Archive pour octobre 2009

Répression tous azimuts !

Mardi 27 octobre 2009

Dans l’Éducation nationale, comme dans d’autres secteurs, la répression se développe à l’encontre de tous ceux qui ne sont pas jugés conformes du fait de leur attitude rebelle ou bien de leur fragilité personnelle et/ou professionnelle.

En effet, les procédures disciplinaires, les sanctions déguisées ou non, les pénalisations financières et les brimades se multiplient à l’encontre des fonctionnaires de l’éducation et de ceux qui ont été transférés aux collectivités territoriales, sans oublier les précaires vite licenciés.

Elles sont de plus en plus couramment pratiquées comme une technique de management des personnels. Ainsi, au cours des derniers mois, les équipes de Sud éducation ont défendu devant des conseils de discipline des collègues (PLP, certifiés, administratifs…) que l’administration voulait pousser vers la sortie en raison de leur âge (plus de 60 ans) ou de leur état de santé, ou encore de l’hostilité de leur hiérarchie.

Elles sont évidemment utilisées pour réduire les oppositions à la politique gouvernementale et résoudre autoritairement les conflits avec la hiérarchie. Elles ont évidemment pour but immédiat la mise au pas des récalcitrants - voire leur éviction définitive - mais aussi d’instiller la peur de représailles identiques chez tous ceux qui seraient tentés de les soutenir ou, pire, de rejoindre leurs combats.
Désobéisseurs et résistants en ligne de mire

Cette technique de sanctions diversifiées s’applique particulièrement depuis quelques mois à l’égard d’enseignants du premier degré qui se sont ouvertement engagés dans la « désobéissance » ou la « résistance » aux mesures Darcos de contre-réforme de l’école primaire (programmes, aide personnalisée, évaluations nationales en CM2 et CE1, fichier base-élèves…).

Dans un premier temps la « poignée » d’enseignants des écoles revendiquant de ne pas appliquer les consignes de la hiérarchie est traitée par le mépris. Puis le ministère de l’Éducation nationale a manifestement donné consigne aux Inspecteurs d’académie de déployer un arsenal de mesures répressives si les menaces et petites brimades ordinaires ne suffisaient pas à faire rentrer tout le monde dans le rang : retenues sur traitement (selon des quotités variables, inéquitables et généralement arbitraires), retraits d’emploi pour des directeurs-trices d’école (Jean-Yves Le Gall dans l’Isère, Isabelle Huchard et Bastien Cazals dans l’Hérault) assortis ou non de changement d’affectation, convocations devant le conseil de discipline pour Alain Refalo (Haute-Garonne), François De Lillo (Ariège) et Erwan Redon (Bouches-du-Rhône).

Dans ces derniers cas l’administration n’a pas hésité à sortir l’artillerie lourde, mais elle s’est dans un premier temps cassé le nez sur la procédure : lors de la réunion de la CAPD disciplinaire de l’Ariège le 23 avril dernier, puis de celle de Marseille le 7 juillet, les défenseurs de François De Lillo et d’Erwan Redon menacés respectivement d’une sanction disciplinaire et d’un licenciement pour « insuffisance professionnelle » ont démontré qu’il y avait dans les procédures engagées tellement de vices de forme et de manquements au droit que les IA ont été contraints de jeter l’éponge et de clore la séance.
La hiérarchie s’acharne

Ce n’était que partie remise et, dans un bel élan unanime, les IA - sans doute coachés par le ministère - ont décidé de nettoyer le terrain avant la rentrée : Alain Refalo a écopé d’un abaissement d’échelon après son passage en conseil de discipline le 10 juillet, Isabelle Huchard et Bastien Cazals ont été privés de leur direction d’école par la CAPD du 27 août, Erwan Redon était reconvoqué pour ce même 27 août et François De Lillo pour le 31, dernier jour des vacances.

Pour François, la commission disciplinaire a duré de 9 h à 21 h et a débouché sur un déplacement d’office dans une autre école du département.

Pour Erwan, elle ne s’est pas tenue à la date prévue faute de quorum, mais finalement le 17 septembre, à partir de 15 h. À 3 h 30 du matin, ses défenseurs et lui ont dénoncé la mascarade de cette séance où quatre membres dormaient alors que les autres n’étaient guère plus en état de débattre ni même d’entendre quoi que ce soit. Ce qui ne les a pas empêchés de voter (10 Pour, 8 Contre et 2 abstentions) sur la demande de déplacement présentée et décidée par un IA particulièrement vindicatif bien qu’à la veille de la retraite.

