Archive pour la catégorie ‘Pétitions’

Communiqué de Didier CAILLUYERE Président de l’Amicale Laïque d’Hénin Beaumont

Samedi 20 février 2010
 Logo Marianne RF Identité Nationale par Philogenèse

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Face au malaise créé par l’organisation de débats sur le thème de l’identité nationale, la Ligue de l’Enseignement du Pas de Calais s’est mobilisée pour proposer une autre alternative afin d’orienter le débat sur le vivre ensemble, faire société… question à l’ordre du jour du congrès national 2010 de Toulouse.

L’ Amicale Laïque d’Hénin-Beaumont, association dont je suis le Président depuis plus de 10 ans, s’est positionnée pour accueillir cette événement justement à HENIN BEAUMONT…

Je compte donc sur tous les amis, copains, relations diverses, engagés ou non dans le milieu associatif, syndical ou politique, pour venir apporter leur contribution à ce temps de réflexion collective qui se veut bien au delà des clivages traditionnels.

N’hésitez pas à faire profiter de ce message à la fine fleur de votre carnet d’adresse….

Didier CAILLUYERE
Président de l’Amicale Laïque d’Hénin Beaumont

Veuillez trouver ci-joint les informations concernant notre après midi débat débat :

Comment Faire Société ?

Comment mieux vivre ensemble ?

Nous vous invitons à participer à ce moment important de notre mouvement et vous remercions de bien vouloir nous informer de votre présence par mail à l’adresse suivante : viefederative@ligue62.org

DEBAT : Comment faire Société ?
Individualismes, communautés, destins communs

Comment faire société ?

Comment mieux vivre ensemble ?

Samedi 27 février 2010 – 15 h - Hénin Beaumont - Salle du Colisée - Rue Pasteur (près de la mairie)

Face à des bouleversements inédits de notre société, des inquiétudes et des rejets qui s’y manifestent, de nouvelles formes d’action collective, de l’autonomie plus grande des individus, nous sommes un peu au pied du mur. Comment redonner confiance par le pouvoir collectif des citoyens associés, par des politiques publiques garantissant l’accès aux biens communs, des solidarités nouvelles, une démocratie plus effective et une réhabilitation du politique ? Comment combiner la reconnaissance de la diversité avec la recherche constante de l’unité ? Comment l’éducation peut-elle contribuer à la qualité du vivre ensemble?

La Ligue connue pour son engagement civique, son action d’éducation populaire, sa pratique associative, met cette question en débat. Elle souhaite entendre les représentants de ses associations, des syndicats, des autres mouvements d’éducation populaire et associations, des cercles philosophiques, des élus, des acteurs de la société civile et élaborer une synthèse qui sera diffusée dans le département et qui sera reprise au niveau national dans le cadre du débat sur la question centrale de son congrès national.

Le débat sera animé par Pierre Frackowiak, Vice-Président de la Ligue du Pas-de-Calais, Inspecteur honoraire de l’Education Nationale, auteur de plusieurs ouvrages sur l’éducation et la société.

http://www.commentfairesociete.org/

RESF : SOUTENONS LA FAMILLE TOUIL !

Vendredi 5 février 2010
 rafles de sans papiers par neo2004pf

rafles de sans papiers par neo2004pf

Laïla Touil, de nationalité marocaine, vit à Billy-Montigny depuis 2005.

Elle élève seule ses 3 enfants âgés de 13, 12 et 8 ans . Ils sont scolarisés au collège David Marcelle  et à l’école Doisneau . Ils sont parfaitement intégrés  dans les structures scolaires et dans les associations sportives et culturelles de la ville de Billy-Montigny.

Laïla Touil elle-même participe pleinement à la vie sociale de la commune où elle est particulièrement appréciée et reconnue.

C’est dans cette situation que le Préfet du Pas-de-Calais vient de lui signifier une obligation à quitter le territoire français .

Cela est inacceptable !

Nous, signataires, demandons à Monsieur le Préfet de revenir sur sa décision en lui délivrant un titre de séjour « Vie Privée et Familiale ».

C’est la condition indispensable qui permettra à cette famille de continuer à vivre à Billy-Montigny et aux enfants de poursuivre sereinement leur scolarité .C’est ainsi que les liens tissés depuis 5 ans seront préservés .

