Archive pour la catégorie ‘outils’

Non résistance au fric bourgeois : “Rased Charity Business” à l’école de Verteuil sur Charente

Samedi 19 décembre 2009

Le Rotary club de Ruffec a décidé de participer au combat contre l’illettrisme avec le réseau d’aide spécialisée aux élèves en difficulté (Rased) travaillant à l’école de Verteuil-sur-Charente. Une réunion vient d’avoir lieu en présence de Stéphan Brunie, inspecteur de l’Education nationale de Confolens, d’Isabelle Provost membre du Rased, des enseignants, de la municipalité et des parents d’élèves.

«C’est avec plaisir que nous apportons notre soutien en finançant des supports pédagogiques au Rased de Verteuil. Nous avons constaté que dans de nombreuses écoles, des élèves ont des difficultés liées à la lecture et arrivent au collège avec des lacunes. C’est le risque d’un handicap important tout au long de leur vie», a expliqué Alain Barbou, président du Rotary club de Ruffec (1).

Financer les outils appropriés

«Nous avons mené, avec mon collègue Christian Puddu, un travail de réflexion sur les nouvelles approches et les outils mis à la disposition des enseignants. Ce travail nous a conduits à faire un choix sur les matériels nécessaires paraissant répondre à notre mission. La participation du Rotary club arrive à un moment particulièrement opportun», a souligné Isabelle Provost…

Suite de l’article : “charente libre

Tract du Comité citoyen Artois-Gohelle pour la défense de l’école publique pour tous, de la maternelle à l’université

Samedi 12 décembre 2009

La réalité de la « réforme » du lycée :

Ce qui est déjà fait :

Bac Pro revu à la baisse, puisque depuis septembre 2009 il se prépare sur 3 ans au lieu de 4.
⇒ formation au rabais ; suppressions de postes.

Ce qui se prépare
: (quelques exemples)
D’un côté, la brochure usine à gaz du ministère et les médias qui la relayent sans aucun esprit critique.

De l’autre :
Série L : pas de maths obligatoires, baisse de heures de français et de langues vivantes.
Série ES : baisse des heures de SES (Sciences Economiques et Sociales)
Série S : baisse des heures de maths et sciences, suppression de l’histoire-géo en terminale

Sous prétexte d’améliorer leur orientation, les lycéen-ne-s pourront « bénéficier » de SAS de complément de programme et remise à niveau…pendant les vacances.

Ces temps seront payés en heures supplémentaire (heures sup’ implique pas de création d’emplois) ou assurés par des officines privées (donc…payantes)

Le ministère assure vouloir améliorer l’orientation des lycéen-ne-s, pourtant, le recrutement des Conseillers d’Orientation Psychologues est en baisse !! (50 % de moins en 2013)Cette mission de service public sera, là encore, assurée par des officines privées…

Sections Technologiques et Industrielles (STI)

Pour « revaloriser » cet enseignement, la réforme prévoit de fusionner toutes les spécialités.
Exemple au lycée H. DARRAS de Liévin : chaudronnerie : 3, électrotechnique : 9, électronique : 8…….
A partir de 2010, une seule section fourre-tout.
⇒ formation au rabais ; suppressions de postes ; à (court) terme, faciliter les délocalisation ; emplois fragilisés.

La réalité de l’Education Nationale :

2008 : 11 000 suppressions de postes ; 2009 : 13 000; 2010 : 16 000. Total : 40 000 !!!

Le Comité citoyen Artois-Gohelle pour la défense de l’école publique pour tous, de la maternelle à l’université, appelle et soutient toutes les luttes et les mobilisations pour la défense du service public d’éducation, notamment le 15 décembre 2009 (lycéens et étudiants)

Prochaine réunion du Comité citoyen : 12 janvier- 18h00 à LIÉVIN (Hôtel de Ville)

Citoyen-ne-s, parents, élu-e-s, enseignant-e-s, étudiant-e-s, lycéen-nes : vous êtesTOUS bienvenu-e-s !!!

Convergence des luttes : Communiqué du Collectif ” Ouvrir les yeux ” et du “Comité de Vigilance Antifasciste 62″

Vendredi 3 juillet 2009

Hénin-Beaumont : Barrons la route au Front National

Le Collectif des Citoyens ” Ouvrir les Yeux ” d’Hénin-Beaumont et le Comité de Vigilance Antifasciste 62 se mobilisent pour faire barrage à la liste Front National de Steeve Briois et de Marine Le Pen. Ils ont décidé d’unir leurs efforts et appellent à deux initiatives solidaires et complémentaires :

Manifestation vendredi 3 juillet à 12h00 au départ de la mairie d’Hénin-Beaumont

Rassemblement samedi 4 juillet à 15h00 devant la mairie.

Parce qu’ensemble nous serons plus forts, faisons Front au Front, soyons nombreux vendredi 3 et samedi 4 juillet pour dire NON au FN

à Hénin-Beaumont et ailleurs !

circulaire n° 2009-064 du 19-5-2009 : Enseignant, ton inspecteur est ton pilote et ton manager !

Vendredi 3 juillet 2009

Bulletin officiel  >  2009  >  n°22 du 28 mai 2009  >  Personnels Personnels I.A-I.P.R. et I.E.N.

