Visite de l’Enervé à Ajaccio : Reçu d’une instit désobéisseuse…

 sarko par karpidis

sarko par karpidis

Une vingtaine de rues interdites à la circulation de 6h du matin à 19h. Le parking devant le Palais des Congrès vidé depuis la veille.

La place du marché vidée de ses stands, les rues commerçantes aux rideaux baissés. Peu de passants dans les rues, beaucoup de salariés ont anticipé le blocage et ont déposé une journée de RTT.
200 fourgons et 1500 CRS débarqués depuis la veille, toutes les casernes de l’île pratiquement vidées et leurs occupants dirigés sur Ajaccio.

La CGT, La CFDT et la FSU appelait à un rassemblement sur la place du marché, face au Palais des Congrès qui attend Sa Majesté. La CGT a déposé un préavis de grève générale pour permettre à tous d’être présents.

Vers 11h30, petit à petit, une trentaine de personne se rassemblent sur la place du marché. midi, pendant que Monsieur déguste son repas dans un restaurant à l’extérieur d’Ajaccio, ordre est donné aux forces de l’ordre de nous repousser sur la place des Palmiers, hors de vue du Palais des Congrès. Nous voilà une trentaine de manifestants encadrés par 70 à 80 CRS qui commencent à nous pousser vers la sortie. Un vieux militant syndicaliste, coincé contre un arbre, prend un coup et tombe, les CRS sont près à lui marcher dessus et nous empêchent de lui porter secours. Mon bel affichage sur mon manteau part en lambeaux.

Sur la place, un peu plus haut, on ne nous voit plus, mais on nous entend encore, le petit groupe que nous sommes est rejoint par une cinquantaine d’autres manifestants, le quartier est bouclé, et les CRS se remettent à nous repousser vers le haut de la rue et une autre place, là où Sa Majesté ne pourra pas nous entendre. Les bandes son des retransmissions télévisées ne seront pas polluées par les cris de colère. Le reportage sera bien clean.

Dans la mêlée, deux jeunes marins qui tentent de résister à la poussée des bleus se font arrêter plutôt brutalement. Il ne seront relâchés que lorsque les syndicats menacent de bloquer les bateaux et les avions. Du coup, les syndicats qui devaient être reçus à la Préfecture refusent de s’y rendre. Nous resterons coincés sur le carrefour jusqu’à ce que « l’HyperMalade’  en campagne électorale ( les sondages donnent l’UMP perdant et la droite est hyper divisée) soit reparti vers l’aéroport, c’est à dire vers 16h.

Voilà en attendant de savoir combien a été dépensé de nos sous. Une des (nombreuses) fois où il est venu, il avait exigé des nappes et des assiettes spéciales qu’il a fallu acheter coût 5000 euros.

Il est quand même à signaler que Monsieur voulait visiter une bergerie, les policiers ont arpenté la vallée de la Gravona pour chercher un berger qui accepterait de le recevoir. Les échos que j’en ai, c’est que personne n’y a consenti et la visite n’a pas eu lieu.

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Une réponse à Visite de l’Enervé à Ajaccio : Reçu d’une instit désobéisseuse…

  1. vilain petit canard dit :

    Pas de loup dans la bergerie corse…

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