Assemblèe Générale du Comité Citoyen de Défense de l’Ecole Publique à Liévin

Le comité Artois-Gohelle pour la défense de l’école publique, de la maternelle à l’université, s’est rassemblé lundi soir afin de tenir son assemblée générale. À l’ordre du jour, le bilan des actions précédentes, ainsi que l’évocation des prochaines actions locales et nationales pour la fin de l’année et la rentrée scolaire de septembre.

Parmi les bilans à tirer, il y avait notamment celui des actions menées le 1er mai. À ce propos, les avis sont partagés. Entre la réussite de certaines opérations relevée par les uns et la faible mobilisation par rapport au potentiel jugée par les autres, le bilan s’avère mitigé.

Certains craignent même le début d’une démobilisation, notamment à l’approche des vacances scolaires. «  Il y a probablement une partie qui pense que c’est plié. Mais les problèmes ne vont pas s’arrêter en juin. Il faut rester mobilisé », indique Laurent Daval, psychologue scolaire. Les actions vont donc se multiplier.

En plein Festival de Cannes, les opposants aux réformes ont notamment imaginé un Festival du droit à l’éducation. Jusqu’au 19 mai, le projet porté par le collectif « Un pays, une école, notre avenir » sera l’occasion de mettre à l’honneur le droit à l’Éducation dans chaque département en multipliant les initiatives de « remises de palmes », auxquelles participeront les représentants nationaux des différentes organisations.
Par ailleurs, le 26 mai constituera une nouvelle journée de mobilisation à l’appel de l’intersyndical.

Les membres du comité ont aussi évoqué l’action du 17 mai proposée par la Fédération nationale des rééducateurs de l’Education nationale (FNAREN). La proposition destinée à protester contre la fermeture des Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased), consiste à effectuer une marche en direction de la rue de Grenelle  Ministère de l’Education. En fonction de la participation, le comité se joindra à l’action nationale ou organisera une manifestation locale.

En plus de la suppression des Rased, le comité reproche au gouvernement de ne pas être clair dans sa ligne de conduite. «  D’un côté, Xavier Darcos dit qu’il n’y aura pas de jardins d’éveil à la place des maternelles et de l’autre, Nadine Morano qui dit le contraire sans même vouloir discuter  », souligne Laurence Zaderatzky, représentante de la FCPE.

Les membres du comité craignent par conséquent que l’école publique ne devienne une école de service minimum et non une école de progrès.

Lors de la précédente assemblée générale, le comité s’était également adressé à Jean-Pierre Kucheida afin de lui demander de proposer un nouveau collectif budgétaire à l’Assemblée nationale, une proposition acceptée par le député-maire. Cependant, la réponse se fait toujours attendre.

http://www.lavoixdunord.fr/

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