Articles taggés avec ‘cgt’

Communiqué de presse UGFF-CGT : Décret sur la réorientation professionnelle dans la Fonction publique

Dimanche 7 février 2010
 Manifestación Acciona Facility... par rodcasro
Manifestación Acciona Facility… par rodcasro

Dans un communiqué  en date du 3 février, Eric WOERTH ne tente même pas de défendre l’indéfendable ; il tire un rideau de fumée sur la réalité du décret relatif à la réorientation professionnelle dans la Fonction publique de l’Etat qui doit être examiné au Conseil Supérieur de la Fonction publique du 11 février prochain.

En effet la nouveauté considérable introduite par la loi du 3 août 2009, ce n’est pas, contrairement à ce que tente de faire croire le Ministre, qu’un fonctionnaire de l’Etat mis en disponibilité et qui refuse trois emplois puisse être licencié. Cette disposition figure déjà, avec des conditions encadrées à l’article 51 de la loi 84-16 qui constitue le Titre II du statut des fonctionnaires.

Ce qui est nouveau, c’est que l’administration puisse placée un agent en disponibilité d’office, c’est-à-dire sans aucun traitement, au motif que « son emploi a vocation à être supprimé dans le cadre de réorganisation ou d’évolution de l’activité du service dans lequel il est affecté ».

Jusqu’à aujourd’hui la disponibilité était une position volontaire qui n’intervenait qu’à la demande de l’intéressé, la mise en disponibilité d’office ne pouvant intervenir qu’à l’expiration de congés, de longue maladie ou de longue durée (article 51 de la loi 84-16) après avis du comité médical et de la commission paritaire.

C’est donc avec une parfaite mauvaise foi qu’Eric WOERTH affirme que le projet de décret soumis au Conseil Supérieur du 11 février prochain ne vise pas à licencier des fonctionnaires.

Au contraire, l’article 12 du Titre I du statut général des fonctionnaires disposent qu’« en cas de suppression d’emploi, le fonctionnaire est affecté dans les conditions prévues par les dispositions régissant la Fonction publique auquel il appartient ». Pour la Fonction publique de l’Etat il n’existait pas, avant la loi du 3 août 2009, de textes de portées transversales et dans les cas de restructuration d’administration, des dispositions particulières assuraient les réaffectations des agents concernés, au besoin en surnombre.

L’article 7 de la loi dite de « mobilité » et son décret d’application ouvrent bien de façon nouvelle la possibilité de licencier des fonctionnaires pour motif économique.

Cette disposition particulière doit, en outre, être replacée dans le cadre de la politique gouvernementale concernant la Fonction publique. Pour l’État, 100.000 emplois ont été supprimés depuis 2007 et plus de 100.000 suppressions nouvelles sont annoncées d’ici 2012. Dans le même temps, la loi dite de « mobilité » a généralisé les cas de recours à l’emploi précaire et introduit la possibilité d’utiliser des intérimaires pour accomplir des missions jusqu’ici remplies par des agents publics.

L’UGFF, dans l’unité la plus large entend combattre ces projets rétrogrades qui portent atteinte aux principes fondamentaux de la Fonction publique.

Le statut est aussi et surtout garant de la neutralité des agents publics et de l’égalité de traitement de tous les citoyens. Il constitue un bien commun à toute la population.

Montreuil, le 3 février 2010

http://www.ugff.cgt.fr/

1800 suppressions de postes RASED en 2010 selon le SDEN CGT de Gironde

Mercredi 18 novembre 2009

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE

le 24 novembre 2009

11 200 emplois en 2008 !

13 500 emplois en 2009 !

16 000 emplois pour la rentrée 2010 !

PERTE PROGRAMMÉE de 80 000 emplois au total pour 2012 !

Et il faudrait se taire !!!

Nous subissons de plein fouet dans les écoles les suppressions de postes avec la disparition programmée des RASED Intervention restreinte, quand elle existe encore, des maîtres spécialisés, secteurs entiers sans psychologue scolaire… Et à la suppression de 1500 de l’année dernière va s’ajouter une nouvelle suppression de 1800 postes à la prochaine rentrée !

Nous refusons ces suppressions et nous revendiquons non seulement la récupération de la totalité des postes RASED mais demandons la création de postes supplémentaires.

Nous condamnons les mesures que nous subissons aujourd’hui dans les écoles.

l’aide personnalisée qui alourdit la journée de travail des enseignants et des élèves en difficulté et dont la principale motivation est de justifier la suppression de postes de fonctionnaires, avec le suppression des postes RASED. Nous désapprouvons le fait que chaque enseignant puisse être seul responsable désormais de la prévention des difficultés scolaires,

les nouveaux programmes rétrogrades et dénoncés par tous les évaluations CE1/CM2 qui ne sont que des évaluations bilan, ne permettent pas la remédiation et s’inscrivent dans un contexte d’évaluation à outrance.

