« Honte et dénonciation » de Michèle Grzegorski

J’ai honte d’offrir à nos enfants un avenir incertain !

Comment les aider à croire en une vie meilleure pour demain ?

Quand nous déshumanisons aujourd’hui les écoles de son personnel

En reniant les acquis sociaux venus d’un passé à l’histoire cruelle.

Je dénonce et honte à vous,

Qui voulaient me mettre à genoux !

Tu as honte de devoir abandonner ces familles, ces enseignants, ces enfants

Qui galèrent chaque jour pour pouvoir accéder au statut de citoyens apprenants.

Alors que l’éducation et l’apprentissage n’ont plus la valeur d’accès au savoir

Mais celle d’aliénation et d’évaluation au nom d’une rentabilité chère au Pouvoir.

Dénonces avec moi : Honte à vous !

Qui voulaient nous mettre à genoux.

Il flirte avec le suicide, celui dont est détruite la profession

Alors que l’État lui impose de la quitter et faire une mutation.

Quand l’école devient un lieu de fichage et une usine de prolétariat

Où le personnel ne vit que dévalorisation ou précarité de ses contrats.

Il crie et dénonce : honte à vous !

Qui voulaient tous nous mettre à genoux.

Nous voyons des guignols rire de leurs marionnettes télévisées

Car ils se moquent encore plus de leurs concitoyens scolarisés.

Au nom du « nul n’est indispensable » et du financement,

Ils se jouent de tout, sauf du plaisir de leur pouvoir présent.

Nous dénonçons : honte à vous !

Qui voulaient nous mettre à genoux.

Vous voulez le vote d’un peuple que vous sacrifiez sur l’autel,

Alors que vous piétinez leur liberté par ambition personnelle.

Des politiques de tous bords qui n’osent même pas défendre l’école et la santé,

Attendent de ceux sans qui, ils ne sont rien, plus d’humanité qu’ils n’en sont dotés.

Nous vous dénonçons : honte à vous !

Qui voulaient nous mettre à genoux.

Ils paradent en utilisant leurs savoirs, leurs cultures, leurs mots, notre argent.

Ils refusent au peuple le droit d’accès à ces pouvoirs puisque très intelligents,

Ils nous laissent croire que nous n’avons que celui de les choisir eux, selon leur démocratie.

Mais cachent leur peur du peuple qui détient le vrai pouvoir décisionnel en démocratie.

Nous dénonçons tous ses coupables de notre futur incertain : honte à vous !

Et finie la honte pour nous car nous refusons de nous mettre à genoux !

Grzegorski Michèle

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