Rased : rencontre avec les syndicats et les associations de représentants de parents

Réunion du 18 novembre 2009 à Paris:


1ère partie :

Sont présentes:

* la FNAME représentée par Gérard Toupiol, Sylvie Met Paret et Alain Thomazeau.
* l’AFPEN représentée par Daniel  Tramoni.
* la FNAREN représentée par Francis Jauset, Loïc Douet et Lydie Morales.

Dans un premier temps, il a été question de la situation de ce début d’année scolaire, des conditions de travail depuis la nouvelle circulaire 2009-088, depuis les«sédentarisations» et  depuis les fermetures de postes.

Les trois associations déplorent la disparité de fonctionnement sur le territoire, le flou de la circulaire dont profitent les IEN, la surcharge de travail dans les réseaux, la réduction du temps de synthèse et par là, la difficulté à travailler vraiment en réseau.

L’AFPEN pointe la tendance des IEN à demander aux enseignants spécialisés de co-intervenir en classe et remarque que les missions des psychologues scolaires n’ont pas trop changé. Daniel Tramoni parle d’un «détricotage» des Rased.

La FNAME  pense qu’il faudrait  réaliser un état des lieux national pour connaître la réalité du nombre de postes fermés et de postes sédentarisés.

La FNAREN rappelle les points évoqués dans le communiqué du 3 septembre à propos de la circulaire 2009-088: la simplification de nos missions, la précarité des postes «sédentarisés», les écoles sans RASED et surtout le démantèlement de la formation. Francis Jauset rappelle aussi que la FNAREN a répondu à la note de synthèse des IGEN.

Les trois associations s’accordent pour dire que c’est sur le front de la défense de la formation qu’il faut se battre et ensemble.

Les psychologues scolaires ne voient pas leur formation changer à court terme, le DEPS existera en 2010/2011, le nombre des stagiaires a légèrement baissé (131 en 2008; autour de 120 en 2009), mais aucun centre n’a été fermé.

D’après Gérard Toupiol, on voit se profiler une formation à distance à partir du centre national de Suresnes.

Il est question de savoir si nous sommes tous attachés de la même manière au dispositif RaseD pour pouvoir le défendre ensemble.

Nous concluons que la circulaire 2009-088, à  minima, cadre encore les Rased et qu’il faut s’en servir pour défendre un fonctionnement en réseau, en revendiquant un temps de synthèse institutionnel pour un vrai travail en équipe.

2ème partie :

Nous rejoignent les représentants des syndicats: SE-Unsa, Sgen-CFDT, Snudi-FO, CGT éducation, Sud éducation, Snuipp. Ainsi que les fédérations de parents: Peep et Fcpe. Toutes les organisations invitées sont présentes.

Francis Jauset liste les points abordés par les 3 associations:

* la disparité sur le territoire national
* l’avenir des postes sédentarisés
* le fonctionnement des réseaux
* la réponse aux IGEN
* La formation

Il évoque les résultats de la recherche, notamment l’importance du lien avec les familles.

Gérard Toupiol demande un état des lieux national des Rased et repose l’importance de  réclamer les heures de synthèse.

Pour le Snuipp la bataille pour les 1500 postes sédentarisés se joue en ce moment avec le vote du budget et la mise en place de la carte scolaire. Pour eux, la grande inquiétude c’est l’avenir de la formation spécialisée, on a entendu parler d’année blanche. Deux points sont à prendre en considération: le nombre de départs en formation et quelle forme doit prendre la formation dans le cadre de la mastérisation. Il est difficile de connaître le nombre de postes vacants d’enseignants rased, le snuipp n’a des informations que sur 54 départements.

Le SnudiFO déplore la confusion AP/rased, les missions d’expertise demandée aux enseignants spécialisés et craint que les postes sédentarisés non pourvus disparaissent. Il faut exiger que ces postes réapparaissent pour qu’on puisse les demander au mouvement. Ils pensent que la fonction G est la plus menacée avec le peu de stagiaires formés cette année.

Pour la CGT éducation, la disparité va dans le sens de la disparition, ils réclament un cadrage national, le rétablissement des 1500 postes et pensent que c’est au niveau de la formation qu’il faut être le plus revendicatif.

Le Sgen cfdt rappelle que les IA ont une enveloppe de postes dont ils font ce qu’ils veulent et pense que c’est au niveau départemental qu’il faut batailler pour l’élaboration de la carte scolaire. Cela n’empêchant pas de demander une audience au ministère.

SUD pense qu’il ne faut pas rester sur des revendications corporatistes mais plutôt s’inscrire dans une action collective rassemblant tous les secteurs de la vie sociale.

La Peep s’inquiète pour les enfants qui ne sont pas pris en charge, ou plus pris en charge par les rased et se demande comment vont diminuer les 15 % élèves en difficulté à l’école.

Emmanuel Guichardaz (SNUIPP) propose une lettre ouverte au ministre au sujet de la formation, une enquête pour connaître l’état des rased dans tous les départements, et une communication avec les écrits des associations.

SUD réclame l’abrogation de la circulaire 2009-088.

Le SE Unsa nous informe que l’avenir de la formation n’a pas encore été abordé au ministère, aucun écrit n’existe aujourd’hui, aucune piste à suivre. La formation spécialisée coûte cher et on a raison d’être inquiets.

L’ensemble des participants s’accorde sur l’idée que les départs en formation doivent correspondre à minima aux postes vacants et que la défense de la formation spécialisée doit porter sur le nombre de départs en stage mais aussi sur la qualité de la formation dispensée.

Pour le Snuipp  la circulaire 2009-088 est là pour dire que les rased existent toujours, ils pensent que la formation spécialisée renvoie à la formation initiale et à l’articulation entre les deux, sachant qu’actuellement la formation spécialisée dépend de la formation continue, rien ne laisse penser que cela ne va pas changer.

FO s’oppose au recrutement des personnels au niveau master et se positionne pour la formation CAPASH en formation continue.

En conclusion :

Nelly Paulet  du SE-Unsa lance une lettre ouverte interpellant le ministre sur le devenir des formations spécialisées, qui sera travaillée par les trois associations avant d’être signée par tous les participants à cette réunion, dans cette lettre une audience sera également demandée. Cette lettre sera finalisée pour le 5 décembre.

Le Snuipp prépare une maquette pour l’enquête dans les départements. Chaque association ou syndicat fait la même chose en utilisant les mêmes critères.

Dans un deuxième temps, il réunira les textes sur les RASED de l’année dernière et les actualisera avec les dernières manifestations des associations (colloques, congrès, assises).

Par rapport à la circulaire, les trois associations professionnelles tiennent à un éclaircissement sur les heures de synthèse, à en voir disparaître les missions d’expertise auprès des enseignants et à voir étoffer les missions des rééducateurs. Un travail autour de ce texte n’est pas exclu mais ne peut se faire dans l’immédiat.

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