Conflit étudiant au Quebec : Gabriel Nadeau-Dubois

En savoir plus sur Gabriel Nadeau-Dubois

  • Naissance : 31 mai 1990 (21 ans)
  • Drapeau :  Québec Montréal, Québec
  • Origine : Canadien
  • Type de militance : désobéissance civile, grève d’occupation, manifestation non violente, Piquet de grève
  • Cause défendue : Gel des droits de scolarité, grève étudiante de 2012

Gabriel Nadeau-Dubois (né le 31 mai 1990 à Montréal, au Québec) est le co-porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (surnommée la CLASSE), qui s’oppose, depuis le début de l’année 2012, à la hausse des frais de scolarité au Québec décrétée par le gouvernement de Jean Charest.

Biographie

Né dans une famille d’activistes — ses parents se sont rencontrés dans le mouvement étudiant catholique et son père a milité dans des organisations syndicales et écologistes — Gabriel Nadeau-Dubois a été initié très tôt au militantisme. Écolier, il accompagnait son père dans des assemblées syndicales, où il écoute les discours plutôt que de faire ses devoirs.

Après ses études au Collège Regina Assumpta, une école privée de Montréal où il remet en question le mode de désignation des représentants des élèves par la direction, Gabriel Nadeau-Dubois se joint à l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) comme étudiant au Collège de Bois-de-Boulogne3 durant l’automne 2007. En 2009, il commence un baccalauréat en histoire, culture et société à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Élu secrétaire aux communications de l’ASSÉ en avril 2010, il est devenu co-porte-parole de la CLASSE , avec Jeanne Reynolds, à l’automne 2011.

 
Rôle pendant la grève étudiante de 2012

Depuis le début de la grève étudiante québécoise de 2012, il représente la figure médiatique du mouvement étudiant opposé à la hausse des frais de scolarité. La CLASSE fonctionnant par démocratie directe, ni Gabriel Nadeau-Dubois, ni Jeanne Reynolds ne sont toutefois des « leaders » étudiants : « La CLASSE n’a pas de leader, mais deux porte-paroles égaux, l’autre étant Jeanne Reynolds. Les porte-paroles doivent représenter l’Association sans se mettre en avant.».

À l’instar de certains chroniqueurs de la presse écrite, la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp et celui de la Sécurité publique, Robert Dutil, ont personnellement reproché à Nadeau-Dubois son incapacité « à lancer un appel au calme ou à condamner la violence de façon claire ». Cette personnalisation du débat et l’hypermédiatisation de Gabriel Nadeau-Dubois ont provoqué certains remous au sein de la CLASSE, qui a discuté du rôle des porte-paroles lors de son congrès des 28 et 29 avril.

Son rôle de porte-parole de la position de la CLASSE dans le débat entourant la grève étudiante l’a forcé à modifier son mode de vie. Sujet de rumeurs, d’attaques personnelles et de cinq menaces de mort par semaine — sur Twitter et par la poste —, il doit s’entourer de gardes du corps lors de ses participations aux manifestations, selon le quotidien londonien The Guardian, qui lui a consacré un article durant le conflit.

Gabriel Nadeau-Dubois n’envisage pas se lancer en politique active. Selon lui, le meilleur moyen d’arriver vers la gratuité scolaire et la justice sociale consiste à militer au sein des mouvements sociaux afin de mobiliser le public. « Plus je fréquente le milieu de la politique partisane et plus ça me décourage de m’impliquer un jour », confie-t-il à une journaliste en mars 2012.

Le 12 avril 2012, un étudiant en arts visuels de l’Université Laval, Jean-François Morasse, a demandé et obtenu du juge Jean Hamelin de la Cour supérieure du Québec, une injonction contre son association étudiante afin de pouvoir poursuivre ses cours. L’étudiant, dont l’injonction provisoire a été renouvelée à deux reprises, a eu accès à ses cours. Il a néanmoins décidé d’entreprendre un recours en outrage au tribunal le 15 mai après avoir entendu les propos de Gabriel Nadeau-Dubois, qui a déclaré le 13 mai à l’antenne de la chaîne d’information en continu RDI : « Je crois qu’il est tout à fait légitime pour les étudiants de prendre les moyens de respecter le choix démocratique qui a été fait d’aller en grève. C’est tout à fait regrettable qu’il y ait une minorité d’étudiants et d’étudiantes qui utilisent les tribunaux pour contourner la décision collective qui a été prise. Nous, on trouve ça tout à fait légitime que les gens prennent les moyens nécessaires pour faire respecter le vote de grève. Et si ça prend des lignes de piquetage, on croit que c’est un moyen tout à fait légitime de le faire. »

Bien que l’injonction ne soit plus en vigueur depuis l’adoption par l’Assemblée nationale de la loi 78, le 18 mai, l’article 3211 de la loi spéciale prévoit le maintien des procédures pour outrage au tribunal, un article surnommé « clause Gabriel Nadeau-Dubois » par la députée péquiste Véronique Hivon : « Les injonctions rendues à ce jour sont annulées […] de manière rétroactive. Mais, de manière assez formidable, le deuxième alinéa, lui, vient maintenir les outrages aux tribunaux. Alors ça, je pense que c’est la clause Gabriel Nadeau-Dubois. On sait qu’il y a certains membres du gouvernement qui avaient une certaine obsession pour ce leader étudiant. »

Morasse, qui est représenté pro bono par Me Maxime Roy Martel — un avocat qui a contribué à la caisse électorale du Parti libéral du Québec entre 2009 et 2011 —, a réclamé une peine d’emprisonnement contre le porte-parole de la CLASSE lors de l’audience du 29 mai 2012. Le procureur du plaignant, qui a été référé par le Barreau de Québec, soutient que Nadeau-Dubois « a incité d’autres gens à ne pas respecter l’ordonnance de la Cour. Et cette incitation avait une grande portée, car [Gabriel Nadeau-Dubois] est très médiatisé. » À ce jour, il s’agit du seul recours en outrage au tribunal en instance relativement à une injonction prononcée dans le cadre du conflit étudiant.

Gabriel Nadeau-Dubois, qui a plaidé non-coupable au chef d’accusation, qualifie la situation de « triste et regrettable ». Le procès dans cette affaire aura lieu les 27 et 28 septembre 2012 au Palais de justice de Québec.

Source : Wikipedia.fr

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Une réponse à Conflit étudiant au Quebec : Gabriel Nadeau-Dubois

  1. Roland dit :

    Solidarité avec le printemps érable pour obtenir l’abrogation de la loi 78, qui porte attente aux libertés fondamentales, ; le départ du gouvernement provincial Charest ; la tenue de législatives anticipées ; pour refuser la marchandisation du savoir, illustrée par le propos du premier ministre québécois, qui voit dans chaque étudiant un utilisateur/payeur.
    Mai 68 : continuons le combat ! Mai 2012 : poursuivons la lutte ! le chemin est tracé. Souhaitons de nouveaux développements au mouvement initié et conduit par nos « cousins ».

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