NOR : MEND0910498C RLR : 631-1

circulaire n° 2009-064 du 19-5-2009

MEN - DE B2-2

Texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie ; aux vice-recteurs

Conformément à l’article R. 241-19 du code de l’éducation, les corps d’inspections sont chargés de veiller à la mise en oeuvre dans les classes, les écoles et établissements, de la politique éducative définie par le ministre de l’Éducation nationale et des lois et règlements relatifs à l’action éducatrice de l’État.

Les inspecteurs affectés dans les académies sont placés sous l’autorité du recteur d’académie ou sous celle de l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’Éducation nationale, pour les inspecteurs à qui a été confiée par le recteur la charge d’une circonscription d’enseignement du 1er degré en vertu des dispositions de l’article R. 222-12 du code de l’éducation.

Les corps d’inspection se voient confier prioritairement, par l’autorité académique, des missions contribuant à l’amélioration constante de l’acquisition par les élèves des savoirs et compétences définis par les programmes pour les différents niveaux d’enseignement.

Cadres supérieurs de l’institution scolaire, ils contribuent au pilotage du système éducatif et à l’atteinte par celui-ci des objectifs quantitatifs et qualitatifs fixés par le ministre et par la représentation nationale (LOLF). Experts de leur champ disciplinaire ou de spécialité les inspecteurs travaillent en relation fonctionnelle avec l’inspection générale de l’Éducation nationale, ainsi qu’avec l’inspection générale de l’administration de l’Éducation nationale et de la Recherche.

Le cadre de l’action des corps d’inspection : I.A.-I.P.R., I.E.N-E.T., I.E.N.-E.G., I.E.N.-I.O., I.E.N.-C.C.P.D., est le projet académique arrêté par le recteur. En fonction de ce projet le programme de travail académique (P.T.A.), défini par le recteur et le correspondant académique de l’inspection générale de l’Éducation nationale établit les priorités pédagogiques et éducatives de l’académie et fixe des objectifs quantitatifs et qualitatifs aux corps d’inspection en matière d’amélioration de la qualité des enseignements et des résultats scolaires.

Le P.T.A. précise ces objectifs par discipline ou spécialité, dans des territoires identifiés.

Chaque inspecteur se voit fixer, dans sa lettre de mission et pour une durée précisée, des missions prioritaires, reposant sur une analyse préalable de la situation des enseignements dans l’académie et dans les différents territoires, écoles et établissement qui la constituent.L’appréciation, par le recteur, de la manière de servir des inspecteurs est référée à la lettre de mission.

Le pilotage pédagogique

La compétence et la légitimité des corps d’inspection sont fondées sur la maîtrise de leur discipline ou de leur spécialité respective. Les inspecteurs procèdent à l’évaluation des enseignements, des écoles et établissements ou à celle de champs disciplinaires ou éducatifs : L’inspection individuelle des enseignants dans leur classe est essentielle pour vérifier la qualité de l’enseignement dispensé. Elle l’est aussi pour assurer le pilotage de l’action éducative dans l’académie. Elle permet une observation fine et une connaissance approfondie de l’état des disciplines et des activités de l’école ou de l’établissement. Elle vérifie le respect des programmes, l’application des réformes et mesure l’efficacité de l’enseignement dispensé en fonction des résultats et des acquis des élèves.

Toutefois, l’évaluation d’équipes disciplinaires ou pédagogiques, l’évaluation de niveaux ou de cycles, l’évaluation systémique d’unités éducatives, sont des formes d’interventions qui viennent désormais placer l’inspection individuelle dans une perspective de véritable pilotage pédagogique.

Ces formes d’interventions sont d’ailleurs aisément combinées avec des inspections individuelles. Elles peuvent aussi revêtir la forme d’audits interdisciplinaires, où l’inspection est un des éléments d’une évaluation plus globale. Ce type d’intervention est déclenché par l’autorité académique et a vocation à être systématisé.

Un soin particulier est apporté au suivi des évaluations nationales et à l’analyse des résultats aux examens. En la matière, l’expertise des inspecteurs ne se limite pas à dresser des constats. Les corps d’inspection ont le devoir de conseiller les professeurs, d’impulser et d’encourager les «bonnes pratiques». La liberté pédagogique dont bénéficient, pour organiser leur enseignement, les personnels enseignants de l’enseignement scolaire, dans le cadre notamment des dispositions des articles L. 921-1-1 et L. 311-3 du code de l’éducation, ne sera pas le prétexte de pratiques qui font obstacle à l’acquisition des savoirs. L’expertise déployée dans ce cadre s’exerce à l’échelle de la classe, de l’école ou de établissement, mais aussi sur des territoires plus vastes : circonscription du 1er degré, bassin, département, académie. Dans l’académie, elle conduit, selon une fréquence prévue par le P.T.A., à la rédaction d’un rapport sur l’état des disciplines ou spécialités, transmis au recteur et tenu à la disposition de l’inspection générale.

