Le 50eme Congrès de l’ICEM à Villeneuve-d’Ascq approche à grands pas


Du 23 au 26 aout 2011 à Villeneuve-D’Ascq, université de Lille 3. De nombreux ateliers et temps de rencontre, de débats et de présentations de pratiques.

La méthode naturelle sollicite la créativité de l’enfant dans un milieu riche, coopératif et vivant.

Des expositions

  • Des travaux de classe dans toutes les disciplines seront exposés.
  • Des ateliers pour débuter en pédagogie Freinet organisés par les groupes départementaux.
  • Des stands :publications, outils pour la classe, acteurs associatifs…

Le Congrès sur le site : http://www.icem-pedagogie-freinet.org/recherche/adultes/results/taxonomy:995,277http://www.icem-pedagogie-freinet.org

Mail : congres2011@icem-freinet.org

Des conférences

  • L’enfant ou l’élève auteur, approches didactiques, Bertrand Daunay
  • S’autoriser : pratiques d’émancipation… Nicolas Go
  • Pédagogie Freinet et motivation autodéterminée, Alain Guerrien
  • Des enseignants Freinet pas si extraordinaires que ça ! Anne-Marie Jovenet
  • De l’enfant écrivant à l’enfant écrivain : des compétences scripturales au projet d’écrire…Philippe Meirieu
  • L’enfant auteur de sa rue, de son quartier, de sa ville Laurent Ott

Des tables rondes

  • Enfants et adultes, construisons ensemble la démocratie participative dans la ville, à l’école… autour de Jean Le Gal.
  • Résister et agir pour construire une autre école, une autre société, Alain Refalo et François Le Ménahèze.

Et encore bien d’autres choses…

Qui était Célestin Freinet ?


Célestin naît le 15 octobre 1896 à Gars (Alpes-Maritimes) dans une famille modeste. En 1912, il entre à l’École Normale d’Instituteurs de Nice. Mobilisé en 1915, il est gravement blessé à un poumon en octobre 1917. En 1920 (après une longue convalescence), il est nommé instituteur à Bar-sur-Loup. Son refus de la guerre et de l’endoctrinement militariste le pousse alors à rechercher tous les courants de l’éducation nouvelle et à prendre part à diverses rencontres: à Hambourg en 1922, à Montreux en 1923, en URSS en 1925 ( il adhèrera au PC l’année suivante) et à Leipzig en 1928.

Dès 1924, il introduit une imprimerie dans sa modeste classe rurale et collabore à des journaux ou revues comme « L’École Émancipée », « Clarté » qui rendent compte de ses travaux. Il met alors au point une pédagogie populaire, fondée sur le respect des enfants (expression libre, motivation de l’effort, etc.), et créé en 1927 avec un petit groupe d’instituteurs « La Coopérative de l’Enseignement Laïc » (C.E.L). En 1928, il est nommé à l’école de Saint-Paul-de-Vence avec sa compagne et militante Élise (née à Pelvoux, le 14 août 1898) . Outre « l’Imprimerie à l’École » à laquelle vont s’adjoindre des activités radio et cinéma, diverses publications voient le jour, « Enfantines », « les Fichiers scolaires coopératifs » et, à partir de 1932, la « Bibliothèque de Travail »(B.T) et « L’Éducateur Prolétarien ». La C.E.L produit également un court-métrage « La pomme de terre » réalisé par Yves Allégret avec Pierre et Jacques Prévert comme acteurs. Mais ces réalisations vont être prises pour cible par l’extrême-droite et l’administration poussera Célestin à la démission en 1934.

En 1935, il ouvre alors à Vence avec Élise « l’École Freinet », et publie les « Brochures d’Éducation Nouvelle et Populaire » mais son école est déclarée illégale. L’arrivée du Front Populaire lui permet de poursuivre son action éducatrice. Après les enfants d’Aubervilliers, l’École accueillera, en 1937, de jeunes espagnols victimes de la guerre (une école portant son nom sera ouverte un temps à Barcelone par les républicains).

Arrêté le 20 mars 1940, il est interné dans divers camps du sud de la France avant d’être assigné à résidence le 29 octobre 1941. Début 1944, il rejoint le maquis FTP de Briançon, puis animera le « Comité départemental de Libération de Gap ». En 1945, il relance le C.E.L, fait reparaître « l’Éducateur » et redémarre son école à Vence. Le Mouvement Freinet se développant « L’Institut Coopératif de l’École Moderne » (ICEM), est officiellement créé en 1947. Indépendance qui déplait au le Parti communiste, Célestin et Elise le quittent fin 1948. En 1949, le film de J-P Chanois « L’École buissonnière » popularisera le Mouvement Freinet; la même année paraît le livre d’Élise « Naissance d’une pédagogie populaire ». En 1957, la « Fédération Internationale des Mouvements d’École Moderne » est créée mais il faudra encore attendre 1964 pour voir son École reconnue par les autorités.

Après la mort de Célestin le 8 octobre 1966 à Vence, Élise poursuivra l’École jusqu’en 1981 (date de son décès). L’école sera reprise par leur fille Madeleine jusqu’en 1991. Elle reviendra ensuite dans le giron de l’État, mais avec de sérieuses garanties qui font que cette école expérimentale existe encore et que des milliers d’instituteurs s’inspirent toujours de ses méthodes pédagogiques.


« Quand les éducateurs, quand les parents et les administrateurs se seront débarrassés de la lourde scolastique, alors on raisonnera positivement, enfin, et on agira en conséquence. »


« L’éducation des enfants ne saurait faire exception dans le processus vivant du progrès humain. »

In « L’Éducateur » du 15 décembre 1945.

Source : Éphéméride Anarchiste

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