Lettre d’info : ÉCOLE EN DANGER, Collectif Écoles Ouest Lyonnais

10 août 2010

Nouveaux articles

** Encore un petit effort ! Supprimons le social et l’éducation ! Par Laurent OTT **

- 1er août 2010

C’est en bonne voie, écoles de réinsertion sociale, déchéance de étrangers, emprisonnement des parents de sauvageons, jardins d’éveil, etc. Le social et l’éducation c’est un vieux truc, un truc de mous, de complices de délinquants. Supprimons donc tout cela. C’est vrai au niveau national, c’est vrai au niveau local. Là l’exemple, c’est nous à Longjumeau, et “nous” c’est l’association Intermèdes-Robinson, qui fait de la pédagogie sociale (avec la première association, puis la
seconde ça fait 13 ans qu’on (…)

-> http://ecoleendanger69ouest.free.fr/spip.php?article1065

** Guy GEOFFROY, député UMP de Seine et Marne répond à une question sur le sort des RASED dans le schéma d’emploi 2010-2013 **

- 1er août 2010

Vous avez bien voulu attirer mon attention sur les moyens nouveaux de lutte contre l’échec scolaire et la place les réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED) à cet effet et je vous en remercie. Le traitement de la difficulté scolaire et la lutte contre l’échec scolaire constituent un des objectifs prioritaires du ministère de l’éducation nationale. La réforme de l’enseignement primaire a permis de recentrer les actions de l’école sur les apprentissages fondamentaux. Elle vise à ce que (…)

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** Élèves perdus, élèves punis : le ministre de l’Éducation nationale rouvre des colonies pénitentiaires. Par Lubin **

- 31 juillet 2010

Sans aucune concertation, par une simple circulaire parue au Bulletin Officiel (29/06/2010), le ministre de l’Éducation nationale décide l’ouverture d’un nouveau type d’établissements qui devraient voir le jour durant l’année 2010-2011. Ces établissements dits de « réinsertion scolaire » (ou ERS, c’est leur dénomination officielle) s’appuient en réalité sur des principes qui n’ont plus rien à voir avec l’école ou la scolarité. Il s’agit de recevoir dans le cadre d’un internat des élèves qualifiés de « (…)

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** Dalloz actualités : Le Conseil d’État donne une leçon d’informatique et libertés à l’Éducation nationale. Par M.-C. de Montecler **

- 29 juillet 2010

Plusieurs décisions du ministre de l’éducation nationale concernant les très contestés traitements de données « Base élèves 1er degré » et « Base nationale des identifiants des élèves » (BNIE) ont été annulées par le Conseil d’État. Il a demandé à ce que ces fichiers soient en partie modifiés. >> CE 19 juill. 2010, M. Fristot et Mme Charpy, req. n° 317182 >> CE 19 juillet 2010, M. Fristot et Mme Charpy, req. n° 334014 Administratif | Institution administrative Commentaire : Le Conseil d’État a annulé, le 19 (…)

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** Aucun enfant né en 2007 ne doit être exclu de la maternelle ! **

- 27 juillet 2010

L’école maternelle se retrouve premier réservoir de postes pour satisfaire le dogme du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Dans plusieurs départements, une décision grave a été prise juste avant les grandes vacances, alors que de nombreux enfants sont déjà inscrits en maternelle pour la rentrée de septembre : les enfants qui n’auraient pas trois ans révolus au jour de la rentrée scolaire (c’est-à-dire qui auront trois ans entre le 2 septembre et le 31 décembre 2010), (…)

-> http://ecoleendanger69ouest.free.fr/spip.php?article1061

http://www.ecoleendanger.org/

La vidéo du dimanche : Pixels

8 août 2010


PIXELS by PATRICK JEAN.
envoyé par onemoreprod. - Regardez plus de courts métrages.

Grenoble : Un autre point de vue

7 août 2010

La Villeneuve, c’est la technopole

Ce qui se joue ces heures-ci à Grenoble se nomme une bataille d’image.

