Claude Bébéar et l’Institut Montaigne : une volonté néo-libérale faite pour nuire

Niveau moyen des écoliers en chute libre

Aggravation des inégalités

Rythmes scolaires aberrants…

Le constat alarmiste de l’Institut Montaigne, « Think-Tank » libéral composé d’universitaires et de dirigeants d’entreprise, nous peaufine une « énième » proposition de réforme encore plus inacceptable que ce que nous avions imaginé.

l’Institut Montaigne est dirigé par son fondateur : Claude Bébéar, le grand assureur humaniste, copain de Georges Bush et de Martin Bouygues : voir sa biographie en fin d’article.

Voici les propositions de réformes émises par ce grand spécialiste de la gestion opaque de capitaux.

I. Respecter l’organisation de l’école en cycles d’apprentissage cohérents L’Institut Montaigne propose de réorganiser progressivement l’école sur la base des cycles (loi de 1989 jamais appliquée) et non plus des classes.

1. Clarifier l’organisation des cycles entre l’école maternelle et l’école élémentaire

• Abaisser l’âge de la scolarité obligatoire à 5 ans, ce qui implique que l’État finance l’école obligatoire à partir de l’âge de 5 ans pour l’ensemble des établissements
• Intégrer la dernière année de maternelle (« grande section ») à l’école élémentaire • Revoir la terminologie afin qu’elle tienne compte de la logique des cycles
• Réaliser les évaluations nationales en début de CE1 et en fin de CM1 afin de consacrer une année entière à l’acquisition des compétences qui font défaut aux élèves

2. Réduire drastiquement le nombre de redoublement

• Empêcher tout redoublement à l’intérieur d’un cycle et le permettre seulement à leur articulation
• Réinvestir l’économie réalisée dans des mesures plus efficaces et plus proches des élèves et de leurs difficultés spécifiques

3. Prendre réellement en charge les élèves en difficulté

• L’aide individualisée ne doit avoir lieu ni le soir, ni en dehors de la classe
• Il faut s’appuyer sur des travaux comme ceux conduits dans le cadre du programme PARLER

II. Le temps des enfants : revenir à une année scolaire plus ample et moins dense

4. Revenir à une semaine de 5 jours de travail

• Travailler 5 jours en incluant le mercredi
• Réduire le nombre d’heures travaillées par jour
• Intégrer le travail des associations à la vie scolaire pour assurer un relais dans les écoles au-delà du temps scolaire
• Assurer une dotation globale de fonctionnement (DGF) de base pour chaque école afin d’éviter une distorsion entre écoles des communes riches et écoles des communes modestes. Elle assurera un accès gratuit aux activités périscolaires pour les élèves les moins favorisés

5. Rendre l’année scolaire moins compacte en l’allongeant d’au moins deux semaines Adopter un calendrier systématique alternant 8 semaines de cours et 2 semaines de vacances :

• Modifier l’actuel « système de tuilage » en passant de trois zones à deux zones
• Réduire la durée des congés estivaux d’au moins deux semaines

III. Le métier de professeur des écoles : miser sur la qualité des enseignants pour faire progresser la performance du système éducatif

6. Mettre en œuvre un dispositif incitatif pour les candidats à cette profession

• Instaurer dès les premières années de Licence des contrats de pré-recrutement
• Ce programme favoriserait également l’accès au métier de professeur des écoles de jeunes gens talentueux issus de quartiers sensibles

7. Mettre en place des formations en alternance pour accéder au métier d’enseignant

• Privilégier l’apprentissage : stages pratiques et apprentissages universitaires
• Encourager l’intégration simplifiée de cadres d’entreprise ou de la fonction publique souhaitant devenir professeurs des écoles (à bac+3). Ils doivent pouvoir le faire à travers des procédures de recrutement portant essentiellement sur leur motivation et des mises en situation

8. Améliorer la politique salariale pratiquée en début de carrière

• Proposer un autre profil de rémunération : un traitement plus élevé en tout début de carrière et une progression moins importante par la suite
• Verser des primes significatives – pouvant aller jusqu’au doublement du salaire de base1 – aux enseignants expérimentés volontaires pour enseigner dans des zones réputées difficiles et obtenant des résultats

9. Mettre en place des dispositifs contraignants pour assurer l’obligation annuelle de formation continue

• Enrichir les occasions de formation continue et la prendre en compte dans la gestion de la carrière des enseignants
• La formation continue ne doit plus être prise sur le temps de classe

IV. L’organisation de l’école : mettre en œuvre une gouvernance efficace des écoles primaires et un pilotage effectif du système

10. Prendre le décret d’application pour la création d’établissements publics d’enseignement primaire2 (EPEP) expérimentaux tel que prévu par la loi relative aux libertés et responsabilités locales du 13 août 2004

11. Sélectionner et former des directeurs d’écoles de qualité exerçant un réel pouvoir de pilotage de leur établissement

• Mettre en place un véritable statut pour les directeurs d’école et professionnaliser leur recrutement
• Reconnaître ceux dont les performances méritent qu’ils soient récompensés (part variable de rémunération)

12. Revoir complètement le rôle des Inspecteurs de l’Éducation nationale (IEN)

• Supprimer leur rôle d’encadrement administratif
• Concentrer leur mission sur les objectifs pédagogiques : l’inspection des enseignants fondée sur l’évaluation des élèves et la formation continue des enseignants

13. D’ici 2012, créer des EPEP qui permettent des expérimentations dans les écoles primaires, et notamment dans les ZEP, afin d’en faire un bilan à grande échelle et d’étendre ce dispositif par une loi plus générale après 2012

Annexe :

Qui est Claude Bébéar ?

Entré à l’École polytechnique (Promotion X 1955) puis élève de l’école de cavalerie de Saumur, il entre au Groupe des Anciennes Mutuelles d’Assurances.

Il fait ses études au Lycée Gay-Lussac de Limoges

En 1958, il passe le diplôme de l’institut des actuaires de Paris.

En 1975, il est nommé Directeur Général des Anciennes Mutuelles qui deviendront par la suite les Mutuelles Unies.

En 1982, il prend la présidence du Groupe Drouot.

En 1985, il crée AXA qui, de fusions en fusions, finit par absorber l’UAP et devient le premier groupe français d’assurance. Parallèlement, l’internationalisation du groupe se poursuit.

En 1986, il crée et préside l’Institut de Mécénat de Solidarité, devenu aujourd’hui IMS-Entreprendre pour la Cité qui héberge le Secrétariat général de la Charte de la diversité.

En 1997, George Bush lui remet le Point of Light Award, un prix destiné à récompenser l’entreprise la plus en pointe dans le domaine du mécénat humanitaire. Pour la première fois ce prix est remis à une entreprise non américaine.

En 1999, Claude Bébéar prend le contrôle de la treizième société d’assurance-vie japonaise, la Nippon Dantaï.

En mai 2000, il confie les rênes de la Présidence du Directoire d’AXA à Henri de Castries et devient Président du Conseil de Surveillance d’AXA. Par ailleurs, il crée avec Alain Mérieux et Henri Lachmann l‘Institut Montaigne qu’il préside, un groupe de réflexion politique[1]. Il est également membre du comité de soutien de l’Institut Turgot, un think tank libéral[2].

Le 13 juin 2001, il est mis en examen avec Henri de Castries pour blanchiment de capitaux aggravé dans l’affaire Paneurolife, ce qui lui vaut de passer une nuit en cellule.

En 2006, il intègre le conseil de surveillance d’Alliance Transport et Accompagnement, PME créée et implantée dans une zone urbaine sensible.

En 2007, il soutient la création de Business Angels des Cités, un fond d’investissement dédié aux entreprises de banlieue.

Actuellement, il est président d’honneur du groupe AXA. Il est également l’un des cofondateurs du groupe MIP, avec Bruno Bich et Martin Bouygues. De ce groupe est née l’école de management MIP, située dans le 16eme arrondissement de Paris.

Mandats sociaux

* Membre du conseil de surveillance de
o Vivendi
o Business Angels des Cités
o Alliance Transport et Accompagnement.

* Administrateur de
o BNP Paribas et de
o Schneider Electric

Source : Wikipédia

Notes : Bien sûr…

Non-lieu pour Claude Bébéar dans l’affaire PanEuroLife

Claude Bébéar, fondateur de l’assureur Axa, et Henri de Castries, son actuel président, ont bénéficié, lundi 8 mars, d’un non-lieu dans une affaire de blanchiment d’argent entre la France et le Luxembourg, via la société d’assurance-vie PanEuroLife. En juin 2001, une enquête avait été ouverte pour « vol, escroquerie et blanchiment de capitaux aggravé », la justice soupçonnant PanEuroLife d’avoir proposé à ses clients des placements destinés à frauder le fisc et à blanchir de l’argent.

Source : LE MONDE le 10 Mars 2010

Spécialiste des enfants : pourtant…

Amnesty et Handicap International boycottent AXA

01/03/2007 16:45:00  – L’Expansion.com

Amnesty International et Handicap International ont résilié tous leurs contrats avec AXA au motif que l’assureur français investit toujours directement ou indirectement « dans des sociétés fabriquant des mines antipersonnel et des bombes à sous-munitions (BASM) ». Les deux ONG assurent pourtant qu’elles ont régulièrement mis en garde le groupe dirigé par Henri de Castres. Selon une autre ONG, Netwerk Vlaanderen, AXA aurai investi l’an dernier 5,5 milliards de dollars dans 13 firmes spécialisées dans les BASM.

Pas étonnant qu’il ait reçu le prix du mécénat « humanitaire »

par G. W. BUSH !

Les enfants… handicapés, Bébéar et AXA connaissent bien…

Souvenez vous :

L’ ENFANT HANDICAPÉ, UNE VACHE À LAIT COMME LES AUTRES…

Près de 7.000 personnes ont souscrit une rente- survie en faveur de leurs enfants handicapés auprès de l’Unapei (Union Nationale des Associations de Parents et Amis de Personnes Handicapées Mentales). Rappelons qu’il s’agit de contrats d’assurance qui octroient une rente viagère à un enfant handicapé après le décès de ses parents souscripteurs. L’Unapei en avait confié la gestion à la Caisse Nationale de Prévoyance puis à l’Union des Assurances de Paris, absorbée depuis par le vorace groupe AXA dirigé par l’impitoyable et mondain Claude Bébéar.

AXA, estimant perdre de l’argent sur ces contrats, a décidé d’en tripler les primes trimestrielles sans pour autant revaloriser les rentes versées en cas de décès. Des négociations entre l’assureur et l’Unapei ont ramené cette augmentation à un doublement. Si les souscripteurs ne pouvaient ou ne voulaient payer, leurs contrats étaient dénoués d’office, ils perdaient toutes les sommes versées.

source : l’Humanité du 26 février 2000

Etc. etc.

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2 réponses à Claude Bébéar et l’Institut Montaigne : une volonté néo-libérale faite pour nuire

  1. Hillaire dit :

    Bonjour,

    Ex-employée d’AXA, après 10 ans d’ancienneté et une bonne évaluation de mes supérieurs, j’ai été brutalement licenciée pour maladie avec 2 jeunes enfants à charge. Pour avoir dénoncé cette situation, l’entreprise s’est acharnée moralement sur moi afin de me faire taire.

    Citation du Président Claude BEBEAR : « L’assurance c’est un beau métier, c’est un métier d’homme qui repose sur l’un des concepts les plus nobles sans lequel il n’y aurait pas de société civilisée : LA SOLIDARITE »

    Je vous propose de venir visiter mon profil afin de vous faire votre propre idée du combat qui m’oppose à cette société. N’hésitez pas à me laisser vos impressions sur mon profil facebook.

    En vous remerciant,

    Agnès HILLAIRE

  2. Je vous invite à visiter mon site, et dans les « news » , lire l’article sur  » l’indemnisation des victimes en question « . L’assureur concerné est AXA, et la victime, mon fils. A diffuser sans restriction
    Jean-Claude

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