Mort de Remy Fraisse : L’assemblée populaire du plateau de Millevaches appelle à bloquer les gendarmeries et les commissariats de France

 

Considérant que manifester ne doit pas consister à simplement défiler dans des rues policées, mais bien à faire plier les gouvernants par les moyens adéquats

Considérant que ce n’est pas à ceux qui organisent une répression meurtrière de définir ce qu’est « la violence » en pointant du doigt quelques vitrines brisées

Considérant que les prétendues « force de l’ordre » ont reçu les armes et les consignes à même de briser tout ce qui ne serait pas un défilé policé

Considérant que depuis des années maintenant, elles appliquent une doctrine de maintient de l’ordre consistant à blesser, éborgner, larder la chair des manifestants d’éclats de métal, et cela à dessein

Considérant qu’un telle stratégie – « en blesser un pour en effrayer cent » – vise essentiellement à dissuader quiconque de manifester, à établir comme normal le fait que désobéir puisse se payer d’un oeil, d’un nez, d’une mâchoire, voire désormais d’une vie

Considérant que la mort de Rémi Fraisse n’est en effet pas le fruit d’une bavure, mais la conséquence logique d’une telle stratégie

Considérant au demeurant que la plus haute hiérarchie de la gendarmerie soutient en tout point la tactique de harcèlement expérimentée sur les opposants depuis des mois au Testet ainsi que l’emploi à leur encontre d' »armes non-létales » qui tuent pourtant, et justifient tout cela au motif que ceux-ci seraient « violents »

Considérant que même après le meurtre au Testet, les forces de l’ordre ont continué à utiliser des armes similaires à celle qui a causé la mort de Rémi, comme en témoignent les manifestants attaqués ou blessés par des grenades offensives ou des grenades de désencerclement ce samedi 1 novembre à Nantes et à Toulouse

Considérant qu’il est plausible que de tels évènements puissent se reproduire

Considérant que la stratégie de communication cyniquement mise en oeuvre par le gouvernement dans de telles occasions consiste d’une part à contrôler la circulation des informations afin de contenir l’émotion populaire, d’autre part à mettre en cause de « petits groupes organisés d’émeutiers » là même où c’est toute la population qui, par sa présence résolue, appuie l’émeute

Considérant que ce n’est bien évidemment pas les émeutiers qui sont complètement isolé de la population, mais bel et bien le gouvernement et sa police

Considérant que cette stratégie de communication est à la fois grossière et constante dans sa grossièreté, et qu’elle a assez duré

Considérant que les forces de police n’ont de légitimité que celle de l’ordre politique qu’elles conspirent à maintenir

Considérant en l’espèce que le présent ordre politique n’a lui-même plus un gramme de légitimité, et que par voie de conséquences les forces de police non plus

Considérant qu’à peu près tout le monde déteste la police (y compris les policiers eux-mêmes)

Considérant que la gendarmerie est partout comme un corps étranger qu’il convient d’extirper de la population

Considérant enfin que ces gens sont armés et dangereux, et qu’ils sont finalement assimilables à une milice au service d’intérêts tout autres que ceux du peuple

Considérant que l’humanité a vécu sans police pendant assez de siècles et en assez de lieux pour trouver en elle toutes les ressources d’une vie débarrassée de pareille verrue

Considérant que nous sommes bien assez grands pour trancher nos conflits et penser nos façons de vivre par nous mêmes

Nous, assemblée populaire du plateau de Millevaches, appelons tous et chacun dans les jours qui viennent à se rendre en masse devant les commissariats, gendarmerie et casernes afin d’y bloquer par tous les moyens nécessaires – piquets, soudure, cadenas, murets, etc. – la sortie des uniformes globalement inutiles, malfaisants et régulièrement assassins qui les peuplent

gendarme 2399907454_6c5da38858_z

Ce contenu a été publié dans communiqué, video, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *