Archive pour septembre 2009

la FCPE met en ligne un outil de recensement des remplacements non assurés

Mercredi 30 septembre 2009

« Ouyapacours » :

Chaque parent d’élève pourra, sur le logiciel installé sur le site de la FCPE, signaler tout remplacement de cours non effectué. La FCPE demandera ensuite à l’autorité compétente le rétablissement de la situation de droit.

Selon un rapport de l’Inspection générale de l’Education nationale, chaque enfant perd une année de scolarité lorsque l’on fait la somme de toutes les heures de cours non assurées faute de remplacement des enseignants !

Chaque enfant doit pouvoir bénéficier de la continuité du service public d’éducation mais force est de constater la défaillance de l’Education nationale. Pour réclamer le remplacement sans délai des heures de cours manquantes, la FCPE lance son propre outil de recensement sur Internet : « Ouyapacours ».

Chaque parent d’élève pourra, sur le logiciel installé sur le site de la FCPE, signaler tout remplacement de cours non effectué. La FCPE demandera ensuite à l’autorité compétente le rétablissement de la situation de droit.

Il s’agit de démontrer que la suppression des postes d’enseignants remplaçants, à l’Ecole primaire ou dans le secondaire, nuit aux élèves et au principe de continuité du service public.

La FCPE demande au ministère de rendre public le nombre d’heures de cours qu’elle ne peut pas remplacer, de pallier les insuffisances constatées et de renoncer aux suppressions de postes d’enseignants.

Manifestation en solidarité aux victimes de la répression d’état à Lille le 10/10/09

Mercredi 30 septembre 2009
Auteur : Anosmia

Auteur : Anosmia


Voici quelques chroniques de la guerre en cours :

Le 23 Mai 2009 à Lille 26 personnes sont arrêtées suite à une manifestation contre la répression d’Etat. Leurs noms et coordonnées sont fournies aux fascistes de « la maison de l’identité flamande » située à Lambersart, ceux-ci les diffusent sur leur site internet dans une vidéo. Des policiers auraient-ils fournis les coordonnées des manifestants à « la maison de l’identité flamande » ? En plus des trois procès en cours et des six mois de prison avec sursis déjà écopés par l’un des manifestants ; des néo-nazis au crâne rasé ont agressé à deux reprises, dont une fois à l’arme blanche, des camarades dont les données personnelles furent ainsi divulguées.

Du 23 au 29 Juin à Calais plus de 2000 personnes se réunissaient au sein du camp No Border pour dénoncer la politique des Etats français et britannique, les traitements inhumains qu’ils font subiraux migrants sans-papiers via leur police, leur camps « de rétention »et leur justice de classe. Elles ont réclamé avec force la liberté de circulation pour tous et toutes et la suppression de toutes les frontières afin que chacun puisse vivre là où il le souhaite. Alors que toutes les actions entamées sont pacifiques, la police arrête une cinquantaine de personnes dont 2 qui passeront en procès le 14 octobre à Boulogne-sur-Mer pour « outrage » et « rébellion ».

Le 8 Juillet à Montreuil, Joachim Gatti perd un œil suite à un tir de flash ball lors de l’expulsion d’un squat. S’en suit une manifestation qui tourne à l’émeute lorsque la police attaque à nouveau sans raison le cortège et les habitants du quartier. Cette fois, face au peuple uni et déterminé, elle battra en retraite !

Le 1er Septembre à Compiègne, six ouvriers de l’usine Continental de Clairoix, fermée par les « patrons-voyous » sont condamnés à des peines allant de 3 à 5 mois de prison avec sursis ainsi qu’à des dommages et intérêts qui dépasseront les 60 000 € sous prétexte d’avoir saccagé une préfecture. L’Etat a voulu faire payer aux syndicalistes une lutte dure, sans compromis, contrôlée par la base, parsemée d’actions et qui, au grand damne des directions syndicales, a permis de faire reculer le patronat et d’obtenir une prime de licenciement s’élevant à 50 000€ par travailleur. « Les Thibault et compagnie, c’est juste bon qu’à frayer avec le gouvernement, à calmer les bases. Ils servent juste qu’à ça, tous ces parasites. » -Xavier Mathieu, délégué CGT et condamné par le tribunal.

