Archive pour la catégorie ‘communiqué’

Evaluation : du zéro à l’infini, le nouveau dossier de la revue N’Autre Ecole

Jeudi 18 février 2010

 Primtemps des chaises_2 par pierremongaux

Primtemps des chaises_2 par pierremongaux

Le numéro 25 de N’Autre école, revue syndicale et pédagogique est sorti. Nous vous invitons à le découvrir mais également à le faire découvrir autour de vous.

Le lien : http://fr.calameo.com/read/000062740500f53ea3e80

Connaître la pieuvre : d’où vient l’évaluation, notée ou pas, dans l’entreprise et dans l’école.

Y répondre : par le refus quand nécessaire, par son double intelligent, sensible et rigoureux dans l’ordinaire des jours.

Si notre numéro est copieux, ce n’est pas seulement fonction de l’enjeu, mais parce que les exemples de « contre-évaluation » sont nombreux, et « transférables » comme on dit.

Sans compter que nous poussons l’obsession jusqu’à nous demander s’il faut évaluer nos combats.

N’hésitez pas à évaluer ce numéro !

(Il n’y a que son prix que nous n’avons pas (ré) évalué, bien qu’il atteigne les 60 pages)

Le comité de rédaction

http://www.cnt-f.org/nautreecole/

Voici le témoignage de Hélène du RESF de Paris nord ouest qui n’a de crimes à son actif que de gérer la liste des alertes rafles.

Mercredi 17 février 2010
 Sorbonne n°1 - Slogan de RESF =... par glucozze

Sorbonne n°1 - Slogan de RESF =... par glucozze

Hélène :

A 6H10, 4 hommes et une femme ont frappé à ma porte, ont dit que c’était la police. J’ai ouvert. Ils portaient des gilets par balle. Je ne me souviens plus si ils m’ont montré un papier dès leur arrivée. Je sais que j’en ai signé un après mais ne me rappelle plus quoi.

Ils m’ont parlé des “mes engagements politiques de gauche”. Tout ce moment reste très flou, j’étais surprise et je me demandais ce qu’il se passait. Au bout d’un moment ils m’ont dit chercher des bombes de peinture et m’ont parlé de destruction de DAB distributeur automatique de billets. Ils ont cherché de la littérature subversive. Ils ont pris en photos des livres (le dernier de RESF, de la désobéissance civile…). Ils ont fouillé partout. Ils ont voulu voir les photos de mon appareil photos, m’ont demandé si j’avais des photos de manif. Ils ont photographié des notes sur l’occupation des grévistes. Ils ont emmené deux ou trois papiers qu’ils m’ont rendu. Ils ont embarqué mon CV. ils ont voulu prendre mon ordi mais je leur ai expliqué que je n’avais plus internet depuis deux ans. ils l’ont fouillé quand même sans l’emporter. ils m’ont demandé mon portable et mon chargeur, qu’ils ont emportés. je ne les ai pas récupérés. ils m’ont dit que je pourrais le récupérer demain. dans l’appartement ils m’ont parlé du centre de rétention de Vincennes. ensuite nous sommes descendus dans ma cave. ils y ont jeté un rapide coup d’oeil.

j’ai été emmenée ensuite au 36 quai des orfèvre. j’y suis arrivée vers 8h. là j’ai eu le droit aux photos anthropométrique, prise d’empreinte et m’ont fait me déshabiller, m’accroupir et tousser. j’ai des marques reconnaissables sur le corps qu’ils ont prises en photos. je leur ai expliqué que c’était une maladie génétique. ils ont fait des commentaires se demandant si ce n’était pas contagieux…. ensuite, vers 11 h, j’ai été interrogée pour ce qu’ils appellent l’interrogatoire d’identité (je plus trop sûre du terme) par un commandant de police. ils sont remontés de ma scolarité primaire à mon diplôme professionnel. Ils m’ont interrogée sur mes voyages et ensuite sur mes opinions politiques. ils m’ont questionné sur mes activités militantes.

je suis remontée en cellule. j’ai été ensuite changée de cellule car j’étouffais dans celle où j’étais (en gros 4 mètres carrés, pas d’aération pas d’ouverture). j’ai demandé à voir un médecin que j’ai vu une heure après environ. il m’a été demandé de faire un test ADN. avant j’avais dit que j’avais le droit de refuser. il m’a été répondu que je pouvais être jugée pour ça et que de le faire été le meilleur moyen de prouver mon innocence. je l’ai donc fait. vers 16h30 j’ai été vue à nouveau “pour les besoins de l’enquête”. Mon téléphone portable a été évoqué à nouveau. il m’a été dit qu’effectivement c’était pour cela que j’étais là. on m’a demandé si j’avais participé à des actes de violences destruction de DAB, investir la préfecture ou la caf, m’ont interrogée sur mes connexions internet, les sites que je visite, mes moyens d’informations et si je connaissais des gens qui avaient commis des actes de violence ( ai répondu pas à ma connaissance) ou entendu parler d’actes de violence. ils ont beaucoup insisté pour savoir ce que je savais des banques qui dénoncent les sans papiers, ce que j’en pensais et ce que je pensais des actes violents.

La fin de ma garde à vue a été prononcée à 19h35. je suis sortie après 13h20 de garde à vue.

Hélène

http://www.educationsansfrontieres.org/

Déclaration préalable du SE-UNSA 62 faite à l’Inspecteur d’Académie du Pas de Calais lors du CTPD du vendredi 5 février 2010

Vendredi 12 février 2010
 Paris 2007 - Part 3 114 -... par HAKANU

Paris 2007 - Part 3 114 -... par HAKANU

Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

Deux événements majeurs impactent sensiblement le paysage éducatif et pèsent sur les travaux de ce CTP: le premier est récurrent, il s’agit de la politique budgétaire, et le second est tout nouveau : c’est la réforme de la formation des enseignants communément appelée masterisation.

La politique budgétaire

Le gouvernement persiste dans sa logique destructrice. L’éducation nationale paie un lourd tribut au dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux : en trois ans, plus de 50.000 emplois auront été supprimés. Les écoles et les établissements sont victimes de la désastreuse politique budgétaire du gouvernement

Au moment où l’État a réussi à trouver 3 milliards pour les restaurateurs, il fait payer une addition particulièrement salée à l’éducation nationale. Nous sommes plus qu’inquiets sur les conditions de la rentrée 2010.

Je ne parlerai aujourd’hui que du premier degré, eu égard à l’ordre du jour.

Dans le Pas-de-Calais, nous bénéficierons de 32 postes supplémentaires à la rentrée 2010. Cela pourrait paraître une bonne nouvelle, sauf que….les 210 stagiaires qui ne seront plus là à la rentrée représentent l’équivalent de 52 ETP. C’est donc bien une suppression de 20 postes qu’on subira. Et cela, alors que 303 élèves de plus sont attendus dans nos écoles !

Nous avons été destinataires des documents pour le CDEN, et nous prenons acte de la clarté et de la transparence dans leur présentation.

Cela n’évitera malheureusement pas, à cause de la dotation dont je viens de parler, une carte scolaire 2010 bien douloureuse dans nos écoles.

Ce sont principalement les écoles maternelles qui devront travailler avec des classes surchargées, puisque le seuil de fermeture est fixé à 31 élèves par classe. A SAMER, ils seront même 32, à moins que vous ne décidiez d’ouvrir aujourd’hui, ce qui nous semblerait sage.

Comment l’enseignant, aussi compétent soit-il, pourra-t-il être à l’écoute de chacun de ses élèves, qui ont un âge où tout se construit, et où nous devons justement être le plus attentif aux effets de notre enseignement ?

D’autant qu’il ne faut pas trop espérer d’aide du côté des RASED, denrée qui est devenue rare ! A ce sujet, nous dénonçons la suppression en dehors du CTPD, et après le mouvement 2009, de 6 postes de psychologues scolaires. La situation est explosive. Je citerai au hasard la circonscription de MONTREUIL, qui fonctionne avec un seul psychologue, puisque celui de BERCK a été fermé « sauvagement » à la fin de l’année scolaire dernière. N’en avait-on pas besoin ? Il serait intéressant de recueillir l’avis de LA psy qui reste sur le secteur…

Nous manquerons également de remplaçants, même si cette pénurie sera cette année encore cachée « grâce » aux surnombres…

La masterisationL’UNSA Education constate aujourd’hui que la réforme de la formation des enseignants, adoptée avec la bienveillante abstention de quelques organisations, produit ses effets dévastateurs. En effet, l’arrivée des professeurs stagiaires sur le terrain n’a fait l’objet d’aucune anticipation du Ministère. Or, leur formation organisée sur le principe du tiers temps impacte directement les volumes d’emplois. Ainsi ce sont 3300 équivalents temps plein dans le second degré et 2300 dans le premier degré qui sont supprimés. Ce sont autant de moyens qui, à la rentrée, seront absents des écoles et des établissements.

Le ministère n’a toujours pas donné de consigne précise sur leur affectation. Serait-il embarrassé ? Quel dommage qu’une fois encore, la décision ait primé sur la réflexion.

Tout est mis en œuvre par le ministère pour que la rentrée 2010 soit un échec, et le professionnalisme et le dévouement de nos collègues sur le terrain ne suffiront pas à compenser le manque de moyens que nous allons subir de plein fouet.

Ce sont bien les collègues, et surtout les élèves, qui vont faire les frais de cette politique calamiteuse.

http://www.se-unsa.org/

http://www.se-unsa.org/

École et Identité Nationale : communiqué d’Eric Besson

Jeudi 11 février 2010

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, (pourquoi pas des droits de l’enfant) sera affichée dans les classes.

Un carnet du jeune citoyen devrait accompagner les élèves du primaire au lycée pour palier le manque de connaissances civiques constatées dans tous les milieux sociaux. Le carnet expliquera les symboles et les grandes dates.


La Marseillaise devra être chantée au moins une fois dans l’année.

Les drapeaux seront hissés sur chaque école de la République

” Dis Monsieur quand est ce qu’on meurt pour la PATRIE ? “

Rectorat de Toulouse : signature du premier contrat d’objectifs dans le premier degré

Lundi 8 février 2010
 Everything means nothing to me par julien `

Everything means nothing to me par julien `

Le premier contrat d’objectifs dans le premier degré a été signé jeudi 4 février 2010 par le rectorat de Toulouse, avec la circonscription de Gourdon (Lot) : il vise à « améliorer la performance » des élèves et des pratiques professionnelles des enseignants. Le diagnostic est établi à partir des évaluations nationales de CE1/CM2, permettant ainsi de définir les priorités en termes de progrès. Établi pour trois ans, le contrat d’objectifs est piloté par des indicateurs chiffrés, dont le degré d’atteinte est mesuré chaque année dans un « rapport annuel de performance de la circonscription ».

« Le contrat d’objectifs est la capacité collective à repérer les points faibles et arrêter les cibles que l’on veut atteindre trois ans plus tard », explique à AEF Jean-Jacques Lacombe, inspecteur d’académie du Lot. « Les enseignants ne sont pas opposés à la performance quand on leur explique qu’elle est ‘la réalisation de l’attendu’ ».

Pour Olivier Dugrip, recteur de Toulouse, « cette contractualisation permet de décliner, dans le premier degré, au niveau territorial, les objectifs nationaux qui sont fixés par les projets annuels de performance et par le projet académique qui est en cours de finalisation ». L’académie a mis en place des contrats d’objectifs avec l’ensemble des établissements du second degré depuis 2006 et devrait généraliser cette démarche pour le premier degré dans les huit inspections académiques de la région Midi-Pyrénées.

« RÉFLEXION D’ÉQUIPE »

« Nous avons voulu éviter à tout prix l’outil technocratique et privilégier une réflexion d’équipe partagée », explique Jean-Jacques Lacombe, IA-DSDEN du Lot. Pour élaborer ce contrat d’objectifs de la circonscription de Gourdon, une première réflexion a été menée en conseil d’IEN, avant d’être reprise collectivement et retravaillée par l’équipe de circonscription et les 68 directeurs d’école de la circonscription pendant six mois. « Il faut que la notion de performance se différencie du simple projet de circonscription », précise-t-il.

