Le LAG, Lieu Auto Géré du bassin minier, vous invite au 1er festival du documentaire d’auteur, social et politique dans le 62 Bobines rebelles

3 Bobine rebelle AfficheBR62-2013-10

Bobines rebelles, c’est un Festival de documentaire d’auteur social et politique, auto-organisé dans diverses régions de France :

  •     À Saint-Denis (93)
  •     À Merlieux, dans l’Aisne
  •     Dans la Creuse

Le LAG se propose donc d’être le prochain site organisant Bobines Rebelles. Ça se tient le samedi 23 mars 2013.

Chaque séance du festival Bobines rebelles est proposée à prix libre.

Festival : en programmant pendant une journée une série de films documentaires, nous voulons proposer un moment fort, permettant de créer une véritable dynamique de réflexion.

Documentaire : en revendiquant un point de vue clairement affirmé, le documentaire permet de faire apparaître une réalité qui, d’habitude, nous est cachée. Il favorise une démarche critique et l’émergence d’une conscience politique plus engagée.

D’auteur : le documentaire dʼauteur est un prisme particulier permettant de nourrir une réflexion collective. Ce cinéma laisse une large place au spectateur dans l’élaboration d’une pensée (à lʼinverse dʼun reportage télévisuel, où le cerveau du spectateur est pris dans lʼétau des évidences et autres lieux communs).

Social et politique : à l’heure où les tenants du pouvoir nous imposent une pensée unique associée à une fausse bipolarisation politique, nous voulons partager nos interrogations, confronter nos dissidences. Indépendance politique et autonomie de pensée sont, aujourd’hui, une exigence sociale

« Le documentaire social se distingue du documentaire tout court et des actualités de la semaine par le point de vue que défend nettement son auteur. Ce documentaire social exige que l’on prenne position car il met les points sur les i. S’il n’engage pas un artiste, il engage au moins un homme. Ceci vaut bien cela. (…) Ce documentaire social devra nous dessiller les yeux. » Jean Vigo (1905-1934)

Programme du festival :

1 ProgrammeBobinesRebelles62-2013-A3 2 ProgrammeBobinesRebelles62-2013-A3

Pourquoi le LAG ?
D’une manière générale, notre objectif est double :

En interne : nous réunir, mettre en oeuvre des initiatives ouvertes, des réunions publiques, des débats, ciné-débats, développer nos alternatives : cantine autogérée, ateliers vélos, espaces bibliothèque, concerts, théâtre, … promouvoir un lieu de diffusion de nos expressions et de nos pratiques (la sortie du capitalisme a déjà commencé…), développer un espace de convivialité, d’échanges, de réflexions…

Pour l’extérieur : faire réexister l’idée d’autogestion dans le débat public. Depuis de trop nombreuses années, le mot autogestion a disparu de l’espace public. Le LAG entend le mettre à nouveau sous les feux de la rampe, au coeur du bassin minier du Pas-de-Calais, et constituer ainsi un sérieux point d’appui pour l’anticapitalisme.

Ce qui guide le LAG

On trouvera ci-dessous quelques extraits des interventions qui ont été prononcées le 20 octobre 2012, à l’occasion de l’inauguration du LAG.

Le LAG, le Lieu Auto Géré du bassin minier, c’est d’abord la possibilité de revoir le joli nom d’autogestion dans l’espace public. Le LAG, c’est donc ce lieu associatif et autogéré, ouvert par des militant-es investi-es dans des collectifs aussi divers que Politis 62, Fraternité Migrants, Fraternité Rroms, eau … secours 62, le projet PAP (Projet Agricole et Politique) et son corollaire la cantine autogérée, les objecteurs de croissance, Colère du Présent, les AMAPs, la chorale de Politis 62 et ses chants de lutte et d’espoir, etc …

Le LAG vise à permettre une plus grande autonomie locale du mouvement social et à faciliter les actions directes en offrant un lieu de rassemblement et de coordination des initiatives alternatives et des luttes sociales. C’est un lieu de convivialité où l’on peut se retrouver autour d’un verre, pour refaire un monde qui en a bien besoin.