Le 17 Septembre à Marseille, Erwan Redon comparaitra en CAPD disciplinaire à l’Inspection Académique. Il risque des sanctions pouvant aller du blâme à la révocation. Sa « faute professionnelle » ? Comme plusieurs centaines d’autres professeurs des écoles, instituteurs et institutrices, il refuse d’appliquer les mesures Darcos : nouveaux programmes, aide personnalisée, évaluations et fichage des élèves.

Tous les jours la police patrouille, provoque, fouille, violente et rafle ceux qui pourraient légitimement se révolter, les victimes du capital, ceux qui n’ont pas ou plus d’emploi, ceux qui sont exploités à l’usine ou au bureau,ceux qui ont la couleur de peau un peu trop foncée, ceux qui n’entrent pas dans le moule.

Mais quelle est cette guerre en cours ? C’est la guerre des classes ! Le capitalisme est malade et nos maîtres le savent. Ils attaquent le peuple pour conserver et accroître leurs privilèges, pour nous faire tous baisser la tête et filer droit.

Il est temps que la peur change de camp ! Il est temps de passer de la haine entre les « races » à la solidarité de classe, à la guerre des exploités contre les exploiteurs. Il est temps de se lever et de se mettre en marche. Yves Peirat, antifasciste marseillais

Appel à la manifestation du samedi 10 octobre 2009 à 14h30 porte des postes, Lille.

Premiers signataires : Comité du 23, RUSF Lille, Chiche ! Lille

Une machine à donner des gifles.

Lundi 28 septembre 2009

Dans un « débat » télévisé, je rencontre Alain Finkielkraut, qui ne se départit jamais d’un gros cahier plein de notes. Étonnant rituel, car, à longueur d’intervention, il débite le même discours ! Dès lors, quel besoin d’anti-sèche ? En moins d’une semaine, je l’aurai entendu ressasser  cette vielle antienne du « tout fout le camp, l’école est un bouge, les profs s’habillent, parlent et pensent comme des enfants, le texto tue l’orthographe, l’ordinateur est le cheval de Troie de la barbarie, l’article de journal (souvent l’un des siens…) a remplacé le grand texte classique », etc.

Je trouve injuste d’accabler les enseignants et d’épargner les politiques dont, par ailleurs, notre philosophe ne supporte pas qu’ils fassent l’objet de la dérision de quelques radiophoniques Diogène post-modern. Le système et ceux qui le soutiennent échappent toujours à la vindicte du penseur alors qu’il n’économise jamais ses flèches contre «  profs », comme il dit, pour les distinguer des « professeurs » qui, eux, méritent les lauriers du penseur de La défaite de la pensée.

Un  petit calcul effectué avec des amis lors d’un déjeuner en terrasse pour profiter des derniers rayons du soleil d’été débouche sur ces conclusions sidérantes : Ma compagne enseigne l’italien dans le collège de la ville que nous habitons. Dans une classe, elle vient d’accueillir 30 élèves qui commencent l’apprentissage. Elle leur donne 3 heures de cours par semaine pendant 36 semaines dans l’année. Un bref calcul permet de constater que chaque séance de 55 minutes amputée de 5 minutes pour l’administration (appel, remplissage du cahier d’absences et autres rituels disciplinaires) se réduit déjà à 50 minutes. Soustrayons encore 3 contrôles écrits par trimestre, donc 9 heures dans l’année, puis le temps de parole de l’enseignant.

Si chaque élève prend la parole et qu’on divise le temps pédagogique résiduel par le nombre d’élèves, on obtient une minute de pratique de la langue par séance, soit 3 minutes dans la semaine . Multiplions par 36 semaines : un élève aura parlé un peu moins de 2 heures dans l’année. Multiplions par les 4 années d’un parcours normal en collège et l’on obtiendra environ 7 heures pour la totalité de son séjour…

Sept heures de pratique de la langue sur 4 années de cours ! Qui peut croire qu’avec cet idéal pédagogique de l’école dit républicaine une personne ainsi maltraitée sur le terrain des langues vivantes puisse un jour ne serait-ce que parler italien dans un restaurant pour commander correctement son dîner ?

