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APPEL : «Nous exigeons la suppression du ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration»

Samedi 12 décembre 2009

«Promesse électorale de Nicolas Sarkozy, la création d’un ministère chargé de l’Immigration et de “l’Identité nationale” a introduit dans notre pays un risque d’enfermement identitaire et d’exclusion dont on mesure, chaque jour depuis deux ans et demi, la profonde gravité. Très officiellement, des mots ont été introduits sur la scène publique, qui désignent et stigmatisent l’étranger - et par ricochet, quiconque a l’air étranger. Réfugiés et migrants, notamment originaires de Méditerranée et d’Afrique, et leurs descendants, sont séparés d’un «nous» national pas seulement imaginaire puisque ses frontières se redessinent sur les plans matériel, administratif et idéologique.

«Qu’a fait naître ce ministère? De nouveaux objectifs d’expulsion d’étrangers (27 000 par an), des rafles de sans-papiers, l’enfermement d’enfants dans des centres de rétention, le délit de solidarité, l’expulsion des exilés vers certains pays en guerre au mépris du droit d’asile, la multiplication des contrôles d’identité au faciès, enfin la naturalisation à la carte, préfecture par préfecture, qui rompt avec le principe d’égalité…

«Dans cette fissure de la République se sont engouffrés nos dirigeants. Par des propos inadmissibles dans une démocratie, banalisés et désormais quotidiens, ils légitiment tous les comportements et les paroles de rejet, de violence, et de repli sur soi. Nous ne sommes pas ici face à des “dérapages” individuels. En réalité, ces propos sont la conséquence logique d’une politique que le gouvernement souhaite encore amplifier sous le couvert d’un “débat” sur l’identité nationale. Nous sommes ainsi appelés à devenir coauteurs et coresponsables du contrôle identitaire sur la France.

«La circulaire ministérielle adressée aux préfectures pour encadrer le débat lance une interrogation : “Pourquoi la question de l’identité nationale génère-t-elle un malaise chez certains intellectuels, sociologues ou historiens ?” La réponse est simple. Nous ne pouvons pas accepter que le regard inquisiteur d’un pouvoir identitaire puisse planer, en s’autorisant de nous, sur la vie et les gestes de chacun.

«C’est pourquoi il est temps aujourd’hui de réaffirmer publiquement, contre ce rapt nationaliste de l’idée de nation, les idéaux universalistes qui sont au fondement de notre République.

«Nous appelons donc les habitants, les associations, les partis et les candidats aux futures élections à exiger avec nous la suppression de ce “ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration”, car il met en danger la démocratie.»

Signataires:

Michel Agier (anthropologue, EHESS et IRD), Etienne Balibar (philosophe, université Paris-X et university of California), Marie-Claude Blanc-Chaléard (historienne, université Paris-X) Luc Boltanski (sociologue, EHESS), Marcel Detienne (historien, EPHE et université Johns Hopkins), Eric Fassin (sociologue, ENS), Michel Feher (philosophe, Paris), Françoise Héritier (anthropologue, Collège de France), Daniel Kunth (astrophysicien, CNRS), Laurent Mucchielli (sociologue, CNRS), Pap Ndiaye (historien, EHESS), Gérard Noiriel (historien, EHESS), Mathieu Potte-Bonneville (philosophe, Collège international de philosophie), Richard Rechtman (psychiatre, Institut Marcel Rivière, CHS la Verrière) Serge Slama (juriste, université d’Evry), Emmanuel Terray (anthropologue, EHESS), Tzvetan Todorov (historien, CNRS), Paul Virilio (urbaniste, Ecole spéciale d’architecture de Paris), Sophie Wahnich (historienne, CNRS), Patrick Weil (historien, CNRS).

LE RECTORAT DE ACADÉMIE DE CRÉTEIL RECRUTE « des Agents d’Equipes Mobiles de Sécurité »

Dimanche 18 octobre 2009

Vous avez le niveau baccalauréat. Vous êtes âgé d’au moins 18 ans. Vous débutez une vie professionnelle ou vous êtes jeune retraité dynamique des métiers de la Sécurité et souhaitez mettre votre expérience à disposition de l’institution. Ou encore vous avez ou avez une expérience du milieu scolaire comme assistant d’éducation. Vous avez une bonne pratique sportive. Vous avez une solide connaissance des zones urbaines sensibles et des populations. Vous êtes animé d’une grande capacité d’écoute, de médiation et de dialogue.

Le Rectorat met en place à la rentrée scolaire 2009/2010, un dispositif destiné à :

• Accompagner les collèges et lycées dans les moments de tension
• Assurer la sécurité des personnes et des biens
• Traiter les troubles majeurs en milieu scolaire.

Si vous souhaitez contribuer à la paix scolaire en assurant des missions de sécurisation, de prévention et de communication.

Faites parvenir en deux exemplaires :

• Un curriculum vitae
• Une lettre de motivation

L’un à l’attention de Monsieur le Directeur des Relations et Ressources Humaines, dossier suivi par Patricia LAURENT et l’autre à l’attention de M. CLAUX  IA-IPR EVS  au Rectorat de Créteil 4, rue Georges Enesco  94010 Créteil

• Important :  Une copie certifiée conforme de vos diplômes et  un extrait de votre casier judiciaire seront exigés avant tout  recrutement définitif.