Le management

L’inspecteur conçoit ses interventions directes auprès du personnel enseignant comme un acte de gestion de la ressource humaine et éducative de l’académie. L’avis de l’inspecteur est sollicité par l’autorité académique dans tous les grands actes de gestion des personnels : titularisation,évaluation, avancement, promotion et affectation. Pour autant cet avis ne se fonde pas nécessairement sur une inspection, car celle-ci n’est pas l’unique moyen d’évaluation des professeurs. Il faut ici insister sur le rôle des conseillers pédagogiques et des professeurs chargés de mission auprès des inspecteurs. Ces personnels sont en mesure de fournir des éléments d’appréciation documentés sur l’activité des personnels enseignants. Les chefs d’établissements apportent eux-aussi au recteur et aux corps d’inspections des éléments d’appréciation sur la manière de servir des personnels enseignants au travers de la notation administrative.

L’inspection individuelle «de gestion», intervient, notamment, au début de la carrière d’un enseignant, mais également à l’occasion d’un «bilan à mi-parcours», ou si surviennent des difficultés, ou le cas échéant lorsque l’enseignant entend poursuivre sa carrière dans l’enseignement supérieur, dans la formation d’adultes ou dans l’encadrement. Il entre d’ailleurs dans les missions des inspecteurs de détecter les talents et de les promouvoir en lien avec les services de G.R.H. de l’académie, dans l’intérêt de l’institution.

Les corps d’inspection sont appelés à assurer la mise en place des formations d’adaptation à l’emploi des professeurs entrant dans le métier d’enseignant. Ils procèdent en tout état de cause à l’évaluation de la qualité de la formation des stagiaires et sont consultés sur leur première affectation si besoin est.

Dans le domaine de la formation continue des enseignants, l’inspecteur veille à ce que celle-ci soit conçue en sorte de produire une amélioration de la qualité professionnelle des personnels concernés. Le recteur peut confier aux inspecteurs des missions de conception, d’impulsion, d’animation ou d’évaluation du dispositif de formation continue des enseignants et C.P.E., en lien étroit avec les universités en tant que de besoin.

Le conseil

En application des articles R. 241-20 et R. 222-12 du code de l’éducation, l’inspecteur peut être sollicité par le recteur pour des missions de conseil : conseil aux chefs d’établissement, conseil aux inspecteurs d’académie D.S.D.E.N., conseil au recteur ou à ses services, participation aux instances académiques. Enfin les inspecteurs peuvent également, à la demande des inspections générales ou des autorités de l’éducation nationale, participer à des jurys de concours ou participer à des groupes d’experts. Il sera veillé à ce que ces aspects de la fonction des inspecteurs n’obèrent pas inutilement leurs missions essentielles de pilotage pédagogique.

Cette note de service abroge et remplace la note de service du 17 juin 2005.

Pour le ministre de l’Éducation nationaleet par délégation,

Le directeur de l’encadrement
Roger Chudeau

Réaction du SNUipp

Nouvelles missions pour les inspecteurs


L’évaluation des maîtres est modifiée ainsi que les missions des inspecteurs.

Les missions des corps d’inspection, jusque là définies par une note de service de juin 2005 publiée au BO n°25 du 30 juin 2005, viennent de connaître des modifications profondes qui vont bien au-delà d’un simple lifting. En effet, la circulaire n° 2009-064 du 19/05/2009 publiée au BO n°22 du 28 mai 2009 vient conclure l’ensemble des « réformes » engagées depuis deux ans en redéfinissant les priorités sur lesquelles les profs d’école vont désormais être évalué(e)s. Ce texte vient logiquement s’inscrire comme la dernière étape du travail de Darcos : refonte des programmes, aide personnalisée, évaluations CE1-CM2, remise en cause du paritarisme … il fallait bien s’assurer de la mise en oeuvre concrète de tout cela… Cette circulaire aura des conséquences au quotidien, pour l’ensemble des collègues.

Avant de l’examiner plus précisément, notons que :

* les missions des Inspecteurs étaient précédemment présentées en quatre grands chapitres : évaluation ; animation et impulsion ; formation ; expertise. Il n’en reste que deux aujourd’hui, dont la dénomination est très évocatrice : « pilotage pédagogique et management ». * la mission d’inspection individuelle des enseignants était extrêmement détaillée dans le texte de 2005 qui allait jusqu’à préciser qu’elle comportait un entretien, qu’elle entraînait un rapport et une note. Plus aucune précision de cet ordre dans le texte d’aujourd’hui. * l’inspection était précédemment définie comme un acte de « contrôle et de conseil », comme une « appréciation des compétences, du respect des programmes, de l’implication dans le fonctionnement de l’école ».

La lecture de la suite montre qu’il n’est pas inutile de le rappeler.

Ce que dit la nouvelle circulaire

Pilotage pédagogique :

* « L’inspection individuelle des enseignants dans leur classe est essentielle pour vérifier la qualité de l’enseignement dispensé. * Elle l’est aussi pour assurer le pilotage de l’action éducative dans l’académie. * Elle permet une observation fine et une connaissance approfondie de l’état des disciplines et des activités de l’école ou de l’établissement. * Elle vérifie le respect des programmes, l’application des réformes et mesure l’efficacité de l’enseignement dispensé en fonction des résultats et des acquis des élèves.[...] * Un soin particulier est apporté au suivi des évaluations nationales et à l’analyse des résultats aux examens. * En la matière, l’expertise des inspecteurs ne se limite pas à dresser des constats. Les corps d’inspection ont le devoir de conseiller les professeurs, d’impulser et d’encourager les « bonnes pratiques ». La liberté pédagogique dont bénéficient, pour organiser leur enseignement, les personnels enseignants de l’enseignement scolaire, dans le cadre notamment des dispositions des articles L. 921-1-1 et L. 311-3 du code de l’éducation, ne sera pas le prétexte de pratiques qui font obstacle à l’acquisition des savoirs ».