Au lieu de râler contre les enseignants qui effectuent un travail psychologiquement épuisant, symboliquement peu gratifiant et financièrement dérisoire (vu le temps de formation investi pour l’obtention d’un diplôme avant le premier poste), notre Alceste ferait bien de faire fonctionner sa machine à donner des gifles avec les pédagogues détachés au rectorat, les allumés de science de l’éducation, des inspecteurs pédagogiques sanglés dans leur suffisance, les conseillers techniques du ministère et toute la cohorte des politiciens qui constituent la tête de cette mafia détestable qu’est la dite Éducation Nationale…

Qu’on gifle ces crétins dangereux, certes, mais, de grâce, qu’on épargne les enseignants, ces soutiers qui bricolent dans l’incurable quand ils n’avaient pas des somnifères pour des vacances éternelles.

Michel ONFRAY.  Siné Hebdo  (n° 55 Mercredi  2 » septembre 2009)

Avec l’aimable autorisation de l’auteur.

Communiqué du site “Rased en lutte” : Les lettres de « missions » ou de « services » arrivent

Dimanche 27 septembre 2009

Ce vendredi 25 septembre  2009, deux maîtresses E sédentarisées du Pas de Calais ont pris connaissance  de :

L’organisation du service des enseignants spécialisés RASED intervenant dans une ou deux écoles soit :

« La lettre de service. »

Si dans le préalable il est indiqué :

« Vous intervenez en tant que maîtresse spécialisée
dans les écoles du groupe scolaire X  qui concentrent un nombre élevé d’élèves en difficulté relevant de l’aide personnalisée et spécialisée pour l’année scolaire 2009-2010 »

C’est pour mieux le nier dans les « priorités » de leur action de Maître E sédentarisé :

Les« aides spécialisées à dominante pédagogique » et la fonction de Maître E n’en font pas partie, elles sont oubliées au profit de tâches multiples et floues à réaliser principalement en classe, comme :

- «  Aider chaque enseignant à concevoir et à mettre en œuvre, dans la classe, des situations d’apprentissages adaptées aux difficultés particulières de certains élèves. »

- «  Accompagner la mise en œuvre de ces situations par des co-interventions dans la classe. »

- « Intervenir directement ou indirectement auprès des « élèves en difficultés dans le cadre de groupes de besoins homogènes ou hétérogènes, dans le cadre de la classe. »

- « Prendre en charge certains « élèves en difficultés dans le cadre de groupes de besoins homogènes ou hétérogènes, dans le cadre de la classe »
(Là on s’aperçoit qu’il y a un usage abusif du « copier-coller » qui rend incompréhensible les injonctions de la hiérarchie.)

L’axe transversal de l’intervention du Maître E sédentarisé sera :

« Le domaine de la langue orale en étroite concertation avec les enseignants des cycles concernés. »

Citons encore les nombreuses autres « priorités » ayant trait aux interprétations des différents tests ou évaluations (du DPL3 en petite section aux célèbres évaluations CE1 et CM2), en passant par les PPRE, l’aide personnalisée, la participation active à la rédaction du projet d’école, etc. etc.

En conclusion, il est indiqué qu’un bilan d’activité sera réclamé en fin d’année scolaire.

Cette lettre de « service » communiquée le 25 septembre 2009, doit être impérativement signée lundi 28 dernier délai.

Le collectif « Rased 62 » ainsi que l’ensemble des syndicats et associations concernés par la question des Maîtres sédentarisés appellent à refuser de signer les « lettres de services » ou de « missions. »

Nous invitons toutes les personnes confrontées à la signature de telles lettres à les contacter pour organiser une résistance collective.

CNT : http://www.cnt-f.org/59-62/

SE UNSA 62 : http://pagesperso-orange.fr/se-unsa62/

SNU ipp 62: http://62.snuipp.fr/

Snudi FO 62: http://snudifo62.over-blog.com/

Sud éducation 62 : http://sudeduc5962.lautre.net/

mail : sudeduc.arras@akeonet.com

Sgen cfdt 62 : http://pagesperso-orange.fr/sgen5962/

Vous pouvez aussi joindre les militants de “l’ALRAL 62″, de “l’AEME 62″,du collectif “RASED 62″ et tenir informé le site “Rased en lutte” en laissant un commentaire ou en envoyant un mail par l’intermédiaire de la touche “contact” (colonne de gauche sur la page.)

