Pour les militants, la « base élève » permet d’informer la police

 EXPULSION par dan paint
EXPULSION par dan paint

Un sans-papiers en situation irrégulière a été arrêté par la police aux frontières à Vezin-le-Coquet, le 26 janvier. Les militants dénoncent le rôle joué par les renseignements que possède l’école maternelle où sont scolarisés les deux fils de ce clandestin.

Deux ans après la levée de boucliers des directeurs d’école et des parents d’élèves de Rennes, la polémique resurgit. :  Est-ce la « base élève » de l’école maternelle de Vezin-le-Coquet qui a permis l’arrestation d’un clandestin, le 26 janvier dernier ?

C’est en tout cas ce que pensent les associations de défense des sans papiers présentes au tribunal administratif, lundi matin. « Ce père de famille d’origine chinoise n’était déclaré nulle part. Il ne travaillait pas, personne ne pouvait connaître l’adresse de son domicile mis à part l’école où il venait de scolariser ses deux enfants », livre une militante du Collectif de soutien aux sans-papiers.

Présente à l’audience, l’institutrice de l’école maternelle où sont scolarisés les deux enfants de l’immigré clandestin ajoute : « Je ne me prononce pas sur le lien qui existe entre ce fichier et l’arrestation de ce Monsieur. Par contre, la veille de son arrestation, l’inspection nous a appelés pour nous demander si l’adresse de ce monsieur était bien exacte… C’est troublant. »

Des enfants privés de leur père ou de leur mère

Du côté de la préfecture, on explique qu’il n’existe « absolument aucun lien entre ce fichier et les renseignements que peuvent obtenir les policiers. Personne ne peut se servir de cette base. Elle est interne à l’école. »

Toujours est-il que le cas particulier de ce père de  famille pose  problème. Devant le tribunal administratif hier matin, ce  Chinois de 29 ans contestait l’arrêté de reconduite à la  frontière dont il fait
l’objet.

« Ce Monsieur est séparé de sa compagne  depuis quelques mois »,  plaide Me Larue, son avocate. « Donc s’il est renvoyé  en Chine, les  enfants perdront leur père. Et si l’on renvoie le père  avec ses enfants,  alors ils perdront contact avec leur mère… »

« Cette dernière est également en situation  irrégulière », plaide Me Coconnier, l’avocat représentant le préfet. « On prend le problème à  l’envers. La présence d’enfants n’est pas une  assurance tous risques  pour rester en France… »

La décision du tribunal administratif est mise en  délibéré à « quelques  jours ».

Les collectifs annoncent la création d’un comité de  soutien à  Vezin-le-Coquet.

C.S.

Source :  http://www.lemensue

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Une réponse à Pour les militants, la « base élève » permet d’informer la police

  1. Je n’ai pas pour habitude de poster des commentaires sur les blogs que je lis mais j’apprecie votre blog.

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