Dans ces deux cas, notamment, des représentants de l’administration (IA, IEN, secrétaires généraux) faisant fi de l’obligation d’impartialité autant que des règles de droit, ont conduit de vrais procès sur la base d’instructions exclusivement à charge et avec une mauvaise foi totale. Ainsi, ils se sont ingéniés à passer sous silence les vraies raisons de ces séances hallucinantes : la liberté d’opinion et l’engagement syndicaux (pourtant reconnus par le statut général des fonctionnaires) et, évidemment, l’action de résistance à la casse du service public d’éducation revendiquée par les enseignants poursuivis. Les questions portant sur la nocivité du fichier base-élèves comme de l’aide personnalisée ont par exemple été soigneusement éludées…

Des enseignants contre lesquels n’a pu être retenue aucune faute professionnelle avérée, unanimement appréciés sur leur lieu de travail par leurs élèves - avec des résultats scolaires indiscutables - et les parents ainsi que par leurs collègues et la municipalité, ont donc été sanctionnés arbitrairement après des procédures viciées et dignes de juridictions politiques d’exception.
Le combat continue

La mobilisation des collègues et des parents d’élèves autour des condamnés, qui s’était développée avant et pendant la procédure, n’a pas cessé, celle des syndicats Sud éducation non plus. La bataille juridique pour obtenir annulation et réparations des sanctions - illégales et abusives - ne fait que commencer, avec la participation de Sud : recours devant le Conseil supérieur de la Fonction publique, saisie du Tribunal administratif.

Les tentatives multiformes de répression ne doivent surtout pas aboutir à décourager l’action syndicale et militante. Au contraire, c’est par la diffusion de nos analyses et de nos consignes, le développement de notre engagement et d’un rapport de force collectif que nous mettrons en échec des mesures désastreuses à l’égard de l’éducation, de ses élèves et de ses personnels et que nous ferons aboutir nos revendications pour une autre société et une autre école.

Sud éducation Paris

sudeduc.arras@akeonet.com

Echo des assises de la rééducation

Lundi 26 octobre 2009

D’abord remercier celles et ceux qui ont initié puis organisé cette journée, à ceux qui ont oeuvré à son déroulement, impeccable. Remercier ensuite les participants à la recherche-action comparant les effets de l’aide personnalisée et ceux de l’aide spécialisée rééducative (Mme Luciani, M.Guillarmé et les membres des RASED ayant accepté de se lancer dans ce projet). Remercier aussi les intervenants et animateurs principaux de cette journée(Mme Luciani et M.Guillarmé, Maryse Metra, Alain Guy, Fatima Keskas qui a présenté tous ces intervenants et tenu le cadre, Francis Jauset le nouveau président de la FNAREN qui a réussi sa première nationale). Remercier les représentants des assos, des syndicats, du comité scientifique présents ce jour. Et puis super de s’être retrouvés près de 300 dans l’amphi de Paris 8.

Les résultats de la recherche nous font plaisir : Ils confirment que l’aide spécialisée aide mieux les élèves en difficulté que l’aide personnalisée (il faut le dire, j’en avais l’intime conviction). Je ne doute pas cependant que d’autres “scientifiques” contesteraient l’interprétation des résultats relevés par les acteurs de ce travail. J’ai retrouvé la méthodologie chère à Mme Luciani et M.Guillarmé et l’emploi d’un outil assez semblable à ceux qu’ils nous avaient déjà proposé autrefois (GOLIF, Grille d’évaluation de la personne privée, de la personne scolaire et sociale de l’enfant scolarisé).

Malgré la courtoisie de leurs échanges et la volonté de la salle de ne pas les opposer, il est clair pour moi qu’il existe une différence importante de points de vue sur le travail du rééducateur dans l’école et en rééducation entre J.J.Guillarmé et Alain Guy.

Cette différence n’est pas négligeable car elle conditionne la nature des missions du rééducateur, celle-ci étant extrémement dépendante des conditions de fonctionnement des RASED où il intervient (et on sait ce qu’il en est de leur démantèlement, de leurs difficultés à fonctionner comme tel (en véritable réseau) après les mesures de fermeture en 2009 et les instructions de nombreux IA et IEN lors de cette rentrée.)