Lettre ouverte de Françoise Vassort, Daniel Gostain et Emilie Hallauer,enseignants de CE1 sur Paris

Dimanche 27 septembre 2009


Pourquoi nous refusons la prime de 400 euros perçue pour avoir fait passer les évaluations de CE1?
Nous refusons de garder cette prime car l’évaluation des élèves fait partie de notre métier. Les évaluations nationales de CE2 corrigées en équipe n’ont jamais fait l’objet de prime. L’instauration de bonus salarial va diviser les équipes enseignantes et nuire à leur travail pédagogique.
La logique d’entreprise appliquée à l’école a déjà montré son inefficacité dans d’autres services publics.
Et cette prime n’a-t-elle pas pour autre objectif d’obtenir la caution des enseignants sur ce nouveau mode d’évaluation des élèves ?

Nous refusons les évaluations telles qu’elles ont été conçues et telles qu’elles nous ont été imposées sans concertation, cette logique d’examen conduisant :

- au tri des élèves avec les injonctions de rattrapage hors temps scolaire pour ceux qui n’ont pas réussi

- au classement des écoles qui en découlera à l’avenir avec les résultats rendus publics sur Internet

- à l’évaluation des enseignants sur la base de chiffres abstraits ne tenant pas compte du terrain, de l’environnement social, du parcours de l’enfant.

1) Elles n’évaluent qu’un pan bien réduit de ce que doit apprendre un enfant. Rien sur le rapport au monde et sa découverte. Rien sur l’oral. Rien sur les capacités imaginatives et créatives. Rien sur le rapport de sens au travail, aux savoirs, donc sur l’envie, le plaisir.

2) Elles ne donnent qu’une image figée de ce qui normalement devrait être un mouvement, une progression. Qu’en est-il des enfants, qui à partir de difficultés vécues auparavant, se mobilisent, donnent tout pour réussir et qui progressent, si au bout du compte leurs résultats sont quand même classés 0 ?

3) Elles font fi de la complexité de ce qu’on sait en choisissant pour des raisons purement statistiques et numériques (et de classement) une notation binaire injuste et automatiquement stigmatisante.

4) Conséquemment, à  quoi vont servir ces évaluations si elles ne sont pas adaptées à la plupart des élèves de nos classes, sinon de les mettre en échec et donc dans le découragement.

Deux d’entre nous avons choisi de faire passer les évaluations de CE1 en juin dernier en transformant celles-ci en outil pédagogique utile à l’enfant, aux parents et aux enseignants.

Nous n’avons pas fait la correction binaire 0/1 mais noté ce que l’enfant avait effectivement réussi ou non. Nous avons fait ensuite un bilan avec chaque enfant sur ces acquis et les notions non acquises.

Ces notions ont été ensuite retravaillées en fin d’année scolaire par les enfants.

Nous avons organisé une rencontre réunissant tous les parents de nos classes pour leur  montrer les cahiers d’évaluations de leurs enfants et leur expliquer notre position : ces évaluations font partie du processus d’apprentissage et doivent être un outil pédagogique pour aider les  élèves.

Nous reverserons cette prime :

- A l’ICEM-pédagogie Freinet qui travaille à d’autres formes d’évaluation plus respectueuse de la globalité des apprentissages et de la personne de l’élève.

- Aux « désobéisseurs » qui se sont vus sanctionnés pour avoir refusé ces évaluations.

Nous partageons leurs valeurs  et leurs actions pour la construction d’une école équitable, humaine et respectueuse de tous les enfants.

Françoise Vassort, Daniel Gostain et Emilie Hallauer, enseignants de CE1 sur Paris

Marche citoyenne : Fraternité pour les migrants le samedi 3 octobre 2009

Mercredi 23 septembre 2009

Depuis le lundi 21 septembre, le nettoyage des camps de migrants du calaisis a démarré. La destruction des jungles ne règle rien. Les migrants, dispersés dans le Nord Pas-de-Calais et le long du littoral voient leur situation empirer. Le gouvernement et sa police ont tenté une opération médiatique; il n’est pas dit qu’ils aient atteint leur objectif.