Pétition à renvoyer à : Mairie de Billy-Montigny Rue J Jaurès 62420 BILLY-MONTIGNY

La pétition est en ligne :

http://www.educationsansfrontieres.org/article25654.html

Resf Arras/Lens

Appel National pour l’École Publique

Jeudi 4 février 2010
 pigelty.jpg par Jo Naylor

pigelty.jpg par Jo Naylor

La pétition pour la défense de l’école laïque connait un départ assez remarquable.

Plus de 15 000 signatures en 7 jours… Il faut garder un même rythme maintenant jusqu’au 19 juin 2010.

Alors n’hésitez pas : Signez et faites signer en cliquant sur le lien.

http://www.appelpourlecolepublique.fr/index.php

L’École publique, laïque et gratuite crée le lien social indispensable pour faire face aux défis d’un monde en crise. C’est elle, et elle seule, qui permet de garantir la cohésion sociale. Elle est pourtant aujourd’hui menacée par des choix politiques qui favorisent le privé et encouragent le consumérisme éducatif.

Redonnons la Priorité à l’École laïque !

Le service public et laïque d’éducation doit garantir à chaque élève une scolarisation de qualité sur tous les territoires. Il doit permettre à chacune et chacun, quelle que soit son origine culturelle ou géographique, quelle que soit sa condition, quel que soit son handicap, de bénéficier d’une éducation et de s’approprier « le vivre ensemble » dans un espace où la liberté de conscience est strictement respectée.

Aujourd’hui, le service public et laïque d’éducation n’est plus une priorité de l’état.

Les nombreuses décisions ministérielles le montrent :

* les dizaines de milliers de suppressions d’emplois qui ne cessent de le frapper durement, le fragilisent en zone rurale et l’asphyxient en zone urbaine,
* les aides publiques concédées aux établissements privés (à 95% catholiques) qui n’ont jamais été aussi élevées. Il s’agit de près de 7 milliards d’Euros octroyés chaque année par l’État, auxquels viennent s’ajouter les participations obligatoires versées par les collectivités locales,
* la loi Carle qui amplifie le financement de la concurrence au service public et conforte la logique de « marché » scolaire,
* la suppression de la sectorisation, qui transforme les parents d’élèves en consommateurs d’école,
* le développement du privé par le plan banlieue, là où les besoins du service public sont les plus criants, là où la ségrégation sociale est la plus forte,
* les accords « Kouchner Vatican » (qui remettent en cause les règles de collation des grades universitaires au bénéfice des instituts catholiques) ainsi que les projets de financement par l’état de l’enseignement supérieur privé.

Nous, signataires de cette pétition, refusons l’affaiblissement organisé par l’État, de notre service public et laïque d’éducation.
L’éducation n’est pas une marchandise. La liberté de conscience doit être respectée partout et pour toutes et tous. L’argent de tous doit cesser de financer les choix de quelques-uns.

Nous exigeons une orientation politique qui fasse clairement le choix de l’École publique, laïque et gratuite.

Nous réaffirmons qu’il n’y a qu’une École de la République.

Nous demandons que l’effort éducatif de la Nation soit réservé au développement de l’École de la Nation.

Organisations signataires à ce jour :

DDEN, FCPE, SE-UNSA, UNL, UNEF, UNSA-EDUCATION, FERC CGT, FGR-FP, FAEN, ASSOCIATION DES LIBRES PENSEURS DE FRANCE (ADLPF), A ET I, SNIES, UNSA, SNPTES, CNAFAL, UFAL, SIEN, UNSA LABOS EDUCATION, SNCL, SNASEN, ADFE, SNMSU, SNPSYEN, GDID, SUDEL, UNSA TECHNICOLOR

Popularisez cette initiative, diffusez largement la pétition, prenez des initiatives, faites signer autour de vous…

“La Brique” à Arras

Vendredi 22 janvier 2010
 The Revolutionary par pelusanana

The Revolutionary par pelusanana

Jeudi 28 janvier, le collectif Indymedia Lille débarque à Arras. Et il ne sera pas tout seul ! En effet, nous serons en compagnie de La Brique - journal d’infos et d’enquêtes de Lille et d’ailleurs - et de la station de radio arrageoise PFM.