J’ai tenu à témoigner des difficultés rapportées chaque jour par les collègues sur le terrain. J’ai tenu à rappeler également que, malgré leurs manques et leurs erreurs, malgré leurs fautes parfois, les rééducateurs dans leur grande majorité ont contribué à construire leur profession  et ont conservé le désir d’en savoir plus et d’apprendre à faire autrement. Pour cela ils ont dû prendre la place la plus importante dans la formation continuée en l’organisant eux-mêmes et en se la payant.

Apparemment ce message n’était pas trop  attendu à l’ordre du jour de cette réunion où nous étions invités fortement à nos réjouir d’avoir dé-montré une fois de plus  que nous faisions un bon travail, que nous exercions une belle profession forte de grandes valeurs.

Faut-il rassurer celles et ceux qui craindraient pour ma santé? Je ne suis pas “sidéré” devant ce qui se passe dans les RASED et les écoles, je ne suis pas “déprimé”, mais je ne consens pas à mettre de côté la colère, la révolte, la plainte des personnels spécialisés des RASED même si c’est le jour des “assises de la rééducation”. D’accord pour expliquer encore, pour aider à innover encore dans les pratiques, d’accord pour être toujours des “bricoleurs” géniaux et disponibles mais je crois que cela ne suffira pas : c’est aussi debout que les rééducateurs conserveront le droit d’exercer leur profession dans le respect de ce qu’ils savent des processus qui permettent à un enfant de découvrir ou redécouvrir le désir d’être,  de faire, d’apprendre…

Je crois que Marie- Cécile nous invitait à rire. Je vais allier son souhait avec la proposition de Alain Guy qui prône à juste titre le “court-circuit” ou le mot d’esprit pour surprendre  toucher l’autre et le faire sourire.

Je nous invite à faire preuve de créativité pour trouver ce qui pourrait faire devenir sensible à nos valeurs, faire vibrer et rire spontanément et authentiquement :

Jean Sarkozy

Xavier Darcos

Carla Bruni-Sarkozy

Brice Heurtefeux

Michèle Alliot-Marie

Eric Besson

Luc Chatel

….

et pourquoi pas vos joyeux inspecteurs …

Je vous avoue que je suis un peu en peine pour commencer

Jacques

Une contribution de Jacques : vision catastrophe?

Lundi 26 octobre 2009

Il ne faudra pas compter sur les médias nationaux pour faire remonter jusqu’aux oreilles du ministère ce qui s’est dit lors des assises de la rééducation le 24 : résultat de la recherche sur les effets comparatifs aide personnalisée-aide spécialisée puis réflexion sur l’évolution des missions des RASED et plus particulièrement des rééducateurs.

Le temps et peut-être l’envie nous ont manqué pour réfléchir à ce que nous allions nous-même tenter pour cela. Il faudrait y réfléchir rapidement ( les travaux préparatoires aux CTP de cartes scolaires ont commencé ) au niveau national et dans les départements.

48 heures après ces assises, il m’est revenu “brutalement” les mots de M. Guillarmé souhaitant l’extension des RASED au collège ( très bien) mais en rattachant ce projet à la formation 2.CASH ( en 150 h par module d’une semaine si je ne me trompe) telle qu’elle exixte déjà dans les collèges pour les enseignants souhaitant améliorer leurs compétences dans le domaine de l’aide au collègien en difficulté scolaire…..

C’est là que la “vision catastrophe” m’est venue…Peut-être M. Guillarmé l’at-il eue avant moi d’ailleurs ou peut-être est-il un peu informé ou initié?….N’allons-nous pas vers des formations spécialisées sur le modèle 2.CASH, ce qui expliquerait bien la disparition des formations CAPA.SH plus copieuses bien qu’insuffisantes?

Le MEN pourrait dire aux parents et citoyens que les formations continuent, que les RASED existent toujours voire se développent au collège.

Bien entendu, il deviendrait encore plus facile de considérer ces RASED là comme des dispositifs d’intervention d’urgence, leurs personnels comme des comme des professeurs surnuméraires aux missions et aux pratiques réduites à l’application de protocoles et techniques “ayant fait leurs preuves” dans la gestion rapide des situations gênantes ou encore disponibles pour co-intervenir dans les classes “difficiles”.