Dans le bassin minier et dans le béthunois, autour des camps de migrants d’Angres (vietnamiens) et de Norrent-Fontes (érythréens), nous continuons à penser que la solidarité est la seule réponse possible à la répression que subissent les migrants.

Le bassin minier du Pas-de-Calais a toujours été une terre d’accueil, qui a su s’ouvrir à des migrations diversifiées. Aujourd’hui, et en opposition déterminée à la politique Sarkozy-Besson, nous continuons à le clamer haut et fort : Les migrants sont les bienvenus chez nous !

Les collectifs d’Angres (Fraternité Migrants) et de Norrent Fontes (Terre d’Errance) vous appellent à participer à une Marche citoyenne, le samedi 3 octobre 2009, entre la gare de Lens et Angres, à proximité du camp de migrants vietnamiens.

Lors de cette marche citoyenne, nous souhaitons que puissent s’exprimer toutes les sensibilités portées par les bénévoles qui sont au contact des migrants depuis de nombreux mois :

* contre les traitements inhumains que les migrants subissent : destruction des camps, intimidation par la violence, centres de rétention, expulsions.
* pour l’abrogation des lois Dublin II.
* pour la liberté de circulation et d’installation.
* contre la poursuite des politiques migratoires officielles.


Fraternité Migrants et Terre d’Errance vous donnent rendez-vous le samedi 3 octobre 2009 :

* Soit à la gare de Lens, à 15h00.
* Soit au rond point des droits de l’homme (en face du commissariat, rue François Courtin) à Liévin, à 16h00.

Le point d’arrivée de la marche se trouve sur la place de la mairie d’Angres, à proximité du camp de migrants vietnamiens. Plusieurs prises de parole sont organisées.

Le retour vers les deux points de départ est prévu.

Sanction contre Erwan Redon : répression d’État et trahisons syndicales!!

Mardi 22 septembre 2009

Jeudi 17 septembre, à 15 heures, se tenait la Commission disciplinaire d’Erwan Redon à l’Inspection d’Académie des Bouches-du-Rhône. Un rassemblement s’est organisé à l’appel de l’Intersyndicale et du Comité de soutien dès 17 heures et a veillé, jusque tard dans la nuit, pour soutenir ce professeur
désobéisseur, qui refuse notamment de faire passer les évaluations de CM et qui remplace l’aide personnalisée par des ateliers éducatifs libres et ouverts à tous.

La Commission disciplinaire s’est vite révélée être une mascarade de justice. À l’aube, elle a délibéré à huis clos et voté à bulletin secret. Elle s’est prononcée pour une sanction de « mutation d’office » après un vote de 10 « pour », 8 « contre » et 2 « abstentions ». L’Inspecteur d’Académie Gérard Trève, qui part à la retraite dans une quinzaine de jours, n’a pas encore rendu son jugement définitif : mais il tient enfin sa revanche dans un dossier dont il a fait une affaire personnelle.

La multiplication des commissions disciplinaires nous révèle une administration qui légifère par abus de pouvoir, organisant des mascarades de procès en des réunions sans fin, où syndicalistes, élus et administrateurs désignés par le seul juge et partie, l’Inspecteur d’Académie, se retrouvent à disserter sur le bien fondé d’une pratique professionnelle. In fine, c’est la mise au pas de toute la profession et l’autoritarisme du ministère qui s’en trouvent légitimés.

La Coordination départementale de l’Ain des collectifs pour la défense de l’école publique :

- DÉNONCE cette parodie de justice, à laquelle ont collaboré les « syndicalistes » qui se sont abstenus ;

- EXIGE la levée des sanctions contre Erwan Redon et contre tous les personnels qui seront inquiétés pour s’être opposés aux pouvoirs en place ;

- APPELLE toutes les organisations syndicales et les fédérations de parents à refuser de siéger dans les instances paritaires, tant que les sanctions contre Erwan Redon n’auront pas été annulées.