FICHE DE POSTE AGENT D’ÉQUIPE  MOBILE DE SÉCURITÉ ACADÉMIQUE

Mission principale, Finalité du poste

Assurer la protection et la sécurité des personnes et des biens dans les établissements d’enseignement  scolaires de l’académie de Créteil, ainsi qu’à leurs abords

Place du poste dans l’organisation

Les agents sont placés sous l’autorité directe du représentant du recteur, coordonnateur du dispositif EMS, lorsqu’ils sont en intervention.
Missions du poste

Intervention ciblée en milieu scolaire dans le but de renforcer l’action des équipes de direction et d’encadrement (vie scolaire) de l’EPLE dans des contextes de crises ou de fortes tensions.

Ces interventions sont de deux types :

1. Prévention de la délinquance scolaire et dissuasion systématique pour réduire les tensions manifestes liées au non respect de la  discipline , de la règle  ou de l’autorité

2. Intervention immédiate à la suite d’un incident grave ou d’un trouble majeur en milieu scolaire

La durée des missions peut s’étaler sur plusieurs jours selon le contexte de tension ou de crise.


Activités du poste

• Présence physique imposante et forte visibilité
• Contact constant avec les personnels et les élèves
• Prévention et mesures de contrôle en direction d’élèves au comportement à risque : incivilités, commission d’agissements violents où d’infractions pénales envers les membres de la communauté scolaire
• Dépistage précoce de comportements déviants et confrontation immédiate et éducative avec la loi pénale
• Rôle de médiation : résolution des conflits
• Compte rendu journalier de l’activité au responsable

Interlocuteurs institutionnels

• Personnels de direction
• Conseillers Principaux d’Education
• Enseignants
• Personnels administratifs
• Coordonnateurs dispositif ERMA


Profil du poste

Savoir faire :

• Intelligence des situations
• Compétences communicationnelles : s’exprimer de façon claire et avec autorité ; favoriser le dialogue par la parole et la gestuelle
• Compétences relationnelles : dialoguer et être à l’écoute de publics divers
• Gestion de conflits : discerner les signes annonciateurs d’un conflit ; désamorcer la tension, calmer les interlocuteurs
• Médiation
• Négociation
• Anticipation et évaluation des risques d’une situation
• Gestion de l’impondérable
• Travail en équipe et sens de l’initiative
• Collaboration avec des publics variés
• Capacité à présenter sa mission à divers interlocuteurs

Savoir être :

• Calme et grande maîtrise de soi
• Sens de l’autorité
• Réactivité ; rapidité d’exécution
• Patience : sens de l’écoute
• Comportement entretenant un climat positif
• Résistance au stress
• Sens aigu de l’observation
• Rectitude
• Ponctualité
• courtoisie

Connaissances associées

• Bonne connaissance de l’environnement des établissements d’enseignements scolaires, de leur fonctionnement et de leurs personnels.
• Bonne connaissance et habitude des milieux difficiles
• Bonne connaissance de la réglementation

Spécificités, Contraintes particulières

• Aptitudes physiques et sportives (ex : pratique des arts martiaux) avérées
• Déplacements constants (forte mobilité)
• Notions de secourisme

Niveau d’études Baccalauréat
Statut Contractuel

http://www.ac-creteil.fr/jahia/Jahia/site/rectoratCreteil/lang/fr/academie-recrute

Convergence des Luttes : Hénin Beaumont - Appel de Bruno Lajara

Mercredi 1 juillet 2009

URGENT

citoyen, citoyenne, je vous le demande instamment, il faut venir ce soir et demain c’est important montrer qu’on est capable de se mobiliser !!!

Ne laissons pas le FN prendre notre ville, notre bassin minier !!!!

Ne baissons pas les yeux, ne rasons pas les murs !!!!

le meilleur moyen c’est le nombre !!!!

il faut tous être présent ce soir mercredi 1 juillet, permanence de 18 à 21 heures devant l’escapade

VENEZ, même 5 minutes, nous dire que vous serez là Vendredi.

le collectif de citoyens

“ouvrir les yeux”

N’oubliez pas de relayer ce message

Le Printemps des RASED le dimanche 17 mai à Paris

Jeudi 14 mai 2009

Le Printemps des RASED le dimanche 17 mai au Champs de Mars de 11h à 14h suivi d’une marche jusqu’à la rue de Grenelle

Un bus part d’Avion (regroupement devant la mairie à 7h45 ; départ à 8h00. Retour : 19h00

IL RESTE DES PLACES

Contact :  Cécile

Nouvel appel du Collectif “Rased 62″

Lundi 20 avril 2009

COLLECTIF RASED  62 Mai 2009

Rappelons que le Collectif RASED 62 est composé de psychologues scolaires et d’enseignants spécialisés en aides psychopédagogiques et rééducatives.

La mobilisation du Collectif RASED 62 se fait principalement contre les suppressions d’un tiers des postes spécialisés, ce qui entraîne la perte importante des moyens des équipes des Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté à l’école.

Ces suppressions ou transformations de postes conduisent à laisser certains secteurs scolaires “abandonnés” . L’école ne propose plus les mêmes moyens pour tous les enfants et pour toutes les familles.

L’Etat se comporte comme un patron “voyou”  en laissant croire qu’un enseignant spécialisé isolé ou une équipe incomplète ferait le même travail qu’une équipe suffisante formée de divers professionnels.

Le recrutement n’a pas été organisé,  la formation de professeurs spécialisés sera quasi inexistante l’an prochain. Qui remplacera les collègues quittant leur fonction en 2010 ?

Dans l’école de la République, les RASED

-    Constituent une aide irremplaçable pour les élèves qui rencontrent des difficultés résistantes, pour leurs enseignants et leurs familles.

-    Sont garants de la mise en oeuvre d’actions de prévention et de remédiation de l’échec scolaire.

-    Participent à la lutte contre la violence, contre la marginalisation.

-    Renforcent la dimension humanisante de l’éducation et de l’enseignement.

-    Jouent un rôle de médiateur incontournable entre l’école et la famille.

-    Aident à la scolarisation des élèves en situation de Handicap.

C’est Pourquoi

- La disparition de 3000 postes spécialisés en France ( près de 100 dans le Pas-de-Calais ) aura des conséquences catastrophiques pour des dizaines       de milliers d’élèves.

- La mobilisation du collectif RASED 62 est soutenue par des enseignants , des parents, des élus, des partenaires de l’aide à l’enfant, etc.

- Nous vous appelons une nouvelle fois à signer un APPEL pour SAUVER les RASED !

SAUVONS LES RASED

Moi, parent, enfant, enseignant, citoyen, autre*………………………….……             * rayer les mentions inutiles

je demande que tous les enfants de toutes les écoles, quand ils en ont besoin, puissent bénéficier, pendant le temps scolaire, de l’aide d’enseignants spécialisés E et G et de psychologues scolaires.
Pour cela, j’exige la réouverture des postes fermés et la création de nouveaux postes d’enseignants spécialisés des RASED. Pour donner à tous la chance de réussir sa scolarité.

NOM - Prénom …………………………………………………………

Signature :

Tous pour l’école pour tous!

Document à rapporter signé au collectif parents- enseignants ou aux enseignants spécialisés du secteur pour un envoi au Ministère, à l’Inspection Académique et à l’inspection de circonscription.

L’ appel de Grenoble

Samedi 18 avril 2009

Pour construire la grève générale reconductible

D’où provient l’appel de Grenoble ? D’un collectif d’universitaires en lutte, baptisé ¡M.A.R.R.E.! (Mobilisés pour une autre réforme de la recherche et de l’enseignement), convaincus qu’il est aberrant de vouloir répondre à la crise en persistant dans la politique qui en est la cause, et qu’il y a urgence à réagir contre une politique de destruction massive des services publics en général et de l’éducation en particulier, de la maternelle à l’université.

Pour nous joindre : collectif.marre@gmail.com

APPEL DE GRENOBLE

FORTS DE TROIS MILLIONS DE MANIFESTANTS DANS LES RUES, C’EST MAINTENANT QU’IL FAUT AGIR !!!

CONSTRUISONS LA GRÈVE GÉNÉRALE RECONDUCTIBLE POUR EXIGER UNE AUTRE POLITIQUE

SI NOUS SOMMES DES MILLIERS À SIGNER CETTE PÉTITION, NOUS POUVONS POUSSER LES DIRECTIONS DES PRINCIPALES CENTRALES SYNDICALES À PRENDRE LEURS RESPONSABILITÉS PAR RAPPORT À LEURS BASES

Les manifestations du 29 janvier, puis du 19 mars 2009 ont fait la preuve du mécontentement généralisé de la population face à la politique gouvernementale.

- Nous en avons assez de ces politiques du fatalisme qui volent au secours des financiers, tout en abdiquant devant les conséquences sociales de la crise et en se déclarant incapables d’en maîtriser les causes.

- Nous en avons assez de la casse méthodique et minutieuse des services publics et de tous les systèmes de protection sociale : hôpitaux, universités, écoles, justice de proximité, services sociaux, retraites, etc. Tous les secteurs sont mis au pas suivant les seules logiques de la précarisation des personnels et de la rentabilité, conséquences du désengagement de l’État et de l’ouverture progressive au marché.

- Nous en avons assez de nous sacrifier pour des multinationales qui profitent des aides de l’État, puis délocalisent pour continuer à faire plus de profits ailleurs.

Il n’y a pas de fatalité dans tout cela. Les richesses existent !

Agissons, organisons-nous et mobilisons-nous pour exiger L’INSTAURATION DE NOUVELLES RÈGLES DU JEU ÉCONOMIQUE, INTÉGRANT DES EXIGENCES SOCIALES ET ENVIRONNEMENTALES qui puissent faire face à la profondeur de la crise mondiale du capitalisme ; des règles communes qui ne soient pas dictées par les intérêts des actionnaires, des fonds de pensions ou du grand patronat :

- EXIGEONS LE MAINTIEN DES SERVICES PUBLICS (ÉDUCATION, SANTÉ, ÉNERGIE, TRANSPORTS, RECHERCHE, etc.) EN DEHORS DU SECTEUR MARCHAND.

- EXIGEONS L’INSTAURATION D’UNE TAXATION SOCIALE ET ENVIRONNEMENTALE sur les fonds spéculatifs et qui pénalise les produits ou entreprises ne respectant pas des standards sociaux et environnementaux stricts.

- EXIGEONS UNE REDISTRIBUTION PLUS ÉQUITABLE DES RICHESSES par le réhaussement des minima sociaux, l’augmentation des salaires et le renforcement d’une imposition progressive pesant sur les plus hauts revenus.

Dans un mouvement de grève générale massif, nous pourrons obtenir le paiement des jours de grève. Si nous sommes des millions, le gouvernement et le patronat ne pourront que céder à nos exigences. Les travailleurs de Guadeloupe nous ont ouvert la voie, en nous montrant que l’unité et la détermination était payantes.

Nous appelons tous les travailleurs à se lancer dans une GRÈVE GÉNÉRALE RECONDUCTIBLE, à partir du mardi 5 mai, si au 1er mai aucune de ces exigences n’a été satisfaite.

- Nous appelons tous les manifestants du 1er mai à brandir des pancartes pour appeler à cette grève générale.

- Nous appelons tous les syndicats à s’associer à cet appel.

- Nous appelons tous les travailleurs syndiqués à menacer de rendre leur carte si leur syndicat ne s’associe pas à cet appel.

- Nous appelons à l’ouverture d’ÉTATS GÉNÉRAUX NATIONAUX, associant syndicats, partis politiques, représentants de la société civile et simples citoyens, afin de dessiner les contours d’une nouvelle politique nationale, européenne et internationale remettant l’humain au centre de l’économie.

Les ravages sociaux, écologiques et politiques du néolibéralisme mondialisé et la rapacité des marchés financiers ont conduit le capitalisme à la pire des crises. Mais faute d’alternative politique à ce régime d’exploitation et de misère, le capitalisme fera supporter aux peuples les frais de sa crise. Un autre type de société permettant l’émancipation individuelle et collective, la protection de la planète et une démocratie revivifiée est possible et nécessaire. C’est à nous toutes et tous de l’élaborer ensemble.

PUISQUE LES PRINCIPAUX SYNDICATS SE MONTRENT IMPUISSANTS À PESER DANS LA POLITIQUE DU PAYS, IL EST TEMPS QU’UN VÉRITABLE MOUVEMENT SE CRÉE À PARTIR DE LA BASE.


LA DÉMOCRATIE NE SE LIMITE PAS À L’ISOLOIR : ELLE SE CONSTRUIT AUSSI DANS LA RUE, SUR NOS LIEUX DE TRAVAIL ET DE VIE, PAR TOUS LES MODES D’ORGANISATION ET D’EXPRESSION COLLECTIFS !!! SI CETTE PÉTITION RÉCOLTE DES MILLIERS DE SIGNATURES, LES SYNDICATS NOUS SUIVRONT, ET NOUS FERONS ENTENDRE NOTRE VOIX !


Signer la pétition - Voir les signataires

“Appel des appels” : Premières impressions après le 22 Mars

Lundi 30 mars 2009

Plus de mille personnes ont répondu présents le 22 Mars 2009 au deuxième rassemblement national de l’Appel des appels qui s’est tenu à Montreuil à la Maison de l’Arbre.

Ils ont été accueillis par Dominique Voynet, Maire de Montreuil, et par Stephane Gatti, au nom de la « Parole errante ».

Dans ce lieu et à une date, hautement symboliques, chaque champ socioprofessionnel concerné par les appels (qui se multiplient) a porté témoignage de la manière dont ses praticiens résistent aux politiques de normalisation, de détricotage systématique des métiers dans chacun des domaines, justice, culture, recherche, information, psychiatrie, hôpital public, et plus généralement dans tous les secteurs du « bien public », garant ultime de l’espace de l’intime et du lien social.

L’assemblée a pris acte à partir du témoignage exemplaire des comités locaux qui se réclament de l’Appel des appels (Marseille, Strasbourg, Toulouse, Rennes, Bordeaux, Brest, Nancy, etc.) de leur constitution.

L’assemblée a tenté de cerner davantage le périmètre de ses actions et de ses valeurs afin d’éviter d’entrer en concurrence avec les autres mouvements politiques et sociaux tout en soutenant leurs actions lorsqu’elles se fondent sur les mêmes valeurs. La singularité de l’Appel des appels provient de l’éthique citoyenne qui prend racine dans les valeurs des pratiques professionnelles et des finalités humanistes dont elles sont issues.

Il conviendrait à l’avenir de rassembler davantage le continuum complet de chacun de ces métiers en y intégrant des travailleurs pauvres et précaires qui paradoxalement, pour une société dite de la connaissance, les peuplent plus encore que dans d’autres secteurs professionnels.

Une première table ronde a permis d’approfondir les dispositifs de normalisation et l’idéologie de l’évaluation produisant l’actuel malaise dans la civilisation. Il s’agit d’une véritable initiation sociale à la soumission volontaire des individus et des populations.

La seconde table ronde a débattu des possibilités de convergence avec les autres appels qui résistent à cette politique de la peur et de la norme. Le débat reste ouvert, mais l’essentiel demeure de reconnaître à l’Appel des appels sa singularité irrévocable sans pour autant se priver des solidarités partagées pour défendre les valeurs qui nous rassemblent.

L’Appel des appels se veut un véritable laboratoire d’analyses et de réflexions transversales aux champs artistique, scientifique et social, d’expérimentations, de soutien à la production de savoirs et des actions alimentant, sur la durée, chacun des appels en lutte pour la préservation et la promotion de l’éthique humaniste.

L’Appel des appels ne saurait se substituer aux responsabilités spécifiques des mouvements syndicaux et politiques dont il salue la tradition et la détermination. Tout en révélant le caractère citoyen des valeurs, des savoirs et des pratiques des métiers, l’Appel des appels suscite une culture du politique sans confusion avec « la politique ».

L’Appel des appels, fort des 73 200 signataires qui ont soutenu son initiative, souhaite créer les conditions d’une deuxième vague d’expression en nouant avec les institutions nationale et européenne de la société civile, les partis, les organisations syndicales, les associations, les mutuelles et coopératives, un dialogue permettant dans la durée de résister à la civilisation actuelle de la norme et de la peur, et de faire des propositions à la hauteur des défis de la crise.

Roland Gori et Daniel Le Scornet
Le 26 mars 2009

Intervention de Roland Gori “L’Appel des appels” Paris, le dimanche 2 mars 2009

Lundi 30 mars 2009

De l’extension sociale de la norme à la servitude volontaire

Roland Gori

« L’époque qui ose se dire la plus révoltée n’offre à choisir que des conformismes. La vraie passion du XXe siècle, c’est la servitude. » Albert Camus, L’Homme révolté, p. 293.

Je voudrais aujourd’hui rapidement évoquer trois idées :

-  la première : si pour moi la question de la désobéissance civile se pose moins que celle de la servitude volontaire, c’est bien parce que nous sommes aujourd’hui davantage dans une société articulée à la norme plutôt que dans une société articulée à la Loi ou du moins à une Loi fondée par un véritable système juridico-politique. Cette extension sociale de la norme requiert le consentement des sujets, leur servitude volontaire et leur intériorisation des normes.

-  La deuxième idée, c’est que l’évaluation telle qu’elle se pratique aujourd’hui est une véritable dévaluation. Elle est la matrice de cette servitude volontaire qui au nom de la religion de la science, de la rationalité technique et de la logique comptable produit une soumission sociale librement consentie.

-  Troisième idée : pour résister à ces dispositifs de servitude que constituent les normalisations des pratiques professionnelles et sociales, il faut toujours davantage s’engager dans une culture des métiers, de leur éthique et de leur finalité spécifique. C’est au nom de cette culture professionnelle et de la communauté qui l’incarne que nous pourrions risquer une position collective d’objecteurs de conscience face à cette politique de civilisation qu’est l’évaluation.

L’extension sociale de la norme

Je suivrai Michel Foucault pour considérer aujourd’hui que nous devenons davantage une société articulée sur la norme que sur la loi. Ce qui ne veut pas dire que le pouvoir de la loi soit en train de régresser, mais plutôt qu’il s’intègre dans un pouvoir plus général, celui de la normalisation.
La multiplication des règlements, des directives, des circulaires et des décrets, par exemple édictés par la Commission européenne proviennent de l’augmentation sans cesse croissante des normes et des exigences de standardisation par fait même de l’absence d’une autorité politique légitime qui pourrait se fonder sur la loi.

En un mot comme en cent, le conformisme auquel nous nous plions tous les jours s’exerce « dans les petites affaires », nous asservit de manière toujours plus étendue et douce, nous fait perdre l’habitude de nous diriger nous-mêmes et nous habitue toujours davantage à consentir dans les marges d’un pouvoir véritablement disciplinaire à notre propre aliénation, à notre propre mutilation. Le Maître aujourd’hui, ce n’est plus le tyran religieux ou laïc, c’est un Maître anonyme, disséminé, dans de multiples dispositifs réticulaires et capillaires où s’exerce moins le pouvoir d’un seul que la servitude de tous. C’est ce Maître anonyme qui impose à l’humain de se transformer en ressource pour faire fructifier le capital en ingurgitant des nouvelles règles de conduite, une nouvelle langue et de nouvelles valeurs. Et ces nouvelles formes de domination, ces nouvelles servitudes sont souvent installées au nom même de la liberté et de la transparence démocratique. Ce que Yves-Charles Zarka appelle « nos nouvelles servitudes ».

Et ces nouvelles formes de subordination et de domination exigent un consentement volontaire des sujets, adhésion volontaire à des normes plutôt qu’à des lois. Nous avons à révéler et à déconstruire l’impensé social et politique des normes que le Pouvoir présente comme des évidences « naturelles » ou des faits objectifs. Ce travail est déjà en lui-même une pratique de résistance citoyenne autant que philosophique.
Ce n’est pas seulement le partage entre le permis et le défendu qui est en jeu, mais davantage l’intoxication, la colonisation de nos existences par une manière de penser et de vivre le monde, autrui et soi-même. Et cette manière de s’habituer à ce que Deleuze appelait « les petits fascismes de la vie ordinaire », cette manière de s’habituer à une domination invisible et insidieuse, conditionne dans les temps de crise et de terreur l’obéissance à des actes cruels, barbares et inhumains. On ne peut pas comprendre la soumission à des systèmes totalitaires et à leur logique monstrueuse si on ne prend pas en compte cette première idée : la normalisation des esprits prépare progressivement à cette « banalité du mal » dont parle Hannah Arendt à propos des bourreaux nazis, de ces fonctionnaires zélés d’un Etat délinquant où le meurtre de masse devient un boulot comme un autre.