Une bataille cruciale pour le techno- gratin local si attaché à développer l’attractivité du territoire. Le “mythe grenoblois”, façonné depuis des décennies par la propagande officielle, est le meilleur atout des chasseurs de têtes de la “Silicon valley française”. Il suffit, pour séduire les ingénieurs et cadres américains, allemands ou hollandais, dont les élus locaux sont si friands, de leur conter la belle histoire du “laboratoire grenoblois”, capitale des chercheurs montagnards, et d’agiter sous leur nez les clichés publicitaires de la “Capitale des Alpes” : mère de toutes les technopoles, pionnière en tout, modèle de la ville du futur, “Brasilia”, comme la nommait Paris Match en 1968.

Une experte ingénierie de population à l’œuvre depuis des décennies permet à la ville, à la fois d’enfler à toute vitesse avec l’objectif de devenir en 2020 “une métropole à échelle européenne” (le fameux Sillon alpin, de Genève à Valence), et de choisir ses habitants grâce à un tri qui ne dit pas son nom, mais qui filtre dans les déclarations des décideurs.

Florilège :

Un exemple d’expérimentation du “laboratoire grenoblois” ?

En 2002 la préfecture ouvre une cellule d’accueil, non pour les Roms expulsés du campus, mais pour les riches expatriés. Celle-ci est chargée de “répondre aux demandes d’inscription des enfants d’étrangers dans les établissements scolaires, et de mieux soutenir les parents dans leur implantation en Isère”, tandis que des agences de “relocation” s’occupent “d’aplanir toutes les difficultés liées à l’installation. Pour un forfait situé entre 3000 et 4000 €, elles accompagnent les nouveaux venus dans leurs démarches : recherche du logement, démarches administratives, inscription à l’école, achat de la voiture ou du mobilier. Certaines affirment même pouvoir accomplir des “miracles”, tels que l’obtention du permis de séjour en épargnant aux intéressés l’attente aux guichets de l’administration !”
“C’est la tyrannie de la réussite, les pauvres laissent la place aux riches” (Bernard Pecqueur, ancien conseiller municipal PS).

Le Daubé, 04/06/02

“Il nous faut du pognon et des patrons” (Michel Destot).

Le Figaro, 1/10/98


“La qualité de vie devient aujourd’hui aussi déterminante que le dynamisme économique pour attirer entreprises, cadres dirigeants, chercheurs, étudiants et leurs familles respectives. (…) Il convient donc de développer une image valorisante auprès du grand public, afin que Grenoble soit reconnue comme une destination très prisée.” (Chambre de Commerce et d’Industrie de Grenoble, avril 2003, dont l’ex-président déclarait au Monde en 2004 : “J’ai l’habitude de côtoyer des socialistes, je n’ai rien à redire sur leur action économique”).

“Je préfère gérer des problèmes de riches plutôt que des problèmes de pauvres” (Michel Destot, maire PS de Grenoble).
28/02/04, réunion “Comprendre la Ville”


“Je peux ramener à Dominique (Strauss-Kahn) bon nombre de patrons du CAC 40″ (Michel Destot).

Le Point, 8/04/10
“J’avais envisagé l’espace libéré par la caserne de Bonne comme un espace de relance pour des gens à pouvoir d’achat élevé. Avec Minatec, on a 2000 personnes qui ne vont pas venir à Grenoble pour habiter en HLM. Il faut les loger in situ, dans la ville, où leurs femmes et leurs enfants ont une ville qui corresponde à leur niveau social. Sur l’espace de Bonne, on pourrait faire de l’immobilier de très grande qualité, un vrai centre culturel et d’habitat, et l’avenue Alsace-Lorraine, à côté, reprendrait l’allure qu’elle avait, celle d’une vitrine où les gens achèteraient des objets de classe au lieu d’aller les acheter à Lyon. Ce n’est pas contradictoire avec la mixité sociale !” (Max Micoud, ex-conseiller municipal de droite)

Le Daubé, 14/12/01
“On n’attire pas Minkowski (chef d’orchestre) avec des MJC” (Destot).

Le Monde, 22/01/02
“On élargit le territoire (NDR : du centre ville, avec le nouveau quartier de Bonne) en faisant augmenter la qualité de l’offre, d’autant que nous avons une grande partie de la population possédant un pouvoir d’achat élevé ” (Geneviève Fioraso, adjointe au maire PS en charge de l’économie).

