Communiqué de la FNAREN concernant la nouvelle vague de suppression de postes de RASED

Fermeture définitive

Fermeture définitive

FÉDÉRATION NATIONALE DES ASSOCIATIONS DES RÉÉDUCATEURS DE L’ÉDUCATION NATIONALE

Antony, le 28 mai 2010

Un document diffusé par le ministère de l’Education Nationale auprès des recteurs, intitulé « Schéma d’emplois 2011 – 2013 », en date du 5 mai 2010, engage à de nouvelles suppressions de postes de RASED, contrairement à ce qui avait été annoncé en avril par le ministre de l’Education Nationale.

Pourtant les rapports de la cour des comptes et de l’Institut Montaigne alertent sur l’importance de l’échec scolaire dans notre système éducatif, l’efficacité contestée du soutien pour les élèves en grande difficulté scolaire, les effets négatifs de l’accumulation des dispositifs.

La grande difficulté scolaire n’a en effet rien à voir avec des problèmes d’acquisition ou de compréhension de techniques.

Les causes en sont bien plus complexes et sont liées à des interactions entre des difficultés personnelles, familiales et environnementales.

Les RASED travaillent sur les causes de la difficulté scolaire et proposent des aides très spécifiques qui permettent aux élèves de dépasser leurs difficultés pour adopter une attitude d’élève, apprendre et progresser.

Supprimer de nouveaux postes aurait pour conséquence immédiate de voir s’élever encore le nombre d’élèves en grande difficulté scolaire et de détériorer le climat des écoles, les RASED ayant aussi une fonction de médiation au sein des établissements et dans le lien avec les familles.

Or, les chercheurs et scientifiques des États Généraux de la Sécurité à l’Ecole ont clairement démontré qu’il existait une forte corrélation entre échec scolaire et violence, et que la dégradation du climat scolaire avait pour effet un accroissement de l’insécurité.

La Fédération Nationale des Associations des Rééducateurs de l’Education Nationale alerte les médias et les politiques sur les conséquences dramatiques d’une nouvelle diminution des postes d’enseignants spécialisés, à court, moyen et long terme pour les élèves, les familles et l’école.

Pour le bureau national de la FNAREN, Francis JAUSET

Siège social : 143 , rue A. Pajeaud 92160 ANTONY

fnaren@fnaren.asso.fr
http://www.fnaren.asso.fr

Document : Proposition de sédentarisation des enseignants hors la classe

Définition de la mesure

Un indicateur LOLF recense la part du potentiel enseignant en responsabilité  d’une classe. Il représente 83,07 % des emplois. Cet indicateur correspond à plus de 52 000 emplois.

Cela étant, le nombre des enseignants « hors la classe » peut être limité à certaines  catégories de personnels :

– les enseignants chargés de la prévention et du traitement des difficultés scolaires (dont RASED) : 12 918,5 emplois ;

– les enseignants qui accueillent les primo-arrivants : 920,75 emplois ;

– les enseignants affectés à la scolarisation des enfants malades ou handicapés, hors classe d’inclusion scolaire et classe d’adaptation : 4102 emplois ;

– les enseignants affectés à l’enseignement à l’extérieur des écoles : 1 987,5 emplois ;

– les conseillers pédagogiques : 3 618,25 emplois ;

– les personnels en situations diverses (MAD, fonctions exceptionnelles, PACD/PALD, décharges syndicales) : 1 783,5 emplois.

Ces personnels représentent 25 353,5 emplois à la rentrée 2009.

Exposé  des motifs

La réforme de l’enseignement primaire visait à la fois à recentrer les actions de l’école sur les apprentissages fondamentaux et à renforcer la capacité des enseignants à mieux prendre en charge la difficulté scolaire au sein de leur classe.

La durée  de l’enseignement scolaire dans le premier degré est désormais fixée à vingt-quatre heures hebdomadaires dispensées à tous les élèves auxquelles s’ajoutent deux heures d’aide personnalisée en très petits groupes pour les élèves rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages. Cet effort représente l’équivalent de 16 000 postes d’enseignants entièrement dédiés à aider les élèves qui en ont le plus besoin.

Dans ce nouveau contexte, la contribution des enseignants spécialisés des RASED, qui s’ajoute à cet effort, doit évoluer.