Voilà pourquoi, je crois que le premier acte de résistance consiste à analyser et à déconstruire le fonctionnement de nos dispositifs de normalisation. C’et là où se trouve la tyrannie du pouvoir contemporain et je dirai avec de Tocqueville que « la nature du Maître m’importe bien moins que l’obéissance. » Alors comment ça se passe aujourd’hui, c’est la deuxième idée ? Eh bien c’est l’évaluation qui constitue le dispositif matriciel de ces servitudes et qui transforme chacun d’entre nous en « tyranneau » de lui-même et des autres. « Tyranneau », le terme est de La Boétie dans son Discours sur la servitude volontaire : le pouvoir tyrannique est faible, instable et il ne tient que par la servitude volontaire des sujets qui ne s’y prêtent qu’en croyant tirer profit de la tyrannie qu’ils imposent aux autres comme à eux-mêmes. Cette abnégation politique corrompt le lien social et menace la « fraternelle communauté » de la vie civile pour satisfaire les ambitions et les avarices individuelles. C’est pour ça qu’il est important, deuxième acte de résistance, de restituer à nos pratiques professionnelles leur dimension politique. Ce n’est pas faire de la politique mais c’est révéler l’existence du politique dans les métiers. Quand la génétique ou la neurobiologie des comportements sont instrumentalisées pour détecter les délinquants en couche-culottes ou sélectionner les candidats lors des entretiens d’embauche, c’est aux scientifiques de refuser et de faire objection. Ce n’est pas la désobéissance civile, mais un refus de se soumettre à une politique qui tend à transformer les professionnels en tyranneaux. Et là il est nécessaire par les temps qui courent de mobiliser l’opinion, de faire du lobbying et des actes symboliques de résistance.

Quand des rédacteurs en chef de revues européennes demandent à ce que leurs prestigieuses revues soient retirées des banques de données qui assurent l’hégémonie culturelle des Etats-Unis sur le marché de l’information scientifique, c’est une insoumission aux normes, ce n’est pas une désobéissance à la loi. Quand les universitaires démissionnent de leurs responsabilités collectives et administratives, ce n’est pas une désobéissance civile mais un refus de se soumettre au dispositif de normalisation qui assure la revanche du pouvoir technico-administratif sur les missions d’enseignement, de recherche ou de soin. On pourrait multiplier à l’infini les exemples. Je voudrais simplement dire qu’aujourd’hui la cible de nos révoltes devrait être à mon avis ce qui justifie la servitude volontaire, je veux parler de l’évaluation.

L’évaluation : un dispositif anthropologique

Nous sommes dans une société de l’évaluation généralisée qui dévalorise la substance humaine de nos actes au profit de leur décomposition en unités techniques mesurables, quantifiables et commensurables. Le pouvoir, dans nos démocraties libérales, interdit moins qu’il oblige à penser, à vivre et à mourir selon certaines normes dans une gestion économique des populations et une fabrique de leur opinion. Ces normes sont codifiées dans des règlements de toutes sortes qui ne sont pas des produits à proprement parler d’une Loi juridico-politique, c’est-à-dire d’une autorité. C’est plutôt un dispositif de capture du vivant qui modèle, fabrique et traque l’humain par les filets de normalisation d’un réseau de tyranneaux toujours plus capillaires, denses et obscurs. On le sait, les populations deviennent des objets technico-politiques d’un gouvernement individualisé des sujets qu’il faut suivre à la trace, dépister, marquer, ficher, enregistrer dans le grain le plus fin des anomalies et dans les replis les plus intimes de leur existence. Dans cette bio-économie, le comportement humain se gère comme le grain de blé ou les flux de marchandises et ce d’autant plus si les professionnels renoncent à leur pensée critique, et à leur faculté d’analyser, de juger et de décider. Alors pour mieux les exproprier de leur existence privée et professionnelle, les démocraties modernes ont découvert le pouvoir de normalisation de l’évaluation. On n’a pas besoin de penser à ce qu’on fait, il suffit de compter les actes, de les comparer et si possible dans une culture du résultat à court terme pour mieux rester le nez sur le guidon. C’est peut-être pas productif, mais au moins ça fait partie des dispositifs de civilisation et de servitude où l’homme mutilé n’a pas besoin de la présence d’autrui et où il est condamné à ne détenir sa valeur que de ses performances instrumentales.

Ici, quelle que soit la nature juridico-politique d’un système, les procédures de normalisation contiennent en elles-mêmes les germes des petits fascismes ordinaires. Or l’évaluation, c’est aujourd’hui la matrice permanente d’un pouvoir politique qui nous demande de consentir librement à cette servitude technique. A l’hôpital le rapport Larcher comme le rapport Vallancien placent l’expertise au cœur du système de gouvernance. La tarification à l’activité à l’hôpital, le système SIGAPS pour les CHU, le classement des revues par Impact factor à l’Université, l’évaluation des travaux de recherche à partir de la marque des revues dans lesquels ils sont publiés, la durée limitée à deux ou quatre ans des habilitations de laboratoires et accréditations diverses, l’hégémonie anglo-américaine sur le marché des éditions scientifiques, les standardisations diverses et variées, tous ces dispositifs fabriquent l’opinion et permettent un quadrillage des populations en général et des communautés professionnelles en particulier.

Ces dispositifs d’évaluation quantitative, qu’il s’agisse du classement de Shangai des Universités, des indices bibliométriques ou des diverses tarifications à l’acte technique peuvent être largement critiqués, se révéler faux et contre-productifs, il n’empêche ils sont maintenus, ils se multiplient, se reproduisent et créent de véritables réseaux de tyranneaux et de scribes des nouvelles servitudes. Et cela parce que ce dispositif est d’abord et avant tout une machine de gouvernement. Alors comment résister à cette machine de gouvernement qui une fois encore passe par la norme avant de s’imposer comme loi ?

La réponse est simple et complexe : en construisant du « collectif » de résistance aux normes lorsqu’elles pervertissent les finalités de nos métiers ou modifient leurs significations anthropologiques.