Le Daubé, 17/02/05
Les Affiches de Grenoble
En somme, vue de l’extérieur, de la Chambre de Commerce ou d’une salle blanche de Minatec, Grenoble est un rêve de technopole en expansion, peuplée de jeunes gens modernes, performants et bien rémunérés. Mais alors, d’où sortent ces sauvageons furieux, qui brûlent les voitures et tirent sur la police ? Où étaient-ils, tandis que le maire vantait partout le modèle de développement grenoblois, et assurait qu’en livrant la ville aux labos et aux entreprises high tech, il œuvrait pour “l’emploi, la première des solidarités”2 ? A quoi s’occupaient- ils, pendant que Destot “s’activ(ait) au sein de son club, Inventer à gauche”, contactant Bouygues, patron de TF1, pour le compte de son ami DSK en prévision des prochaines présidentielles (cf Le Point, 8/04/10) ?

Ils vivaient à la Villeneuve, la face cachée de la technopole.

Jusqu’à ces jours-ci, Destot et ses complices, Safar ou Fioraso, avaient réussi à diffuser le mythe d’une “ville riche”. Las, le 20 juillet 2010 Le Monde le révèle à la France entière : “L’image de la “capitale des Alpes” écornée”. Ce n’est pas faute, pourtant, d’avoir enquêté et informé sur les ravages sociaux et humains de la technopolisation.

Depuis bientôt dix ans, Pièces et Main d’œuvre démonte le “laboratoire grenoblois” pour mettre à jour ses rouages : destruction du territoire, des quartiers populaires aux zones agricoles, au profit de l’industrie high tech ; connivence du techno-gratin qui défend ses intérêts derrière l’écran de fumée du social-futurisme ; expulsion des classes populaires du centre vers la périphérie (bientôt, le quartier Saint-Bruno en aura lui aussi fini avec ses pauvres), remplacées par les ingénieurs à hauts revenus dans des résidences Haute Qualité environnementale à 3500 € le mètre carré ; mais aussi et surtout aggravation du fossé entre le pouvoir et les sans-pouvoir par la technification.

La Villeneuve, c’est la technopole.

Ce modèle de ville moderne, fondée sur la liaison recherche-université- industrie-pouvoirs publics (civils et militaires), et sur la tyrannie de l’innovation – tu t’adaptes ou tu crèves. Ce que le techno-gratin a dissimulé, dans ses présentations PowerPoint des “atouts de l’écosystème grenoblois” pour pomper les subventions d’Etat et le label “Pôle de compétitivité mondial”, c’est la place réservée à ceux qui ne s’adaptent pas, pas assez vite. Les 15 000 habitants de la Villeneuve n’ont pas le profil technopolitain des Ingénieurs, Techniciens, Cadres, qui cultivent tout ensemble la foi dans le Progrès, la dénégation et la bien- pensance autosatisfaite. Il fallait mettre quelque part les autres, si possible loin du centre ville où s’épanouissent désormais de gras vendeurs de vêtements de luxe et de vulgaires tenancières de “spas”, équipés de 4×4 et de résidences sur les côteaux du Grésivaudan. Ce Grenoble-là, qui s’étale dans les pages glacées de magazines pour parvenus de province - tels ce “Beaux Quartiers”, non distribué à la Villeneuve – a pointé sous Carignon, puis a été développé par Destot. Et chacun, parmi les 20 % de Grenoblois qui travaillent dans la recherche et l’enseignement, de faire semblant d’ignorer l’existence des en-dehors.

Ce qui nous attend maintenant, c’est la poursuite du programme de Technopolis. Enfin désigné publiquement, le nouvel ennemi va faire l’objet d’un traitement de pointe, comme toujours à Grenoble. Et Destot d’embrayer, les carcasses de bagnoles encore fumantes : “Nous avons été les pionniers dans de nombreux domaines, nous pouvons désormais l’être dans le traitement de ce nouveau fléau qu’est celui de la délinquance urbaine” (Le Monde, 20/07/10). Car, désormais, “la sécurité est la première des solidarités”.

Ça tombe bien, elle est aussi l’un des premiers débouchés de l’industrie high tech, ailleurs comme à Grenoble. Il faut s’attendre à voir fleurir, non pas des caméras de vidéosurveillance, mais des caméras intelligentes, à reconnaissance faciale et détection de comportements atypiques – ville pionnière oblige. Comme celles que concoctent les ingénieurs de l’INRIA de Grenoble, déjà testées en 2005 à La Villeneuve, en partenariat avec la société Blue Eye Vidéo. Bon, la technique était bancale, l’affaire a capoté, mais depuis on n’a pas arrêté le progrès. Les partenaires du Pôle de compétitivité Minalogic ont les cartons plein de projets de mouchards électroniques RFID, à disséminer sur le territoire pour mieux contenir la population dans les mailles du filet, selon le programme de la “planète intelligente” d’IBM auquel Michel Destot apporte son inconditionnel soutien.