Précision : les phrases reproduites ci-dessus sont, au mot près, issues de la circulaire.

Si certain(e)s collègues s’interrogeaient sur le sens du terme « pilotage pédagogique », celui-ci est clair : obéissance, obligation de résultats, respect et application des « réformes » sans état d’âme, « bonnes » pratiques…

Malgré cette conception très martiale de l’inspection, et à travers elle du métier même, il se pourrait qu’il puisse rester, par ci par là, d’irréductibles réfractaires à l’école libérale, compétitive et concurrentielle voulue et annoncée par le président de la République en septembre 2007 dans sa lettre aux éducateurs. Mais, Darcos, il a pensé à tout…

Management :

* « L’inspecteur conçoit ses interventions directes auprès du personnel enseignant comme un acte de gestion de la ressource humaine et éducative de l’académie. L’avis de l’inspecteur est sollicité par l’autorité académique dans tous les grands actes de gestion des personnels : titularisation, évaluation, avancement, promotion et affectation ».

On peut penser qu’à l’avenir, le changement d’échelon, la nomination sur un poste se feront donc aussi (surtout ?) après avis de l’inspecteur. Avis rendu bien sûr selon les critères énoncés plus haut mais aussi selon une « lettre de mission » écrite par le recteur d’académie aux inspecteurs afin de leur préciser leurs priorités. Sans oublier que « l’appréciation, par le recteur, de la manière de servir des inspecteurs est référée à la lettre de mission »…

Cette circulaire est donc bel et bien l’outil indispensable pour parachever la mise au pas de cette profession parfois frondeuse, toujours soucieuse de mener la réflexion sur son métier. Si les actes de désobéissance totale, partielle, publique, cachée se sont multipliés cette année sur les questions de l’aide personnalisée, des programmes ou des évaluations CE1-CM2, nous allons très bientôt sans doute avoir à réfléchir et agir collectivement sur la question de l’inspection…

Article publié le jeudi 18 juin 2009 sur le sire SNUipp 62.

http://62.snuipp.fr/

http://47.snuipp.fr/spip.php?article1321

Collectif parents 74 : Lettre de soutien aux enseignants en résistance pédagogique

Lundi 29 juin 2009

Monsieur l’Inspecteur d’Académie,
Monsieur le Ministre de l’Education Nationale,

Nous sommes parents d’élèves des écoles élémentaires et maternelles de Haute-Savoie, inquiets des réformes de l’Education Nationale mise en place pendant le mandat de Monsieur Xavier Darcos, et profondément choqués par les sanctions disciplinaires qui s’intensifient à l’égard des enseignants.

Face à ces inquiétudes, nous avons jugé nécessaire de nous organiser en créant un collectif indépendant de toute organisation politique ou syndicale : le Collectif Parents 74, qui réunit aujourd’hui des parents d’une soixantaine d’écoles du département (d’Annemasse à St-Gervais, d’Annecy à St-Jean d’Aulp). De nombreux collectifs regroupant enseignants et parents d’élèves se sont ainsi formés sur tout le territoire, sous la bannière « Ecole en Danger ».

Tout au long de cette année scolaire, nous avons eu l’occasion à maintes reprises de constater le mépris de Monsieur Darcos à l’égard de ses enseignants, et reléguant les parents que nous sommes à de simples usagers (pour ne pas dire bulletins de vote), par autant de réformes imposées sans concertation et pour lesquelles l’intérêt des élèves n’est plus la priorité :
-    classes de plus en plus chargées (suppression massive de postes),
-    moindre prise en charge de la grande difficulté scolaire (disparition des RASED sur 3 ans),
-    stigmatisation des élèves en difficulté, allongement de la durée quotidienne d’enseignement au-delà de la limite légale de 6h et/ou stages pendant les vacances pour ces élèves,
-    rythmes scolaires (24h sur 4 jours) contraires aux études scientifiques et pédagogiques,
-    programmes scolaires laissant de moins en moins de place à la découverte et à l’expérimentation par les élèves,
-    évaluations nationales dont les critères et les finalités posent question,
-    absences d’enseignants (même prévues) non remplacées ou seulement partiellement,
-    précarité des postes d’auxiliaires de vie scolaire (AVS), assurant l’intégration des enfants handicapés.

