Ras l’bol à l’espagnole

Depuis le 15 mai, les places des principales villes de l’État espagnol sont envahies jour et nuit par des centaines de milliers de personnes qui s’appellent elles-mêmes  :

« les indignés »

Elles proclament leur totale indépendance des partis politiques et des syndicats institutionnels (Commissions Ouvrières, CCOO, et UGT).

Elles affirment que les priorités de toute société avancée doivent être :

  • l’égalité
  • le progrès
  • la solidarité
  • le libre accès à la culture
  • l’activité écologiquement durable, et le développement
  • le bien-être et le bonheur des personnes

Leur manifeste, « Une vraie démocratie, maintenant », réclame « la participation politique citoyenne par des canaux directs » et « la recherche du plus grand bénéfice pour le gros de la société ». Il dit encore : « nous sommes anonymes, mais sans nous, rien de tout cela n’existerait, car c’est nous qui faisons fonctionner le monde ».

Certains passages de ce manifeste, notamment celui qui parle du droit au « libre développement personnel » et à « la consommation des biens nécessaires à une vie saine et heureuse », laissent deviner un poids important des classes moyennes dans ce mouvement. Mais c’est là précisément un de ses principaux intérêts.

Durant les « trente glorieuses », le capital avait pris soin de ménager une partie des salariés, en particulier les ingénieurs et cadres, afin de les mettre de son côté ; cela se traduisait aussi bien dans le niveau des salaires que dans le statut social. Avec la furie exploiteuse néolibérale, les seuls qui comptent sont les actionnaires, tous les autres peuvent crever. On l’a vu notamment avec les suicides chez Renault ou chez France Telecom. Mais, à terme, cela fait passer les classes moyennes du côté des exploités. En Espagne, où la politique de « redressement économique » du gouvernement a été particulièrement brutale, c’est ce qui est en train de se produire…

Source : Union syndicale « Solidaires »

http://www.solidaires.org/

http://youtu.be/AmryOFKeGak

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