Le maire-ingénieur de Grenoble, qui avoue regarder “attentivement l’expérience de Singapour”, la ville électronique totalitaire où chacun est sommé de se comporter en fourmi numérique sous contrôle et surveillance permanente. Enfin, faisons confiance à Clinatec, le laboratoire très discret de Minatec dédié aux manipulations du cerveau, via implants électroniques, pour fournir au pouvoir les moyen de maintenir la “sécurité, première des solidarités.”

Source : http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=267

CONTRE LA PESTE : APPEL CITOYEN

7 août 2010

APPEL CITOYEN

Face à la xénophobie et à la politique du pilori :

Liberté, Égalité, Fraternité

Les plus hautes autorités de l’État ont fait le choix de jeter à la vindicte publique des catégories entières de population : Gens du voyage accusés comme les étrangers d’être des fauteurs de troubles, Français d’origine étrangère sur lesquels pèserait la menace d’être déchus de leur nationalité, parents d’enfants délinquants, etc. Voici que le président de la République accrédite aussi les vieux mensonges d’une immigration coûteuse et assimilée à la délinquance, et offre ainsi à la stigmatisation des millions de personnes en raison de leur origine ou de leur situation sociale.

Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche ne s’inscrit pas dans le débat légitime, dans une démocratie, sur la manière d’assurer la sûreté républicaine. Le nécessaire respect de l’ordre public n’a pas à être utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires. Ni pour instituer des peines de prison automatiques, contraires aux principes fondamentaux du droit pénal, à l’indépendance de la justice et à l’individualisation des peines.

La Constitution de la France , République laïque, démocratique et sociale, assure « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

Nul, pas plus les élus de la nation que quiconque, n’a le droit de fouler au pied la Constitution et les principes les plus fondamentaux de la République.

Notre conscience nous interdit de nous taire et de laisser faire ce qui conduit à mettre en péril la paix civile.

Nous appelons à une manifestation le samedi 4 septembre 2010, place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, afin de fêter le 140e anniversaire d’une République que nous voulons plus que jamais, libre, égale et fraternelle.

Signer la pétition : http://nonalapolitiquedupilori.org/

CONTRE LA PESTE : LES “CITOYENS RÉSISTANTS D’HIER ET D’AUJOURD’HUI”

6 août 2010

Communiqué  de « Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui »

4 août 2010

Comme Stéphane Hessel, l’un de nos parrains, comme beaucoup de citoyens fidèles à l’esprit républicain et aux idéaux de la Résistance, notre association « Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui » (CRHA) dénonce les annonces graves du président de la République et les projets de lois envisagés contre les immigrés, leurs enfants, les gens du voyage, les Roms…

Avec un tel discours discriminatoire, en stigmatisant ainsi les gens du voyage, les citoyens européens que sont les Roms, en voulant rendre responsables de l’insécurité les étrangers installés en France, Nicolas SARKOZY s’attaque aux fondements mêmes de la République.

Si de telles lois scélérates sont votées, osera-t-on encore parler de liberté, d’égalité et de fraternité ?

Seul le Front National, depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, a proposé  comme mesure systématique,la déchéance de la nationalité, et il faut remonter au régime de Vichy pour trouver une application d’une telle mesure, quand PETAIN a déchu les juifs étrangers de la nationalité française.

Comment peut-on envisager de condamner des parents de jeunes mineurs récidivistes, donc des personnes qui n’ont commis aucun délit ?

Ces projets de lois sont contraires à la constitution de la 5ème République de 1958, en particulier de son article 1 :

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. »

Tout citoyen doit être sanctionné pour le délit ou le crime qu’il a commis et non pas en raison de ses origines.

Le président de la République ne cherche pas à s’attaquer aux causes de la délinquance, il agite l’épouvantail de la sécurité à des fins électoralistes en voulant rendre l’étranger responsable de tous nos malheurs, en tentant de faire oublier sa politique qui attaque systématiquement le socle des conquêtes sociales issues de la Résistance et de la Libération.