Pour nous contacter : collectifamberieu@yahoo.fr


MONTRONS MASSIVEMENT NOTRE REFUS DE VOIR ERWAN REDON SANCTIONNE :

Téléphonez, envoyez fax, mails, courriers à :

- Gérard Trève, inspecteur d’Académie des Bouches du Rhône
28 bd CHarles Nédélec
3231 Marseille cedex 1
mail : ce.ia13@ac-aix-marseille.fr
tél : 04 91 99 66 38
fax : 04 91 99 66 40

- Jean-Paul Gaudemar, recteur de l’académie d’Aix-Marseille
Place Lucien-Paye

13621 Aix en Provence cedex 1

mail : http://www.ac-aix-marseille.fr/public/jsp/site/Portal.jsp?page=contact
tél : 04 42 91 71 02
fax : 04 42 91 70 01

- Luc Chatel, ministre de l’Éducation Nationale
110 rue de Grenelle
75357 Paris 07 SP

mail : http://www.education.gouv.fr/cid2559/contacts.html#vos-contacts
Roland Debbasch, direction générale de l’enseignement scolaire :
tél : 01 55 55 12 70
fax : 01 55 55 38 54

ou : Jean-Marie Jutant, médiateur de l’Education Nationale
1, rue Descartes, 75005 Paris
tél : 02 55 55 39 87
fax : 01 55 55 22 99

Merci à tou(te)s ! Le comité de soutien à Erwan Redon

Communiqué de presse : suppression du défenseur des enfants

Vendredi 18 septembre 2009

Paris, le 15 septembre 2009

DOMINIQUE VERSINI, DEFENSEURE DES ENFANTS, DÉCOUVRE QUE LE GOUVERNEMENT A DÉCIDÉ DE SUPPRIMER LE DEFENSEUR DES ENFANTS AU MOMENT DU 20ème ANNIVERSAIRE DE LA CONVENTION INTERNATIONALE DES DROITS DE L’ENFANT (CIDE)

Alors que partout en France et dans le monde, se prépare le 20ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, la Défenseure des enfants, Dominique VERSINI, découvre avec stupeur les 2 projets de loi présentés lors du dernier conseil des ministres (9/09/09) qui suppriment l’Institution du Défenseur des enfants créée par la loi du 6 mars 2000 en tant qu’Autorité indépendante chargée de défendre et de promouvoir les droits des enfants et diluent ses missions au sein d’un nouveau Défenseur des droits.

Dominique VERSINI, qui n’a été à aucun moment ni consultée ni auditionnée (malgré les demandes de rendez-vous qu’elle a formulées auprès de l’exécutif dès la connaissance du projet de création d’un défenseur des droits fin 2007), conteste à la fois la méthode, qui relève de la maltraitance institutionnelle 1 ainsi que les 2 projets de lois qui posent de nombreuses interrogations :

Le nouveau Défenseur des droits, qui a été institué par la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008 sans que son périmètre soit défini au moment du vote, a pour but, selon le projet, de renforcer et de donner plus de cohérence et de lisibilité à la protection des droits et des libertés des citoyens en le dotant de pouvoirs renforcés. Si tel est le but, on ne comprend pas pourquoi le Gouvernement a décidé de limiter son champ
d’intervention aux compétences du Médiateur de la République, du Défenseur des enfants et de la commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), excluant de fait la protection de droits aussi fondamentaux pour nos concitoyens que ceux concernant les discriminations, le contrôle des lieux privatifs de liberté, la protection de la vie privée menacée par la multiplication des fichiers informatiques qui resteraient gérés respectivement par la HALDE, le Contrôleur général des lieux privatifs de liberté (CGPL) et la CNIL.

L’Institution du Défenseur des enfants comprend 28 permanents, 60 correspondants territoriaux et 34 jeunes ambassadeurs civils volontaires
La Défenseure des enfants exprime son total désaccord sur le fait qu’ait été décidé arbitrairement et sans aucune concertation de dissoudre certaines autorités indépendantes et d’aménager une simple articulation avec d’autres. Elle demande donc au Gouvernement d’expliciter sur la base de quelles logiques il a pris la décision de supprimer à mi-mandat une autorité indépendante de la République en charge de la défense et de la promotion des droits de l’enfant dont le travail est reconnu unanimement en France et à l’étranger.

