RASED : audience au Ministère du 31 mars 2010

 Ministère de léducation nationale,... par fredpallu

Ministère de l'éducation nationale,... par fredpallu

Une délégation de 11 personnes (une personne par organisation ou association signataires de la lettre pétition) est reçue par M. Allal (conseiller social – enseignement privé – laïcité) et M. Macron (DGESCO).

Bernard Delattre (AGSAS), présent au rassemblement, n’a pu faire partie de cette délégation à notre grand regret. La FNAREN le remercie de son soutien.

M. Allal annonce qu’actuellement la politique du ministre vise au maintien de la pérennité du dispositif RASED sur la base de la circulaire 2009-088.

L’érosion du dispositif constatée n’est pas de la volonté du ministère. Il l’explique par les 4 facteurs suivants :

1) Les enseignants hésitent à demander la formation à cause de la période troublée de l’année dernière.

2) C’est une formation lourde avec le mémoire.

3) Il y a un nombre important d’échec au CAPA-SH (chiffre avancé de 50% ?)

4) Pour certains le travail en RASED est transitoire, il y a des désaffections (retours en classe) ou des orientations vers d’autres fonctions.

M. Macron donne le nombre de postes E, G, psy pour 2009/2010 : 12890.

Parmi ces postes, certains ne sont pas occupés.

Il donne des chiffres un peu différents par rapports aux départs en formation de l’année dernière :

Pour les maîtres E : ils sont passés de 511 à 119, pour les rééducateurs, de 182 à 46.

La plupart des organisations et associations insisteront sur le constat alarmant de la situation des RASED sur le terrain, en matière de postes supprimés (3000), vacants récupérés, surnuméraires récupérés et pour les nouveaux départs en formation. Ils alerteront sur le problème des frais de déplacement.

Ils mettent l’accent sur la raison principale pour laquelle les départs en formation sont si bas. Les consignes ministérielles ne sont pas suivies dans les départements. Les IA font d’autres choix de formation, d’autres choix budgétaires et ne favorisent pas les départs en formation E et G.

Il est absolument nécessaire d’envoyer un signal fort aux recteurs et aux IA pour relancer les départs en formation E et G.

La FNAREN a précisé que les centres de formation pour les rééducateurs ne refusaient pas de stagiaires contrairement à certains arguments avancés. Elle a pointé le fait que l’échec en option G était très faible. Elle a relevé le décalage entre le discours ministériel et les politiques départementales en ce qui concerne les départs en formation. Elle a donné l’exemple de départements très touchés par les suppressions, avec de nombreux postes vacants et un départ « symbolique » dérisoire en formation pour l’option G. Elle a rappelé l’étude menée avec l’Université Paris-Descartes sur la différence entre les aides spécialisées et l’aide personnalisée (étude contestée par M. Macron). Elle a demandé à participer au groupe de travail du 6 avril où seules 4 organisations syndicales sont reçues (celles qui ont des représentants en CAPN).

M Allal tient à garder un temps de travail avec les organisations syndicales autour de ce « signal clair et cohérent » qu’il faut envoyer aux IA, sur les questions de la stabilisation des RASED, les problèmes de la formation, une enquête quantitative et une évaluation qualitative.

Les associations professionnelles seront reçues le 7 avril à 14h par la DGESCO (M. Macron) pour aborder l’aspect qualitatif de ces questions.

Les associations de parents seront reçues un peu plus tard.

Nous restons en contact avec les représentants syndicaux afin de pouvoir échanger sur leur groupe de travail du 6/04 et celui du 7/04.

Francis JAUSET

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