Résister en refusant la servitude volontaire

Refusons la perversion de nos métiers en instruments d’un contrôle social ou de molécules de propagande. Résister, déjà c’est faire notre boulot au regard des finalités qui l’ont créé. S’il faut soigner ou cocher, choisissons de soigner. S’il faut chercher ou publier, choisissons de chercher. S’il faut soigner ou surveiller, choisissons comme ces infirmiers psychiatriques de soigner plutôt que d’escorter les patients D 398. Simplement c’est à un collectif que peut revenir la charge de construire ces formes de résistance. Si un rédacteur en chef de revue enlève sa revue des banques de données, ça n’aura aucune importance et cela permettra la promotion de tyranneaux plus cyniques et accommodants. Quand c’est toute une section du CN des Universités qui refuse le classement des revues, on peut encore travailler. Nous avons aujourd’hui avec Internet le meilleur et le pire. On peut vaincre le conformisme, non seulement par l’amitié et la fraternité auxquelles La Boétie se réfère pour sortir de cette servitude volontaire qui n’est pas que le fait d’un tyran politique, mais d’abord et avant tout cette inclination qui pousse chacun de nous à devenir ce tyranneau qui s’assujettit lui-même autant qu’il assujettit les autres. Se révolter, dit Camus, c’est « refuser l’humiliation […] sans la demander pour l’autre. » Ne l’oublions pas. Alors comment sortir de cette corruption de la normalisation et de la servitude volontaire qu’elle exige ? Ne m’en voulez pas si c’est dans une nouvelle de Melville, Bartleby, que je verrais volontiers la métaphore des actions que je propose.

Vous vous souvenez de cette œuvre remarquable dans laquelle un avoué des plus conformistes se trouve corrompu, pourrait-on dire, par ce copiste étrange qu’était son subordonné Bartleby. Ce copiste, à la « silhouette lividement nette, pitoyablement respectable, incurablement solitaire » (p. 16). Quasiment anorexique, affamé de copies, silencieux, blême et mécanique, et qui un jour à la requête coutumière de son patron répond « Je préfèrerais n’en rien faire ». Et à toutes les requêtes, y compris celles qui lui demandent des explications sur son étrange comportement, il répond « I would prefer not to ». Et avec cette douceur magique qui désarme tous ses interlocuteurs Bartleby produit ce que Melville appelle « une fraternelle mélancolie ». Bartleby, ce copiste de Wall Street, publié au milieu même du XIXe siècle, n’est-il pas la figure mélancolique sur laquelle se fracasse le management de notre civilisation qui naufrage au moment même de son triomphe comme disait René Char ? Famélique Bartleby, ombre qui hante désespérément toutes nos habitudes dont la vocation originaire est peut-être de nous oublier nous-mêmes, cet oubli de nous-même condition première de l’obéissance, mélancolique Bartleby qui restitue aux scribes leur étincelle d’humanité par cette résistance passive et obstinée qui finit par corrompre le langage des maîtres, car les scribes et les copistes dans les cabinets desquels Bartleby préfèrerait ne pas, finissent aussi par être corrompus par son langage. Ils emploient malgré eux le verbe « préférer ». Il y a un discours de la servitude comme il y a un discours de la résistance qui désintoxique la langue de ses corruptions morales et sociales. De la même manière qu’on a pu lire la Princesse de Clèves trop vite et imprudemment mise au rebut au profit des Rolex, ne pourrait-on imaginer une réponse collective à tous les donneurs d’ordre par la formule de Bartleby « je préfèrerai ne pas ». Et puis plus sérieusement, ne pourrait-on pas au moment où nous décidé dans le moindre repli de nos existences intimes et sociales restituer à notre désir sa portée critique en nous demandant si nous ne préfèrerions pas « ne pas ». Mais bien sûr pour avoir quelque portée cette désobéissance à la norme qui n’est pas encore une désobéissance à la loi, ne saurait avoir sa pleine force politique qu’à la condition de se construire sur une scène du collectif où les rédacteurs en chef des revues scientifiques préfèreraient tous ensemble ne pas se trouver dans les banques données bibliographiques et d’asservissement social et de mondialisation culturelle. Si tous les médecins, psychologues et soignants préfèreraient ne pas remplir les cases imbéciles qui traquent moins les dys que ceux qui les soignent. Que les universitaires préfèreraient ne pas exercer les fonctions administratives et collectives dès lors qu’on les transforme en tyranneaux de la gestion de la pénurie ou d’initiateurs à la servitude sociale volontaire. Que les directeurs de laboratoires et les responsables de maquettes pédagogiques préfèreraient ne pas recevoir des experts nommés et non pas élus de leur communauté. Les experts ces scribes et tyranneaux de nos nouvelles servitudes. Que les spectateurs indignés par la colonisation de l’information préféreraient ne pas répondre aux questions débiles de l’audimat et de l’enquête d’opinion, parce qu’ils refusent d’être réduits à du « temps de cerveau disponible à vendre à Coca-Cola etc.

