Enfance clandestine : ‘À partir de maintenant tu oublies qui tu es…’

La fabrique de l’histoire, une émission de France Culture

Ce sont des enfants, Berthe, Paulette, Rosette, Nadia, Simon, ils ont 8 ans, 9 ans, 10, ans ou 13ans, ils habitent à Paris ou à Lyon, des citadins, de vrais petits parisiens, des petits français qui vont à l’école du quartier et connaissent par cœur la liste des départements…Sauf qu’on est entre 1940 et 1941 et qu’en France les parents de ces enfants n’ont plus le droit de posséder une radio, on leur confisque leur vélo, on limite leurs heures de sortie, on leur interdit de travailler. Et puis surtout on arrête les hommes juifs étrangers, puis les juifs français et puis plus tard on arrête aussi les femmes, les vieillards et les enfants. Alors, comme dans les plus sombres contes de fées les parents décident de se séparer de leurs enfants et de les cacher : à la campagne, chez des nourriciers, dans des maisons d’enfants, dans des couvents, dans des fermes ou des pensionnats et là ils changent de nom, changent de vie, découvrent d’autres milieux, dissimulent leur religion, apprennent à faire le signe de croix et peu à peu changent d’identité pour se faire oublier.

Ce sont ces parcours et ces métamorphoses qu’a étudié Nathalie Zajde, chercheur en psychologie et auteur de « enfants cachés en France » et ce sont ces itinéraires que nous racontent Berthe Badehi, Nadia et Simon Grobman, Paulette Reicher Grymberg et Rosette Wilblad. Liliane Klein Liber quant à elle était une jeune scout aux éclaireurs israélites de France, une jeune résistante intrépide qui convoyait ces enfants et leur cherchait des planques.

Écouter l'émission de France Culture ici

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