Plusieurs scénarios doivent être examinés

Suppression des seuls maîtres G (non-remplacement des départs en retraite et affectation en classe) et poursuite de la politique de sédentarisation des maîtres E dans les écoles où la difficulté scolaire se manifeste le plus (sans économie) ;

suppression des maîtres G et des maîtres E ; pour ces derniers, il convient d’estimer quel est le besoin de maîtres E maintenus en « surnuméraires » dans les écoles, voire dans des structures ad hoc (milieu rural par exemple) ;

un troisième scénario intègre, en plus du scénario précédent, la mise en extinction des psychologues scolaires.

S’agissant des autres enseignants n’assurant pas la responsabilité d’une classe, conseillers pédagogiques ou « faisant fonction », personnels assurant des fonctions d’animation, de soutien et de coordination pédagogiques ou des fonctions administratives, postes dits « exceptionnels », les « taux d’encadrement » sont très variables et ne correspondent pas nécessairement aux caractéristiques territoriales et structurelles. Des marges d’optimisation existent et doivent être mises en œuvre. Il s’agit également de recentrer ces personnels sur la politique éducative, d’éviter la dispersion de leur activité au profit d’activités périphériques et de réexaminer le bien-fondé de certaines situations, qui correspondaient à des besoins ponctuels.

Références juridiques

Les obligations de service des personnels enseignants du premier degré sont régies par le décret n° 2008-775 du 30-7-2008.

La circulaire n° 2009-088 du 17 juillet 2009 a actualisé le fonctionnement des RASED et préciser les missions des enseignants spécialisés qui travaillent dans ce dispositif.

Éléments de contexte

A la rentrée 2009, environ 2 000 emplois de RASED ont été supprimés, ces emplois étant principalement occupés par des professeurs des écoles qui n’étaient pas titulaires d’un diplôme d’enseignement spécialisé. 248 emplois affectés aux besoins éducatifs particuliers ont été supprimés. Au total, 2 200 emplois ont été supprimés, alors qu’une mesure de suppression de 3 000 emplois était inscrite au PLF 2009. Par ailleurs 1 248 emplois de RASED ont été affectés en surnuméraire auprès d’une ou deux écoles concentrant des difficultés sociales importantes.

Les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de cette mesure montrent qu’elle nécessite une affirmation et un accompagnement politiques importants. Il vous est demandé ici un exercice d’évaluation du besoin minimal en maîtres E et des conséquences en termes de libération d’emplois de l’absence de recrutement nouveau de psychologues scolaires et de maîtres G.

S’agissant des conseillers pédagogiques ou « faisant fonction » (3 618,25 emplois)au nombre d’environ 3 620), le ratio d’encadrement moyen est de 89 enseignants par conseiller et le ratio le plus élevé de 116 enseignants par conseiller. Il est probable que la « bonne cible » nationale est comprise entre les deux. Aussi, vous est-il demandé de procéder à un examen de l’activité des conseillers pédagogiques et de leur productivité.

Pour les enseignants assurant d’autres fonctions (animation, coordination, activités au profit d’autres organismes), la pertinence de ces missions doit être réévaluée.

Ce vivier doit être recentré sur les missions prioritaires du système éducatif et constitue une véritable marge.

Valeurs

A la rentrée 2009, la part du potentiel enseignant en responsabilité  d’une classe appréciée au niveau académique s’établissait entre 71,5 % et 87,5 % pour une moyenne nationale de 83,07 %. En métropole seule, l’écart atteint jusqu’à six points.

Au titre de l’action « besoins éducatifs particuliers » (RASED, scolarisation des enfants handicapés,…), pour une moyenne nationale de 7,75 %, les taux vont de 6,33 % à 9,50 % en métropole seule. Pour le pilotage et l’encadrement pédagogique, pour une moyenne nationale de 4,48 %, les taux vont de 3,7 % à 5,75 %.

Au niveau départemental, les écarts sont beaucoup plus importants.

Méthodologie

Sur la base des projections de départs de maîtres G et de psychologues scolaires et en supposant un niveau de recrutement nul, une fois les départs en formation déjà actés pris en compte, il est demandé d’en déterminer l’incidence sur les emplois.

S’agissant des maîtres E, vous indiquerez le niveau cible correspondant au volume minimum, qu’il vous paraît souhaitable de maintenir soit en surnuméraire dans les écoles où les élèves rencontres les difficultés scolaires les plus importantes, soit dans des structures ad hoc permettant de garantir un maillage territorial suffisant. Il vous appartient de déterminer le rythme d’atteinte de cette cible en utilisant les marges offertes par les départs en retraite et l’affectation de ces enseignants devant une classe.