Le 4 mai 2008, au Plateau des Glières, Stéphane HESSEL, nous rappelait que l’esprit de résistance vient de notre capacité à nous indigner… et aujourd’hui, nous avons de quoi nous indigner, alors résistons contre ces dérives fascisantes.

Nous devons nous mobiliser très fortement contre cette xénophobie d’Etat. C’est une sérieuse remise en cause de nos valeurs républicaines.

Le 16 mai 2010, toujours au Plateau des Glières, le magistrat Serge PORTELLI, vice président de la Cour de Paris, évoquait le glissement de la démocratie vers un état autoritaire.

« Nous ne sommes plus vraiment en démocratie, disait-il, nous ne sommes pas encore dans un état autoritaire, nous sommes dans un état limite ».

Avec ces projets de lois annoncés, nous dépasserions cette limite…

Alors, résistons, soyons vigilants, participons activement aux mobilisations qui se préparent pour début septembre.

EXIGEONS LE REJET DE CES LOIS INDIGNES, CONTRAIRES AUX VALEURS REPUBLICAINES ET AUX DROITS DE L’HOMME.
CRHA

L’association ” Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui ” (CRHA)

CRHA, 1442, Route de la Luaz, 74570 Thorens-Glières

citoyen.2008@yahoo.fr

Tél. 04 50 22 46 21

Le coût des suppressions de classes et d’écoles

6 août 2010

Derrière les suppressions de classes et d’écoles motivées par des économies supposées et jamais vraiment évaluées, se cache une idéologie à la fois libérale et autoritaire. Derrière cette scandaleuse parité qui favorise l’enseignement religieux qui est l’avant garde d’une école livrée aux entreprises capitalistes, se cache la suppression de l’École de la République.

Les intentions des gouvernements successifs, quelquefois relayées dans la, pratique par les collectivités locales, s’abritent derrière un apparent réalisme économique tendant à nous faire croire que la France des années 2000 n’a plus les capacités financières de la France de la fin du XIX ième siècle !

La cohabitation d’un service public et d’entreprises d’enseignement privées qui ont la particularité de pouvoir, pratiquement sans contrôle, se faire subventionner par l’état et les collectivités locales, est la première source de gaspillage des deniers publics.

La seconde n’est pas l’existence des petites structures qui ont montré leur efficacité dans la réussite des élèves, l’absence de redoublement, l’acceptation des enfants différents, agités ou handicapés, l’économie des strates administratives gourmandes de bureaucratie paralysante et inefficace. Mais bien les regroupements coûteux en temps pour les enfants et les familles, en fatigue physique et nerveuse, en dépenses de transport, en abandon de bâtiments en très bon état laissés en des friches scolaires. Mais aussi et peut-être avant tout désastreux en ce qui concerne l’Education, l’intégration des enfants et adolescents dans le monde des adultes, responsables d’eux-mêmes et de leur nation. Et par conséquent des mesures qui se succèdent sans aucun résultats, policiers dans les établissements, caméras de surveillance, et finalement abandon de tous enseignants et élèves.

Là est le véritable coût, par avance jamais évalué, mais aussi, tellement il est grave et prolongé dans le temps, inévaluable !

Idéologie libérale et autoritaire car paradoxalement elles ne sont pas séparables. La liberté du fort ne peut se concevoir que par la répression du faible.

La suppression des petites structures et le regroupement en un premier temps des écoles encore dispersées dans les EPEP, est la mesure indispensable à la caporalisation de l’enseignement et à une éducation mécanisée et « hors sol » si l’on peut oser cette comparaison.

Il ne s’agit plus de former des sujets libres, singuliers et différents, habitant leur village ou leur ville pour mieux habiter le monde mais des adultes formatés en un même moule celui qui ne contient que les compétences de producteur et consommateur. Et pour cela il est nécessaire d’avoir non plus des Maîtres devant les enfants et adolescents mais des exécutants neutres et sans foi.

Les économies ne sont que le leurre pour égarer les parents et les élus pendant que se met en place ce qu’il n’est même plus possible d’appeler des écoles mais des usines à savoir.

Maurice Marteau le 02 juin 2010

La notation des fonctionnaires d’État, mise en place en 1946, sera supprimée début 2012

5 août 2010

La notation des fonctionnaires d’État, mise en place en 1946, sera supprimée début 2012 au profit d’un entretien d’évaluation annuel, selon un décret paru vendredi au Journal officiel, mais plusieurs syndicats sont opposés à cette mesure.

