Archive pour janvier 2010

Brigitte Fontaine : bon anniversaire Mr Président

Vendredi 29 janvier 2010
 brigitte par anef

brigitte par anef

Monsieur le Président,

je vous gratte le cul avec une fourchette,

je vous crache dans les yeux,

je mords jusqu’au sang vos mollets de coq,

je vous râpe le nez jusqu’à ce que vous aillez l’air d’un lépreux,

je vous pends par les couilles,

je dévore votre foie,

je vous gerbe à la gueule et je signe “Riri la crème”,

bien connue des services de police !


OUI FM: Johann Roques, l'interview: Brigitte Fontaine
envoyé par radioouifm. - L’info internationale vidéo.

Demande Audience IA conjointe des trois associations professionnelles d’enseignants de RASED - Avenir des RASED et de la formation spécialisée

Vendredi 29 janvier 2010

Mesdames et messieurs, chers collègues,

l’Association des Maîtres E du Pas de Calais (AME62), l’Association Laïque des Rééducateurs de l’Académie de Lille (ALRAL62) et l’Association Française des Psychologues de l’Education Nationale (AFPEN) déposeront demain une demande d’audience conjointe à l’Inspection Académique du Pas de Calais.

En effet, suite aux réunions d’informations organisées dans les trois bassins ASH le mercredi 20 janvier auxquelles nous avons pu assister, nous souhaitons interpeler l’Inspecteur d’Académie sur le devenir des formations CAPASH E et G et exigeons des explications claires sur le nombre et le devenir des postes E et G restés vacants à l’issue du dernier mouvement.
Il est intolérable, alors même que le recteur de l’Académie de Lille a donné son accord pour l’ouverture d’une session CAPASH G en 2011, que les IEN ASH puissent anoncer qu’il n’y aura aucun départ en formation G dans notre département.

Il est intolérable et parfaitement malhonnête, d’oser dire ne pas savoir combien d’enseignants pourront partir en formation E, - peut être 4 ou 5 (!) - et sembler ignorer combien de postes E seraient vacants pour permettre à ces enseignants de partir en formation, alors que 34 de nos collègues ont quitté leur poste spécialisé à l’issue du dernier mouvement.

Nos métiers sont en danger d’extinction à petit feu, et si l’administration se retranche derrière de misérables questions d’enveloppes budgétaires, à défaut de se soucier vraiment des enfants et des familles, qu’elle ose au moins énoncer clairement l’agonie programmée des RASED par l’abandon de la formation spécialisée!

Nous sommes encore nombreux, et debout, enseignants spécialisés, à aimer et à défendre les métiers que nous avons choisis !

Nous avons encore besoin de vous, pour défendre nos justes revendications, et nous comptons sur votre acharnement, pareil au nôtre, pour que cesse le démantèlement des Réseaux d’Aides Spécialisés aux Elèves en Difficulté.

Bien cordialement, et toujours déterminée,

Madame Cécile Bigorne, présidente de l’AME62

Motions de la Coordination Nationale des Universités

Lundi 25 janvier 2010
 Contestation par fredpanassac

Contestation par fredpanassac

25 janvier 2010

Centre Saint-Charles, Paris

28 établissements présents

12 syndicats, collectifs, sociétés savantes, associations


SAUVONS l’ÉCOLE DE DEMAIN !

La parodie des épreuves écrites de l’automne 2010 n’aura pas lieu !

Nous, enseignants, chercheurs, formateurs, engagés dans la préparation des concours et universitaires soucieux de l’avenir des étudiants, de la formation des enseignants et du service public, réaffirmons notre attachement au recrutement des enseignants par concours de la fonction publique et nous engageons à sauvegarder la qualité et la crédibilité de ces concours qui garantissent le statut et l’indépendance des enseignants.

Or, tous les acteurs de la communauté éducative (Universités, CNESER, syndicats, associations, CPU…) constatent que les dispositions relatives à la réforme dite de « masterisation » créent une situation impossible, particulièrement intenable pour la session 2010-2011 des concours de recrutement des enseignants du primaire et du secondaire.

Le calendrier imposé par le gouvernement, qui fixe les épreuves écrites d’admissibilité entre octobre et décembre 2010, interdit de mettre en place une quelconque préparation de ces concours à partir de septembre 2010, et ce quelle que soit la nature des épreuves et le contenu des programmes. Prétendre le contraire serait tromper les étudiants futurs candidats, les parents d’élèves, et mettrait en péril la crédibilité du système éducatif et universitaire.

En conséquence, confrontés à cette impossibilité manifeste, nous refusons d’organiser ou de participer à la session des concours prévue à l’automne 2010 (CRPE, CAPES, CAPET, CAPEPS, CAPLP, CPE).

Si le gouvernement s’obstinait à imposer des épreuves aberrantes, nous prendrions toutes nos responsabilités en vue d’obtenir leur annulation.

Nous nous engageons à maintenir en place, à la rentrée 2010, de véritables préparations aux concours de recrutement, ouvertes à tous les étudiants titulaires d’une licence, et selon un calendrier compatible avec les exigences d’équité et de qualité du recrutement.

Nous demandons solennellement aux ministres concernés de prendre toutes les dispositions nécessaires au maintien des épreuves de concours en fin d’année universitaire (printemps 2011).

En responsabilité  et en solidarité avec les étudiants candidats, avec nos collègues enseignants en poste dans les écoles, les collèges et les lycées, avec les parents d’élèves et avec l’ensemble du corps social, nous réaffirmons ainsi notre engagement au service de la formation des étudiants et des futurs enseignants, en refusant l’application d’une réforme inapplicable.

La non tenue des épreuves à l’automne 2010 permettra, en outre, de bloquer la mise en œuvre des stages de 108 heures consécutifs aux épreuves d’admissibilité.

NOUS SAUVERONS le recrutement et la formation des enseignants !