L’autogestion, qui sous-tend le projet du LAG, consiste à assumer nos responsabilités, à nous réapproprier nos vies, à rejeter le capitalisme qui est une continuelle expropriation de nos manières de faire, de nos façons de penser, de décider et de vivre.

Le LAG est important non pas comme levier de changement des politiques gouvernementales, régionales ou locales, mais avant tout comme point de confluence des différents mouvements et collectifs dans lesquels nous sommes impliqués, comme espace où nous apprenons et nous inspirons les uns des autres. En ce sens, le LAG est sans doute un prolongement du Printemps de Politis 62, dans lequel nous avons été impliqué-es ces dernières années.

Un des traits qui nous caractérisent, c’est le Faire : concernant nos initiatives, concernant les alternatives dans lesquelles nous sommes engagé-es, nous ne demandons pas la permission, et nous ne revendiquons rien : nous faisons !

Au LAG, nous entendons mettre en œuvre une nouvelle façon de se poser des questions et d’appréhender notre environnement. Voici par exemple des questionnements qui nous traversent :

  • Pour changer la société, s’agit-il de défendre l’emploi, et son corollaire libéral l’employabilité, ou de combattre le travail ?
  • Pour construire un monde nouveau, s’agit-il de défendre le pouvoir d’achat, ou de critiquer l’argent ?

Ce sont deux exemples des nombreuses questions qui nous traversent, et dont nous cherchons des éléments de réponse dans nos pratiques alternatives collectives. À l’instar des zapatistes, nous marchons en nous interrogeant.

Le LAG entend fidéliser deux publics complémentaires :

  • Le public politisé, investi dans des initiatives alternatives inscrites dans le changement de société.
  • Le grand public, qui ignore jusqu’au nom d’autogestion, et qui viendra lors des initiatives ouvertes que nous proposerons, guidé par la seule envie de passer un moment sympa. En franchissant les portes du LAG, ce public peut finir par écouter un débat, acheter un bouquin, ou prendre part à un atelier pratique. Nous aurons ainsi sensibilisé à nos idées, et créé la possibilité d’engagements nouveaux.

Ainsi, le LAG ne peut devenir un but en soi. Il doit être un carrefour des luttes et des alternatives, voire un tremplin pour l’action. Nous voulons inscrire le LAG dans un processus de rupture, en faisant grandir dans la société capitaliste des formes d’auto-organisation des luttes, des rapports autogestionnaires, prêts à se substituer aux rapports capitalistes de domination et de production. Réaliser une société nouvelle, ça passe par une longue phase de contre-pouvoirs à l’occasion de laquelle nous nous auto-éduquons à la démocratie autogestionnaire.

Au final, notre projet, c’est que nos alternatives n’en soient finalement plus, et deviennent des nouvelles formes de vie.

Tout cela ne peut que nous amener à aller plus loin, et à nous interroger sur comment mettre en œuvre l’autogestion au delà du LAG. C’est une question que nous souhaitons aborder concrètement. Il s’agit notamment d’expliciter comment on va auto-gérer les transports ferroviaires, la fabrication et la distribution d’énergie, etc…, et de déterminer les politiques sur lesquelles seront fondées ces activités.

Terminons en citant un propos récent de Raoul Vaneighem :

« Tôt ou tard, il faudra bien que s’instaure, sur les ruines de la
tyrannie marchande, cette autogestion généralisée – quel que soit
le nom que vous lui donniez – qui jettera les bases d’une société
véritablement humaine, une société où l’argent aura disparu, où
l’on se servira en servant les autres, où chacun aura le loisir
d’offrir et de s’offrir, sans aucun sacrifice. »

Contacts :

Le LAG, 23 avenue Jean Jaurès, 62800 Liévin
Courriel : contact@lelag.fr

Ce contenu a été publié dans Agenda, communiqué, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *