Communiqué de la CGT éduc’action Paris aux enseignants, parents d’élèves, FCPE Paris, aux mouvements pédagogiques et organisations syndicales parisiennes.


Évaluations de CE1 :

Après les évaluations de CM2 du début de l’année, les évaluations des élèves de CE1 se profilent à la fin du mois de mai.

Ces évaluations sont inutiles localement puisque l’enseignant connaît déjà ses élèves et leurs difficultés. Elles sont également inutiles nationalement puisque à aucun moment le gouvernement ne prévoit de dégager des moyens pour les écoles dont les résultats seraient jugés en dessous des attentes.
Mais en plus elles vont à l’encontre de notre conception de l’éducation : esprit de concours qui stresse et fatigue les élèves, incite au bachotage et s’oppose au « vivre ensemble » (entraide, échange, partage qui sont les bases de la citoyenneté que nous voulons construire) ; notation binaire qui ne prend pas en compte la situation réelle des élèves vis à vis des apprentissages et ne met en avant que les échecs et non la réussite ; utilisation d’une semaine entière qui diminue d’autant le temps d’apprentissage, … Enfin, ces évaluations ne servent en aucun cas à aider les élèves – ce n’est d’ailleurs pas leur but ! – le Ministère et ses conseillers ne savent même pas comment les utiliser pour les exploiter pédagogiquement et en font des analyses pour le moins hasardeuses.

Nous constatons que le fait d’avoir laissé à chaque enseignant de CM2 le choix de son mode d’action pour atténuer certaines conséquences des évaluations ou pour les faire échouer (refus de la notation binaire, communication des réponses aux parents avant les évaluations, passages de certains items seulement, non respect du temps imparti, demande aux parents de ne pas mettre leur enfant à l’école une demi-journée dans la semaine, remise aux parents des carnets d’évaluation, …) n’a pas permis une réelle mise en échec de ce dispositif.
Pire, les directeurs ont été laissés seuls face à la responsabilité de faire remonter ou non les résultats. Subissant les pressions puis les menaces – voire dans quelques cas les convocations et les sanctions – la plupart des directeurs, même les plus farouchement opposés aux évaluations, ont communiqué les résultats.
Nous proposons, pour être plus efficaces, d’adopter un ou deux modes d’actions collectives au niveau parisien. Pour être efficace, l’action devra être concrète, collective, portée par tous, et massivement suivie.
Nous, CGT éduc’action Paris, proposons donc aux représentants des associations de parents d’élèves, aux organisations syndicales enseignantes parisiennes, aux représentants des AG des écoles en luttes de nous retrouver pour discuter de cette proposition d’adopter une modalité d’action commune, et le cas échéant de la définir.

Réunion Salle Ferrer (ou autre salle plus grande si les réponses de participation continuent à nous parvenir), à la bourse du travail rue du château d’eau, le jeudi 14 mai à 18h.

http://www.unsen.cgt.fr/

Pour la CGT éduc’action Paris

Dante BASSINO, co-secrétaire général

Henri BARON, directeur de l’école Pierre Foncin, responsable premier degré


sden75@orange.fr

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