La CNU soutient l’appel de collègues siégeant au jury du CAPES d’anglais et invite les jurys d’autres concours à s’en inspirer :

« Afin de résister à une stratégie qui consiste à imposer une réforme avec un semblant de concertation (exemple : la commission Marois-Filatre), nous en appelons à la solidarité entre collègues du primaire, du secondaire, de l’enseignement supérieur, des classes préparatoires, des IUFM et de l’inspection générale : résistons aux pressions aussi bien ministérielles qu’individuelles. Ne servons pas de caution à une réforme inadmissible dont nous dénonçons les méfaits et que tous les secteurs concernés refusent en bloc.

Le ministère en appelle aux « bonnes volontés » pour concocter anonymement des sujets-zéros, nous appelons à faire zéro sujet!

Que le ministère assume son autoritarisme jusqu’au bout et fasse les sujets lui-même ! »


Appel aux enseignants de la maternelle à l’université.

Nous, enseignants, enseignants chercheurs et formateurs de l’enseignement supérieur, qui avons la responsabilité de la formation des professeurs, nous adressons solennellement à tous nos collègues de la maternelle à l’université.

Face à l’organisation de la mise en concurrence des collègues et des établissements d’enseignement à tous les niveaux, il est indispensable d’exprimer de façon solidaire notre refus commun de la destruction programmée de l’Education nationale. C’est l’avenir de tous les enfants et de toute la jeunesse qui est en jeu.

Loin des mensonges ministériels, la réforme diminue drastiquement le temps de formation des futurs enseignants ; elle atteint ainsi la qualité de la formation fondamentale (exigences des concours largement revues à la baisse) et pratique (disparition du stage annuel en alternance pour les reçus aux concours).

L’an dernier, la mobilisation de l’ensemble de la communauté universitaire a fait provisoirement échec à la mise en place immédiate de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants, baptisée « mastérisation ».

Depuis cet été, le gouvernement distille les mesures d’application ; il continue de mépriser le travail et les recommandations des commissions qu’il a lui-même créées et d’ignorer les protestations argumentées de tous les acteurs concernés.

À mesure que circulaires et autres arrêtés sont publiés, cette réforme confirme, plus encore que nous ne le craignions, sa dimension fondamentalement nocive.

- Elle entraîne une considérable dégradation de la formation des enseignants, tant disciplinaire que pédagogique ;

-  Elle implique une extinction des masters universitaires dédiés à la recherche dans de nombreux domaines ;

- et au-delà, elle s’en prend aux fondements de l’Education nationale – pilier de la République.

De fait, cette réforme aurait rapidement des effets redoutables. Elle désorganiserait les équipes pédagogiques et les établissements scolaires sommés d’accueillir pour des périodes très courtes des étudiants encadrés dans des conditions pédagogiques et juridiques acrobatiques. Elle organise un paysage de l’enseignement primaire et secondaire où les professeurs recrutés par concours et les fonctionnaires ne seront à terme plus qu’une minorité au milieu d’enseignants précarisés. Elle renforcera les déséquilibres entre les territoires et mettra à bas toute mixité sociale. Elle introduit dans tous les concours de recrutement une épreuve obligatoire aux relents autoritaristes censée évaluer la capacité des futurs collègues à « agir en fonctionnaire de l’Etat et de façon éthique et responsable ». Or, les candidats à l’enseignement s’engagent à servir l’Etat par le fait même de s inscrire aux concours : cela est suffisant. Nous ne laisserons pas instaurer ainsi le contrôle des opinions et la mise au pas des consciences. Enfin, la réforme menace les filières universitaires dont le débouché le plus visible est l’enseignement, en organisant la disparition, de fait, de la recherche dans les masters.

En cela, elle participe du même processus autoritaire de sape de l’enseignement public (réduction du volume horaire des disciplines) et de fragilisation des équipes enseignantes que la réforme du lycée, après celle du premier degré et des RASED.

Dans une telle situation, nous ne pouvons nous contenter de dénoncer cette réforme. Actuellement, les rectorats et les ministères mettent déjà en place des stages qui placent en responsabilité dans les classes des étudiants non formés, et appellent au recrutement massif d’enseignants vacataires, « étudiants » ou « jeunes retraités ». C’est la généralisation de ce recours à un personnel contractualisé et non formé qui est au cœur de cette réforme.

Pour faire échec aux réformes en cours, la communauté universitaire s’engage à :

1/ faire voter dans les conseils d’UFR, les conseils d’école des IUFM et les conseils centraux des motions reprenant l’Appel des trois Conseils centraux de Paris 8 ou toute autre formulation prenant position clairement contre la mise en œuvre de la réforme ;

2/ ne pas préparer les maquettes de masters d’enseignement ou parcours s’inscrivant dans cette logique ; intervenir dans chaque conseil pour bloquer leur élaboration et leur remontée.

3/ ne pas participer à la mise en place des nouveaux concours au dernier trimestre 2010 (ne pas élaborer de sujet d’épreuves, démissionner des jurys).

4/ ne pas collaborer avec les rectorats pour mettre en place les remplacements déguisés en stages.

Elle invite tous les collègues des premier et second degrés à trouver les modalités les plus adaptées pour bloquer la mise en place de cette réforme. Cela pourrait prendre les formes suivantes :

1/ ne pas mettre en responsabilité dans ses classes des étudiants préparant les concours

2/ ne pas jouer le rôle de tuteur des étudiants n’ayant pas encore réussi les concours

3/ ne pas jouer le rôle de tuteur des lauréats des concours, qui seront placés en responsabilité à temps plein et privés d’une véritable formation en alternance

4/ alerter les parents d’élèves lorsque leurs enfants seront face à des intervenants non formés

5/pour les enseignants du premier et second degré bénéficiant d’un stage de formation continue : refuser de laisser leur classe à un intervenant non formé.

Il est également souhaitable que :

1/ les Conseils d’écoles, conseils d’administration des collèges et lycées s’opposent au recours aux vacataires

2/ les formateurs d’enseignants (Inspecteurs de l’Education nationale, conseillers pédagogiques, maîtres-formateurs, professeurs d’IUFM…) refusent de participer à des formations dont les remplacements seraient assurés par des étudiants.

3/ les Conseils d’écoles et les Conseils d’administration des collèges et lycées fassent voter une motion du type :

« Le Conseil d’école/ le CA de l’établissement demande au directeur d’école/au chef d’établissement de ne pas accepter de confier les classes aux étudiants n’ayant pas encore réussi les concours.

Il demande également à l’ensemble des enseignants de l’école/de l’établissement de refuser le tutorat d’étudiants n’ayant pas encore réussi les concours ou de lauréats des concours qui seraient placés en responsabilité à temps plein, tout en étant privés d’une véritable formation en alternance. »

Nous appelons tous les enseignants des premier et second degrés à diffuser largement cet appel dans les établissements, par tous les moyens.

Nous appelons tous les enseignants à signer, et à faire signer par les parents, la pétition « 100.000 voix pour la formation des enseignants ! » (www.100000voixpourlaformation.org).

Nous appelons les syndicats enseignants, de la maternelle à l’université, à amplifier la bataille du retrait des décrets et d’abandon total d’une réforme qui casse la formation des enseignants, nuit à la qualité de la recherche et remet en cause l’appartenance des futurs enseignants à la fonction publique d’État.

La CNU soutient l’Appel de Sauvons La Recherche

« Non aux expertises de l’ANR et de l’AERES »

Il y a plus d’un an maintenant, Sauvons La Recherche appelait tous les chercheurs et enseignants-chercheurs à refuser d’effectuer des expertises pour l’ANR et l’AERES, comme le firent ensuite le C3N, le SNCS et le SNESUP. Ce moratoire devait durer tant que le gouvernement n’adopterait pas une autre politique scientifique : augmentation du financement récurrent des organismes, création de postes statutaires, rétablissement de structures collégiales d’évaluation. Ces conditions sont loin d’avoir été remplies. En effet, au moment même où a été annoncée une baisse de 10% des budgets de tous les organismes nationaux, à commencer par le CNRS, l’ANR a vu renforcer son budget (250 M€ en 2005, 650 M€ en 2009). Si l’exceptionnel mouvement du printemps 2009 a forcé le gouvernement à ne supprimer aucun poste statutaire en 2010 (mais sans engagement pour les années à venir), aucun poste n’a été créé et le recours à des personnels précaires n’a cessé d’augmenter : selon les estimations actuelles, il existe plus de 6000 CDD ANR et d’après l’ANR elle-même, seuls 35% d’entre eux trouvent un emploi.

De même, le principe de l’AERES reste toujours impossible à cautionner. Son coût apparaît prohibitif : en 2009 elle a dépensé environ 7585000€ pour 1517 visites, soit 5000€ la visite (train 1ere classe, hôtel 4 étoiles, 200€ de défraiement), sans compter les 20000€ versés aux délégués). Les membres de cette agence restent toujours nommés et les rapports confirment le constat d’opacité porté les années précédentes. Aujourd’hui, la situation s’est aggravée, car les prérogatives de l’AERES se sont étendues : en octobre 2009, le Comité National a été dessaisi de sa fonction d’évaluation (il n’émet plus que des « avis de pertinence ») au profit de l’AERES.

On ne voit donc aujourd’hui aucune raison de suspendre ce moratoire, dont l’efficacité est avérée : en SHS par exemple, 54% des personnes sollicitées en 2009 ont refusé de livrer des expertises. En février et mars 2009, tous les Comités Scientifiques de Discipline de l’ANR ont voté des motions exprimant l’inquiétude de la communauté scientifique, et huit de ces Comités sur onze ont démissionné collectivement. En février 2009, le C3N a également appelé à un moratoire des expertises, position validée par l’ensemble du CoNRS lors de la réunion plénière du 10 Juin 2009. Le C3N, qui était mandaté par le CoNRS pour se prononcer sur la poursuite du moratoire, au vu de l’évolution de la situation, a pris la décision, incompréhensible pour nous, d’appeler à la levée du moratoire en décembre 2009. Cette décision ne peut être justifiée par une évolution positive de la situation globale, bien au contraire, et nous la dénonçons. A l’inverse le SNCS a appelé en Décembre 2009 à la poursuite du moratoire.

Sauvons La Recherche recommande donc plus que jamais à tous les chercheurs et enseignants-chercheurs de refuser de participer aux expertises de l’ANR et de l’AERES, agences qui participent d’une politique de destruction du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche. Nous rappelons qu’il n’est pas nécessaire d’avoir été sollicité par ces agences pour s’engager dans le moratoire. Il s’agit d’une position de principe à laquelle tout chercheur ou enseignant-chercheur peut souscrire, même s’il estime inévitable le recours au financement de l’ANR pour la survie de sa recherche.

Motion  Évaluations des enseignants-chercheurs

La Coordination Nationale des Universités dénonce le  « management » des universitaires  selon des critères incompatibles avec la mission de service public de l’enseignement et de la recherche.

Les nouveaux modes d’évaluation tous azimuts des chercheurs et des enseignants-chercheurs, qui sont  déjà évalués de manière individuelle et collective,  relèvent d’une logique gestionnaire étrangère à l’activité scientifique.

L’évaluation supplémentaire mise en place par le ministère possède une triple fonction :

- cautionner une absence totale  de revalorisation des rémunérations, dont la nécessité est pourtant reconnue. La prime dite d’excellence scientifique ne peut être accordée  a priori qu’à un faible pourcentage d’enseignants-chercheurs et de chercheurs ; il est donc d’emblée nécessaire de trouver un nombre élevé de personnels qui ne sauraient en bénéficier.

-  pallier les carences en personnels  en accroissant sans cesse les tâches des personnels  en poste, qui ont déjà  fait l’objet d’un alourdissement considérable. La seule  finalité de l’évaluation quadriennale des enseignants-chercheurs réside  dans la modulation des services, l’augmentation des charges d’enseignement et des charges administratives, au détriment de l’activité de recherche et de la qualité de l’enseignement.

-  placer les universitaires dans la dépendance  du président d’université, enserrer l’activité de recherche dans les liens d’un contrôle de plus en plus étroit, étendre démesurément les procédures bureaucratiques de contrôle à l’ensemble des activités.

Ces conditions de travail aberrantes portent atteinte à l’indépendance nécessaire à la recherche.