Aucun moyen supplémentaire n’est dégagé par le rectorat ou l’inspection académique pour mettre en oeuvre les contrats d’objectifs, mais une « redéfinition totale des missions des conseillers pédagogiques » a été engagée par l’équipe de circonscription. « Il faut optimiser le temps d’accompagnement des équipes et notamment des directeurs d’école et leur dégager du temps de formation afin qu’ils intègrent cette nouvelle logique », note l’IA du Lot. Du temps de remplacement est également dégagé par l’équipe de circonscription et mis à la disposition des directeurs d’école.

LES TROIS AXES DU CONTRAT D’OBJECTIFS

Le contrat d’objectifs est orienté autour de trois axes.

Axe 1 : Réguler la fluidité des parcours des élèves, diminuer le taux de redoublement et améliorer les taux de passage
« Nous avons remarqué qu’il existait de gros écarts entre les écoles, en particulier sur les taux de maintien et de retard qui n’amenaient pas une bonne acquisition du socle de compétences », déclare Jean-Jacques Lacombe. « Ces écoles en arrivaient à des maintiens abusifs et inefficaces pour les élèves alors même que la circonscription n’a pas de mauvais résultats aux évaluations nationales. La circonscription a mis en place un outil qui permet de visualiser l’ensemble des résultats du territoire. Les informations sont partagées entre la circonscription et les écoles et entre les écoles et les regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) qui sont très nombreux sur le territoire », détaille l’inspecteur d’académie du Lot. « Pour déterminer l’origine de ces retards, il faut discerner les facteurs endogènes, ceux qui dépendent de la responsabilité des professeurs d’école, et les facteurs exogènes liés à des secteurs ruraux très isolés ou à des zones en difficulté sociale », explique Jean-Jacques Lacombe.

La circonscription fait dorénavant un croisement systématique entre le maintien, le programme personnalisé de réussite éducative (PPRE), les résultats aux évaluations nationales et les Rased. L’un des indicateurs vise à fixer le taux de retard à la fin du CM2 en dessous du seuil de 3 % d’ici à trois ans. Il est actuellement « entre 6 et 7 % ».

Axe 2
: Accroître la performance des enseignants au regard des nouveaux enjeux pédagogiques (socle commun, évaluations, aides aux élèves et aide aux futurs
enseignants)
« Les enseignants ont du mal à entrer dans le ’savoir évaluer par les compétences’ et à sortir d’une logique disciplinaire », note Jean-Jacques Lacombe. L’un des objectifs est de consacrer au moins 30 % des conseils de cycle à l’aide aux élèves. Le taux est aujourd’hui de 15 %, ce qui est « nettement insuffisant » selon l’IA du Lot. Les résultats attendus portent sur la mise en place de conseils de cycle pour organiser la validation du socle, l’intégration des enjeux pédagogiques du socle commun dans les pratiques de classe, l’optimisation de l’autonomie des élèves dans leurs apprentissages, en sensibilisant les enseignants à cette priorité, la constitution d’un vivier stable d’enseignants référents, l’augmentation du nombre d’enseignants en capacité de co-intervenir dans le cadre d’animations et l’augmentation du nombre de candidats au certificat d’aptitude aux fonctions d’instituteur ou de professeur des écoles maître formateur (CAFIPEMF) issus de ce groupe de travail.

Axe 3
: Développer la diversité de l’enseignement des langues vivantes.
La stratégie vise enfin à renforcer la formation des enseignants en anglais pour une meilleure
autonomie concernant l’enseignement de cette langue, même si « l’apprentissage de l’espagnol et de l’allemand est également à développer », rappelle le recteur Olivier Dugrip.

REDÉFINITION DES MAQUETTES DES PROJETS D’ÉCOLE

Parallèlement à cette démarche de performance, l’inspection académique du Lot a redéfini une maquette des projets d’école, centrée sur les compétences. « Les projets d’école sont maintenus mais ils ciblent aussi les compétences à atteindre », précise Jean-Jacques Lacombe. ” Il y a une nécessité de cohérence dans la démarche et le principe entre l’équipe de circonscription et le projet d’école. “

Communiqué de presse UGFF-CGT : Décret sur la réorientation professionnelle dans la Fonction publique

Dimanche 7 février 2010
 Manifestación Acciona Facility... par rodcasro
Manifestación Acciona Facility… par rodcasro

Dans un communiqué  en date du 3 février, Eric WOERTH ne tente même pas de défendre l’indéfendable ; il tire un rideau de fumée sur la réalité du décret relatif à la réorientation professionnelle dans la Fonction publique de l’Etat qui doit être examiné au Conseil Supérieur de la Fonction publique du 11 février prochain.

En effet la nouveauté considérable introduite par la loi du 3 août 2009, ce n’est pas, contrairement à ce que tente de faire croire le Ministre, qu’un fonctionnaire de l’Etat mis en disponibilité et qui refuse trois emplois puisse être licencié. Cette disposition figure déjà, avec des conditions encadrées à l’article 51 de la loi 84-16 qui constitue le Titre II du statut des fonctionnaires.

Ce qui est nouveau, c’est que l’administration puisse placée un agent en disponibilité d’office, c’est-à-dire sans aucun traitement, au motif que « son emploi a vocation à être supprimé dans le cadre de réorganisation ou d’évolution de l’activité du service dans lequel il est affecté ».

Jusqu’à aujourd’hui la disponibilité était une position volontaire qui n’intervenait qu’à la demande de l’intéressé, la mise en disponibilité d’office ne pouvant intervenir qu’à l’expiration de congés, de longue maladie ou de longue durée (article 51 de la loi 84-16) après avis du comité médical et de la commission paritaire.

C’est donc avec une parfaite mauvaise foi qu’Eric WOERTH affirme que le projet de décret soumis au Conseil Supérieur du 11 février prochain ne vise pas à licencier des fonctionnaires.

Au contraire, l’article 12 du Titre I du statut général des fonctionnaires disposent qu’« en cas de suppression d’emploi, le fonctionnaire est affecté dans les conditions prévues par les dispositions régissant la Fonction publique auquel il appartient ». Pour la Fonction publique de l’Etat il n’existait pas, avant la loi du 3 août 2009, de textes de portées transversales et dans les cas de restructuration d’administration, des dispositions particulières assuraient les réaffectations des agents concernés, au besoin en surnombre.

L’article 7 de la loi dite de « mobilité » et son décret d’application ouvrent bien de façon nouvelle la possibilité de licencier des fonctionnaires pour motif économique.

Cette disposition particulière doit, en outre, être replacée dans le cadre de la politique gouvernementale concernant la Fonction publique. Pour l’État, 100.000 emplois ont été supprimés depuis 2007 et plus de 100.000 suppressions nouvelles sont annoncées d’ici 2012. Dans le même temps, la loi dite de « mobilité » a généralisé les cas de recours à l’emploi précaire et introduit la possibilité d’utiliser des intérimaires pour accomplir des missions jusqu’ici remplies par des agents publics.

L’UGFF, dans l’unité la plus large entend combattre ces projets rétrogrades qui portent atteinte aux principes fondamentaux de la Fonction publique.

Le statut est aussi et surtout garant de la neutralité des agents publics et de l’égalité de traitement de tous les citoyens. Il constitue un bien commun à toute la population.

Montreuil, le 3 février 2010

http://www.ugff.cgt.fr/

Maternelles ” Parent ” et ” Lannoy ” à Avion : les parents toujours mobilisés et déterminés !

Jeudi 4 février 2010

Les écoles Parent et Lannoy seront à nouveau bloquée jeudi 4 février, en opposition avec les fermetures de classes prévues !

Maternelle Parent : École fermée jeudi 28 janvier.

Nouvel appel à École sans élèves jeudi 4 février avec le soutien des élus d’Avion !

Les représentants de parents seront reçus jeudi par l’inspecteur de circonscription.

Le Comité Citoyen pour l’École Publique Artois-Gohelle appelle tous ceux qui seraient disponibles à se rendre jeudi à 9h devant ces deux écoles pour soutenir l’action des parents d’élèves.

Communiqué FCPE Nationale : Enseignants sans formation

Jeudi 4 février 2010

Des enseignants sans formation dans les classes à la rentrée 2010 : des conséquences désastreuses pour les élèves

À la rentrée 2010, 10 300 nouveaux enseignants vont être affectés sur des postes à plein temps, quelques semaines après avoir passé un concours de niveau bac+5 portant essentiellement sur des connaissances disciplinaires. Dans le meilleur des cas, ils n’auront eu en guise de formation professionnelle qu’un stage de six semaines en même temps qu’ils préparaient leur concours. Ils vont prendre en charge des élèves 26 h par semaine dans le primaire, de 4 à 18 classes, sur 2 à 4 niveaux d’enseignement selon les disciplines dans le secondaire, ce qui représente un travail considérable de préparation et de suivi.