Les attaques contre le droit de grève avec le service minimum d’accueil et contre le droit syndical avec des restrictions sur les réunions d’information syndicale le traitement des personnels EVS et AVS qui n’ont que des contrats précaires sans possibilité de formation diplômante, alors que leur emploi justifierait la création de véritables postes statutaires.

Contre ces mesures, contre tout ce qui affaiblit le fonctionnement de l’école, nous revendiquons le retrait des décrets Darcos.

Il est évident que ces suppressions de postes dégradent l’offre de formation, nuisent aux conditions de travail des élèves et des personnels : classes surchargées, redéploiement incohérent de personnel, baisse du nombre de postes aux concours, salaires dévalorisés, accentuation du chantage sous toutes ses formes (primes, service minimum d’accueil…)

Chacun d’entre nous est concerné par ces attaques !

Nous refusons toutes ces « réformes » :

• Décrets Darcos en primaire

• Généralisation du Bac Pro 3 ans en LP

• Réforme du Lycée Général et Technologique envisagée

• Disparition programmée des IUFM

• Mastérisation des concours

Ces mesures n’ont pour but que la casse du Service Public d’Education.

Nous exigeons la restitution de tous les postes supprimés, nous n’acceptons plus cette nouvelle dégradation de nos conditions de travail et la souffrance qu’elle engendre.

RASSEMBLEMENT à 11h30 devant la préfecture au moment de l’audience avec le Préfet et MANIFESTATION jusqu’à la place de la République en passant devant le Rectorat à l’appel de la CGT Educ’Action33, FSU33 (SNES, SNEP, Snuipp)

Syndicat Départemental de l’Education Nationale
Bourse du travail, Bureau 101
44, Cours Aristide Briand

33075 BORDEAUX CEDEX

Tel : 05 - 56 - 91 - 80 - 54


Courrier électronique : poleecolecgt33@gmail.com

Communiqué de la CGT éduc’action Paris aux enseignants, parents d’élèves, FCPE Paris, aux mouvements pédagogiques et organisations syndicales parisiennes.

Samedi 9 mai 2009


Évaluations de CE1 :

Après les évaluations de CM2 du début de l’année, les évaluations des élèves de CE1 se profilent à la fin du mois de mai.

Ces évaluations sont inutiles localement puisque l’enseignant connaît déjà ses élèves et leurs difficultés. Elles sont également inutiles nationalement puisque à aucun moment le gouvernement ne prévoit de dégager des moyens pour les écoles dont les résultats seraient jugés en dessous des attentes.
Mais en plus elles vont à l’encontre de notre conception de l’éducation : esprit de concours qui stresse et fatigue les élèves, incite au bachotage et s’oppose au « vivre ensemble » (entraide, échange, partage qui sont les bases de la citoyenneté que nous voulons construire) ; notation binaire qui ne prend pas en compte la situation réelle des élèves vis à vis des apprentissages et ne met en avant que les échecs et non la réussite ; utilisation d’une semaine entière qui diminue d’autant le temps d’apprentissage, … Enfin, ces évaluations ne servent en aucun cas à aider les élèves - ce n’est d’ailleurs pas leur but ! - le Ministère et ses conseillers ne savent même pas comment les utiliser pour les exploiter pédagogiquement et en font des analyses pour le moins hasardeuses.

Nous constatons que le fait d’avoir laissé à chaque enseignant de CM2 le choix de son mode d’action pour atténuer certaines conséquences des évaluations ou pour les faire échouer (refus de la notation binaire, communication des réponses aux parents avant les évaluations, passages de certains items seulement, non respect du temps imparti, demande aux parents de ne pas mettre leur enfant à l’école une demi-journée dans la semaine, remise aux parents des carnets d’évaluation, …) n’a pas permis une réelle mise en échec de ce dispositif.
Pire, les directeurs ont été laissés seuls face à la responsabilité de faire remonter ou non les résultats. Subissant les pressions puis les menaces - voire dans quelques cas les convocations et les sanctions - la plupart des directeurs, même les plus farouchement opposés aux évaluations, ont communiqué les résultats.
Nous proposons, pour être plus efficaces, d’adopter un ou deux modes d’actions collectives au niveau parisien. Pour être efficace, l’action devra être concrète, collective, portée par tous, et massivement suivie.
Nous, CGT éduc’action Paris, proposons donc aux représentants des associations de parents d’élèves, aux organisations syndicales enseignantes parisiennes, aux représentants des AG des écoles en luttes de nous retrouver pour discuter de cette proposition d’adopter une modalité d’action commune, et le cas échéant de la définir.

Réunion Salle Ferrer (ou autre salle plus grande si les réponses de participation continuent à nous parvenir), à la bourse du travail rue du château d’eau, le jeudi 14 mai à 18h.

http://www.unsen.cgt.fr/

Pour la CGT éduc’action Paris

Dante BASSINO, co-secrétaire général

Henri BARON, directeur de l’école Pierre Foncin, responsable premier degré


sden75@orange.fr

La CGT et Marine Lepen : La Honte

Jeudi 23 avril 2009