Mais cela suppose une construction du collectif qui n’embrasse pas, parfois au nom même de la démocratie les figures de la servitude pour s’ouvrir au risque de l’amitié, cette figure antique sur laquelle La Boétie fait reposer les liens sociaux authentiques. Cela suppose aussi qu’à distance de l’avarice et de la cruauté dont La Boétie met en évidence qu’ils constituent les liens occultes du pouvoir tyrannique, on puisse se laisser aller au don, à la générosité et à l’amour. Ce qui suppose qu’on puisse aussi donner ce que l’on n’a pas pour le partager avec d’autres dans cette fraternelle mélancolie qui permet véritablement la création. Mais ça il faut bien le dire, c’est difficile pour tout le monde, non seulement parce que nous sommes corrompus par les valeurs culturelles du capitalisme mais aussi parce que comme nous l’enseigne notre pratique de soignant, se laisser aller vulnérable et démuni à l’autre provoque de l’angoisse et de la méfiance. Et c’est normal, car l’autre n’est pas toujours pourvu des meilleures intentions à notre égard et parfois au nom même de votre Bien et du Salut collectif, l’autre peut se conduire en rapaces. Il y a des rapaces humanistes, comme il y a des rapaces néolibéraux. Chacun des tyranneaux apparaît comme un tyranneau non seulement pour les autres, mais d’abord pour lui-même. Là est la matrice de cette servitude volontaire dont j’ai voulu parler aujourd’hui et à laquelle Bartleby fait obstacle en ravageant le langage et la rationalité du petit Maître. Son langage devient contagieux. Il contamine le discours instrumental du copiste. Il nous restitue notre humanité que menacent le pragmatisme et le rationalisme de ce rêve américain dont Deleuze nous dit qu’il fabrique un « homme sans particularités ». C’est à cette inservitude volontaire que j’avais appelé.

Roland Gori

Programme de la deuxième Journée de L’ APPEL DES APPELS : Le 22 Mars à Montreuil sous Bois

Lundi 16 mars 2009

22 mars 2009 à « La parole errante » Maison de l’arbre 9, rue François Debergue 93 100 Montreuil-sous-bois
(métro : « Croix de Chavaux »)

9 h – 9 h 30

Accueil des participants

9 h 30 – 10 h

Paroles de bienvenue
-         Dominique Voynet, maire de Montreuil,
-         Stéphane Gatti, « La parole errante »
-         introduction à la Journée : Laurie Laufer

10 h – 12 h 30

« EN RESISTANCE »

modérateurs : David de Pas et Marie-Laure Cadart
six séquences de 20’, suivies d’une 1/2 heure de débat :
— culture et médias Marie-José Mondzain et invités
— champ social et solidarités Michel Chauvière, Jacqueline Duchêne (MP4)
— les libertés publiques et la justice Syndicat de la Magistrature
— évaluation, recherche et enseignement l’Appel, SLR et invités
— santé, pratiques médicales et citoyenneté André Grimaldi, Philippe Mangeot
— clinique, éthique et pratiques du soin psychique Nathalie Georges, Pascale Giravalli

Possibilité de déjeuner sur place : paniers–repas africains

Ouverture de l’après midi :

14 h – 15 h

DES COMITES LOCAUX SE METTENT EN PLACE
modalités, perspectives, questions (témoignages des Comités de Marseille, Rennes, Strasbourg, Toulouse)
modérateurs : Laurent Le Vaguérèse et Marie-José del Volgo

15 h 15 – 16 h 45

NORMALISATION, EVALUATION ET ENGAGEMENT
exposé : Barbara Cassin et Roland Gori puis débat avec Christian Laval, Louise L. Lambrichs, Marie-José Mondzain, Nicolas Roméas, Karim Sarroub, Charles-Yves Zarka. modérateurs : Alain Abelhauser et Philippe Petit

17 h  – 18 h

LES CONVERGENCES

avec l’Appel des appels  avec : Fondation Copernic / FNAREN / «convergence » / « Nous refusons une politique de la peur » modérateurs : Pierre Tartakowsky et Isabelle This – Saint-Jean

18 h 15  – 18 h 45

En guise de conclusion

Échanges avec la salle, et clôture par Rémy Potier : « Ce n’est qu’un début … »
Les temps de battement de l’après-midi seront consacrés à des lectures effectuées par Jean-Damien Barbin.
Un espace sera dédié pendant tout la Journée aux Comités locaux constitués, ou en cours de constitution.
Nous proposons à ceux qui souhaitent y figurer de prendre contact dès à présent avec Marie-José del Volgo (mjd.cm@wanadoo.fr) et Laurent Le Vaguérèse (appel@oedipe.org)

La librairie Lipsy 15, rue Monge 75 005 Paris aura un stand et offrira ses services tout au long de la Journée

Les possibilités de restauration proches de La maison de l’arbre étant très limitées le dimanche, un plateau repas africain sera proposé pour 10 €.

Nous vous demandons de le réserver dès maintenant en indiquant votre nom et le nombre de plateaux souhaités au repas22mars@appeldesappels.org

L’accès à la Journée est libre ; nous vous conseillons néanmoins de vous y inscrire, par mail uniquement, au
22mars@appeldesappels.org

Vous voulez soutenir l’Appel des appels ?

Il vous est possible pour cela d’adresser un chèque, du montant que vous souhaitez, libellé à l’ordre de « Appel des appels – Syndicat de la magistrature » à l’adresse suivante :

Syndicat de la magistrature
Ollivier Joulin – Appel des appels
12 – 14, rue Charles Fourier
75 013 Paris

Appel à mobilisation le 4 novembre 2008

Mardi 28 octobre 2008

Ce 4 novembre, sera voté le budget prévisionnel pour l’année 2009 par l’Assemblée Nationale.

Voilà un jour à ne pas manquer: ne laissons pas voter l’amorce de notre disparition dans le silence !

Mobilisons-nous ce 4 novembre 2008, tous à l’assemblée nationale, tous à Paris.

A vos gilets jaunes, A vos slogans!!!!!!