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Un Parmi Les Autres : projection-vidéo et débat sur les RASED le vendredi 6 avril à Lille et le mardi 10 à Hénin Beaumont
LILLE
Hénin Beaumont
« Un parmi les autres », film documentaire produit en juin 2011 par la Fédération Nationale des Rééducateurs de l’Éducation Nationale (FNAREN), suit trois enseignants d’un RASED :
- Jean-Michel qui arrive d’une grande ville du Nord
- Julie qui découvre le métier
- Christiane qui va l’accompagner dans sa formation
Dans ce film, les séquences de rééducation avec les enfants entrent en résonance avec des témoignages de parents, d’enseignants, des éclairages de spécialistes.
Les RASED (Réseaux d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté), aujourd’hui gravement menacés de disparition, aident les enfants qui ne parviennent pas à être élèves malgré leurs efforts ou pour qui les aides ordinaires de type soutien scolaire restent inefficaces.
Au sein des RASED œuvrent psychologues scolaires et des enseignants spécialisés (rééducateurs & psychopédagogues). Leur approche très particulière emprunte d’autres voies pour permettre à ces enfants de trouver le chemin des apprentissages et de réussir à l’école.
Projection-vidéo et débat avec la participation
Primaire : Nicolas Sarkozy propose la création de « conseils de soutien » pour venir en aide aux « élèves en perdition

Dans ces équipes qui seront sollicitées par le conseil de soutien pour intervenir, nul doute que des Rased seront présents », affirme à AEF Jean-Baptiste de Froment, conseiller éducation de Nicolas Sarkozy, mercredi 28 mars 2012. La veille, lors d’un meeting à Nantes (Loire-Atlantique), le candidat UMP à l’élection présidentielle a proposé que « chaque directeur d’école puisse avoir une enveloppe de crédit pour aider et suivre plus particulièrement, avec les spécialistes nécessaires, les enfants en difficulté, en maternelle et en primaire ». En effet, « beaucoup d’enfants, peut-être 100 000 sur une génération de 750 000 chaque année, ont des difficultés, trop lourdes pour que l’enseignant puisse les aider et les parents sont souvent trop démunis pour y faire face », estime Nicolas Sarkozy. Le candidat UMP doit présenter son programme chiffré la semaine prochaine. « Mon objectif pour les cinq années qui viennent, c’est qu’on sauve ces enfants en perdition [car] nous sauverons l’équilibre de notre société », affirme le candidat. « Voilà une des priorités de mon quinquennat. Elle n’est pas technique, elle est simplement humaine. »
« Ce dispositif annoncé est à considérer comme un plus », poursuit le conseiller, interrogé par AEF sur l’avenir des personnels Rased dans le cadre de la mise en place de ces « conseils de soutien ». Néanmoins, le dispositif « aura peut-être pour conséquence dans un second temps » la disparition des maîtres spécialisés. « Il faut plus de cohérence de l’ensemble des dispositifs qui existent pour répondre à la difficulté scolaire. Les Rased doivent trouver leur place. »
De son côté, le Snuipp-FSU estime qu’ « en cinq ans, un tiers de l’effectif total des Rased a disparu des écoles » (AEF n°161480). Jean-Baptiste de Froment rappelle alors que la « politique par rapport aux Rased a consisté à diminuer le nombre de postes des maîtres spécialisés en charge de la pédagogie, car nous considérons que la pédagogie est l’affaire des maîtres à l’intérieur de l’école. »
Elle a également permis de « sédentariser un certain nombre de ces maîtres », poursuit le conseiller. Selon lui, le dispositif Rased est « discutable », puisqu’il implique une « itinérance » de ces personnels, induisant « beaucoup de perte de temps ». En outre, les Rased sont des personnes « extérieures à l’école, qui ne viennent que pour quelques heures. La cohérence et la coordination avec ce qui se fait à l’école n’est pas toujours assurée. » Enfin, le fait de « sortir » l’élève de la salle de classe pour lui apporter un soutien peut « accentuer le décrochage » de l’élève, lequel a du « mal à se réinsérer dans la classe ».