Les personnels ITA et BIATOSS, dont chacun peut constater quotidiennement le nombre insuffisant, sont également soumis à une  politique d’individualisation de primes, seule « réponse »  du gouvernement à des besoins pourtant criants.

Nous dénonçons des évaluations dont le seul but est de faire injustement porter le poids  de politiques gouvernementales néfastes sur les individus : chercheurs, enseignants-chercheurs, ITA, BIATOSS.

En conséquence :

1) Nous appelons les collègues siégeant au CNU à refuser de préparer et de réaliser l’évaluation quadriennale qui a pour but de moduler les services.

2) Nous appelons les conseils d’administration à voter des motions s’engageant à ne pas tenir compte des évaluations quadriennales, si elles avaient lieu, et à ne pas moduler les services.

3) Si l’évaluation semble si naturelle à nos ministres, nous évaluerons, dans la transparence, les évaluateurs (les Ministères, l’AERES et le fonctionnement des sections du CNU).

Déclaration finale

sur la situation de l’Université et de la Recherche

Réunis ce 25 janvier 2010 en Coordination Nationale, nous, enseignants, chercheurs, personnels administratifs, techniciens, bibliothécaires et étudiants dénonçons la politique de l’enseignement supérieur et de la recherche que mène l’actuel gouvernement.

Nous dénonçons les effets d’annonces budgétaires et financières alors que, de 1998 à 2008 la France est passée du 3ème au 6ème rang européen  pour l’intensité en Recherche et Développement, et que pour celle des crédits budgétaires publics, elle est passée de la 1ère place en 1996 à la 7ème en 2007.

Nous dénonçons la casse du statut de la fonction publique de 1946 qui se traduit par la suppression massive dans l’enseignement et la recherche des emplois de titulaires, remplacés par des emplois précaires. Si nous avons fait reculer le gouvernement pour la suppression de postes prévue en 2010, rien n’est acquis pour le futur et, de toutes façons, sans création nette d’emplois, la recherche et l’université françaises reculeront par rapport aux autres grands pays.

Nous dénonçons la Loi LRU, la présidentialisation des universités, les compétences élargies, la réforme du statut des enseignants, la mastérisation, la réforme du CNRS, les modes de fonctionnement et d’intervention de l’AERES et de l’ANR, l’évaluation permanente et la différenciation salariale. Il s’agit de réformes menées sans concertation, dans la précipitation, dont la mise en œuvre accélérée et simultanée perturbe les établissements et décourage tous les personnels.

Nous dénonçons la façon dont le gouvernement prétend œuvrer pour l’autonomie des universités alors qu’il entend en fait contrôler la mise en place des PRES, la création de campus, la réorganisation immobilière des universités parisiennes, et la carte des diplômes et de la recherche via les habilitations de diplômes et de laboratoires.

Nous dénonçons la mise en place d’un système universitaire à deux vitesses, cherchant à distinguer toujours et à tous les niveaux une excellence sur laquelle se polarisent les moyens et le reste dont la pérennité semble compromise. S’ajoutant aux réformes évoquées et à la mise en concurrence généralisée de tous les personnels et des établissements, cette stratégie signe la fin du service public et d’une certaine conception de l’aménagement du territoire.

Nous dénonçons une politique de désinformation, et plus précisément l’accent mis sur les classements défavorables à la recherche française (Shangaï), qui servent de prétextes aux réformes évoquées, et le silence sur ceux qui lui sont favorables, comme le classement de Scimago qui place le CNRS à la première place mondiale des institutions de recherche, l’INSERM 10ème, le CEA 54ème et l’université Pierre et Marie Curie 76ème devant beaucoup de grandes universités américaines.

Nous dénonçons une politique qui prétend faire payer la crise aux seuls salariés dans le secteur public comme le secteur privé, tout en exigeant des contribuables le financement budgétaire massif des banques et des grands groupes privés. Cette politique n’affichr des objectifs ambitieux que pour mieux tromper l’opinion et détourner l’attention de ses pratiques réelles.

Nous dénonçons finalement une politique dont le principal défaut est que les principes réels qui la guident et toutes ses conséquences pour l’enseignement supérieur, la recherche, l’emploi, la formation des jeunes depuis le primaire jusqu’au supérieur, l’égalité des chances et les équilibres territoriaux n’ont jamais été explicitées et réellement discutées publiquement, notamment par la représentation nationale, c’est-à-dire par le parlement.

Le Processus de Bologne lancé en 1998 au sein du Conseil de l’Europe, et la stratégie de Lisbonne adoptée en 2000 par l’Union Européenne, ont institutionnalisé la notion de « grand marché » de la connaissance, de l’éducation et de la recherche. La transformation de la connaissance en marchandise exclut les notions d’un enseignement accessible à tous et d’une recherche au service de l’intérêt général.

Vu la gravité  de la situation actuelle, la Coordination Nationale des Universités considère qu’une remise en question globale de la politique des années récentes est devenue une nécessité urgente. Elle confirme sa demande d’abrogation de la Loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) et du Pacte pour la Recherche.

La Coordination exige :

- le retrait des décrets promulgués depuis le printemps 2009 concernant l’enseignement supérieur, le statut des enseignants-chercheurs et la formation des enseignants ;

- l’abrogation de la loi « relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique » et l’arrêt des suppressions programmées de postes de fonctionnaires ;

- la fin de la précarité dans la recherche et l’éducation, avec des créations de postes de fonctionnaires liés aux besoins réels et des budgets correspondant à ces besoins, ainsi qu’une actualisation acceptable des rémunérations des agents et des bourses des étudiants ;

- le retrait de l’actuel contrat d’objectifs 2009-2013 du CNRS, et le maintien du statut des unités mixtes de recherche.

- une révision globale de la Loi Organique Relative aux Lois de Finances (LOLF) d’août 2001 et de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) qui lui a fait suite.

Mercredi 27 janvier : rassemblement de soutien à Mounir : 14h00 devant l’hôpital de Lens

Lundi 25 janvier 2010

 Act Up-Paris @ Uni-e-s contre... par William Hamon (aka Ewns)

Act Up-Paris @ Uni-e-s contre... par William Hamon (aka Ewns)

Rassemblement contre l’expulsion de Mounir : Besson s’apprête à expulser un médecin algérien, quelques mois avant qu’il obtienne son diplôme de fin d’étude, et après plusieurs années de bons et loyaux services.

* Mounir est médecin aux urgences et au SMUR du centre hospitalier de Lens sous le statut de praticien attaché associé. C’est un médecin unanimement apprécié par ses pairs, pour sa compétence professionnelle.
* Il est entré en France en 2002, légalement, avec un statut d’étudiant. Il débute alors son cursus en faisant des stages bénévoles à l’assistance publique des hôpitaux de Paris, durant deux ans (qu’est-ce que c’est que cette politique de la santé qui fait fonctionner ses hopitaux en employant des étudiants-médecins sans les rémunérer ?).
* En 2004, il est inscrit, toujours officiellement, en « capacité de médecine d’urgence » . Il rejoint alors la région Nord Pas-de-Calais, comme interne aux urgences du centre hospitalier de Valenciennes.
* En 2005, il exerce les mêmes fonctions au centre hospitalier de Denain, et il achève sa formation de médecin urgentiste, en réanimation Calmette au CHRU de Lille.
* En 2006, il est recruté par le service des urgences et du SMUR du centre hospitalier de Lens dans un contexte de déficit de 50% de l’effectif médical nécessaire au fonctionnement normal du service, sur le statut de praticien attaché associé (à l’époque, 8 praticiens avaient demandé à quitter le service, en l’espace d’un an).
* Il est actuellement en fin de formation : il lui reste à valider la dernière année, ce qui lui conférerait le statut de médecin urgentiste français.
* Mounir est marié depuis 2007. Son épouse est également algérienne. Ils ont une petite fille de 18 mois.

L’expulsion

* Depuis son arrivée en France, en 2002, Mounir est en situation régulière.
* Son titre de séjour a toujours été valide, du fait de son statut d’étudiant.
* Cette année, ce titre de séjour n’a pas été renouvelé, alors que sa situation est restée strictement la même.
* La direction de l’hopital de Lens, qui ne souhaite pas voir partir Mounir, a alors entrepris des démarches pour changer son statut, et le faire passer d’étudiant à celui de salarié.
* La préfecture du Nord a refusé ce changement, en se basant sur l’avis consultatif de la DDRASS. L’État, et ses représentants savent toujours se trouver de bonnes raisons pour mettre en oeuvre leurs politiques anti-sociales et anti-humaines. En l’espèce, ces bonnes raisons cachent un alignement sur les objectifs mortifères de Besson, en matière de reconduites à la frontière.

Mounir doit rester en France !

* Il doit pouvoir passer son examen en octobre 2010, ce qui lui permettra d’obtenir l’équivalence de son diplôme de médecine et par conséquent régulariser sa situation d’une façon définitive.
* Pour passer cet examen, il doit justifier d’un titre de séjour en cours de validité.

Voilà comment nos gouvernants jouent avec la vie et l’avenir d’un homme et d’une famille : pour rester en France, passe ton exam; pour passer ton exam, montre ton titre de séjour, que je viens de te retirer !

Le 15 janvier 2010, Mounir a écrit un courrier exposant sa situation au Préfet du Pas-de-Calais, Florian de Bousquet, zélé relai de Besson dans la répression anti-migrants, et autres destructions de Jungles, à Calais comme à Angres. Jusqu’à ce jour, ce courrier est resté sans réponse… ou tout au moins sans réponse directe : parallèlement, le 20 janvier, Mounir reçoit un arrété d’expulsion : il a un mois pour quitter la France !

Source : http://www.politis62.org/index.php?title=Non_%C3%A0_l%27expulsion_de_Mounir_!

Billet de (Mauvaise) humeur

Lundi 25 janvier 2010
 Mauvaise Humeur par pedrouchkai

Mauvaise Humeur par pedrouchkai

En novembre, je me souviens d’un mail dans lequel je notais que le projet de loi de finances pour 2010 « oubliait » de mentionner les options E et G  parmi les formations spécialisées proposées aux enseignants du 1° degré.

Je pensais que cela signifiait clairement et simplement la volonté de mettre définitivement fin aux RASED. Je devais me tromper puisque –malgré la mobilisation des personnels des RASED l’an dernier- cet email n’a globalement provoqué aucune réaction.

Pourtant, dans le Pas de Calais, seulement 4 enseignant-e-s pourront partir en formation option E (en 2010/2011). Même au pays de Oui-Oui, il est difficile d’y voir une volonté de développement des RASED.

Combien de départs en formation pour l’option G ?  Au niveau national, la généreuse loterie permettrait à UNE personne (dans l’Yonne semble-t-il) de partir en formation…

Même au pays de Oui-Oui…etc. etc.…

Mais bon…la mobilisation lors de la journée du 21 janvier semble indiquer qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Pourtant, j’avais la sensation que les gilets jaunes étaient devenus des gilets noirs…sauf que le noir en question n’était pas celui d’une révolte mais celui d’un enterrement. (Petite satisfaction tout de même en entendant l’Internationale qui jaillissait de la sono du fourgon Solidaires à l’arrivée de la manif!! On se console comme on peut…)

Il est vrai que l’atonie syndicale actuelle et la sous-médiatisation des luttes qui existent ne sont pas des facteurs de mobilisation.

(En 2008) dés le mois de décembre, chacun-e était informé-e, préparé-e, mobilisé-e pour la journée d’action du 29 janvier 2009. Un an plus tard, coup de froid. Combien de regards étonnés, ébahis et même agacés de la part de collègues (syndiqué-e-s ou non)  à qui…j’apprends cette journée d’action. (« pourquoi y’a grève ?… »).