Il est évident qu’un tel scénario ne ferait pas de place à la rééducation. Les 5 préconisations que M . Guillarmé nous a faites l’après -midi allaient d’ailleurs plutôt (selon moi ) dans ce sens.

Je crois peu à la forte mobilisation des maîtres pour les aides spécialisées, je crois peu à leur forte mobilisation pour les RASED ( à plus forte raison pour la rééducation) et surtout pour un maintien du fonctionnement en RASED tel que la circulaire de 2002 le préconisait.

Il faudra surtout compter sur nous-mêmes si nous voulons que les aides spécialisées à l’école ( avec une approche globale du sujet, sans priorité donnée à la rentabilité et à la performance-compétition, etc) puissent continuer d’exister.

Je crois qu’aux communications écrites et orales il nous faudra ajouter du corps visible: Si les médias, les élus, les parents, ont parlé des RASED et des rééducateurs, c’est parce qu’ils étaient dans la rue avec leurs gilets jaunes,leurs banderoles,leurs pancartes,leurs chants,leurs slogans etc..avec les partenaires sensibilisés.

J’espère me tromper…

Motions de la 5° Coordination Nationale de la Formation des Enseignants

Lundi 26 octobre 2009

Appel à la mobilisation

La CNFDE, réunie à l’Université Paris 3, le 24 octobre 2009 réaffirme que, de la maternelle à l’université, enseigner est un métier qui s’apprend.

- Elle exige le retrait des décrets du 28 juillet 2009 et de la circulaire d’organisation des stages du 27 août 2009, qui conduit à ce que des étudiants deviennent des moyens d’enseignement, assumant des responsabilités qui devraient n’être confiées qu’à des fonctionnaires.

- Elle dénonce une réforme qui obéit à une logique de réduction des coûts et de sélection sociale en ne rémunérant plus l’année de formation professionnelle. Elle vise à normaliser le recours à des personnels précaires, en dehors du statut de fonctionnaire d’État.

- Elle appelle les personnels des IUFM et des UFR à ne pas participer à la mise en place des stages en responsabilité pour les étudiants préparant les concours de recrutement et à tout mettre en œuvre pour l’empêcher.

- Elle appelle les enseignants, dans les écoles et les établissements du second degré, à ne pas participer à l’accueil, l’encadrement et l’évaluation des étudiants dans le cadre de ces stages.

- Elle s’associe à l’inquiétude des parents d’élèves et les appelle à dénoncer la mise en place de ces stages.

- Elle réaffirme son attachement au service public d’État d’enseignement et à une voie unique de recrutement et d’embauche, les concours nationaux. La formation, pour toute la profession, premier comme second degré, requiert une coopération étroite entre UFR, IUFM et formateurs de terrain.

- Elle réaffirme que la réforme de la formation et du recrutement des enseignants, dite de la « mastérisation », détruit la formation initiale et continue des enseignants et contribue à détruire le service public de l’éducation nationale.

En conséquence, la CNFDE appelle les étudiants, stagiaires et collègues et parents d’élèves à se mobiliser dans les écoles, les établissements du second degré, les universités, les IUFM. En particulier, elle appelle à la journée de mobilisation du 17 novembre et à la grève du 24 novembre.

Motion

La réforme du recrutement et de la formation des enseignants contribue au démantèlement du service public d’État. Le désengagement de l’État se poursuit, avec une explosion des suppressions de postes, avec la fin d’une institution universitaire et laïque assurant une formation unique pour tous les enseignants à l’échelle du territoire national. Désormais, l’Éducation nationale serait la seule fonction publique sans école de formation : la porte est ainsi ouverte aux officines privées qui vendent de la formation d’enseignants.

Cette réforme fait courir de nombreux dangers au service public d’éducation :

- une dégradation de la formation initiale,

- un affaiblissement de la formation continue,

- la suppression de la formation en alternance rémunérée, avec le statut de fonctionnaire stagiaire, suppression qui porte atteinte à la démocratisation du métier d’enseignant,

- la dévolution de l’organisation de la formation post-concours aux seuls Rectorats et/ou Inspections Académiques,

- le renforcement du recrutement d’enseignants hors concours et/ou précaires, qui remet en cause, à terme, le statut de la fonction publique d’État.

