de la base, de pousser à l’action et à la reconnaissance des luttes en cours. Dans les assemblées générales, nous appelons à donner des suites immédiates aux mobilisations en cours et à faire converger les secteurs en lutte.

Le résultat d’une première AG de ville, catégorielle ou interprofessionnelle aboutit souvent à la création d’un collectif/comité. De nombreux membres de Solidaires s’investissent au sein de ces initiatives, parfois plus que dans la vie de nos syndicats. Ce qui prouve bien que toutes les initiatives de lutte s’avèrent motivantes et que notre travail au sein d’un mouvement impulsé par la base est appuyé par nos adhérents. En reconnaissant les AG comme légitimes, Solidaires affirme de cette façon qu’il favorise l’émergence de ces groupes, outils de débordement, de contestation et de pression sur la stratégie des confédérations. Les militants de ces collectifs ne restent pas insensibles à notre soutien sans à priori pour leurs combats. Dans ce contexte, nous considérons que c’est l’un des meilleurs moyens pour donner à notre syndicalisme l’image qu’il mérite et nous nous démarquons ainsi des syndicats réformistes. Notre implication démontre clairement que nous pratiquons du syndicalisme de lutte.

Sud éducation Franche Comté

Ça chauffe à Marseille : Communiqué de presse

Samedi 9 mai 2009

Séquestration à l’inspection Académique des Bouches-du-Rhône !

La réponse a été à la hauteur de l’attaque. Face au mouvement de désobéissance des enseignants des écoles primaires qui continuent à refuser d’appliquer des réformes Darcos qui condamnent purement et simplement l’Ecole Publique, M. Gérard Trève, l’Inspecteur d’Académie des Bouches du Rhône n’y a pas été de mains mortes. Il a été le premier Inspecteur d’Académie en France à sanctionner financièrement les désobéisseurs, et celui qui a appliqué les sanctions financières les plus lourdes et les plus nombreuses. Il a été également le premier à prendre des sanctions disciplinaires à l’encontre de deux professeurs d’écoles en désobéissance. Certainement la goutte qui a fait déborder le vase .

Ce mercredi 6 mai, lors de la 3ème journée nationale de désobéissance, et alors que les enseignants « blâmés » étaient convoqués pour consulter leur dossier professionnel, des enseignants du primaire, du secondaire et de l’Université, des parents d’élèves, des étudiants, des citoyens solidaires, des
représentants syndicaux et des élus ont bel et bien bouclé l’Inspection Académique.

Les trois issues barricadées, aucun personnel n’a pu ni entrer, ni sortir entre 10h et 15h30 ! Un mode d’action peu banal dans l’Education Nationale qui montre des enseignants de plus en plus déterminés et exaspérés par l’entêtement de leur hiérarchie à refuser tout dialogue. A l’annonce du rassemblement prévu, l’Académie avait préféré reporter la convocation des enseignants sanctionnés.

L’ensemble des parents et personnels qui soutiennent les désobéisseurs demandent la levée des sanctions financières et disciplinaires prises à leur encontre.

DE LA MATERNELLE A L’UNIVERSITÉ : Communiqué de SUD EDUCATION

Samedi 13 décembre 2008

Face à la destruction organisée du service public d’éducation, les mobilisations s’étendent.

Dans notre région, certains lycées de Lille, de la Madeleine (Pasteur, Fénelon, Valentine Labbé…) et de Wattrelos ont décidé d’action de blocage. Dans les IUT, la contestation monte. Les assemblées parents/enseignant-e-s et les appels à la désobéissance se multiplient dans le Premier Degré…Tout indique que ni le mépris ni les intimidations de Darcos ne peuvent endiguer la colère des personnels et des usagers d’un service public d’éducation que les « réformes » vouent à la rentabilité, la déshumanisation, la concurrence et l’inégalité…

Au service des luttes et soucieux d’une organisation à la base des personnels et des usagers, SUD éducation 59/62 soutiendra les collectifs, dont ceux des RASED, et les assemblées générales de personnels ou de parents/enseignant-e-s qui se mettent en place dans la région et décideront des actions à mener pour obtenir satisfaction.

Dans ce cadre, notre syndicat soutient les lycéens qui se mobilisent courageusement contre les réformes dans le secondaire. A ce titre, il est inadmissible que le Rectorat interdise aux lycéen-ne-s de se réunir. SUD éducation 59/62 exige donc que l’administration reconnaisse les droits les plus élémentaires des lycéen-ne-s et leur permette de s’assembler et de s’exprimer sur leur lieu de travail.

De même, SUD éducation 59/62 soutient les assemblées parents/enseignant-e-s qui se mettent en place dans le primaire pour organiser une riposte convergente et jeter les bases d’une réflexion plus démocratique sur une autre école.