Ces mesures ont été refusées par des milliers d’enseignants du 1er degré qui « en conscience » sont entrés en résistance pédagogique. Par ce refus, ils ont montré leur profond attachement à une école publique de qualité, gratuite et laïque, accessible à tous, valeurs que nous parents défendons également, et nous les en remercions vivement. Avec ce refus, ces enseignants se sont exposés « en conscience » à des sanctions, qui n’ont effectivement pas tardées (retenues sur salaire disproportionnées, promotion annulée, sortie scolaire annulée, etc.). Or nous apprenons en cette fin d’année scolaire que ces enseignants sont maintenant convoqués en conseil de discipline, et ce pendant les vacances d’été (le 7 juillet pour Erwan Redon et le 9 juillet pour Alain Refalo, y en aura t’il d’autres ?). Nous ne saurions accepter ces sanctions injustes, telles une double peine, qui ne font qu’accentuer notre malaise à l’égard d’une administration autoritaire et renforcer notre détermination à s’opposer à ces pratiques inadmissibles. De telles attaques aux libertés d’expression et de pédagogie, pourtant inscrites dans nos lois, qui plus est en catimini pendant les vacances, ne peuvent que contribuer à accroître notre sentiment d’indignation et d’inquiétude sur l’avenir de l’école de la République.

Nous protestons contre ces sanctions financières et plus encore contre ces conseils de discipline dont la démesure cache mal une volonté de mettre fin à la contestation. Doit-on rappeler que ces enseignants ont assuré toutes leurs heures de cours ? Ils seraient donc coupables d’avoir voulu adapter l’enseignement à la fatigue et au rythme de leurs élèves, qu’ils connaissent mieux que quiconque, et ce en accord avec leurs parents. Nous espérons sincèrement que dans le respect de ce qui fonde notre République vous saurez relativiser cette désobéissance responsable et réfléchie dans l’intérêt de l’enfant.

A l’opposé des suppressions massives de postes, de la division orchestrée de la communauté éducative, et de la répression sans précédent en cours, nous avons besoin dans toutes les écoles de France, de sérénité, de dialogue et d’un nombre suffisant d’enseignants disposant de moyens adaptés afin que nos enfants puissent recevoir de l’école tout ce qu’elle leur doit, dans les meilleures conditions.

Nous réitérons notre soutien total et notre solidarité à l’égard des enseignants ayant décidé de désobéir pour ne pas cautionner la mise en pièces du service public d’éducation de notre pays. Nous sommes à leurs côtés pour défendre une école du respect, de la coopération et de la réussite pour tous les enfants.
Nous demandons à ce qu’aucune sanction ne soit exercée à l’égard de ces enseignants qui ont déjà été largement punis tout au long de l’année. Nous appelons de nos vœux les plus sincères le nouveau Ministre de l’Education à annuler ces procédures disciplinaires, un geste d’apaisement qui soulignerait une volonté de reprise du dialogue attendue depuis des mois.

Nous vous prions de recevoir, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, Monsieur le Ministre, l’expression de notre attachement respectueux à la dignité de l’État républicain et de croire en notre détermination à continuer d’œuvrer pour la qualité de l’école publique pour tous.

Nom, prénom :
Adresse :
Signature :

Lettre de résistance des enseignants des Hautes-Alpes

Samedi 6 juin 2009

Monsieur l’Inspecteur,

Nous vous écrivons cette lettre car aujourd’hui, en conscience, nous ne pouvons plus nous taire ! En conscience, nous choisissons la résistance !
Nous ne pouvons accepter, sans réagir, le démantèlement des fondements de l’Education Nationale et les dérives qui sont corrélées à sa mise en œuvre.

L’objet de notre lettre est de vous informer que nous ne participerons ni par une collaboration active ni par un silence complice à la déconstruction du système éducatif de notre pays.

En effet, les mesures qui nous sont imposées ont été décidées dans la précipitation, sans aucune concertation et avec pour objectif des restrictions budgétaires. Elles ont rejeté toutes les recherches dans le domaine des sciences de l’éducation, de la pédagogie et de la chronobiologie. Elles tentent de faire porter la responsabilité des difficultés rencontrées par les élèves sur la seule Ecole alors que le problème est beaucoup plus général et concerne la société toute entière.

Par ailleurs, à l’occasion de la passation des évaluations en CM2, nous avons été témoins et victimes d’une manipulation des résultats et de pratiques qui portent atteinte aux valeurs de notre profession.

C’est pourquoi nous avons décidé :

- de ne pas participer aux stages de remise à niveau,

- de refuser les heures défiscalisées et les primes de toute nature qui vont à l’encontre du travail d’équipe des enseignants,

- de ne pas évaluer les élèves sur des notions qui n’ont pas été travaillées,

- de ne pas appliquer de mode de notation binaire ni pour des évaluations ni pour des livrets scolaires parce qu’il est incompatible avec une appréciation fine, juste et formatrice,

- de ne transmettre les résultats des évaluations nationales qu’aux seules familles concernées et ce afin d’éviter une éventuelle manipulation de ces résultats, des comparaisons et la mise en concurrence des écoles,

- de ne pas mettre en œuvre certains éléments des programmes 2008 lorsqu’ils ne prennent pas en compte la cohérence des apprentissages et le temps nécessaire à la complexité de l’acquisition des savoirs ou lorsqu’ils relèvent d’un enseignement qui privilégie des apprentissages mécanistes au détriment de la compréhension, de la réflexion et de l’appropriation des notions en jeu.

Nous continuerons à mettre en place des évaluations constructives, favorisant l’autonomie et l’estime de soi, qui resteront des outils internes au service des enseignants et des élèves.