- La circulaire sur l’« organisation de stages pour les étudiants en master se destinant aux métiers de l’enseignement » :

- prépare la suppression de l’année de formation en alternance des fonctionnaires stagiaires,

- réduit le temps de préparation au concours pour les étudiants et compromet leurs chances de réussite,

- conduit à ce que des étudiants deviennent des moyens d’enseignement, assumant des responsabilités qui devraient n’être confiées qu’à des fonctionnaires,

- introduit 50 000 nouveaux contrats précaires dans l’Éducation nationale,

- sacrifie l’apprentissage des élèves pour pallier les difficultés de remplacement des enseignants et ne garantit pas la sécurité des enfants.

En conséquence, la coordination exige :

- le retrait de la réforme des concours et du recrutement des enseignants,

le retrait des décrets du 28 juillet 2009,

le retrait de la circulaire d’organisation des stages,

le maintien de la formation en alternance rémunérée après le concours, avec le statut de fonctionnaire stagiaire, et avec une décharge des deux tiers pour la formation didactique et pédagogique,

le maintien des IUFM, en tant qu’écoles professionnelles, et de leur potentiel de formation et de recherche, en termes de personnels, de moyens et de lieux de formation,

un recrutement de fonctionnaires statutaires, de la maternelle à l’université, par concours et à la hauteur des besoins, selon un plan pluriannuel de recrutement,

le maintien d’un cadrage national et de programmes nationaux pour les épreuves des concours.

Elle s’élève contre le passage en force des ministères en demandant :

- le maintien de la formation en alternance avec le statut de fonctionnaire stagiaire pour les lauréats du concours 2010, dans les mêmes conditions que pour les lauréats des concours 2009,

- que tous les étudiants qui passent le concours 2010 puissent se présenter au concours 2011 et devenir fonctionnaires stagiaires.

En conséquence, la CNFDE appelle les étudiants, stagiaires et collègues à se mobiliser dans les écoles, les établissements du second degré, les universités, les IUFM. En particulier, elle appelle à la journée de mobilisation du 17 novembre et à la grève du 24 novembre.

Elle appelle à une nouvelle réunion de la CNFDE le samedi 28 novembre et décide de créer une commission de travail qui élaborera des contre-propositions, qui seront soumise à la CNFDE lors de la prochaine assemblée générale.

Textes adoptés à l’unanimité.

Site de la CNFDE : http://coordination-fde.org/

Liste de diffusion : cnfde@googlegroups.com

Copinage : brochure Jacques Lévine

Dimanche 25 octobre 2009

L’AREN 77 a le plaisir de vous annoncer la publication d’une conférence-débat avec  Jacques Lévine ayant eu lieu à Chessy, en mars 2003.

Nouvelle société : des enseignants et des élèves en difficultés. Comment restaurer du lien et construire le futur ?

Ce recueil, au prix de 5 €., sera proposée lors des assises du 24/11, à Saint Denis.

Pour vous procurer cette brochure par correspondance merci d’envoyer un mail à :

Sylvie DINTON : dinton.bambridge@free.fr

EDUQUER EN PRESERVANT LA LIBERTE DE CONSCIENCE

Dimanche 25 octobre 2009

Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée en 1948

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.»

D’emblée, cet article nous annonce l’essentiel : l’être humain NAÎT LIBRE

Liberté originelle, indépendante de toutes les causalités du monde sensible, liberté absolue qui sous la gouverne de la raison devient le Libre Arbitre qui nous permet de décider et d’agir en exerçant notre volonté en dehors de tout déterminisme et influence extérieure.

La liberté de conscience est sacrée, elle est un don de la vie, manifestation la plus plénière du métaphysique dans le physique. Elle ne se donne pas, ne s’apprend pas et est impossible à définir pour la simple raison que toute définition serait réductrice. Elle est partie intégrante de la conscience et l’éducation doit mener à sa réalisation et à son respect inconditionnel.

L’enfant vient au monde, la conscience vierge. Ce n’est que graduellement qu’il prendra conscience de son corps physique et de ses tendances psychiques. Il n’est alors pas encore programmé, voire formaté, par les valeurs morales et sociales du milieu dans lequel il va grandir etévoluer. Il est donc par essence et par naissance toute ouverture, réceptivité pure. Sa perception du monde n’est entachée d’aucun préjugé et d’aucune spéculation.