Objectifs de la soirée : regarder ensemble le film “((i)), Indymedia, l’Argentine et les questions de communication”, discuter, débattre, vous montrer comment on fonctionne, comment participer, comment se saisir de l’information pour la faire soi-même.

Rendez-vous à l’Office Culturel jeudi 28/01 à 19h ! 61 Grand Place, à Arras.

En plus c’est gratuit !

Le film ((i)) est une réflexion sur les relations entre les médias et le pouvoir à partir de l’expérience du plus grand réseau mondial de media-activistes : INDYMEDIA. Le documentaire suit la première année d’un petit collectif de Buenos Aires à travers ses luttes au milieu d’assassinats, d’une économie en ruine et des bouleversements politiques argentins.

Liens :

- Indymedia Lille :  http://lille.indymedia.org
- Radio PFM  : http://www.radiopfm.com/
- La Brique :  http://labrique.lille.free.fr/



Copinage : concert de soutien à l’union locale CNT de Lille

Mardi 24 novembre 2009

Samedi 28 novembre de 19h à 3h30 au bar “Le Djoloff” (37 rue des postes - Lille - quartier de Wazemmes - Métro porte des postes) avec :

La K-Bine (rap conscient),

Tulamort (punk),

Broutchouille (street punk eud’ corons),

Fabulous Bastards (oï),

Bicarbonate (punk noise) et DJ Koncombre.

PAF : 4 euros. Affiche à télécharger (format pdf - 699 ko) : cliquer ci-contre : affiche_pdf_concert_soutien_cnt_lille_24nov091

Pétition : Alerte sur le service public de formation des enseignants dans l’académie du Nord Pas de Calais.

Mercredi 18 novembre 2009

Les premiers effets de la mise en œuvre des « réformes » de l’université (loi LRU…) et de la formation des enseignants ne se sont pas fait attendre. L’annonce de la fermeture du site de Douai, avec tous les problèmes urgents qu’elle a mis en lumière, est particulièrement significative de l’état de crise que traverse le service public de formation des enseignants. Les personnels de l’IUFM du Nord Pas de Calais alertent les autorités universitaires de la situation intolérable d’impuissance professionnelle, d’incertitude statutaire et de souffrance morale où ils se trouvent placés :

• Pour les sites dont la fermeture a été annoncée ou envisagée, les personnels ont été incités par le président de l’université d’Artois à demander une mutation ou se sont vus proposer une réaffectation sur des sites éloignés pour des tâches indéfinies, voire aléatoires, ou sans rapport avec les missions pour lesquelles ils ont été recrutés. Pour d’autres sites, l’incertitude sur leur avenir à la rentrée est totale, comme à Villeneuve d’Ascq, où aucun engagement public n’a été pris sur le maintien d’un site de formation des enseignants. Pour les nombreux collègues contractuels, la perte totale d’emploi est imminente dès la fermeture de leur site.

• Les personnels se sentent touchés dans leur responsabilité vis à vis des étudiants, à qui ils ne peuvent donner aucune assurance ni aucune information fiable sur leur avenir -notamment en ce qui concerne les procédures relatives aux mesures transitoires (inscriptions, validation)!- dans la mesure où eux-mêmes ne sont ni associés, ni même informés d’engagements avérés des universités de l’académie de Lille sur ces différents points.

• Cette souffrance morale vient aussi du scandale que constitue le démantèlement d’un ensemble de compétences et d’expérience partagées des différentes catégories de personnels, là où une telle expertise devrait au contraire être valorisée comme un atout majeur au coeur de la politique de formation universitaire réellement professionnalisante des enseignants qu’il s’agit de développer.

La situation de crise aigüe actuelle résulte d’une chaîne de responsabilités et de décisions successives,

• au niveau national (concurrence instaurée par la loi LRU, mesures ministérielles successives de cet été sur la formation des enseignants, absence de cadre national pour les master à concevoir….)

• au niveau académique (intégration de l’IUFM à l’université d’Artois, suivie de l’attribution à toutes les universités de la mission de formation des enseignants ; absence de cadrage et de régulation académiques et inter universitaires, ce qui amène une situation de concurrence et d’anarchie, au détriment de l’intérêt public)

• au niveau local (rapports tendus entre l’IUFM et son université intégratrice, déficit de démocratie interne et de prise en compte des personnels dans ces instances, déficit de coopération avec et entre les universités lilloises, non consultation des conseils sur des décisions de fermeture de sites.)