Concernant plus spécifiquement les enfants : La Défenseure des enfants rappelle que depuis sa création l’Institution a traité des réclamations concernant près de 20.000 enfants.

1. La Défenseure des enfants considère que cette nouvelle organisation va affaiblir la mission de défense et de promotion des droits de l’enfant :

- Les enfants (mais aussi leurs parents) ne s’adresseront pas facilement à un Défenseur des droits qui n’aura pas une compétence visible et spécialisée  pour les enfants. Les modèles européens auxquels fait référence
le projet de loi prévoient sous une forme ou sous une autre un Défenseur des enfants en tant que structure distincte ou adjointe du Médiateur général.

- En matière de défense des droits de l’enfant le projet de loi marque un recul par rapport à la loi du 6 mars 2000 qui a confié au Défenseur des enfants la mission de défendre tous les droits fondamentaux des enfants
consacrés par la loi ou par un engagement international régulièrement ratifié ou approuvé, et notamment la Convention internationale des droits de l’enfant à laquelle il n’est à aucun moment fait référence dans le projet.

Cela ne pourra qu’entraîner une réduction des interventions que la Défenseure des enfants est amenée à faire régulièrement auprès des pouvoirs publics en faveur d’enfants qui vivent des situations qui ne sont pas
formellement interdites dans le droit français mais qui sont contraires à leur intérêt supérieur au sens de la Convention internationale des droits de l’enfant : par exemple, la présence d’enfants dans les Centres de rétention administrative, le traitement des mineurs étrangers isolés, l’accès aux soins des enfants de Mayotte, … C’est donc l’Autorité morale et la force d’interpellation de la Défenseure des enfants à travers ses interventions et avis qui sont réduites.

Le projet de loi ne prévoit rien sur le maintien de la mission de promotion des droits de l’enfant qui est affirmé dans l’article 5 de la loi du 6 mars 2000, que la Défenseure des enfants a développé considérablement en 3 ans en partenariat avec des conseils généraux de tout bord politique et avec l’Education nationale par la création de 32  « jeunes ambassadeurs » faisant leur service civil volontaire auprès de son institution et ayant sensibilisé sur les droits de l’enfant plus de 50 000 enfants en trois ans dans 12 départements.

Elle rappelle qu’elle anime également une équipe de 60 correspondants territoriaux qui la représentent sur tout le territoire. Leurs attributions (promotion des droits de l’enfant, médiations interinstitutionnelles de
premier niveau lorsqu’un droit de l’enfant est menacé, liens avec les différentes autorités publiques, enquêtes de terrain sur la mise en œuvre des droits de l’enfant, tutorat des jeunes ambassadeurs …) diffèrent de celles des délégués du Médiateur de la République. Le projet de loi ne dit rien sur le devenir de ces hommes et de ces femmes issus de la société civile qui, souvent depuis la création de l’institution, se dévouent à la cause des enfants.

2. Dominique VERSINI rappelle que l’apport du Défenseur des enfants dépasse le traitement des réclamations et s’inscrit dans une réflexion de société sur les grandes questions concernant les enfants  En 3 ans elle a fait des propositions de réformes législatives sur des questions de société reprises par le Gouvernement (le statut des tiers beaux-parents, la situation des enfants dans les séparations parentales conflictuelles,…), des propositions d’améliorations de politiques publiques (le rapport sur les Adolescents en souffrance mis en application par la ministre de la Santé a entraîné la multiplication des Maisons des adolescents et des équipes mobiles de pédopsychiatrie), des recommandations relatives aux mineurs étrangers isolés, aux tests ADN, et à la justice des mineurs.

3. L’Institution du Défenseur des enfants contribue à porter la parole des enfants au plus haut niveau de l’Etat. En 2009, a été réalisée une grande consultation nationale donnant la parole aux collégiens et lycéens sur 10 sujets qui les concernent (famille, éducation, discriminations, violences, justice, handicap, santé, expression et la participation …). Leurs 200 propositions, rassemblées dans un livre d’or de la parole des jeunes et destinées au Président de la République et au Parlement, seront rendues publiques par leurs porte-parole à la Sorbonne le 20 novembre 2009. La Défenseure des enfants pense qu’il serait particulièrement opportun que le Gouvernement vienne à cette occasion expliquer aux jeunes le nouveau dispositif envisagé pour la défense de leurs droits.

