Copinage : Soutien à « LA BRIQUE » texte en 4° de couverture du n° de novembre


ON VOUDRAIT PAS CREVER !

La Brique est un journal précaire. Disons…en danger de mort permanent. Depuis le n° 1 de mars 2007 , nous n’avons guère franchi la ligne verte. A croire qu’on le fait exprès. Quelques soirées de soutien et quelques criées énergiques ont bien permis de financer un ordinateur, une ligne téléphonique et du café. Mais ces derniers temps, le manque de liquide fait grogner le banquier « coopératif » et les fournisseurs…

On pensait que le passage en mensuel susciterait l’emballement général . Mais notre compte en banque fait toujours s la gueule, rien à faire. On se console en se disant qu’on arrive tout de même à en diffuser autant qu’en 2 mois . C’était le minimum. Mais c’est 2 fois plus de boulot…et 2 fois plus de risque de tomber dans le rouge.

Toujours débordants d’ambition, on a doublé le tirage, on a déposé La Brique partout dans la région (1). L’augmentation des ventes a renfloué le surplus de factures d’impression, pas d’avantage. On arrive aujourd’hui de justesse au niveau des 900 exemplaires vendus (2). Pas terrible, Hein ? 500 dans les kiosques de Lagardère (NMPP) qui nous arrachent 34% du prix, 180 chez nos dealers, plus d’une centaine dans la rue. Ainsi qu’une centaine de personnes qui nous ont soutenus en s’abonnant.

Tous ces efforts couvrent donc à peine l’impression. En théorie. Car le paiement par les NMPP (3) se fait 2, 3, parfois 5 mois après. C’est pourquoi on chute régulièrement dans le rouge. A la dernière impression, il a fallu ramener à l’imprimeur une preuve de bonne fois, soit un chèque de 2000 €, pour qu’il laisse embarquer les 6000 exemplaires (4) . On lui devait quand même 6800 €. Après règlement des n° 13 et 14, reste encore à régler l’impression des n° 15, 16 et 17, soit 4100€.

Alors, il s’agit de convaincre tout nouveau lecteur et lectrice, de toujours faire progresser ce canard, son contenu et sa diffusion, tout comme de rendre visible la nécessité d’une presse critique aujourd’hui.

Vous aimez La Brique ?  Soutenez-la !

Mais à court terme, le meilleur moyen de s’en sortir, c’est d’amasser des abonnements par dizaines, par centaines ! Car à chaque fois, c’est 10 n° payés d’avance sans qu’un intermédiaire vienne grappiller sa part. Du flouze qui permet de régler les factures à temps. C’est vital pour un humble et frêle esquif comme La Brique qui rame au milieu du marécage médiatique.

D’autres vivent la même galère du SQFD à L’envolée, en passant par le Postillon. La presse associative militante ouvre bien sa gueule, mais l’écho est trop faible, comme les soutiens. Alors les abonné-e-s sont le nerf de la guerre pour continuer d’imprimer chaque mois. Et nous en avons trop peu.

On a donc pas attendu d’être complètement dans la mouise pour vous alerter. Car, on ne veut absolument pas prendre le risque que ce canard disparaisse. Notre peau, on la vendra chèrement. On espère que vous aussi, vous tenez à ce canard, en ces temps pourris. Pour nous voir paraître encore dans 6 mois, dans 1 an, il va falloir mettre la main à la poche. Alors, la bourse ou la vie camarade ?

La collectif de la rédaction.

1  :  Nous sommes diffusés par les dépositaires NMPP de Lesquin, Valenciennes, Calais, Lens, Douai, Dunkerque, Berck-Plage et Maubeuge, auxquels s’ajoutent Amiens, Soissons, Abbville et Saint-Quentin à partir de ce numéro.

2    :  selon les calculs usuels en la matière, environ 2 ou 3000 personnes pourraient lire La Brique, bien d’avantage que le nombre d’exemplaires vendus. Mais le Crédit Coopératif se fout du nombre de lecteurs potentiels…Avec eux c’est l’oseille qui compte.

3   :  Les NMPP (Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne) qui fournissent les kiosques par l’intermédiaire des dépositaires, sont détenues à 49% par Hachette-Lagardère.

4     :  Pour les invendus, les NMPP détruisent plus de 3500 exemplaires et nous en gardons environ 1500, qu’on distribue ici et là dans les quartiers, dés qu’on a le temps.

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Dans le dernier numéro de La Brique, une brève pas cool :

Amère Béthune.

La librairie indépendante Un pas de côté, de l’ami Greg baisse rideau. Banqueroute. La littérature engagée perd un bastion avec son fonds sur les questions sociales et environnementales. On regrette déjà cette boutique qui accordait une attention salutaire aux petits éditeurs.

En espérant que ce type de brève ne se répète pas…

Vous connaissez La Brique, mais ne le trouvez pas toujours…Votre marchand de journaux préféré se doit de vous le procurer (même dans les centres Leclerc). Si problème, faites remonter…

Vous ne connaissez pas La Brique, sachez qu’il n’y a pas que la Voix d’son Nord et commencez par jeter un coup d’œil sur : http://labrique.lille.free.fr/

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