Nous demandons que de nouveaux programmes soient réfléchis en concertation avec les enseignants sur la base des recherches menées en sciences de l’éducation et au sein des mouvements pédagogiques.

Nous demandons la suppression des deux heures hebdomadaires d’APE et le rétablissement du même volume horaire pour tous.

Nous demandons l’établissement d’un calendrier scolaire qui prenne véritablement en compte les rythmes d’apprentissage et le développement de l’enfant.

Nous demandons l’arrêt des suppressions de postes et les moyens humains nécessaires pour garantir un enseignement de qualité et un encadrement satisfaisant des enfants en situation de handicap.

Nous demandons une formation professionnelle digne de ce nom, à la fois initiale et continue.

Nous faisons ces choix uniquement dans l’intérêt des élèves et du service public d’Education. Nous faisons ces choix dans l’espoir de construire une école du respect, de la coopération, de la solidarité, de la recherche, de la créativité, et des progrès de tous les élèves.

Attachés à la qualité de l’Education Nationale, nous vous prions d’agréer, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, nos sentiments respectueux et de croire en notre profond dévouement à la cause des enfants et de l’Ecole Publique.

Collectif des enseignants hauts-alpins en résistance

Réforme du recrutement et de la formation des enseignants : RECUL ou AVANCÉE ?

Mardi 19 mai 2009

Communiqué de presse, lundi 18 mai 2009

UN RECUL …

La Conférence des directeurs d’IUFM se félicite de voir les étudiants lauréats des concours de recrutement d’enseignants en 2010 entrer directement dans la vie professionnelle avec un salaire de fonctionnaire stagiaire. Si les concours sont maintenus à l’identique à Bac + 4, il est logique en effet que l’entrée comme salarié dans la fonction publique enseignante continue de suivre immédiatement la réussite au concours. Les étudiants (et leurs familles) ont tout lieu d’en être satisfaits.

… OU UNE MARCHE FORCÉE ?

En revanche, les futurs enseignants ont tout lieu d’être inquiets car ils seront mis en poste immédiatement après le concours, accompagnés par un ersatz de formation professionnelle, pompeusement baptisée


« formation continuée en cours d’emploi ».

Force est de constater qu’il n’y aura rien à « continuer » : il s’agira de commencer la formation professionnelle ; et il s’agira de la commencer en cours d’emploi, ce qui signifie en situation d’urgence, donc dans de mauvaises conditions et en un temps très limité. Ce qui est subtilement présenté comme un recul ministériel est en fait l’avancée d’une année de la mise en place du projet de réforme prévu et de sa mesure la plus contestable :

la suppression pure et simple de l’année de formation professionnelle des futurs enseignants.

C’est bien toute authentique formation professionnelle qui est aujourd’hui supprimée, risquant de mettre en grande difficulté ces futurs professeurs et, à travers eux, les élèves qui leur seront confiés.

POUR UNE VÉRITABLE AVANCÉE

C’est pourquoi la Conférence des directeurs d’IUFM en appelle solennellement aux ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour qu’ils rendent aux futurs professeurs l’année d’authentique de formation professionnelle qui leur est supprimée.

Contact presse : Conférence des directeurs d’IUFM Sandra VIÉ Chargée de communication
Tél. 01 44 32 92 47 mail : sandra.vie@cdiufm.amue.fr

Motion déposée au sous préfet par l’UIL Solidaires Dunkerque et Sud Éducation : Quelle école prépare-t-on pour demain?

Lundi 16 février 2009

16/02/2009.

Cyril Leconte
Professeur des écoles
Sud Éducation

Monsieur le sous- préfet, les pouvoirs publics, le gouvernement n’hésite pas aujourd’hui à sortir 360 milliards d’euros pour sauver les banques d’une crise dont elles sont les responsables. Il n’a d’ailleurs aucun scrupule à nous dire qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses pour l’éducation (pas plus que pour la sécu. ou la santé).

De qui se moque-t-on? De personne, nous répondent-ils : malgré l’opposition des professionnels de l’éducation, l’Etat abreuve l’opinion publique de faux arguments pédagogiques pour justifier le dépouillement de l’éducation nationale. Comme pour le reste des services publics, les attaques contre l’Education Nationale visent à son adaptation aux règles du privé. Ce n’est pas un hasard si, en ce moment, ils augmentent les subventions accordées au privé, et à l’industrie du « soutien scolaire». De plus en plus de parents fuient vers le privé, les charlatans du soutien scolaire se remplissent les poches sur le dos de la détresse des élèves et de leurs parents, les cours à distance (payants) se multiplient….

Au total ce sont 80 000 postes qui doivent être supprimés en 4 ans !


Concernant l’école primaire, nous exigeons :

- la suppression du projet de l’Etat d’éliminer la section des 2-3ans au profit de jardin d’éveil payant qui renforcerait encore plus les inégalités scolaires et sociales et nous demandons l’étendue de cette classe essentielle à l’ensemble du territoire.

- la suppression de l’aide individualisée pour les élèves en difficultés (2h par semaine sur le temps hebdomadaire pour tous) qui est un leurre et frise « la maltraitance éducative » en allant à l’encontre du rythme biologique de l’enfant !

- à partir du constat que 11 500 postes RASED à l’échelle nationale s’occupent des élèves en difficulté à l’école et qu’un bon nombre d’entre eux ne peuvent être suivis en raison de manque d’effectif, nous voulons que les RASED puissent couvrir tout le territoire et toutes les demandes et nous demandons des créations de postes et non des suppressions ou des postes sédentarisés qui ne peuvent qu’affaiblir l’efficacité de ce dispositif .

- que les postes des 6000 enseignants à l’école primaire non renouvelés pour 2008-2009 le soient étant donné que l’effectif global des enfants à l’école primaire augmente. Comment faire mieux avec plus d’enfants, moins de professeurs et moins de temps ?

- Le rétablissement des 108 heures d’enseignement volées aux élèves au nom d’une logique d’économie budgétaire.

- L’arrêt du fichier base élève qui n’est ni plus ni moins qu’une stratégie perverse de repérer les enfants et donc les familles sans papier.

- L’abandon des « primes » pour les enseignants de CE1 et CM2 faisant passer les évaluations nationales qui créent des conflits dans les équipes scolaires étant donné que tout enseignant a pour mission d’évaluer ses élèves quelque soit le niveau.

- La remise en cause des évaluations CM2 en raison de l’absurdité de faire passer des épreuves de fin CM2 en janvier et du risque de faire de ses évaluations la vitrine qualitative de l’école et d’en faire un élément de comparaison par rapport aux autres écoles.

- L’arrêt du projet qui vise à supprimer intégralement la carte scolaire qui ne peut, là encore, qu’accentuer les inégalités avec la projection d’une école à deux vitesses.

- Faire du CDI la norme des contrats de travail pour toutes les personnes travaillant dans l’éducation nationale ( assistant de direction,…) afin d’améliorer la qualité de l’enseignement public et de permettre à ces « précaires » de l’éducation nationale de se projeter dans l’avenir.

- L’arrêt immédiat du service minimum d’accueil durant les grèves. Pour ne pas en rester à des actions sans lendemain, nous construirons une mobilisation d’ampleur dans les jours à venir et appelons à multiplier les actions locales et interprofessionnelles.

Veuillez agréer nos meilleurs sentiments

Cyril Leconte
Professeur des écoles
Sud Éducation

Union Interprofessionnelle Locale Solidaires Dunkerque et environs :
95 rue de la Chapelle 59279 LOON PLAGE – Tel 03.28.62.72.23 – Fax 03.28.62.71.23
email : Solidaires.dunkerque@free.fr
Sud Collectivités Territoriales, Sud Rail, Sud Santé sociaux, Sud éducation, Sud FPA, Sud PTT, Sud Travail - Affaires sociales, Solidaires Sud Pôle Emploi, Sud chimie, Solidaires G4S, Solidaires Industrie Agroalimentaire, Sud Culture, Sud Trésor, SNUI, SNUCCRF, Solidaires Douanes, , Sud Recherche, Union Interprofessionnelle des retraités, Sud Energie, Sud Etudiant(e), Sud Banques. SNJ, SNABF Solidaires, Sud Éducation

Collectif Rased 62 : Appel à manifester notre mécontentement le mercredi 18 fevrier, 14H30 au Lycée H. Darras de Liévin

Samedi 14 février 2009

Suite aux propos peu amènes tenus par Monsieur Carpentier lors de récentes réunions publiques au sujet des RASED et à l’annonce de sédentarisation de postes E et G sans définition des obligations de service ou de leur mission. Le collectif Rased 62 appelle ses adhérents à venir nombreux au Lycée H. Darras signifier notre refus du démantèlement des Réseaux d’Aides sous quelques formes que ce soit!!!

Suppression de postes, sédentarisation ou propos dévalorisants notre travail.

inspection académique du Pas- de-Calais
Division des Personnels Enseignants
Porte 204
Dossier suivi par Annie Meirland
Téléphone
03 21 23 82 35
Télécopie
03 21 23 82 47
Mél : ce.i62dpeb2@ac-lille.fr
Boulevard de la Liberté
Sac Postal 16
62021 Arras cedex

Objet :  Réunions d’information et  de conseil  dans le cadre du mouvement départemental pour la rentrée scolaire de septembre 2009.

Dans le cadre du mouvement départemental pour la rentrée scolaire de septembre 2009, des réunions d’information et de conseil sont organisées à destination des enseignants désirant participer au mouvement départemental ou manifestant le désir d’une évolution de carrière, en lien ou non avec un souhait de mobilité.

A cet effet, je vous invite à participer, pour les districts qui vous concernent, à ces réunions qui se dérouleront selon le calendrier suivant

– Mercredi 11 février 2009 à 14h00 au Lycée Blaise-Pascal de Longuenesse :
Districts de Boulogne-sur-Mer,  Montreuil,  Calais,  Saint-Omer  et circonscription de Calais A.S.H.

– Mercredi 18 février 2009 à 9h30 au Lycée Marguerite-Yourcenar de Beuvry :
Districts d’Arras, Saint-Pol-sur-Ternoise, Béthune, Bruay-la-Buissière et circonscription d’Arras A.S.H.

– Mercredi 18 février 2009 à 14h30 au Lycée Henri-Darras à Liévin :
Districts de Lens, Hénin-Beaumont, Liévin et circonscription de Lens A.S.H.