On leur demande d’emblée d’assurer le même service, les mêmes tâches que leurs collègues expérimentés, et tout cela sans avoir appris sérieusement à préparer des séances de cours, des évaluations, à gérer un groupe d’enfants ou d’adolescents, à réagir face aux problèmes de concentration, de motivation, aux difficultés scolaires de tant d’élèves, à travailler en équipe avec leurs collègues dans les établissements et à gérer les relations parfois difficiles avec les familles !

Quelques-uns s’en sortiront tant bien que mal, et leurs élèves avec eux; beaucoup seront désemparés au bout de quelques semaines devant les réalités de ce métier si éloignées de leur formation universitaire, débordés par la charge de travail, par les exigences d’un métier très difficile, et certains découragés par cette entrée dans le métier si mal préparée.

Que va-t-on dire aux écoliers, aux collégiens, aux lycéens, à leurs parents ? Un peu de patience, il apprend le métier « sur le tas » ? L’année prochaine ça ira mieux ?

Comment peut-on croire qu’être excellent en géométrie algébrique ou en littérature médiévale, suffit pour apprendre l’addition et la lecture à des CP, la rédaction à des collégiens, la maitrise des outils de communication numérique à des lycéens ? Imagine-t-on d’envoyer des chirurgiens dans les blocs opératoires après deux épreuves écrites d’anatomie, un oral craie à la main sur la manipulation du scalpel, et trois semaines de stage d’observation ? En leur conseillant simplement d’appeler le collègue d’à côté en cas de problème ?

Jusqu’à cette année, les nouveaux enseignants avaient une année de formation, sur le principe de l’alternance : ainsi dans le secondaire, entre 6 à 8 heures de cours par semaine, accompagnées par un enseignant expérimenté, et des temps de formation en IUFM. Tout le monde s’accordait pour reconnaitre cette entrée dans le métier comme imparfaite, insuffisante, à repenser, à étaler davantage dans le temps. La voilà supprimée d’un trait de plume.

Il n’y a pas beaucoup de certitudes en pédagogie. Mais on peut affirmer sans risque qu’il n’y a pas de bonne École sans de bons enseignants, et qu’on ne transforme pas un brillant étudiant en bon professeur par le miracle d’un avis administratif de titularisation, le temps d’un été. Il est vain de vouloir réformer le Lycée, développer l’accompagnement des élèves, promouvoir l’École numérique, faire acquérir à tous un « socle commun de connaissances et de compétences » si on ne se donne pas les moyens de qualifier les enseignants pour ces missions !

Depuis des années, divers rapports et recommandations, pourtant demandés par le ministère de l’Éducation nationale, se prononcent en faveur d’une formation professionnelle plus longue, plus développée, d’une alternance mieux pensée. Depuis des mois, les organisations professionnelles et les instances des IUFM alertent le gouvernement sur les dangers de ses projets. Aujourd’hui, ce sont les pires choix qui ont été retenus par le ministre, et ce sont les pires modalités qui sont mises en œuvre par certains recteurs. C’est la pure logique budgétaire qui l’emporte, avec un mépris extraordinaire pour les élèves, leurs enseignants, les familles.

En effet, cette réforme n’atteindra qu’un seul objectif en 2010 : la suppression de 18 000 postes dans l’Éducation nationale !

Faire réussir tous les élèves, éduquer de jeunes enfants, les préparer à un monde si complexe, autant de défis majeurs qu’on ne peut laisser au dévouement, à l’improvisation ou au bricolage. Enseigner est un métier qui s’apprend ! L’envoi dans les classes de jeunes sortis de l’université sans aucune formation professionnelle, c’est-à-dire pédagogique, est une décision scandaleuse.  Nous demandons instamment au ministre et aux recteurs de renoncer à de tels projets et de remettre en chantier la question de la formation des enseignants.