A de rares exceptions près, je n’ai pas entendu beaucoup de personnalités politiques (dites d’op-position) appeler à la mobilisation pour cette journée du 21 janvier. Certains estiment même « que le lycée coûte cher », et d’autre(s ?) au sujet des retraites « qu’on doit certainement aller vers 61 ou 62 ans ». Sans doute une volonté de rassemblement…

Cerise sur le gâteau, la Une du Parisien (Aujourd’hui en province) du 20 janvier (veille de la grève) consacrée aux Profs absents !!! Traduisez : « Ces fainéant-e-s de fonctionnaires privilégiés n’en foutent pas une ramée et en plus, demain i’ font grève ». Plus c’est gros, plus ça passe. Il serait temps que l’actionnaire mette fin aux pratiques de ces journalistes irresponsables…

Mais, on doit reconnaître qu’en termes de lutte, une journée de grève, sans lendemain, sans réels objectifs de luttes, ne pouvait aboutir qu’à un flop retentissant. Objectif atteint !

(22 janvier, autre cerise sur le gâteau…Conversations avec des collègues. « Hier, la mobilisation, c’était pas terrible hein…c’est triste…Enfin moi, j’ai pas fait grève… ».)

Au soir du 21 janvier, coup de fil de ma mère (pas franchement une ultra, mais franchement française…)…elle vient « d’apprendre » par la télé d’son maître qu’il y avait grève ce jour.

« alors, t’as travaillé aujourd’hui ? ». Traduction : « fainéant, comme t’étais en grève t’as rien foutu. ». Comme beaucoup d’autres, elle reste persuadée que je serai payé.

Et, la question qui tue : « alors, vous allez être augmentés ? ». Traduction : quand les fainéants font grève, c’est uniquement parce qu’ils veulent une augmentation de salaire.

Je ne pense pas qu’elle soit la seule à s’accrocher à ces schémas de « pensée ».

Il existe cependant un autre schéma de pensée (unique) : celui qui laisse croire qu’il suffit de se battre pour des postes (ou un budget). Se battre pour des postes ne conduit qu’à une individualisation des combats et les rend forcément stériles. Se battre pour garder son / des  poste(s) revient à s’attaquer à symptôme et uniquement à un symptôme. Ignorons-nous encore que ce qui se joue –encore qu’il ne s’agisse pas d’un jeu- c’est la fin des services publics au profit d’une logique ultra-libérale ?

Petits éléments réjouissants au pays de Oui-Oui :

A la veille de l’annonce des mesures de cartes scolaires, certain-e-s directeurs & directrices se voient fermement rappeler leur devoir de réserve par leur IEN. En d’autres termes, pas de commentaires, pas de vagues, pas d’actions, pas de déclarations.  (Est-il utile de rappeler leurs tentatives d’imposer les lettres de missions pour les personnels RASED ? ça le sera peut-être en fin d’année scolaire…).

Difficile de ne pas faire le lien avec la mise à pied de Gilles Lehmann, enseignant de CM2, signataire de l’appel des 200 au sujet des « évaluations » CM2

CAPES 2010. Lors de l’épreuve orale, les futurs profs devront présenter un exposé de 10 minutes sur le thème : «Agir en fonctionnaire de l’Etat de façon éthique et responsable. »

Quelques réactions tout de même : SNES : « cet exercice n’a qu’un but : mesurer la servilité des nouveaux professeurs » ; FSU qui compare cette épreuve au « serment des fonctionnaires » à l’époque du maréchal (celui de 1940…). (Source : Marianne n° 666.)

Suite à un…accident mortel dont est victime un ouvrier dans une usine de transport d’engrais, réaction de la direction : « Vu la situation de crise, on ne peut pas faire de travaux, il faut produire dés qu’on peut. Pour le reste, on verra après. » (Source : CQFD n° 74.)

Dans un édito des Echos, M Vittori nous apprend « qu’une entreprise doit chercher à renforcer sa compétitivité avant de sauver des emplois ». (Source : Marianne n° 666.)

Et moi, qui, pauvre naïf idéaliste, imagine que les chefs d’entreprises seraient rémunérés en fonctions des emplois décents qu’ils auraient créés, que ces pédégés seraient révocables par les employés (tout comme les politiques par les électeurs. Encore faut-il qu’ils élisent…).

Dans la série enfumage émotionnel. On nous « informe » en boucle que les expulsions vers Haïti sont suspendues et qu’une trentaine d’enfants en attente d’adoption va faire le voyage vers leur famille adoptante (je résume).

En même temps, les migrants kurdes échoués en Corse sont d’abord « conduits » dans des CRA (Centre de Rétention Administratif, un doux euphémisme pour parler d’enfermement).

Parmi eux, des enfants.

Dans cette noirceur, (même si je n’ai pas totalement la fibre verte) je note tout de même la position claire d’un maire –via la gazette municipale- qui appelle à la solidarité envers les migrant-e-s. « …C’est pourquoi les vêtements, couvertures, aliments et autres produits de première nécessité susceptibles de leur servir seront les bienvenus. Ils seront transmis aux associations qui leur viennent en aide »

De même, le bois, les produits d’hygiène, les bâches, les bottes, les ustensiles de cuisine sont… Welcome. Une partie de ceux qui en ont besoin sont à quelques kilomètres de vous…

En hivers il fait froid et même il neiiiiiiige !!!! Alors, pour apaiser notre conscience à la veille de la ‘faites du libéralisme’ (Noël, galettes, soldes, reventes des K-do sur ebay…) on nous rappelle que certain-e-s dorment dehors, sans logement, pour certain-e-s sans boulot décent. Les migrants et les SDF on les voit pas, les messages des enfoirés ( !!!) on les entend…

Pourtant, quand il fait beau, dans les bureaux climatisés des écoles d’urbanisme, on planche sur le (nouveau) mobilier urbain.  Plans inclinés, bancs avec accoudoirs au milieu, cactus, herses, pierres…Bref, tout un ensemble d’éléments anodins pour ceux qui circulent dans les rues. En réalité, des armes anti-squatters, du design anti-SDF.