4. Dominique VERSINI va assurer la Présidence du réseau européen des 35 Défenseurs des enfants (European Network of Ombudspeople for Children). Ces Défenseurs des enfants se réunissent en assemblée générale à Paris du 23 au 25 septembre 2009 pour échanger leurs expériences en matière de respect des droits de
l’enfant en présence de représentants du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne.

La Défenseure des enfants invite le Gouvernement, le Parlement et la presse à venir les rencontrer pour comprendre leurs différentes modalités d’organisation qui, dans tous les cas, identifient nettement la visibilité de la fonction de Défenseur des enfants.

Dominique VERSINI considère que la suppression du Défenseur des enfants sous la forme décidée par le Gouvernement marque un recul dans le respect des droits fondamentaux des enfants et va à l’encontre des préconisations du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies qui, dans son rapport du 22 juin 2009, a demandé au Gouvernement de « continuer à renforcer le rôle du Défenseur des enfants ».

Pour mémoire :

Dominique VERSINI, conseiller d’Etat, ancien secrétaire d’Etat chargée de la lutte contre la précarité et l’exclusion (2002-2004) et Co-créatrice du Samu Social de Paris (1993), a été nommée Défenseure des enfants par décret du Président de la République le 29 juin 2006 pour une durée de 6 ans (2006-2012). Elle a succédé à Claire Brisset (2000-2006), actuelle médiatrice de la Ville de Paris.

Contact presse: Laetitia GOT-THEPAULT
01-53-63-58-66 / 06-32-47-63-93
www.defenseuredesenfants.fr

La “jungle” de Calais dans le “jt” des enfants de “MonQuotidien” .

Vendredi 18 septembre 2009
Les infos des enfants du 18 septembre 2009
envoyé par MonQuotidien. - Regardez les dernières vidéos d’actu.

Communiqué de “SALAM” : Destruction de la Jungle de Calais

Vendredi 18 septembre 2009

Simple coïncidence, doigt d’honneur envers les associations et les Migrants, ou ironie de l’Histoire, toujours est-il que c’est le jour même de la sortie en DVD du film WELCOME de Philippe Lioret que le ministre de l’immigration a annoncé le démantèlement de la Jungle de Calais.

Tous les médias se sont emparés du sujet et nous publions sur notre site (www.associationsalam.org) une revue de presse.

Vous pourrez notamment y lire les réactions de Bernard Kouchner, Jack Lang, Corinne Lepage, Natacha Bouchart (maire de Calais), Philippe Blet (président de l’agglomération), Gilles Cocquempot (député de Calais) et Philippe De Villepin.

Nous avons également mis en ligne les communiqués de la CFDA, du Parti Socialiste, de la Fasti et des Verts du Calaisis.

Nous remercions tous ceux qui nous adressé des messages de soutien et nous sommes persuadés qu’ils comprendront que l’urgence ne nous permet pas d’y répondre individuellement.

L’association SALAM est en relation avec les autres organisations d’aide aux Migrants afin d’établir une réponse coordonnée.

Les Migrants ont besoin du soutien de tous. Nous vous invitons de nouveau à activer vos réseaux afin que chacun puisse exercer sa vigilance.

Les conditions de vie des Migrants dans la région s’annoncent encore plus précaires dans les semaines et les mois qui suivent. C’est pourquoi nous maintenons notre appel aux dons de couvertures, de chaussures et vêtements pour hommes. Les dons financiers sont également nécessaires: il y a encore quelques jours nous avons dû payer des nuitées d’hôtel pour une famille de 8 personnes en attente d’un rendez-vous de demande d’asile. Contrairement aux déclarations des pouvoirs publics,

IL N’EXISTE PAS DE SOLUTION SYSTÉMATIQUE D’HEBERGEMENT.

Si vous envisagez de venir à Calais dans les jours qui viennent, n’hésitez pas à prendre contact avec nous.

Association SALAM
Maison Pour Tous
81 Bd Jacquard
62100 Calais
www.associationsalam.org
contact@associationsalam.org