Il appelle par ailleurs les personnels du Premier Degré à refuser d’appliquer les différentes mesures Darcos destinées, notamment, à liquider les Résaux d’Aide et à rendre les écoles plus rentables au mépris de la pédagogie et du rythme des enfants. Ce refus des 60 heures, des évaluations nationales, des  nouveaux programmes ou du service minimum doit devenir collectif. C’est pourquoi nous invitons les personnels de l’éducation à soutenir ou à signer l’appel à la désobéissance : http://desobeissance-pedagogique.org/

Enfin, si SUD éducation 59/62 souhaite l’unité syndicale, nous ne pouvons nous satisfaire des rassemblements sans lendemain décidés par les intersyndicales fédérales ou académiques. Face à la casse généralisée du service public, des acquis sociaux et du droit de grève, l’heure est à la mobilisation, forte et ambitieuse – et certainement plus à une nouvelle série de « négociations » qui amèneront d’autres défaites, d’autres réformes tout aussi nocives. C’est pourquoi SUD éducation proposera aux intersyndicales de travailler à la construction d’une riposte forte et, en cas de refus, assumera seul, ou avec d’autres organisations, d’appeler à la grève reconductible, seule à même de mettre un terme à la vague de régressions sans précédent qui nous frappent quotidiennement.

SUD éducation appelle donc les syndicats à se réunir le plus vite possible afin de mettre en place cette mobilisation et de lancer dans les plus brefs délais un appel à la grève reconductible dans l’Éducation Nationale.

Par ailleurs, prônant l’auto-organisation démocratique des luttes, SUD éducation appelle l’ensemble des personnels, des parents, des lycéen-ne-s et des étudiant-e-s, de la maternelle à l’université, à se réunir dans leurs établissements ou leurs bassins afin de construire un mouvement de grève reconductible le plus convergent possible.

Passer à l’offensive avant qu’il ne soit trop tard, c’est mettre un frein à la destruction du service public et à la régression sociale. C’est créer les conditions d’une autre école, plus juste, plus démocratique et plus égalitaire !

L’éclosion de “Collectifs RASED” en France

Dimanche 9 novembre 2008

Nous avons la joie de vous annoncer la naissance du Collectif RASED 03 département de l’Allier un joli nom et d’un Collectif RASED 69 dans le Rhône .

D’autres Collectifs sont en gestation notamment dans le Nord :

Vous êtes tous invités à l’Assemblée Générale des personnels RASED du Nord, mercredi 12 novembre 2008 à 15H,  salle de conférence C1-C2 à l’IUFM de Lille, 58 rue de Londres .



COLLECTIF RASED 62 : Mobilisation réussie à Arras ce samedi 8 novembre 2008 .

Dimanche 9 novembre 2008

MERCI à la centaine de PSY, Maître E et G qui ont pu venir avec nous ce matin sur le marché d’ ARRAS !

Le soleil était au rendez vous et les gilets jaunes lumineux!!!

Jacques à la table de pétition, Sylvie au porte-voix, Caroline et Franck à la guitare, 2000 tracts imprimés par les services du SNUipp et des dizaines de militants du “Collectif RASED 62″ ont fait de cette action un moment de Lutte, de plaisir et de convivialité .

-Les Arrageois ont été receptifs à nos revendications : 1016 nouvelles signatures de la pétition papier  “SAUVONS les RASED”  ont été recueillies!!!!

-Des IEN sont venus nous apporter leur soutien.

-De nombreux parents d’élèves nous ont fait part de leur inquiétude face au démantelement brutal de l’Education Nationale.

La lutte ne fait que commencer, les écoles maternelles sont menacées, les directeurs d’école seront bientôt remis en cause avec la mise en place des EPEP, les IUFM ferment …

LE JEU DE MASSACRE DOIT S’ARRETER, NOTRE ACTION DOIT S’AMPLIFIER !

Distribution de tracts à Arras : appel de l’ALRAL 62

Mercredi 5 novembre 2008

Bravo à tous ceux qui se sont mobilisés pour la journée du 4.11 à Paris ou ailleurs!
Ne soyez pas déçus si vous n’en étiez pas car il reste tant à faire…

Un nouveau pas a été fait qui nous permettra peut-être de sauver l’essentiel et de redévelopper les aides spécialisées à l’école..

ce n’est qu”un tout petit pas….

Aussi soyons nombreux samedi 8 à Arras , avec nos gilets jaunes et nos pétitions, pour informer et convaincre encore.  rappel : RV place des héros, devant le  beffroi à 9 heures.
J’ai reçu ce jour le récépissé de la préfécture autorisant notre manifestation.
Le comité d’organisation donnera certainement des infos complémentaires par courriel ou sur le site rased-en-lutte.

Soyons également nombreux à reprendre dès jeudi le contact pour mobiliser les enseignants chargés de classe et les parents .

Et puis, si tout cela est possible, c’est aussi parce qu’il existe “du collectif”, de la solidarité.

Un collectif existe qui s’est créé grâce à l’appel de nos collègues lensois, il va continuer d’exister , j’en suis sûr, tant que la lutte pour sauver les RASED sera nécessaire.

D’autres collectifs existent qui sont les syndicats et associations : Il me semble important d’y trouver une place pour leur donner la force de soutenir voire parfois de représenter les personnels .

Chaque professionnel d’un Rased peut notamment adhérer à une association . L’ALRAL 62 ou AREN 62 est celle des rééducateurs de l’Education nationale du Pas-de Calais. Elle est ouverte à tout professionnel de Rased qui partage ses objectifs.
Rappel: Notre prochaine réunion  aura lieu à Arras le mercredi  12 .11 à 9h30 à la maison des sociétés.

Les membres de Rased non rééducateurs peuvent aussi se rapprocher de l’AFPEN pour les psychologues et d’une AME pour les maîtres E ( Une AME pourrait être créée dans le 62.)

Pour plus d’informations contactez Jacques Quentin : jacques.quentin@club-internet.fr