ORTHOPHONISTES, ASSISTANTES SOCIALES, PSYCHOLOGUES
La proposition de créer des « conseils de soutien », « inspiré[e] par Jean-Louis Borloo » est « salu[ée] avec enthousiasme » par Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative. Dans le texte de la « convention nationale projet » du parti radical en date du 4 février 2012, Jean-Louis Borloo évoquait la création de tels conseils de soutien et proposait que « chaque établissement dispose de 2 000 euros par enfant détecté. » L’ancien ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer a récemment rallié Nicolas Sarkozy.
Jean-Baptiste de Froment précise que de tels conseils de soutien existent déjà « dans les quartiers » dans le cadre des programmes de réussite éducative. « Ce que l’on voudrait, c’est aller plus loin en mettant en place ces conseils de soutien pouvant faire appel à une équipe pluridisciplinaire d’orthophonistes, d’assistantes sociales, de psychologues scolaires capables de prendre en charge les difficultés lourdes, souvent d’ordre extra cognitif. » Dirigé par le directeur de l’école, en lien avec la commune, ce conseil se « réunira régulièrement dans l’école pour identifier les problèmes et ensuite faire un certain nombre de prescriptions », telles que conseiller à un élève de prendre rendez-vous chez un orthophoniste.
CHÈQUES REMÉDIATION
Tandis que ces dispositifs, dans le cadre des programmes de réussite éducative, concernent « tous les élèves d’une zone », ces conseils de soutien auront une action « beaucoup plus concentrée sur les élèves du premier cycle en difficulté, soit la grande section de maternelle, le CP et éventuellement le CE1 », indique Jean-Baptiste de Froment. Autre différence, « les moyens seront plus importants ». « On distribuera à ces conseils de soutien des chèques remédiation. Ils auront ensuite la possibilité de les utiliser comme ils le veulent. C’est un dispositif qui se base sur l’autonomie des acteurs locaux. »
Jean-Baptiste de Froment rappelle encore que durant le quinquennat, le ministère a « avancé sur la difficulté scolaire, grâce à la réforme de l’école primaire et à l’aide personnalisée de deux heures par semaine » mais que « pour la très grande difficulté, il reste encore des choses à faire, et ces dispositifs sont insuffisants. »
Source : SNUipp
Les élèves de maternelle seront bien évalués

Qu’est-ce qu’un « outil d’observation des besoins » ? C’est tout simplement la version repensée, discutée et amendée, des évaluations d’élèves que le ministère de l’éducation nationale comptait imposer en grande section de maternelle et que Le Monde avait dévoilées le 13 octobre 2011.
L’habillage est plus politiquement correct et présenté dans la circulaire de rentrée 2012, parue jeudi 29 mars. Y est préconisée non plus une « évaluation » à proprement parler, mais une phase d’ »observation » des besoins des élèves, menée par les enseignants au premier trimestre de la grande section. S’ensuit la mise en place d’une « aide différenciée », soit dans la classe – en petits groupes -, soit dans le cadre de l’aide personnalisée.
« DISPOSITIF PARMI D’AUTRES »
Ont disparu l’évaluation systématique et le classement des élèves « à risques » et « à hauts risques », comme il en était question dans la première version du projet. Reste un « dispositif parmi d’autres, offert aux enseignants comme un outil pédagogique », explique Jean-Michel Blanquer, le directeur de l’enseignement scolaire à l’origine du projet. « Grâce à une concertation approfondie, nous avons abouti à un consensus scientifique », précise-t-il.
Ce consensus se serait fait autour des dix compétences qui seraient prédictives de la réussite dans les apprentissages fondamentaux. Cinq portent sur la maîtrise de la langue. Elles intègrent la capacité à « comprendre un texte oralisé », à » reconnaître à l’oral les mots, les syllabes, les phonèmes », à « avoir suffisamment de vocabulaire » ou encore à « s’exprimer oralement ». En mathématiques, il faudra que les enfants aient « le sens des nombres », mais aussi quelques repères en espace et en géométrie. S’y ajoutent trois compétences transversales : la motricité fine et les capacités graphiques, l’attention et la mémoire, et la capacité à s’organiser dans les tâches.
Interrogé en novembre 2011 sur l’opportunité de maintenir une évaluation du comportement des enfants, qui avait fait scandale dans le premier projet, le ministre Luc Chatel disait n’avoir pas tranché. M. Blanquer concédait hier que ce sujet est gardé « pour la dernière partie des travaux ».