C’est en le conscientisant, tout au long de l’éducation, à sa dimension universelle qu’il sauvegardera sa liberté et sa pureté originelle. Ainsi, de façon équilibrée, réaliste, il développera les aptitudes et tendances de sa personnalité qui constituent ses moyens de perception et d’expression dans le monde.

Comment l’enfant qui, dès son plus jeune âge, manifeste autant de curiosité vis-à-vis de son environnement, pourrait-il être dans le rejet de la différence ? Il n’est qu’à voir le regard débordant d’innocence et de curiosité du petit enfant face à l’étranger pour réaliser que l’enfant ne connaît au départ ni la méchanceté ni le racisme et que c’est l’adulte qui, inconsciemment, lui inocule, peu à peu, ses propres peurs et sa méfiance maladive.

Eduquer un enfant n’est pas le rendre obéissant, dépendant de l’autorité d’une quelconque idéologie religieuse ou politique, c’est ouvrir sa conscience aux réalités du monde dans lequel il doit grandir et plus tard servir, TOUT EN L’ÉVEILLANT  A SA PROPRE RÉFÉRENCE INTÉRIEURE, c’est-à-dire à L’AUTORITÉ EN SOI qu’est la dimension universelle de sa conscience -l’Inconscient universel- fondement de son individualité et de son unicité.

Par une éducation respectueuse de la liberté originelle, l’enfant réalise son autonomie dans le respect absolu de lui-même et des autres, en accord avec l’Inconscient universel, référence intérieure commune à tous les hommes.Intégrer l’Inconscient dans le conscient (cf. Jung) devrait être l’objet de toute éducation qui cherche à marier coeur et raison, c’est-à-dire l’intelligence sensible -laquelle nous relie par voie intuitive à l’unité intérieure, identité commune à tous les hommes- avec l’intelligence spéculative qui nous relie à la diversité du monde.

Marier cœur et raison permet d’être en équilibre et de vivre nos différences de manière non conflictuelle, dans la complémentarité d’une solidarité naturelle, base de tout contexte social harmonieux. Préserver la pureté et la liberté originelle de l’enfant tout en l’amenant à s’intégrer dans le monde révolutionne la manière de considérer et de vivre la condition humaine.

Ainsi, on ne contribue plus à la fabrication de « moutons de Panurge » à la merci de n’importe quel système manipulateur, mais à une éducation qui ouvre un champ d’expérimentation individuel et social où la dignité et la responsabilité sont garanties.

Synthèse d’un travail collectif du R.I.R.E. (Réseau Informel de Réflexion sur l’Éducation) http://reseaueducation.blogspot.comr.i.r.e@orange.fr

Une petite chanson pour la grève

Samedi 24 octobre 2009

Avis d’alerte rouge : grève le mardi 24 novembre 2009.

Samedi 24 octobre 2009

Les prévisions de budget 2010 laissent présager un état d’asphyxie pour l’Education Nationale : plus de 10000 postes supprimés dans l’EN, qui s’ajoutent aux 30000 déjà supprimés ces deux dernières années !

Le gouvernement poursuit sa politique de casse généralisée des services publics en démolissant l’éducation, la poste, le fret ferroviaire… Ça suffit !!!

NON aux suppressions de postes et leurs corollaires :

− le recours massif aux heures supplémentaires,

− les classes surchargées,

− la dégradation systématique des conditions de travail pour les personnels et les élèves,

− le recours galopant à l’emploi de personnels précaires,

− les suppressions d’heures de cours et la disparition programmée des RASED.

OUI à :


− l’augmentation des recrutements aux concours,

− une véritable formation des enseignants,

− la revalorisation de tous les personnels et de leurs salaires,

− la défense de leurs statuts,

− la titularisation sans condition de tous les précaires.

En conséquence, la Fédération Sud Éducation appelle l’ensemble des personnels à la grève, le mardi 24 novembre 2009.

L’appel intersyndical à la grève du 24 novembre s’ajoute à la campagne de cartes pétitions et lettres aux parlementaires du collectif « notre école notre avenir ».

Mais nous savons tou(TE)s qu’une journée de grève et de manifestations et qu’une campagne d’opinion ne suffiront pas.

Les journées de grève tous les deux mois, qui sont souvent la seule perspective donnée par les directions syndicales sont aussi insuffisantes pour contraindre le gouvernement à une autre politique…

C’est pourquoi SUD éducation appelle les personnels à tenir des Assemblées Générales le 24 novembre afin d’organiser collectivement la suite du mouvement.