Nous appelons les autorités universitaires et rectorale à prendre la mesure de cette situation intolérable et des risques qu’elle comporte, et à assumer à leurs niveaux les décisions qui s’imposent :

• moratoire sur la fermeture des sites, affirmation du principe d’une formation décentralisée sur l’ensemble du territoire académique;

• levée des incertitudes statutaires sur l’emploi et les missions des personnels, et notamment: engagement de maintien des emplois des agents contractuels, maintien de la participation des formateurs non universitaires (1er et second degrés) aux missions de formation initiale;

• association des personnels de l’IUFM aux instances de travail et de décision qui doivent se mettre en place pour penser et organiser, conjointement avec les universités, une offre de formation cohérente et réellement professionnalisante;

• engagements collectifs clairs et publics sur les mesures relatives à l’avenir des étudiants se préparant actuellement aux concours d’enseignement, sur les perspectives académiques de conception, d’organisation et de prise en charge des formations préparant au métier d’enseignant, et sur le rôle qu’y auront les différents personnels.

Signer la pétition

Marche citoyenne : Fraternité pour les migrants le samedi 3 octobre 2009

Mercredi 23 septembre 2009

Depuis le lundi 21 septembre, le nettoyage des camps de migrants du calaisis a démarré. La destruction des jungles ne règle rien. Les migrants, dispersés dans le Nord Pas-de-Calais et le long du littoral voient leur situation empirer. Le gouvernement et sa police ont tenté une opération médiatique; il n’est pas dit qu’ils aient atteint leur objectif.

Dans le bassin minier et dans le béthunois, autour des camps de migrants d’Angres (vietnamiens) et de Norrent-Fontes (érythréens), nous continuons à penser que la solidarité est la seule réponse possible à la répression que subissent les migrants.

Le bassin minier du Pas-de-Calais a toujours été une terre d’accueil, qui a su s’ouvrir à des migrations diversifiées. Aujourd’hui, et en opposition déterminée à la politique Sarkozy-Besson, nous continuons à le clamer haut et fort : Les migrants sont les bienvenus chez nous !

Les collectifs d’Angres (Fraternité Migrants) et de Norrent Fontes (Terre d’Errance) vous appellent à participer à une Marche citoyenne, le samedi 3 octobre 2009, entre la gare de Lens et Angres, à proximité du camp de migrants vietnamiens.

Lors de cette marche citoyenne, nous souhaitons que puissent s’exprimer toutes les sensibilités portées par les bénévoles qui sont au contact des migrants depuis de nombreux mois :

* contre les traitements inhumains que les migrants subissent : destruction des camps, intimidation par la violence, centres de rétention, expulsions.
* pour l’abrogation des lois Dublin II.
* pour la liberté de circulation et d’installation.
* contre la poursuite des politiques migratoires officielles.


Fraternité Migrants et Terre d’Errance vous donnent rendez-vous le samedi 3 octobre 2009 :

* Soit à la gare de Lens, à 15h00.
* Soit au rond point des droits de l’homme (en face du commissariat, rue François Courtin) à Liévin, à 16h00.

Le point d’arrivée de la marche se trouve sur la place de la mairie d’Angres, à proximité du camp de migrants vietnamiens. Plusieurs prises de parole sont organisées.

Le retour vers les deux points de départ est prévu.

Rappel : Charte de la résistance pédagogique des enseignants du primaire : signez en ligne!

Mercredi 9 septembre 2009

Charte de la résistance pédagogique

des enseignants du primaire

Les « réformes » structurelles et pédagogiques imposées par le ministère de l’Education Nationale ne permettent pas de construire une école équitable, humaine et respectueuse de tous les enfants. Elles conduisent à la déconstruction de l’école publique en vue de l’ouvrir au secteur marchand. Notre devoir est d’y résister.

En adhérant à la présente charte, je m’engage à agir dans le sens d’une éducation et d’un enseignement qui visent à :

    1.   respecter les droits de l’enfant tels que définis dans la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, notamment le droit à une éducation de qualité pour tous, le droit à l’épanouissement et au développement harmonieux de l’enfant.