M. Blanquer tient à préciser que les documents que Le Monde a entre les mains « ne sont pas des outils définitifs », puisqu’ils « sont soumis à discussion avec les syndicats ». Reste que la circulaire de rentrée est explicite, fixant le cadre et le cap. Et que les premiers outils qui comprennent des tests et des exercices d’entraînement et qui concernent la « manipulation des phonèmes », devraient être « mis à la disposition des enseignants » avant la rentrée scolaire.
« PRESSION SUR LA GRANDE SECTION DE MATERNELLE »
Les syndicats, qui ont été consultés, restent critiques. D’une part, parce que les outils ne privilégient pour l’instant qu’une seule approche : celle des neurosciences. D’autre part, parce que « les apprentissages sont imposés de plus en plus tôt », regrette Claire Krepper, du SE-UNSA. Ainsi, le ministère propose de travailler sur le découpage des mots en phonèmes dès le début de la grande section, alors qu’on l’enseigne aujourd’hui en fin d’année, voire au CP.
« Une pression est mise sur la grande section de maternelle, qui risque de devenir seulement une usine à fabriquer des CP avant l’heure », déplore Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU, le principal syndicat des professeurs des écoles. « On oppose de manière factice le « bien-être » et le « bien apprendre ». Parfois, on prône le modèle des pays nordiques qui laisse aux enfants le temps d’apprendre et de s’épanouir ; parfois, on impute à la maternelle le fait que des élèves n’arrivent pas à apprendre à lire », poursuit-il. Selon lui, c’est le second courant qui prime aujourd’hui.
C’est aussi ce que déplore le psychopédagogue Serge Boimare pour qui « les impératifs lourds qui pèsent sur les enseignants en terme d’acquis des élèves les poussent au bachotage alors qu’en maternelle, il est beaucoup plus profitable de faire un travail de socialisation et de passage par la culture qui permettra aux enfants d’entrer dans les apprentissages sans problème ».
Maryline Baumard et Aurélie Collas
Source :
Sud éducation 59/62 : communiqué de soutien aux 6 membres du CSP 59 arrêtés à Lille
SUD éducation59/62 déclare son entière solidarité avec les 6 membres du CSP59 arrêtés à Lille alors qu’ils occupaient pacifiquement le local de l’UMP
Nous nous indignons de voir piétiner les droits élémentaires et le respect des personnes au nom d’une politique inhumaine du chiffre dans un contexte électoral qui exacerbe le racisme , la xénophobie et le sécuritaire
Nous revendiquons depuis toujours la régularisation de tou(te)s les sans papiers sans condition et soutenons leurs luttes
C’est un combat pour la dignité, pour l’égalité et pour la justice sociale.
Nous demandons également la reconnaissance du CSP59 comme interlocuteur à la préfecture
Sud éducation est et sera à leurs côtés pour toutes initiatives futures et exige la libération immédiate des personnes incarcérées au CRA de Lesquin et leurs titularisations sans délai
Nous appelons à se mobiliser massivement afin de faire pression et d’obtenir leur libération.
Action : lettre au préfet pour un envoi massif par mail et fax :
Les coordonnées du Préfet Dominique Bur:
- dominique.bur@nord.pref.gouv.fr
- 12/14, rue Jean-sans-Peur 59039 Lille Cedex
Téléphone : 03 20 30 59 59 - Télécopie : 03 20 30 52 58
Lille le 2 avril 2012
Orientations et instructions pour la préparation de la rentrée 2012, les réseaux sont à la mode, pas les RASED
NOR : MENE1209011C
circulaire n° 2012-056 du 27-3-2012
MEN – DGESCO
http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=59726
Dans cette circulaire le ministère emploie 32 fois le mot RÉSEAU
Toutes sortes de RÉSEAUX sont évoqués :
- de lycées
- d’établissements
- Éclair
- nouvelle chance
- d’écoles
- Scérén
- d’écoute, d’appui, d’accompagnement
- social
- scolaire
- de conseillers académiques
- d’IEN
- de formateurs
Pas une fois nous ne voyons apparaître le terme
Réseau d’Aides spécialisées aux élèves en Difficulté