Après les prostitué-e-s, il s’agit de rendre invisible la pauvreté aux yeux du peuple. D’autant plus qu’il y a là un intéressant  plan business… En outre, la pauvreté, la précarité visibles, ça mettrait sacrément à mal certaines déclarations du style «  Si on n’est plus choqué quand quelqu’un n’a plus un toit lorsqu’il fait froid et qu’il est obligé de dormir dehors, c’est tout l’équilibre de la société qui s’en trouvera remis en cause »…il me semble qu’il était aussi question d’une période de 2 ans et de droit opposable au logement

J’ai parlé, plus haut, d’atonie syndicale. Pourtant :

Liberté syndicale : Plainte contre SUD Travail Affaires Sociales par le ministère du travail à la suite d’un tract considéré comme « injures publiques envers une administration ». De la ré interprétation de la liberté syndicale et de la liberté d’expression…(Cf. La Brique n° 20)

Liberté syndicale encore : SFR conteste la représentativité de SUD. Il paraît que le « socialisme autogestionnaire de SUD serait contraire au respect des lois républicaines qui constituent, depuis la loi de 2008, un des critères de la représentation syndicale ». Voir le très bon article synthétique de Pierre Concialdi dans le n° 66 de Siné Hebdo.

(Il est vrai qu’on pneu s’interroger sur ce qu’est la représentation syndicale…)

SUD porte plainte contre France Télécom (ou Orange pour la version marketing, mais c’est pourtant l’même). Voir Siné hebdo n° 67. Après un Nième suicide d’un employé de France Télécom le plan Com’ de l’entreprise dépêche un nouveau manager à Chambéry. Parole libérée, baisse du stress, entraide. Après quelques mois, fin du plan Com’ qui coûte trop cher… Circulez, y’a rien a voir. Fin de la couverture média (la grippe, Johnny, le débat machin, Copenhague, Super Seguin et Nanny c’est tout de même plus important).

Et vous, ça va ?  Moi…bof…

Laurent

COMMUNIQUES à propos de Gilles Lehmann

Lundi 25 janvier 2010
resistance par in touch

resistance par in touch

COMMUNIQUE du Réseau des enseignants du primaire en résistance

Victoire contre les abus de l’autorité administrative : Erwan Redon et Gilles Lehmann réintègrent leurs écoles
Nous sommes heureux d’apprendre qu’aujourd’hui, lundi 25 janvier, nos collègues Erwan Redon et Gilles Lehmann réintègrent leurs classes dont ils avaient été abusivement soustraits .

Le premier, suite à une décision du Tribunal Administratif de Marseille jugeant illégale sa sanction de déplacement d’office et le second, suite à un recul de L’Inspection Académique de Limoges.

Dans le premier cas, l’administration a sanctionné abusivement l’enseignant marseillais pour avoir exercé sa liberté pédagogique, dans le second cas, elle l’a relevé de la classe pour de simples déclarations d’intention de ne pas respecter à la lettre le protocole d’évaluation nationale des CM2.

Une conclusion s’impose : l’administration crispée et autoritaire de l’Education nationale n’hésite pas à se mettre hors la loi pour tenter de faire plier ceux qui contestent ses directives alors que les enseignants-désobéisseurs ont été respectueux des lois de la République et des droits des enfants.

Nous dénonçons donc l’utilisation partisane du droit, systématiquement désavouée d’ailleurs par les tribunaux administratifs, qui est faite par l’Etat contre les résistants pédagogiques et nous appelons à poursuivre cette résistance dans l’objectif toujours renouvelé de l’intérêt de nos élèves, en particulier des plus en difficulté.

www.resistancepedagogique.org

Contacts :
Sébastien Rome 06 88 56 77 24   Marie Odile Caleca : 06 89 32 39 55


COMMUNIQUE DE L’APPEL DES 200 MAITRES CONTRE LES ÉVALUATIONS NATIONALES

COUP D’ÉPONGE SUR LA BAVURE

Signataire de l’appel des 200 maîtres contre les évaluations nationales, Gilles Lehmann a reçu l’ordre par son inspecteur de laisser sa classe à une remplaçante le lundi 18 janvier. Cette mesure exceptionnelle, appliquée quand des enfants sont mis en danger, se voulait être la réponse à la volonté de notre collègue de ne pas respecter à la lettre le protocole de passation des évaluations de CM2. Était invoqué comme motif (courrier de l’IA de Haute-Vienne) le fait que les élèves n’étaient pas traités à égalité ce qui faussait les résultats du dispositif d’évaluation au point de « désorganiser le service public ». Bref, du terrorisme pédagogique !

Le caractère abusif et disproportionné de cette sanction au regard des faits reprochés a suscité de nombreuses réactions populaires et médiatiques. Finalement, à l’issue de la réunion disciplinaire à l’Inspection Académique de Limoges le 22 janvier, aucune poursuite n’a été retenue contre Gilles Lehmann qui peut ainsi retrouver ses élèves. Il faut dire que le souci d’égalité invoqué aurait contraint le ministère à sortir de leur classe près du tiers des maîtres de CM2 ayant agi comme G. Lehmann l’an dernier ! Mesure rendue d’autant plus impossible que le manque de remplaçants se fait déjà durement sentir. Par ailleurs, le ministère ne pouvait prétendre vouloir garder la porte ouverte pour d’éventuelles améliorations et tolérer un zèle local peu propice à de telles négociations !

On peut d’ailleurs se demander qui désorganise le plus le service public d’éducation actuellement : disparition programmée des IUFM, suppression massive d’emplois notamment de remplaçants, diminution dramatique du temps de classe et des RASED, nouveaux programmes, fin de la carte scolaire, projet d’EPEP, jardins d’éveil… A ce jeu-là, le ministère est largement gagnant ! Rappelons que loin d’être isolés les enseignants opposés à ces évaluations ont notamment reçu le soutien de la principale fédération de parents d’élèves (FCPE) et de nombreuses personnalités du monde éducatif qui toutes, condamnent le dispositif imposé contre l’avis des professionnels.

Le ministère gagnerait donc à les écouter comme l’invitait à le faire dans une question écrite au gouvernement le député C. Sirugue (13.01.10), mais également l’universitaire Nathalie Mons pour qui « des évaluations ne servent à rien si elles ne débouchent que sur des constats chiffrés » (le Monde 20.01.10) ou encore Claude Thélot qui affirme que « le processus global de l’évaluation (outils, observations sur le terrain, analyse, etc.) doit être d’une qualité telle qu’il soit indiscutable aux yeux des observateurs et des utilisateurs » avec « des moyens quantitatifs et qualitatifs […] sans commune mesure avec ce qu’ils sont aujourd’hui ».