Pour Sud Éducation, il faut mettre en débat dès maintenant la question de la grève reconductible dans l’EN et la construction d’un véritable rapport de force au niveau interprofessionnel .

17 boulevard de la Libération 93200 Saint-Denis

tél 01 42 43 90 09 fax 01 42 43 90 32

fede@sudeducation.org

Un exemple d’action : Vacances actives en Alsace

Samedi 24 octobre 2009

Marche pour l’école publique

Nous, parents, enseignants, élus, citoyens, réunis au sein des trois collectifs Sauvons l’École Pour Tous du Haut-Rhin, de Strasbourg et de la Vallée de la Bruche, organisons une marche de protestation contre la politique éducative du gouvernement.

Du 31 octobre au 2 novembre, les collectifs parcourront l’Alsace pour informer citoyens et élus des enjeux des “réformes” actuelles du système scolaire.

Le collectif strasbourgeois se joindra au collectif de la vallée de la Bruche.

Que vous participiez à toute la marche ou à une partie seulement, votre soutien est précieux!

Les trois collectifs se retrouveront le lundi 2 novembre à Strasbourg :

- 10h00 Convergence des 3 collectifs (Strasbourg, Bruche, Haut-Rhin) place de la gare à Strasbourg.

- 10h à 11h, Défilé jusqu’à l’Hôtel de Ville (Place de l’étoile) : audience demandée à Monsieur Ries, Maire de Strasbourg, en fin de matinée.

- 12h30 à 13h30, Pique-nique place Kléber

- Début d’après-midi, défilé jusqu’au rectorat : audience demandée à Madame Lovisi, rectrice d’Académie pour lui remettre un cahier de doléances.

Collectif Sauvons l’École Pour Tous

Courriel: septstrasbourg@free.fr

Site: http://sept.strasbourg.free.fr

L’UMP veut confier les évaluations scolaires à un organisme indépendant

Samedi 24 octobre 2009

Selon une dépêche AFP, un groupe de travail parlementaire UMP a vivement critiqué les évaluations mises en place par X Darcos et souhaité qu’un organisme indépendant soit chargé de l’évaluation de l’ École. Les oreilles de Xavier Darcos ont dû siffler mardi 20 octobre. Un groupe de travail parlementaire UMP a violemment critiqué les évaluations de CE1 et CM2 qu’il avait mises en place. Il est vrai que le ministère avait dû, dans les documents budgétaires, reconnaître que ces évaluations étaient peu fiables.

Pour les parlementaires UMP il faut “mieux associer la communauté éducative” aux évaluations. Cette concertation “a fait assez largement défaut”. La méthode doit être incontestée “ce qui n’a pas été le cas”. Les parlementaires demandent une clarification des objectifs poursuivis, particulièrement en Cm2. Ils envisagent “un système indépendant chargé de l’évaluation du système éducatif en remplacement des organismes ou directions centrales en charge de cette mission”.

Ces prises de position font écho au rejet majoritaire des évaluations de CM2 l’an dernier, les enseignants ayant souvent refusé de suivre le protocole d’évaluation. Le ministère lui-même reconnaît “un taux élevé de réponses incomplètes (et) la faible qualité des données recueillies”.

Mais la démarche parlementaire réagit aussi à un autre héritage de X Darcos : la censure impitoyable qu’il a exercée sur sa direction chargée des enquêtes, la DEPP. Seuls les travaux utilisables par le cabinet étaient publiées.  De ce fait, sa crédibilité comme organisme scientifique a été dégradée.

Une évaluation indépendante ? Du coup, l’habitude s’est déjà prise d’aller chercher ailleurs une évaluation de l’Ecole. C’est ce qu’on fait avec les évaluations internationales comme Pisa ou Timms. Des voix se sont élevées pour demander un système indépendant. En février 2009, Bruno Suchaut, directeur de l’Iredu, nous disait : ” L’évaluation est évidemment utile au niveau de la politique éducative, toute la question réside dans l’utilisation de ces évaluations et de son instrumentalisation éventuelle. Le recours à un organisme indépendant permettrait certainement de lever les doutes sur des intentions politiques des outils d’évaluation”. Il semble que ce soit le chemin que veulent emprunter les élus UMP. Au risque de heurter les enseignants.