    2.   favoriser l’autonomie et la responsabilité de l’enfant, être doué de raison et de conscience.

    3. contribuer à la construction de sa pensée par une pédagogie privilégiant la coopération et le raisonnement, plutôt que la compétition et la simple répétition d’automatismes.

    4.apprendre à s’exprimer, lire, écrire, compter aux élèves en les mettant en situation de réflexion et d’échanges.

    5.   assumer une autorité éducative, opposée à l’autoritarisme, fondée sur le respect de la liberté de conscience, le respect mutuel et la légitimité de règles élaborées ensemble.

    6.   réaliser des évaluations constructives qui permettent de mesurer réellement  les progrès des élèves et de favoriser l’estime d’eux-mêmes.

    7. créer les conditions de coopération au sein de la communauté éducative (Enseignants-RASED-Parents…) et au sein de la classe qui aident chaque enfant à entrer dans les processus d’apprentissage et à surmonter ses difficultés.

    8.   promouvoir une réflexion sur l’aménagement du temps de vie de l’enfant à l’école qui respecte ses rythmes chrono-biologiques.


En signant cette Charte, j’entre en résistance en n’appliquant pas tout ou partie des dispositifs contraires aux valeurs de respect, de coopération et de progrès. Je revendique, en conscience, par loyauté envers le service public d’éducation, et au nom de la liberté pédagogique inscrite dans la loi, la possibilité de mettre en place toute alternative pédagogique dans l’intérêt des enfants.

Nom        Prénom             Ecole               Ville         N° Département      Adresse mail

Pour signer la pétition en ligne : http://www.resistancepedagogique.org/signatures/?petition=3

Il faut sauver le maître Erwan

Lundi 8 juin 2009

Voir article : http://rased-en-lutte.net/2009/06/gerard-treve-inspecteur-d%E2%80%99academie-des-bouches-du-rhone-s%E2%80%99apprete-a-licencier-un-desobeisseur/


Signez ici la pétition de soutien

Plus d’informations : http://soutienerwanredon.org/

Lettre au recteur de la Coordination des Professeurs de Philosophie du Nord et du Pas-de-Calais

Samedi 6 juin 2009

philleweb@free.fr

c/o S.N.E.S., S3 de Lille
209 Rue Nationale
59000 Lille
c/o SUD éducation 59/62
84 rue de Cambrai
59000 Lille.

à Monsieur le Recteur de l’Académie de Lille

Monsieur le Recteur,

Nous attirons depuis trois ans votre attention sur la dégradation des conditions dans lesquelles s’effectue pour les professeurs de philosophie leur mission de correcteurs du baccalauréat : deux pétitions réunissant plus de 150 signatures en 2006 et 2007 dans l’académie de Lille ; une restitution collectivement différée des notes en juin 2008 dans les académie de Lille, Nice, Rouen, Strasbourg, Paris, Créteil et Versailles ; en septembre dernier, une lettre-pétition envoyée à Monsieur Darcos, Ministre de l’Éducation Nationale, suivie d’une audience sollicitée et, à l’automne, obtenue auprès de vos services.

Notre demande avait été clairement articulée en trois points : le retour à l’échelonnement des épreuves qui avait longtemps prévalu et dans lequel la philosophie était une épreuve anticipée de plusieurs jours, un calendrier du bac globalement avancé et des maxima de copies, par correcteur et par séries, respectueux de nos conditions de travail. Rappelons que nous avions avancé les chiffres de 8 copies par jour en L, 10 en S et ES et 12 en série technologique : le nombre de journées ouvrées ne dépassant pas le ratio de 5 jours sur 7, c’est-à-dire de 9 jours sur 12 jours 1/2.

Or le calendrier des épreuves et nos ordres de mission pour la session de Juin 2009 font apparaître que nous n’avons été entendus sur aucun des trois points ; pire, qu’on a accentué, au nom de la désastreuse politique de « reconquête du mois de juin », les causes de désorganisation :

- en retardant encore le début des épreuves ;

- en minorant encore d’une journée les délais de correction en contradiction avec le BO n°3 du 15/01/09 : « les épreuves du bac commenceront un peu plus tard qu’en 2008, le temps laissé aux correcteurs restant, selon les disciplines, identique voire légèrement supérieur. »

- en s’éloignant toujours davantage d’une répartition rationnelle et équitable des lots de copies, dysfonctionnement renforcé par la politique de suppression massive de postes d’enseignants et, de facto, par la diminution du nombre de correcteurs.