Annexes :

Emplois affectés aux besoins éducatifs particuliers par académie et département : Prévention et traitement des difficultés scolaires, intégration des primo-arrivants, enseignement à l’extérieur des écoles.

Proposition de FICHE ACADÉMIQUE DE GESTION

Sédentarisation des enseignants « hors la classe »

ACADÉMIE DE :

Nom du correspondant :

N° téléphone :

Adresse courriel :

Éléments de mise en œuvre :

Les contraintes :

Les éléments facilitateurs :

La méthodologie pour estimer le gain :

Détail des éléments du calcul :

Enseignement spécialisé RASED


Évolution des maîtres G et psychologues scolaires pour les rentrées :

2009 – 2010 – 2011 – 2012 – 2013

Maîtres G

Nombre total de postes de maître G :

Nombre de « faisant fonction » :

Sorties de fonctions1 :

Sortants de formation CAPA-SH :

Nombre total de maitres G :

Psychologues scolaires

Nombre de « faisant fonction » :

Sorties de fonctions2 :

Sortants de formation DEPS :

Évolution des maîtres E

Nombre total de postes de maître E :

Nombre de « faisant fonction » :

Sorties de fonctions3 :

Sortants de formation CAPA-SH :

Autres fonctions

Nombres d’enseignants :

Conseillers pédagogiques :

Nombre de conseillers pédagogiques :

Nombre d’enseignants/conseiller :

Autres fonctions

Nombre d’enseignants assurant d’« autres fonctions » :

Gain proposé  en emplois :

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12 réponses à Communiqué de la FNAREN concernant la nouvelle vague de suppression de postes de RASED

  1. vincent dit :

    enfin des éléments palpables pour faire réagir ‘ (peut être .. ) la masse inerte ou les masses inertes car on touche tout le monde là nous les rased bien sûr mais aussi les conseillers péda les détachements syndicaux bref tout ceux sans classe… ces gros fainéants quoi…… de nouvelles priorités vont être données un retour systématique au bled et le sport intensif pour que les jeunes soient prêts physiquement aux guerres à venir quel bel idéal…

  2. admin dit :

    J’espère que ces quelques nouvelles vont relancer la lutte.

    Notre disparition était programmée, nous l’avons clamé bien fort, malheureusement nous avons prêché dans le désert.

    Nous étions bien peu cette année aux réunions du Comité Citoyen ou du collectif Rased 62.

    Mais je reste optimiste : si beaucoup d’entre nous, fatigués par une année de luttes intenses, ont cru, ou, on voulu croire à la communication mensongère du gouvernement

    « Nous allons stabilisé les effectifs des RASED »

    le principe de réalité revient.

    Cette fois , les masques tombent : Notre survie est en danger, l’avenir des élèves en difficultés aussi.

    Nous ne luttons pas que pour des postes, nous luttons aussi pour une idée de l’éducation éprise de liberté et du respect de l’autre.

    Si vous en êtes d accord contacter moi pour organiser une réunion du « Collectif Rased 62 » avant la fin de l’année scolaire.

    Mettez un commentaire, envoyez moi un mail, ou utilisez le bouton « contact » sur le site

    Franck Dupont

  3. Nathalie dit :

    Waouh ! T’es en forme, Vincent ! Mais je pense que tu as raison : quitte à aller dans le mur, autant y aller franchement ! Ça aura peut-être pour effet de faire réagir… Quoique… Je suis de plus en plus sceptique…

  4. vincent dit :

    alez on va encore aller plus loin dans la provoc seule la strucutre rased me semble être défendable ce croisement de regard de diffèrentes spéciliatés pour aider et essayer de comprendre les élèves en souffrance me fait lutter et vouloir y croire mais les « rasédiens ou rasédiennes qui ne voient que leur petit nombril obnibulés par leur égo ou pour ce que la structure rased peut leur apporter comme confort personnel est à gerber, aucune dimension collective aucun idéal moi moi et moi le reste ils s’en foutent…..