Il s’agira d’une évaluation écrite faite à la suite d’un entretien puis communiquée à l’agent, et non plus une note chiffrée, selon le texte, évoqué par Les Echos dans leur édition de jeudi.

Le système de notation chiffrée était “incroyablement formel”, commente-t-on dans l’entourage du secrétaire d’État à la Fonction publique Georges Tron.

Avec l’entretien individuel, “il s’agit de redonner un vrai rôle à l’employeur public” quand il évalue ses personnels, a-t-on poursuivi de même source.

Pendant l’entretien, “l’agent pourra parler de ses besoins de formation, du fait qu’il veut passer un concours etc…”, dit-on encore au secrétariat d’Etat.

Suite à cet entretien, le supérieur de l’agent pourra le cas échéant faire des propositions d’avancement.

La fin progressive de la notation chiffrée des fonctionnaires avait été annoncée fin 2006 par le ministre de la Fonction publique de l’époque, Christian Jacob, avant de figurer dans la loi sur la modernisation de la Fonction publique de 2007.

La notation individuelle a commencé à être remplacée à partir de 2007 par des entretiens, d’abord dans des administrations “volontaires”.

Outre la Fonction publique d’État, la mesure sera aussi généralisée dans les Fonctions publiques hospitalière et territoriale.

La FSU, premier syndicat dans la Fonction publique d’Etat, est opposée à cette mesure. “L’individualisation du système va supprimer les critères collectifs : sur quoi va-t-on comparer les agents ?”, se demande Anne Feray, interrogée par l’AFP.

Elle craint aussi que les supérieurs hiérarchiques aient tendance à favoriser les cadres plutôt que les fonctionnaires de catégories inférieures.

Selon elle, les entretiens individuels expérimentés jusqu’ici, par exemple pour les personnels non-enseignants de l’Éducation nationale, ont donné lieu “à de très nombreuses contestations” de la part des agents…

La suite sur : lemonde.fr

LA PESTE A NICE

3 août 2010

Réaction très violente de la police, lors de la manifestation des pompiers à Nice.

Décidément Nice est le laboratoire sécuritaire de la Sarkozie. Lors de la manifestation nationale du 21 janvier 2010, des policiers  zélés avaient déjà utilisé la matraque à l’encontre de manifestants dont le seul tort était de porter un masque de Sarkozy et une affichette où était inscrit la phrase désormais célèbre :

“Casse toi pauvre con !”

En juillet, ces mêmes défenseurs de l’ordre s’en sont pris à une manifestation “bonne enfant” organisée par les pompiers de la ville. Ces derniers voulaient exprimer ainsi leur désaccord avec la réforme des retraites.

Les policiers ont réagi de façon très violente. Comme on pouvait le prévoir, le silence assourdissant des autorités et des élus du peuple, s’est fait entendre pour dénoncer ces “bavures” inadmissibles dans une démocratie apaisée. Pourtant les édiles locales sont friandes de déclarations fracassantes et de propositions de lois concernant la sécurité.

Le deux poids deux mesures, semble être le mode de fonctionnement de ces gens.

Nous allons avoir besoin de tout le soutien possible, faites passer l’info autour de vous : au cours d’une manifestation pompiers vendredi 16 juillet à Nice place MASSENA ( manifestation réclamant la reconnaissance de la dangerosité et de la pénibilité de la profession et protestant contre la réforme des retraites) 4 pompiers ont été mis en garde à vue dont 3 blessés. Parmi eux, le représentant syndical du mouvement autonome des sapeurs pompiers professionnels Mr GORETTI  (fracture du coude gauche) Stéphane DI COMUN (traumatisme crânien, perte de connaissance, plaie du cuir chevelu : 5 points de suture, contusions et hématomes multiples de la face,traumatisme cervical et dorsal) et Mr GUIDI ( plaie du cuir chevelu : 2 agrafes, hématomes et contusions multiples au niveau des épaules et des cervicales).

Les faits :

Une manifestation bon enfant, un jeu du chat et de la souris entre pompiers et force de l’ordre (courant dans un sens puis dans l’autre) puis marche sur la place Masséna avec blocages ponctuels des tramways. Aux alentours des 11h00 : une  première interpellation d’un représentant syndical sans violence dans le calme, par 4 hommes de la Bac, la raison invoquée: manifestation illégale car trajet non déclaré.

Les arrestations suivantes ne vont malheureusement pas se passer avec le même professionnalisme : altercation violente de Mr Goretti par la police nationale brigade départementale anti-émeute créée par Mr ESTROSI maire de Nice et ministre.Face, à cette violence, Stéphane DI COMUN ( qui marchait tranquillement à côté de Mr Goretti) proteste verbalement à l’arrestation de son collègue. A ce moment 7 hommes de la même brigade précitée, le roue de coups au niveau du visage, crane et cervicales (tonfa et coups de poings). Stéphane tombe au sol, les coups continuent de pleuvoir (coups de pieds en plus du reste) il perd connaissance et continue à être malmené.

Voyant cette scène et son collègue saignant face contre terre, yeux révulsés et langue extériorisée, Mr GUIDI hurle aux policiers de cesser les coups et de porter secours au pompier à terre inconscient en le mettant en PLS ( position latérale de sécurité). Rien n’y fait, il passe le barrage des forces de police et se jette au dessus de Mr DI COMUN tentant de protéger du mieux qu’il pouvait la tête de ce dernier. Il est à son tour rouer de coups de tonfas dans la nuque et sur le crane.

Il continue à hurler pour que les premiers secours soient apportés à Mr DI COMUN mais rien n’y fait. Les policiers l’écartent et constatent effectivement que Mr DI COMUN n’a plus aucune réaction. D’autres pompiers essaient d’approcher, ils sont mis en joue avec des lance grenade. Le colonel des policiers accorde qu’un pompier approche, ce dernier lui demande que deux autres pompiers le rejoignent pour mettre Mr DI COMUN en PLS en toute sécurité après l’importance des chocs apportés au niveau des cervicales. Le colonnel n’acceptent que deux pompiers. Mr DI COMUN est retourné il reprend connaissance et l’ambulance le prend en charge.

Les faits sont filmés par les journalistes et la vidéo de surveillance de la ville de Nice. Les témoins sont scandalisés par l’attitude des policiers.

Les blessés sont évacués sur les urgences et après les sutures radios scanner……. ils sont placés en garde à vue à la caserne AUVARE. S’en suivent les auditions, les intimidations…….. Pour Steph aucune violence physique ne lui est reproché malgré les coups portés par les policiers (les policiers je cite :” on ne gère pas tout dans les interpellations”) il est accusé de manifestation illégale et de s’être interposé à l’arrestation de Mr Goretti.

Commentaire du colonel de la brigade anti-émeute :

“On va les niquer”

en parlant des pompiers bien sûr.

Les journaux sont manipulés par préfet et ministre qui condamnent les pompiers ………….. Les témoins scandalisés par ce qu’ils peuvent lire dans la presse contactent le 18 pour témoigner en faveur des pompiers.

A ce jour les vidéos disparaissent, les journaux locaux écrits et télévisés etouffent l’affaire mais les pompiers sont menacés d’être accusés devant le tribunal pénal.

Aujourd’hui, le procureur DE MONGOLFIER s’étonne du nombre de policiers “blessés” (vu leurs équipements de robocop) face à des pompiers en t shirt et il demande une enquête de L’IGPN police des polices de Marseille.

Une lueur d’espoir peut être pour qu’éclate la vérité au milieu de ces politicards véreux ????


Il faut dire que la police a déclaré 5 policiers blessés qui posent sur les photos avec nos politiques, mais pourtant aucun service d’urgence de Nice ne les a accueilli ???


Aucun politique ne s’est soucié de l’état de santé des pompiers pas même leur propre colonel : le COLONEL BAUTHEAC qui a accablé ses hommes sans avoir pris connaissance des faits!!

Voici un résumé succinct de ce qui se passe dans notre pays démocratique!

Faites circuler l’information pour qu’un maximum de personne soit au courant !

Par avance un grand merci à tous, nous avons besoin d’aide !!!

La vidéo du dimanche : la MUSIQUE POUR LUTTER contre la PESTE

1 août 2010

LA PESTE : TU SERAS DÉCHU DE TA NATIONALITÉ PAR LA DROITE DÉCOMPLEXÉE

31 juillet 2010