Devant ce constat nous sommes conduits à demander :

— la restitution des notes différée de 1 jour et demi, soit jusqu’au vendredi 4 juillet, à 18h ;

— la réévaluation des lots de copies, telle que celle-ci ne puisse donner lieu à aucun excédent eu égard aux maxima déjà discutés ;

Nous vous informons que :

— Nous rendrons publique cette lettre, ainsi que la réponse que vous voudrez bien y apporter, aussi bien par voie de presse que par diffusion auprès des syndicats, des associations de parents d’élèves et des collègues des autres disciplines eux aussi pénalisés par ladite « reconquête du mois de juin » ;

— Nous nous disposons, si nous n’étions pas entendus, à engager des actions dès les 18 et 19 juin : grève des surveillances, diffusion de tracts informant les candidats et leur famille de la dégradation d’année en année des conditions d’évaluation des épreuves, non prise en charge des copies excédentaires ;
Nous rappelons que :

Il y a quelques années encore le calendrier du bac garantissait à chaque correcteur le temps nécessaire pour lire et relire chaque copie, pour rencontrer ses collègues dans le cadre de plusieurs commissions d’harmonisation des notes, pour procéder à des recherches et élargir ainsi son interprétation des sujets en fonction des copies corrigées, de telle sorte que chaque candidat fût récompensé au mieux de ses efforts de réflexion et de composition.

Nous constatons que :

Plus rien de cela n’est possible aujourd’hui. Nous pensons que la dégradation des conditions d’évaluation est le signe d’un mépris grandissant dont le lycée et le baccalauréat font aujourd’hui l’objet. Nous voudrions au contraire défendre ce diplôme, premier grade universitaire français que d’autres pays nous envient. Nous observons que la suppression massive de postes d’enseignants sur tout le territoire appauvrit chaque année un peu plus l’offre éducative dans toutes les disciplines et entraîne une pénurie de correcteurs disponibles, en philosophie et dans toutes les matières.

Nous avertissons que :

Si la proclamation des résultats de la session de juin 2009 du baccalauréat devait être retardée, les candidats et les familles seraient dûment informés que nous n’aurions fait que défendre les conditions de notre travail d’évaluation qui seules peuvent garantir la valeur du diplôme.

Nous vous prions, Monsieur le Recteur, de bien vouloir croire en notre indéfectible engagement en faveur des principes fondamentaux de l’École de la République.

Par ordre alphabaétique, les premiers signataires (et les suivants), 59 au total :

Jeanne Abis, Stéphane Adamo, Jacques Capelle, Thierry Cattafesta, Lucie Chanu, Thierry Ciarot, François Dehoze, JF Dejours, Ophélie Desmons, Fabrice Dewolf, Anne Dubelloy, Stéphane Enjalran, Yann Flament, Marie-france Fovet, Fanny Hurel, Georges Gastaud, Claire et philippe Koenig, Colette Kouadio, Virginie Larteau, Christine Le Coent, Eva Lerat, Christian Louboutin, Claire Noble, Luc et Camille Peterschmitt, Florence Merceille, Nathalie Rubel, Hubert Sauvage, Michèle Vergeade, Olivier Verseau, Yann Vetter, Serge Zajac, Jérôme Jardry, Alain Bienaimé, Gilles Lévêque, Jean-Luc Verhaeghe, Pauline Decelle, Caroline Chamoley, Eddy Quignon, Sylvie Lerat, Patrice Vanhamme, Sébastien Hoët, Frédéric Jacquet, Frédéric Rogalewicz, Nathalie Rubel, Bertrand Gibier, M.-D. Ville, Yvon Ducron, Laurent Bourhis, Cécile Wartelle, François Ide, M.-F. Fovet, Guillaume Lutz, José Bouchery, Elisabeth Touret, Gabriel Lavoix, Sylvie Devienne, Martin Doussau, Sophie Doussau