  5. Ping : L’écume des heures » La planification de la destruction du service public d’éducation

  6. cécile dit :

    ok pour réunion du collectif RASED, nous aussi, on a des « leviers » à activer, pour les leur mettre bien où je pense ! Vincent, même si nous ne sommes que quelques uns, dis toi bien qu’au moins on aura été jusqu’au bout de ce à quoi on croit, pour les gamins. En tous cas, ma détermination est intacte, avec ou sans les autres, car je n’ai strictement RIEN à perdre : si mon métier disparait, j’aurai de toutes façons tout perdu. Alors RESISTANCE !!!!

  7. David CABAS dit :

    Connaissez vous la loi Giscard Pompidou et le Traité de Maastrich ?

    Alors que les bourses chutent, que l’Euro est à l agonie, que les plans d’austérités se multiplie à travers l’Europe, il serait sage de connaître les vrais raisons de l’augmentation de la dette !

    Le bon sens commun voudrait que la dette soit du à trop de sociale, trop de santé, trop de services publiques, trop de fonctionnaires, trop de retraites. Nos responsables politique se font l’écho d’un tel message et mettent en œuvre des plans sensés répondre aux problèmes de la dette !

    Mais tout ceci est une arnaque : L’arnaque de la dette !

    Jusqu’au 3 janvier 1973, la Banque de France avait le droit d’émettre du crédit à très bas taux d’intérêt afin de financer les besoins de l’état et d’investir dans les projets d’avenir !

    Mais sous prétexte d’inflation, le gouvernent Giscard Pompidou a cru bon empêcher la Banque de France de faire son travail en transférant de fait le pouvoir aux banques privés. Et oui depuis cette époque la France s’endette auprès des marchés financiers avec des taux d’intérêts élevés et c’est obligatoire pour tous les pays membres depuis Maastrich et les traités suivants!

    En claire, ce sont les taux d’intérêts imposés sur la dette qui créer l’augmentation folle des dette publique !

    L’alternative

    Un retour au crédit publique productive, redonner le pouvoir au nation de battre monnaie afin de l’investir non dans les bulles spéculatives ou dans les jeux des casinos financiers mais bien dans l’économie physique au service de la population et du travail humain.

    Nous devons dire Non au chantage de l’empire de la finance de la City de Londre et de Wall Street à New York

    Si tu veux rejoindre la bataille pour changer le système économique rejoins moi sur mon groupe : http://www.facebook.com/group.php?gid=104166076293247&ref=ts

    David CABAS
    david.cabas.over-blog.fr

  8. laurent dit :

    Quitte à mourir, autant le faire debout !!!!!!
    ne laissons pas croire que cette X° mesure libérale correspond à notre vision de l’école !!!!!

  9. cécile dit :

    bon, suis de nouveau au taquet, ai appelé le se unsa et le snuipp, et ai balancé les infos à la FCPE; je pense qu’il faut relancer les députés aussi, actionnons nos « leviers » !!! RESISTANCE !!

  10. Ping : L’écume des heures » La planification de la destruction du service public d’éducation (2)

  11. LADJ LAURENCE dit :

    SEULE maitre G sur la circonscription de Sannois,2 postes non pourvus,je me déplace jusqu’à trois écoles par jour,emploi du temps morcelé,réunions de syntheses et concertations avec enseignants qui s’empilent comme un millefeuille,4 fonctionnement de rased avec 4 psys,et le tout doit s’orchestrer en plus avec les entretiens familles,les prises en charge des enfants?
    Quel paradoxe et quelle imposture par rapport à la formation recue CAPSAIS en 2003…Je dois en faire le deuil,et faire croire qu’avec ces moyens réduits comme peau de chagrin que je peux etre contenante et sécurisante pour ces enfants en souffrance à l’école…des discours,del’incertitude pour 2011!
    serai-je là encore pour réparer l’estime de soi de tous ces enfants?
    Il faut le savoir,nous sommes dans la langue de bois.L’école va mal avec son évaluationnite,ses aides qui tentent de surétayer les elèves et familles.
    Le RASED n’étant plus là,quel espace et quelle empathie pourront partager nos élèves?Le rased,seul espace ou le maitre G pouvait rencontrer un enfant pour restaurer son désir d’apprendre.
    Il faut résister et se poser les vraies questions.L’enfant EST rapport au savoir;l’école penserait-elle le contraire avec tous ses dispositifs ,elle Aun rapport au savoir.
    Nous sommes tous instrumentalisés,fini le plaisir d’apprendre?

  12. Ping : Suspecte inspection | L’instit’humeurs

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