Lettre de Christiane de Nicola à RASED en LUTTE : « Un Parmi Les Autres » c’est un film du cœur …

Christiane de Nicola la rééducatrice du film « Un Parmi Les Autres », est une  lectrice du site Rased en Lutte. Elle a vu les questions les plus fréquemment posées par les spectateurs lors des projections dans le Pas de Calais.

Son commentaire valait bien un article…

 Bonjour et un grand merci à toute l’équipe de Rased en lutte !!!
Voici quelques éléments de réponse aux questions que les gens se posent sur le film « Un parmi les autres ».

C’est un film du cœur …

  • Le film a été fait par un professionnel avec les moyens du bord. Il a mobilisé beaucoup de volontaires qui trouvaient qu’il était important d’alerter l’opinion publique sur la disparition des aides spécialisées à l’école.
  • Ensuite, ce qui est montré n’est pas du tout idéalisé, c’est la réalité. Pierre a tout simplement posé sa caméra dans un coin et filmé ce qui venait. Il n’a pas fait énormément de prises parce qu’à chaque fois il devait poser un jour de congé. Le film étant tourné les soirs et les week-ends, en dehors de son travail officiel de réalisateur.

C’est possible…

 
Mais il faut être conscient de la multitude des réalités sur le territoire… Pour arriver à travailler de cette manière, il y a eu plusieurs facteurs :

  • Un patient travail d’explicitation du métier aux collègues et à la hiérarchie, sans compromis, avec une spécificité revendiquée haut et fort et fortement argumentée. Étant donné que la rééducation fonctionne très bien lorsque l’on la pratique avec des enfants qui relèvent d’une aide rééducative, très vite cela se sait… on gagne donc en crédibilité et en respect.
  • Des collègues et une hiérarchie capable de faire évoluer leurs représentations
  • Quelques années de travail dans un même endroit, c’était ma cinquième année dans ce secteur, et voilà !

Tahiti…

Je suis sur Tahiti, et j’ai dû faire face à nouveau à toutes les injonctions paradoxales et les représentations négatives sur notre métier. Mais j’ai tenu bon, sachant que c’était possible de faire évoluer les représentations sur la rééducation. J’ai commencé par donner des écrits à mon IEN et à lui faire voir le film… Elle en a acheté deux.

Aujourd’hui, soit quelques mois plus tard, dans la circonscription, on reconnait la rééducation et j’ai « carte blanche » de l’administration . Il reste ensuite à faire bouger les choses au niveau de la Polynésie, mais on y travaille !! Je crois que j’adore mettre le bazar…
Merci encore pour tout, bon courage !

je vous embrasse,
Christiane de Nicola

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