Philippe Watrelot, CRAP-Cahiers pédagogiques

Jean-Jacques Hazan, FCPE

Antoine Evennou, UNL

Paris, le 29 janvier 2010

Fédération des Conseils de Parents d’Élèves des Écoles Publiques

Tél : 01.43.57.16.16

e-mail : fcpecom@fcpe.asso.fr

Site : www.fcpe.asso.fr

Le Ministère de l’Éducation recrute un manager dégraisseur

Jeudi 4 février 2010

Manager - Visual Psychology - A3
par h.koppdelaney

Paradoxe : au moment où s’ouvre le congres de la Fsu, principal syndicat d’enseignant, la rubrique emploi du cahier ” Économie ” (page 9) du journal “Le Monde” daté de ce 2 février 2010 annonce discrètement le recrutement d’un manageur modernisateur consultant “en appui des directions centrales et des Académies”.

Profil souhaité : grande école de commerce ou ingénieur, dix ans d’expérience professionnelle “dont 5 ans impérativement en cabinet de conseil” (sous entendu : vous savez vous y prendre sans états d’âme en dégraisseur d’emplois publics et tueur de coûts, expérimentateur pionnier du fameux nouveau décret qui permettra le licenciement sans indemnités des fonctionnaires, cf. Libération de ce mardi).

L’annonce de recrutement dans Le Monde l’explique plus joliment : “Consultant expérimenté, vous avez conduit des projets variés et complexes : évolution des organisations, conduite du changement, pilotage de la performance, gestion des ressources humaines, démarches qualité… … Vous voulez contribuer activement à la modernisation du service public de l’éducation et de l’enseignement supérieur “

Pour les militants, la « base élève » permet d’informer la police

Mercredi 3 février 2010
 EXPULSION par dan paint
EXPULSION par dan paint

Un sans-papiers en situation irrégulière a été arrêté par la police aux frontières à Vezin-le-Coquet, le 26 janvier. Les militants dénoncent le rôle joué par les renseignements que possède l’école maternelle où sont scolarisés les deux fils de ce clandestin.

Deux ans après la levée de boucliers des directeurs d’école et des parents d’élèves de Rennes, la polémique resurgit. :  Est-ce la « base élève » de l’école maternelle de Vezin-le-Coquet qui a permis l’arrestation d’un clandestin, le 26 janvier dernier ?

C’est en tout cas ce que pensent les associations de défense des sans papiers présentes au tribunal administratif, lundi matin. « Ce père de famille d’origine chinoise n’était déclaré nulle part. Il ne travaillait pas, personne ne pouvait connaître l’adresse de son domicile mis à part l’école où il venait de scolariser ses deux enfants », livre une militante du Collectif de soutien aux sans-papiers.

Présente à l’audience, l’institutrice de l’école maternelle où sont scolarisés les deux enfants de l’immigré clandestin ajoute : « Je ne me prononce pas sur le lien qui existe entre ce fichier et l’arrestation de ce Monsieur. Par contre, la veille de son arrestation, l’inspection nous a appelés pour nous demander si l’adresse de ce monsieur était bien exacte… C’est troublant. »

Des enfants privés de leur père ou de leur mère

Du côté de la préfecture, on explique qu’il n’existe “absolument aucun lien entre ce fichier et les renseignements que peuvent obtenir les policiers. Personne ne peut se servir de cette base. Elle est interne à l’école.”

Toujours est-il que le cas particulier de ce père de  famille pose  problème. Devant le tribunal administratif hier matin, ce  Chinois de 29 ans contestait l’arrêté de reconduite à la  frontière dont il fait
l’objet.

« Ce Monsieur est séparé de sa compagne  depuis quelques mois »,  plaide Me Larue, son avocate. « Donc s’il est renvoyé  en Chine, les  enfants perdront leur père. Et si l’on renvoie le père  avec ses enfants,  alors ils perdront contact avec leur mère… »

« Cette dernière est également en situation  irrégulière », plaide Me Coconnier, l’avocat représentant le préfet. « On prend le problème à  l’envers. La présence d’enfants n’est pas une  assurance tous risques  pour rester en France… »

La décision du tribunal administratif est mise en  délibéré à « quelques  jours ».

Les collectifs annoncent la création d’un comité de  soutien à  Vezin-le-Coquet.

C.S.

Source :  http://www.lemensue