Nous espérons qu’une telle péripétie amènera le ministère a plus de raison en acceptant enfin d’entendre tous ceux qui souhaitent faire évoluer ces évaluations pour en faire un véritable outil au service exclusif de la réussite des élèves.

Sylvain Grandserre - Porte-parole de l’appel des 200 maîtres contre les évaluations nationales - le 24.01.10 contact : 06 19 69 45 83

Communiqué d’Éducation-Résistance-Autoritarisme

La mascarade administrative de l’Inspection d’académie se poursuit : Erwan Redon réintègre l’école des Convalescents !

Le 21 décembre dernier, le Tribunal administratif de Marseille a donné raison à Erwan Redon, instituteur désobéisseur, et à ses défenseurs en suspendant la sanction de déplacement d’office prise par l’Inspecteur d’académie des Bouches-du-Rhône quelques mois plus tôt.

En application de la décision du juge des référés, l’IA a annulé la semaine dernière toute la procédure disciplinaire à l’encontre d’Erwan Redon depuis le printemps dernier et lui a demandé de reprendre son ancien poste à l’école élémentaire des Convalescents, à Belsunce (1er arr. de Marseille).

L’annulation de la sanction signifierait également que le conseil de discipline qui l’avait prononcée le 17 septembre 2009 ne s’est en réalité jamais tenu !!!

Dans son ordonnance, le juge des référés avait considéré que la procédure inique qui s’était déroulée devant le conseil de discipline était irrégulière, d’une part au regard de la partialité de son président, l’Inspecteur d’Académie, qui n’avait pas hésité à prendre parti publiquement, d’autre part du fait de l’irrégularité du vote des membres de la commission disciplinaire.

Informé de cette “nouvelle affectation” à la dernière minute – vendredi 23 janvier pour une reprise de poste lundi 25 - alors que le courrier de l’Inspecteur d’Académie datait du 18 janvier, Erwan Redon va donc réintégrer un établissement qu’il avait quitté le 25 septembre 2009.

Ce énième revirement témoigne une fois encore de l’absurdité de la situation. Pour Erwan Redon mais, et c’est sans doute là le plus grave, pour les enfants des deux écoles où il a été en poste cette année qui vont à nouveau devoir subir des changements difficiles, affectivement, perturbant pour leurs apprentissages.


Erwan Redon: 06 32 70 91 89

Prochaine réunion du comité citoyen

Lundi 25 janvier 2010
 Jef Aérosol 2006 - Aux Arts... par Jef Aerosol

Jef Aérosol 2006 - Aux Arts... par Jef Aerosol

Prochaine réunion du comité citoyen  composé d’élu-e-s, de parents, d’enseignant-e-s, de DDEN, bref, de citoyens qui veulent défendre le service public d’éducation

Lundi 1° février à partir de 18h00 à l’hôtel de ville de Liévin

L’ordre du jour proposé à ce jour est le suivant :

- extension du groupe en charge de la coordination du comité (vous pouvez vous faire connaître dès aujourd’hui si vous souhaitez en être )

- le point sur l’action menée en préparation du 21 janvier

- l’action du comité concernant les fermetures de classe ou suppressions de postes

- la question des formations ( formation initiale, mastérisation, formations continues, formations spécialisées , etc)

vous pouvez proposer un thème dès aujourd’hui si vous souhaitez qu’une large place y soit faite ( question de gestion du temps )

- Nous déciderons alors des prochaines actions à mener ou à soutenir et de l’organisation pour cela.

- La municipalité d’AVION a donné son accord pour que la prochaine réunion puisse se tenir dans une salle de sa commune.

comite.citoyen62@laposte.net

AEME : conférence à Arras de Mme Pascale Op de Beeck

Dimanche 24 janvier 2010
 Passion & Perception par frank-chimero

Passion & Perception par frank-chimero

L’AME62 (Association des Maîtres E du 62) a le plaisir de vous convier à la conférence de Mme Pascale Op de Beeck, orthophoniste, Ecole d’enseignement spécialisé de la Communauté Française de Belgique:

” Prise de conscience des troubles chez les élèves en difficulté d’apprentissage:  approche expérimentale de conscientisation métacognitive”

Autour de jeux de planification, elle nous fera part de ses recherches et de son expérience de rééducation auprès d’élèves en grande difficulté scolaire.

Le mercredi 3 février 2010 à 14H, Maison des Sociétés à Arras

(16 rue Aristide Briand ).

Merci de faire circuler cette information à vos collègues  et connaissances afin que nous soyons nombreux à profiter de cette intervention!

http://association-ame62.blogspot.com/

Soutien à Laïla Touil, marocaine vivant à Billy Montigny.

Dimanche 24 janvier 2010
 1895-8 Morrocan Postage Stamps -1 par zeevveez

1895-8 Morrocan Postage Stamps -1 par zeevveez

Laïla Touil, de nationalité marocaine, vit en France depuis 2005, avec ses 3 enfants scolarisés, à Billy Montigny.

Elle a fait une demande de titre de séjour « vie privée-vie familiale » en juillet 2009.

La Préfecture du Pas-de-Calais a donné sa réponse : refus, accompagné d’une Obligation de Quitter le Territoire Français.

Laïla est suivie par le CASPA et RESF Arras-Lens et a le soutien de la municipalité de Billy.

Un comité de soutien se met en place : sa première réunion aura lieu mercredi 27 janvier à 17h30 à la mairie de Billy Montigny..

Copinage : lundi 22 février à 20h30 au cinéma d’Arras, “Walter, retour en résistance”

Dimanche 24 janvier 2010

Bande annonce Walter retour en résistance
envoyé par lavaka. - L’info video en direct.

Ce film dénonce “le sabotage du programme du Conseil National de la Résistance”. Un débat animé par Paul Masson d’ATTAC est programmé.

Venez nombreux et prévenez vos amis.