La première partie de ces réunions sera consacrée à l’exposé général des règles du mouvement. La seconde partie sera l’occasion pour les personnels lors d’échanges individualisés d’obtenir des renseignements pratiques auprès des services et des Inspecteurs de l’Education nationale sur le mouvement et les évolutions de carrière.

Mes services se tiennent à votre disposition pour toute information que vous jugeriez utile.
Gilles Pétreault

Arras, le 2 février 2009 L’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’Éducation nationale du Pas-de-Calais

à

Mesdames et  Messieurs les instituteurs et professeurs des écoles.

FAISONS HONNEUR MASSIVEMENT,  NOUS, PERSONNELS DE RASED A CETTE CORDIALE INVITATION !

PRÉPAREZ VOS QUESTIONS !

MANIFESTONS NOTRE DÉSACCORD PAR NOTRE PRÉSENCE !

Gilets jaunes, slogans, crécelles et porte voix!

NON, LES RASED NE SONT PAS MORTS !!

Evaluation CM2 : Saisir la CNIL

Jeudi 12 février 2009

Evaluations CM2, après les lettres aux instits et directeurs, d’autres actions sont encore possibles, même après remontée des résultats par les directrices/teurs :

Saisir la CNIL: La CNIL nous engage fortement à porter plainte auprès de ses services pour dénoncer la volonté du ministère de mettre en place des fichiers informatisés de saisie des résultats des évaluations de CM2 sans son accord.Il est possible pour tout citoyen d’écrire sur papier libre à cet organisme par simple courrier à l’attention du : Président de la CNIL,Commission Nationale de l’Informatique et des Liberté,8, rue Vivienne CS 30223 75083 Paris cedex 02.

Lettre-type de la CNIL adaptée aux faits présents.Plus il y aura de plaintes enregistrées, plus la CNIL sera en position de force pour agir.

Refuser la saisie des résultats de votre enfant

Parent : ………………………………

Enfant : ………………………………

Classe : …………

(lieu), le

Objet : Opposition au traitement des évaluations CM2

Madame , Directrice,

Madame, Monsieur ……………………….. , Instituteur(trice),

En ma qualité de représentant légal de l’enfant …………………………… actuellement inscrit dans votre > établissement en classe de CM2 et en application des dispositions de l’article 38 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, je vous informe m’opposer à ce que les données personnelles nominatives relatives à mon enfant et résultant des évaluations pratiquées fassent l’objet d’un traitement automatique notamment par saisie informatique desdites évaluations.Cette opposition vise toute personne devant effectuer la saisie des évaluations, ainsi que tout responsable de la mise en oeuvre de ce traitement et tout destinataire de celui-ci.

D’une part, il n’existe pas à ma connaissance de dispositions légales particulières permettant ce traitement dans le cadre des évaluations 2009 en CM2, ni de dispositions expresses permettant d’écarter l’application de l’article 38 précité pour ce cas.

D’autre part, il apparaît que les données recueillies sont traitées et conservées de manière nominative au niveau de l’établissement et que leur procédure d’anonymisation pour leur transmission et leur utilisation en dehors de l’établissement laisse planer les plus grands doutes.

Notamment, cette procédure d’anonymisation ne semble offrir aucune garantie dans la mesure où l’attribution d’un numéro par évaluation permet de retrouver l’élève concerné – À cet égard, vous voudrez bien me justifier de ce que la procédure d’anonymisation utilisée a préalablement été reconnue conforme à la loi par la CNIL.

Par ailleurs, au mépris des dispositions de l’article 32 de la même loi, je n’ai pas été personnellement rendu destinataire des informations permettant ma connaissance de la mise en œuvre de ce traitement, de sa finalité, de son utilisation et des droits d’accès et de modification que je détiens sur les données en cause.

À cet égard, vous voudrez bien me justifier de la déclaration préalable du fichier créé par le regroupement de ces données et de son autorisation par la CNIL.Je vous rappelle que la loi n° 78-17 prévoit des sanctions pénales pour les infractions commises à ses dispositions, outre toutes sanctions civiles de droit.

Je vous prie d’agréer l’expression de ma considération distinguée.

Signature

Déposer plainte à la CNIL

SAISIE DE LA COMMISSION NATIONALE INFORMATIQUE ET LIBERTÉ (CNIL)

(Lettre simple)  (nom)  (adresse)

Monsieur le Président de la CNIL,

21, rue Saint Guillaume 75007 Paris

Lieu, Date :

Monsieur le président,

Je soussigné (nom, prénom, adresse, profession), ai l’honneur de saisir votre Commission pour les faits suivants.

Des informations concernant la vie privée de mon enfant : ses résultats aux évaluations nationales CM2 2009 ont été recueillies sans mon autorisation  (ou  malgré mon opposition par (le directeur/la directrice de l’école (nom adresse), sur demande expresse de l’Inspection Académique de…).

Je souhaite, en outre, porter plainte contre (le Ministère de l’Education Nationale) responsable de ces pratiques. Ses coordonnées sont les suivantes (110 r Grenelle 75007 PARIS)

Veuillez agréer, Monsieur le président, l’expression de mes sentiments distingués.

Signature

Pièces jointes : photocopie de la carte d’identité.