Qu’est-ce qu’une grève ?

Depuis près d’un mois, tous les 15 jours, les syndicats nous envoient dans la rue et nous demandent de nous mettre en grève. Ce qu’ils appellent les « journées d’action », les « temps forts »,…

Force est de constater que, depuis des années, cette tactique ne nous a apporté que des défaites (rappelons par exemple l’absence de rapport de force et l’échec de 2003).

Quand on regarde l’Histoire, les grèves victorieuses avaient toutes les mêmes caractéristiques :

– Constitution d’une caisse de solidarité. Préparée des mois avant le lancement de la grève, elle permettait de subvenir aux besoins des familles des grévistes au cours de grèves longues de  plusieurs jours ou plusieurs semaines.

– Assemblées générales dans chaque usine. Elles étaient l’expression de la base, et elles dépassaient souvent les syndicats, qui dans tous les cas devaient leur rendre des comptes.

– Blocages des usines. Afin que la grève soit efficace, la production devait impérativement s’arrêter (il fallait également contrer la possibilité de « lock-out »).

– Dénonciation (voir plus) des « jaunes » (les ouvriers qui refusaient de faire grève, ou qui venaient remplacer le personnel gréviste).

– Arrêt de l’activité jusqu’à acceptation des conditions posées par les travailleurs.

Ces facteurs permettaient aux ouvriers de créer un véritable rapport de force avec les patrons.

Or, que voyons-nous dans les grèves d’aujourd’hui ?

– Pas de continuité, une journée tous les 15 jours…

– Pas de caisse de solidarité. Les bureaucraties syndicales, qui sont là pour ça (à ce qu’ils nous disent) ne lâchent pas un centime, et écourtent les grèves au prétexte que les ouvriers n’auraient pas les moyens de la faire.

– Des assemblées générales de plus en plus rares, et de plus en plus contrôlées par les syndicats.

– Aucun blocage, au nom de la sacro-sainte « liberté de choix ».

– Des jaunes qu’il faut respecter, parce que l’on serait en « démocratie ».

En bref, les centrales syndicales opèrent la confusion entre la grève, lutte claire et véritable, et le débrayage, signal flou, peu menaçant et sans enjeu. La grève, notre outil le plus efficace contre les patrons et l’État, a été dénaturée par les centrales syndicales, et son efficacité tuée dans l’œuf ! À nous de la faire revivre !

Le 12 octobre, réclamons une grève générale autogestionnaire !


« L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes. »

SIA32 – CNT-AIT

Contact : sia32@no-log.org
Site web : http://sia32.lautre.net

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