Archive pour avril 2009

Histoire du 1er Mai

Mercredi 29 avril 2009

Pourquoi manifester le premier mai ? Pourquoi l’appeller « fête du travail » ? D’où vient cette date ? Que veut on à nous faire oublier en nous faisant promener ? Ce petit texte explique l’origine historique du Premier Mai.

États-Unis 1886 :


L’obtention des 8 heures par jour était au centre des revendications pour lesquelles les travailleurs des États- Unis étaient décidés d’aller jusqu’à la grève générale pour faire pression sur le patronat et le gouvernement. Le 1er mai fut déclaré jour international de solidarité de classe et de revendication pour les 8 heures par les Knights of Labour [1]. Au cours du printemps 1886, les ouvriers de tous les secteurs ont focalisé leurs actions sur cet objectif et ont parfois obtenu gain de cause dans ce domaine.

Devant la détermination des ouvriers et l’expansion du mouvement syndical, le patronat et le gouvernement décidèrent d’adopter des mesures de répression plus expéditives. La fameuse affaire de Haymarket à Chicago, événement dramatique et marquant pour le mouvement ouvrier international, a inauguré une ère nouvelle de répression et de résistance.

1er mai 1886 : Succès maximal de la mobilisation. En dépit des avertissements haineux et des prédictions alarmistes de la presse bourgeoise, aucune émeute n’éclata, aucune atteinte à la propriété n’eut lieu et la manifestation pacifique des travailleurs ne se transforma nullement en révolution. Par ce beau samedi ensoleillé, les fabriques, les usines, les entrepôts furent désertés. Dans leurs plus beaux vêtements, les ouvriers de Chicago, accompagnés par leur famille, défilèrent par milliers dans les rues, sous les yeux sidérés de la police, de l’armée et des gardes privés prêts à intervenir au moindre trouble. La manifestation de solidarité se déroula sans encombre et s’acheva sur les bords du lac Michigan, où les principaux orateurs, parmi lesquels Albert Parsons et August Spies, prirent la parole devant la foule. Dans la seule ville de Chicago, 80 000 ouvriers participèrent à la manifestation et, dans tout le pays, le 1er mai eut le même retentissement et fut suivi avec le même enthousiasme.


Le lundi suivant, 3 mai : Le mouvement de grève continua et beaucoup d’ouvriers se joignirent aux grévistes du 1er mai, paralysant ainsi l’économie de la ville de Chicago. La violence des forces de l’ordre, contenue durant la journée du samedi, allait éclater devant les grilles d’une usine de machines et outils agricoles, la McCormick Harvester Works (aujourd’hui International Harvester Corporation). Ripostant à la journée de grève du 1er mai par un lock - out massif, le patronat de cette usine avait remplacé ses employés par 300 briseurs de grève. A la sortie, ceux - ci furent pris à parti par les grévistes. Brusquement, la police chargea l’arme au poing. Les grévistes tentèrent alors de se disperser, mais les policiers, sans doute déçus et exaspérés par le caractère pacifique des manifestants du 1er mai, tirèrent sur la foule, abattant six hommes alors qu’ils s’enfuyaient. Les organisateurs de la journée du 1er mai virent dans ce massacre un fait honteux et inacceptable qu’il fallait dénoncer publiquement. Une manifestation fut décidée pour la soirée du lendemain sur la place de Haymarket, non loin d’un des commissariats de police de Chicago.

Affrontement à Haymarket

Affrontement à Haymarket

Cette soirée de protestation contre les brutalités policières se déroula sans heurt, les orateurs se succédant devant une foule calme. Vers la fin de la manifestation, alors que les principaux orateurs avaient déjà quitté la place, 180 policiers, la matraque à la main, firent irruption parmi les manifestants, les enjoignant de se retirer immédiatement, ce à quoi Sam Fielden, un des organisateurs, eut le temps de répliquer que la foule était paisible. Une bombe explosa alors au milieu des policiers et ce fut la panique. Les policiers, dont un fut tué et sept blessés, firent feu et la foule se rua dans toutes les directions pour échapper à la fusillade.

Du côté des manifestants, le bilan fut également lourd, un mort et de très nombreux blessés. On ne retrouva jamais le lanceur de bombe, peut être un provocateur. Cependant, les autorités ne prêtèrent aucun crédit à cette version des faits. La situation, à leurs yeux, ne comportait aucune énigme, les responsables étaient connus : les anarchistes. Non contents d’inspirer les mouvements de grève des jours précédents et de semer le trouble en incitant les ouvriers à manifester sur la place de Haymarket, ils s’attaquaient directement aux forces de l’ordre. Les autorités devaient donc réagir vite et frapper à la tête du mouvement pour endiguer une révolte qui mettait tout le système en péril.

Spies, Parson, Fisher, Engel, Lingg,

Spies, Parson, Fisher, Engel, Lingg,

Les représentants du mouvement ouvrier de Chicago, Albert Parsons, August Spies, Michael Schwab, George Engel, Adolph Fischer, Samuel Fielden et Louis Lingg furent arrêtés, jugés et condamnés à être pendus, sans aucune preuve de leur culpabilité. Parsons, Spies, Fischer, Engel furent exécutés, Fielden et Schwab réclamèrent la clémence et virent leur condamnation commuée en peine d’emprisonnement à vie. Quant à Lingg, dont la mort reste un mystère qui n’a toujours pas été éclairci, il se serait suicidé dans sa cellule. Le procès des martyrs de Chicago a inauguré le règne de la terreur pour le mouvement ouvrier dans tout les Etats - Unis. Le 1er mai 1886 ainsi que les événements dramatiques qui ont secoué le mouvement ouvrier  américain sont à l’origine de la célébration de la Fête du Travail, jour chômé et réservé aux manifestations des travailleurs.

Comme, plus tard, le cas de Sacco et Vanzetti et l’affaire Rosenberg, le procès des martyrs de Chicago reste un exemple de la justice à la solde des possédants dans l’Amérique capitaliste. Les dernières paroles d’August Spies, à ce propos, sont prophétiques :

« Il viendra un temps où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui »

France 1890 :

Paris connut le premier mai 1890 son premier « premier mai ». Une tradition allait naître, mais, pendant longtemps encore, sa célébration va se faire contre les forces de répression et 1er mai va signifier affrontements, brutalités et sanctions de tous ordres. En 1901, le syndicaliste Pouget propose dans son journal Le Père Peinard : « Fixons nous une date et proclamons qu’à partir du jour que nous aurons choisi pour rien au monde nous ne consentirons à faire plus de huit heures ! ».

Il faudra attendre le 8ème congrès de la CGT, qui se tient à Bourges en septembre 1904, pour que l’idée soit reprise et la date fixée : ce sera le 1er mai 1906 ! Pour préparer cette journée, la CGT entame la première grande campagne de propagande de son histoire : affiches, tracts, papillons, brochures, création de comités d’action pour les 8 heures, articles dans le journal confédéral d’alors, La Voix du Peuple. On y développe toute une argumentation autour de l’idée des 8 heures : moyen pour combattre le chômage, éliminer fatigue et surmenage, supprimer les maladies professionnelles, développer les bibliothèques, élever le niveau culturel des travailleurs, etc.

1er mai 1891 France

1er mai 1891 France

C’est dans ce climat qu’arrive le 1er mai 1906, qui va être marqué par de violents affrontements avec les forces de police. Dès le matin, Paris est mis en état de siège : soldats et policiers en armes à chaque carrefour, forte concentration de policiers à cheval aux abords de la Bourse du travail, place de la République. La caserne proche a même été aménagée en « prison » temporaire…

Les divers syndicats ont convoqué leurs adhérents en plusieurs points de la capitale. Un meeting est prévu à la Bourse, mais comme tout le monde ne peut y pénétrer, c’est une manifestation de rue que la police s’efforce de disperser : il y a des charges brutales, des arrestations par centaines. A l’heure du bilan, le soir, on comptera même deux morts. Et il faudra attendre 23 heures pour que les rues de Paris retrouvent leur aspect habituel. Mais les violences continueront pendant plusieurs jours encore. Les patrons licencieront plus de deux mille travailleurs coupables d’avoir quitté leur travail le 1er mai !

cnt-ait

cnt-ait

http://cnt-ait.info/article.php3?id_article=909

La coordination « École en danger » se dote d’une équipe nationale pour davantage de visibilité

Mardi 28 avril 2009

La coordination « École en danger » se dote d’une équipe nationale pour davantage de visibilité La coordination nationale « École en danger », réunie pour sa 4e assemblée générale à Chenôve (Côte-d’Or) samedi 18 avril 2009, s’est dotée d’une équipe nationale pour « assurer la visibilité des actions des collectifs » de parents et de salariés de l’Éducation nationale. Le mouvement qui fédère depuis janvier 2009 des collectifs issus de tout le territoire, demande « l’abandon complet » des réformes portées par les ministres Xavier Darcos et Valérie Pécresse. À Chenôve, la coordination a réitéré sa « mobilisation pour la défense et la promotion d’un service public d’enseignement de qualité ». Elle appelle ainsi à « participer activement » à la manifestation du 1er mai et prévoit des actions les dimanche 17 mai et mardi 26 mai prochains.

L’AG organisée à Chenôve, commune limitrophe de Dijon, a rassemblé quelque soixante participants, enseignants et parents à parts égales, rapporte Michel Haberstrau, mandaté à l’AG par les collectifs de représentants de parents de Côte-d’Or. « Une dizaine de départements étaient représentés, une dizaine d’autres ont communiqué leur contribution », confie-t-il. Une participation moindre qu’à l’AG du 14 mars 2009 à Montpellier (une centaine de participants) (L’AEF n°110908), à porter vraisemblablement sur le compte des vacances scolaires, dit Michel Haberstrau. Dans son communiqué du 19 avril, la coordination École en danger invite coordinations lycéennes et étudiantes, syndicats de l’éducation et fédérations de parents à soutenir ses revendications, et souligne son soutien aux actions de la CNU (coordination nationale des universités). A ce titre, un porte-parole d’Ecole en danger devrait assister à la 9ème CNU. « École en danger » appelle par ailleurs les parents d’élèves à « porter plainte contre le fichier Base élèves ».

RETRAIT DES RÉFORMES

« La volonté de continuer à résister est manifeste, ce verbe « résister » a été répété à de nombreuses reprises pendant l’AG », relate Michel Haberstrau. « 13 500 postes sont supprimés, les Rased sont supprimés, nous sommes convaincus de devoir continuer la protestation. » Deux « actions-phares » ont été retenues à l’AG de Chenôve : un pique-nique de défense du service public de l’éducation dans chaque département le dimanche 17 mai, « près de points d’eau, pour sauver l’école de la noyade », et une journée nationale « gilets jaunes » le mardi 26 mai.

L’AG du 18 avril a renouvelé son opposition à la suppression de 13 500 postes d’enseignement et des Rased (réseaux d’aide spécialisée aux enfants en difficulté), à la mise en place d’aide spécialisée, d’évaluations nationales « destinées à mettre en concurrence écoles et établissements », de nouveaux programmes « rétrogrades et inadaptés », d’Epep (établissements publics d’enseignement primaire), de structures privées et payantes pour les enfants de 2 ans. La coordination condamne également « le recours de plus en plus régulier à des personnels précaires et non formés », pour assurer notamment le SMA (service minimum d’accueil), ainsi que « la multiplication des heures supplémentaires et des remplacements à l’interne ».

DÉCRYPTAGE

« Nous sommes conscients que tout ne doit pas se passer au niveau des collectifs », indique Michel Haberstrau, « et nous avons beaucoup échangé sur le rôle des associations de parents d’élèves, des syndicats et des partis politiques. » Adhérent de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves), dont plusieurs conseils de Côte-d’Or ont porté l’AG de Chenôve, il a rejoint la coordination sur « la problématique de l’école maternelle ». « Je suis convaincu qu’une majorité de parents, quelles que soient leurs affinités politiques, sont attachés à la maternelle et n’imaginent pas sa remise en cause. Elle l’est pourtant, et ce décryptage, nous ne sommes pas les seuls à le faire. Beaucoup de choses se passent insidieusement, comme par exemple la mise en place des jardins d’éveil (L’AEF n°112180). Pour moi, le combat de l’éducation commence à la maternelle, et le mot d’ordre  « de  la  maternelle  à  l’université »  est  pertinent. »

Pour sa part, Michel Haberstrau croit ainsi en un service public de l’éducation « ouvert sur la découverte, le sens critique, l’éveil citoyen », et non restreint à la seule « transmission des apprentissages de base », que semblent selon lui préfigurer les réformes. C’est ce que la coordination entend décoder, « avec un double sentiment », dit Michel Haberstrau. « D’une part, nous constatons que nos actions locales sont bien relayées par la presse, à qui nous faisons prendre conscience de la logique actuelle de remise en cause du service public de l’éducation. D’autre part, nous savons que cela demande du temps, et qu’il n’est pas toujours facile de convaincre. »

La prochaine assemblée générale de la coordination nationale École en danger est prévue à Toulouse (Haute-Garonne) samedi 13 juin 2009.

Dépêche n°112771
Dijon, Lundi 20 avril 2009 , Laurence Peltier

Programme : ÉTATS GÉNÉRAUX DES VILLES EN LUTTE POUR L’ÉCOLE

Mardi 28 avril 2009

Le mercredi 20 Mai 2009 de 13H30 à 17H30 à la Salle des Fêtes de Grenay (62), se tiendront les ” ÉTATS GÉNÉRAUX DES VILLES EN LUTTE POUR L’ÉCOLE”, sous la forme de quatre ateliers :

Atelier 1 :

L’école qui paye quoi ? SMA - inégalités territoriales - question du financement.

Atelier 2 :

Face à l’échec scolaire - “aider ou enseigner ?” - La maternelle : Première école, premiers apprentissages.

Atelier 3 :

Lycées, lycées professionnels, collèges : Quelles réformes ? Quelles filières ?

Atelier 4 :

Les défis à relever : Quelles luttes ? Quelles convergences ? Comment amplifier la résistance ?

Des militants du Collectifs “RASED 62″ peuvent intervenir dans l’animation des ateliers.

La comédie de l’évaluation et du soutien

Mardi 28 avril 2009

“Cette grande opération n’a donc servi à rien et comme elle n’a servi à rien, on recommencera l’année prochaine. Les complaisants diront que cela sera mieux l’année prochaine. Il est vrai qu’il est impossible que ce soit pire”.

Pierre Frackowiak revient sur l’évaluation de CM2 dont les résultats viennent d’être publiés après des mois de tension avec les enseignants :

“Tout ça pour ça ?”

Le ministre a jugé préférable de ne pas s’exposer à propos de cette opération fortement contestée d’évaluation au CM2. Il a laissé officier, Jean-Louis Nembrini, le directeur de l’enseignement scolaire, qui a porté ce projet et qui donne l’impression d’y croire. A écouter et à lire les propos de M. Nembrini, on ne peut honnêtement que s’exclamer et se révolter :

« tout ça pour ça ? »

Des tonnes de papier, des centaines d’instructions en cascade dans les tuyaux d’orgue de l’institution, des centaines de réunions, des négociations et des marchandages, des pressions à tous les niveaux de la pyramide, un développement de l’autoritarisme, le stress des enfants et de leurs familles, une démobilisation voire l’écœurement des enseignants, un contrôle pesant de l’exécution des ordres, des tricheries et des suspicions de tricheries, des résistances naturelles et légitimes, des inspecteurs qui se sont coupés des enseignants, une détérioration du climat dans les écoles…

Et tout cela, pour découvrir ce que l’on savait déjà. On s’attendait au pire avec, par exemple, la suite du procès des enseignants de l’école publique. Il n’est même pas arrivé. Il est vrai que des instructions très supérieures venaient d’être données : il fallait calmer le jeu. C’est fait.

Reste que tout ce travail avec ses dégâts collatéraux n’aura servi à rien ou à presque rien. Il aura servi à répéter que tout ce qui a été fait avant 2007 était mauvais et que le pouvoir actuel a enfin trouvé la solution qui s’impose : la réduction de la semaine scolaire qui a permis l’organisation d’un soutien qui ne coûte rien à l’Etat. Mais pourquoi diable personne n’y avait pensé avant ! Il aura servi, à travers un consensus artificiel sur le soutien, à obtenir habilement une approbation tacite de toutes les mesures prises : nouveaux vieux programmes, semaine de 4 jours, fin de la formation professionnelle des enseignants… On se battra encore pour les postes. Pour le reste… on dira, on dit déjà ici ou là, que ce n’est pas très important et on cautionnera l’irréversibilité souhaitée par le pouvoir

Cette grande opération n’a donc servi à rien et comme elle n’a servi à rien, on recommencera l’année prochaine. Les complaisants diront que cela sera mieux l’année prochaine. Il est vrai qu’il est impossible que ce soit pire.

D’ici là, rappelons de manière synthétique quelques évidences :

- Tout maître est parfaitement capable de repérer, sans le secours de l’évaluation nationale, les 15% d’élèves en grande difficulté, leurs domaines de faiblesse et de concevoir des activités de soutien personnalisé. Avec une formation pédagogique améliorée, tout maître pourrait même mieux prendre en compte l’hétérogénéité de ses élèves pendant le temps scolaire normal. Si l’Etat a besoin de grandes évaluations nationales pour définir sa politique, rien ne l’empêche de les concevoir, mais il peut parfaitement le faire selon des modalités et avec des moyens modernes qui permettent de travailler sur des échantillons significatifs sans imposer un branle-bas de combat dans toutes les écoles.

- Personne ne peut prouver que les enseignants utilisent ces évaluations pour transformer leurs pratiques en profondeur. Ces outils leur disent ce qu’ils savent déjà et les conduisent encore souvent, faute d’outils d’analyse de leurs pratiques, à considérer dans leur for intérieur qu’ils n’y peuvent rien. Affirmer cela, ce n’est nullement mettre en cause leur conscience professionnelle et l’importance de leur travail effectif, c’est simplement souligner les lacunes de leur formation, cette formation pédagogique que le ministre décide de supprimer plutôt que de l’améliorer. Ceux qui connaissent bien le terrain, les représentations des enseignants, les raisons de leurs choix pédagogiques, le savent bien. La pesanteur des programmes « à faire, que l’on ne parvient jamais à finir » et la gestion du temps scolaire expliquent la réalité. L’absence d’accompagnement, l’inspection devenant de plus en plus contrôle de la mise en œuvre des nouvelles mesures ministérielles et la détérioration des rapports inspecteur/inspecté, renforcent les tendances naturelles. Dans ce domaine complexe, les incantations et les recommandations ne suffisent pas. Dans des contextes incertains et contestés, la tendance est d’ailleurs toujours au retour aux pratiques que l’on connaît le mieux, c’est-à-dire celles que l’on a vécues.

Les résultats aux évaluations justifieraient donc, selon M. Nembrini, la pertinence de l’organisation du soutien. On peut toujours le penser, se satisfaire des apparences comme c’est souvent le cas en matière de politiques éducatives.

Les réalités sont autres :

- Le soutien ne saurait être la priorité. Aujourd’hui, on ne parle que du soutien hors temps scolaire normal faisant l’impasse sur les pratiques pédagogiques pendant le temps scolaire normal. Plus personne n’en parle. Tout ce passe comme si l’échec scolaire était une fatalité et que le soutien viendrait compenser les lacunes et les difficultés d’apprentissage. Ce constat n’est pas complètement étonnant si on le réfère à l’idéologie qui sous-tend les mesures prises depuis 2007. La société de la réussite individuelle, des gagnants et des perdants qui sont toujours les mêmes, de la reproduction sociale, atténuée par les bonnes œuvres qui donnent bonne conscience aux gouvernants, peut se satisfaire de ce système. Et il est évident que le fait de reconnaître l’importance prioritaire du temps scolaire imposerait des investissements importants, contraires à la volonté de réduire la dépense publique.

- Le soutien ne peut pas être efficace malgré la bonne volonté des maîtres s’il se situe dans le cadre d’une journée scolaire déjà trop lourde. On sait que le vrai problème n’est pas celui de la semaine scolaire. Il est d’abord celui de la journée scolaire et celui de l’année scolaire. Faire du soutien une demi-heure avant la classe quand l’école commence à s’envahir et à s’agiter un quart d’heure avant la classe, une demi-heure le midi quand les enfants qui déjeunent au restaurant scolaire jouent dans la cour, une demi-heure le soir après 6 heures de classe et parfois 8 h de présence dans les locaux scolaires n’a pas de sens. La capacité d’attention déjà de plus en plus faible en temps scolaire doit voisiner les 10% du temps de soutien, 20% en tenant compte du petit nombre d’élèves concernés et du talent des enseignants.

- Le soutien ne peut être efficace que si les activités prévues sont bien articulées avec les activités de la classe, ce qui est concevable quand le maître de la classe assure le soutien, ce qui l’est moins pour les stages de remédiation qui sont souvent pris en charge par d’autres enseignants. L’évaluation n’apporte rien de plus que l’enseignant ne savait, il n’a d’ailleurs pas attendu cette opération pour faire le soutien. Les enseignants y étaient contraints. On sait que ceux qui l’ont refusé ont d’ailleurs subi les foudres de leur hiérarchie jusqu’à être sanctionné par des retraits de salaire, ce qui ne s’était jamais vu en France. On sait surtout que le soutien ne peut pas être efficace s’il est réduit à des exercices supplémentaires, à « du bled » et à des opérations, même avec une débauche d’explications magistrales individualisées. Le vrai problème de l’apprentissage réussi se situe en amont du processus d’apprentissage, au moment de la construction du savoir et des compétences dans des situations de découverte, d’analyse, de résolution de problèmes, de recherche, d’expression et comparaison des procédures. Le vrai problème est donc pédagogique, il est aux antipodes des présupposés ministériels dont les programmes donnent la priorité à la mécanique plutôt qu’à l’intelligence, considérant d’une certaine manière qu’il faut d’abord apprendre mécaniquement, bêtement, pour espérer apprendre intelligemment plus tard.

Reste qu’en dehors des « désobéisseurs », qui ont quand même travaillé et organisé des activités qui n’étaient pas forcément idiotes et mauvaises, les enseignants se sont engagés, beaucoup sans conviction mais par devoir, certains avec le sentiment de répondre au besoin d’apparence voulue par leur hiérarchie, d’autres en cherchant à améliorer ce qui est mauvais, tout en sachant pour la plupart qu’il est difficile, même avec la meilleure volonté, de transformer du « mauvais en bon ». Mais les enfants sont contents, les parents aussi, les sondages sont bons… Il n’en faut pas plus pour que le ministre soit content et que toute la pyramide soit contente qu’il soit content. Le règne de l’apparence satisfait aussi curieusement des partenaires réputés progressistes prêts à renier tout ce qu’ils ont dit et fait précédemment. Les pédagogues savent que la voie choisie ne peut conduire qu’au désastre à moyen terme et que d’autres voies existent qui ont fait l’objet d’une abondante littérature pédagogique constructive.

Rappelons quelques principes que tout le monde connaît :

- L’urgent est de revoir la question de la journée scolaire… et de toutes ses conséquences. Il faut réduire le temps des apprentissages pendant la journée, concevoir un temps quotidien pendant lequel, en accord avec les collectivités locales et les mouvements d’éducation populaire, dans le cadre de projets éducatifs locaux concertés et contractualisés pour des durées pluriannuelles. Cela suppose de revenir sur la semaine de 4 jours, de revoir sérieusement les programmes, de relancer les contrats éducatifs locaux abandonnés…

- L’urgent est de placer le temps du soutien durant le temps où tous les enfants sont à l’école pour des activités diverses, en gérant le temps du soutien de manière à ce que les enfants en difficulté ne soient pas stigmatisés comme ils le sont actuellement.

- L’urgent est de relancer la réflexion sur les pratiques pédagogiques pendant le temps scolaire. Eviter au maximum l’échec pour éviter le soutien, revoir le rôle de l’inspection en termes d’accompagnement de l’évolution des pratiques, rappeler qu’il est vain de prétendre mesurer les performances des élèves sans les mettre en relation avec les pratiques et les contextes qui les produisent. Il s’agit de ressortir la pédagogie des placards, d’améliorer la prise en compte de l’hétérogénéité, de donner du sens aux apprentissages, de prendre en compte les savoirs non-scolaires, de développer l’utilisation des TIC, etc

- L’urgent est de remettre à plat tout ce qui est abusivement nommé évaluation. Le contrôle des résultats à des exercices n’est pas de l’évaluation. L’évaluation, c’est la mesure de la capacité de mobiliser tous ses savoirs et ses compétences pour réaliser une tâche ou résoudre un problème dans un contexte porteur de sens. On n’a pas le droit de mélanger, contrôle et évaluation, évaluation pour la régulation de la pratique de classe et évaluation pour situer les politiques éducatives nationales par rapport à d’autres, pour mesurer l’efficacité des politiques, etc.

Nous sommes bien loin de tout cela. Nous sommes dans le règne de l’apparence et de la comédie du pouvoir.


- Il est vrai que beaucoup s’en accommodent pour des raisons diverses, idéologiques, tactiques, circonstancielles… ne mesurant pas bien les effets de cette politique à l’échelle de la société et d’une génération.

- Il est vrai que les propositions des pédagogues coûteraient très cher à l’Etat et aux collectivités. Et ce n’est pas dans l’air du temps.

- Il est vrai que ces propositions nécessitent beaucoup de courage pour être mises en œuvre.

- Il faut pourtant savoir ce que l’on veut et faire tout ce que l’on peut pour y parvenir.

Pierre Frackowiak

Compte rendu commun AFPEN / FNAME / FNAREN - Rencontre MEN du 14 avril 2009

Lundi 27 avril 2009
Négociations

Négociations

Pour le MEN : M.NEMBRINI directeur général de l’enseignement scolaire, M.MACRON bureau des écoles, M.ALLAL chef de service adjoint au directeur général.

Pour l’AFPEN : R.REDONDO président, D.TRAMONI membre du bureau.
Pour la FNAREN : A.CASSARD présidente.
Pour la FNAME : G.TOUPIOL président, S.MET PARET, C.BLONDY et A.THOMAZEAU, membres du bureau.

INTRODUCTION

Les 3 fédérations regrettent que les syndicats ne soient pas présents Le MEN explique qu’il souhaite nous entendre en tant que “spécialiste” :

« Le groupe de travail, qui s’est réuni plusieurs fois, a réfléchi à la difficulté scolaire et aux élèves en très grande difficulté, ceux qui font la raison d’être des réseaux d’aides. Mais il y a un dispositif pédagogique renforcé qui s’est mis en place : aide personnalisée, stage de remise à niveau (100 000 élèves pour ces vacances), Dans cet ensemble, il fallait mener une réflexion pour articuler toutes ces aides et mener aussi ne réflexion sur les RASED. Le ministre a souhaité que 1500 enseignants spécialisés soient davantage approchés des écoles où se concentre la difficulté. Nous voulions que les enseignants spécialisés se rapprochent des écoles pour être au plus près de la difficulté. L’aide personnalisée peut venir en complément ou en amont de l’aide spécialisée et de l’aide classe ».

Les 3 fédérations rappellent leur attachement au dispositif RASED qui a montré toutes ses preuves auprès des élèves en difficulté. Plusieurs dispositifs pédagogiques ont effectivement été mis en place, nous avons produit plusieurs écrits pour montrer qu’aide personnalisée et aide spécialisé ne peuvent se confondre. Mais il y a inquiétude dans les RASED par rapport à des décisions prises au niveau local : inquiétudes d’une part, pour le peu de départ en formation, et d’autre part pour les postes dits sédentarisés ou surnuméraires, postes qui ont des interprétations diverses sur le terrain. Nous réaffirmons l’intérêt et l’utilité des Rased et notre attachement aux aides spécialisées (et non de soutien) et aux trois fonctions.

Le MEN souhaite que l’on discute sur cette articulation entre réseau et aide personnalisée. « Pour la formation, nous avons demandé aux inspecteurs d’académie de proposer des candidats dans les différents secteurs de l’aide spécialisée. Nous sommes en attente de ces demandes. Il y aura des départs en formation, pour que les RASED restent efficaces sur tout le territoire et pour pouvoir remplacer les départs. Nous allons suivre cela de près, département par département ».

Le temps de coordination synthèse :

” En tant que fonctionnaires, nous avons tous un seul but : que tous les élèves réussissent. Nous voulons tous aider les élèves en difficulté. Nous avons des choix à faire en fonction des moyens dont nous disposons. Comment faire pour que tous les élèves réussissent ? Le Rased est important avec ses différentes spécialités. Notre volonté dans ce pays, est que tous les enfants puissent accéder aux savoirs fondamentaux à l’entrée au collège. Nous sommes dans une réflexion collective pour se réorganiser. A aucun moment, il n’a été question de supprimer le principe de la coordination-synthèse. C’est la durée et l’organisation qui sont remis en cause ».

Les différentes aides :

« Il est préjudiciable de mettre une aide en place trop tard. Il faut être réactif : le but de l’aide personnalisée est de mettre en place tout de suite une aide scolaire, pédagogique. Un élève de CP par exemple, qui  a du mal avec la lecture pourra bénéficier de l’aide personnalisée très rapidement. L’aide personnalisé est un dispositif pointu qui va plus loin que l’aide personnalisée. Il me semble que le RASED doit être réactif lorsque la difficulté apparaît être d’une autre nature. C’est pourquoi nous avons sédentarisé 1500 maîtres spécialisés dans les écoles ou se concentrent la difficulté. Nous ne pouvons pas attendre que le Rased rencontre l’enseignant, pour mettre en place l’aide personnalisée ».

Le statut de psychologue :

Dans le titre de la circulaire, les psychologues sont assimilés à des enseignants spécialisés. Nous voulons être nommés clairement. A certains moments nous sommes dissociés, à d’autres nous sommes assimilés. Nous demandons à apparaître dans le titre de la circulaire.

« Ce n’est pas possible, il s’agit des RASED et dans la circulaire nous faisons référence à la circulaire 90.083 ».

Le temps de service :

« Les temps de concertation - relations parents, enseignants, synthèse réseau – seront annualisés (3h/semaine crédit annualisé)-. l’ORS globale ne change pas, de fait le temps devant élèves est compris entre 23 et 24 heures  dans le temps réparti en 24h+3h, les animations pédagogiques sont à déduire des  24h (c’est pourquoi le temps devant élèves est compris entre 23 et 24 h), et dans les 3h annualisées sont pris en compte les conseils d’école ».

Les missions :

« Il sera fait référence au référentiel de compétences des enseignants spécialisés (annexe 1 du décret 2004-13 du 05-01-04). Les aides E et G ne sont pas cloisonnées. Le maître E touche parfois à ce qui touche le maître G, et le maître G touche parfois de très près à la pédagogie ».

Au niveau des missions des psychologues définies dans la circulaire de 90, ne faudrait-il pas reprendre les missions d’orientation, de travail antérieur au handicap, de médiation, etc… ?

Deux hypothèses de travail sont exposées: la circulaire de 90 n’est pas abrogée, la partie SH de la circulaire de 2002 va être abrogée, il y aura donc un autre texte. La masterisation devrait pouvoir régler par un niveau bac+5 le statut des psychologues. La masterisation est actuellement un sujet de débat.

En maternelle :

L’AFPEN relève une phrase explosive dans ce projet de circulaire : « les enseignants spécialisés et les psychologues scolaires participent aux animations et formations pédagogiques de la circonscription », et demandent à enlever « pédagogiques ».

« C’est la dénomination officielle : si on enlève  « pédagogique » du fait de leur statut d’enseignants, les psychologues sont exclus des possibilités de formation et risquent donc de ne plus en avoir (ni pédagogiques, ni spécifiques). »

« Lorsque la difficulté scolaire est importante, les aides sont coordonnées et évaluées dans le cadre du
PPRE (pour l’école élémentaire) ou du projet d’aide spécialisé (pour l’école maternelle et pour l’école
élémentaire). »

Les formations :

« On essaie de faire des textes les plus limpides possibles. Il est précisé dans ce texte « il convient de prévoir, au plan départemental, voire académique et national, des formations spécifiques dans le champ de l’aide spécialisée » ». Ces formations peuvent se faire en lien avec les associations départementales.

La prévention :

« Les termes de prévention et de remédiation apparaissent comme dans la circulaire  2002-113. » Il est demandé d’inscrire les équipes éducatives dans le temps scolaire : « La mise en place des équipes  éducatives sur le temps scolaire ou hors temps scolaires relève des fonctionnements locaux ».

Réseaux de circonscription et antennes :

« Nous ne voulons pas induire un fonctionnement, en nommant  1 RASED = 1 G, 1 E, 1 psy. Le réseau de circonscription s’organise sur la circonscription. Au réseau de circonscription de s’organiser en antennes. La rédaction de la circulaire est claire ».

Les surnuméraires et/ou sédentarisés et les suppressions :

« Dans certaines écoles nous avons constaté une concentration de la difficulté scolaire, le maître surnuméraire sera le référent de cette école (chance pour cette école d’avoir des personnels spécialisés). Nous avons besoin d’une articulation pour servir en temps réel  les besoins des élèves. Rien n’interdit au Rased d’intervenir sur une école avec surnuméraire.Les enseignants surnuméraires font partie des Rased. Ce sont des postes surnuméraires pour un an. Nous avons pris des précautions et nous sommes attentifs aux personnes. Nous insistons sur la qualification de ces personnels. Tous les maîtres spécialisés de France continuent à exercer en Rased : il n’y a pas eu un seul poste d’enseignant spécialisé fermé. Les postes fermés sont ceux qui n’étaient pas pourvus d’enseignants spécialisés ».

Le handicap :

« Cette circulaire s’adresse au traitement de la difficulté scolaire. Le handicap fera l’objet d’une prochaine circulaire ».

Conclusion :

« Notre rencontre était bien venue. Nous vous remercions de cet échange direct avec une lecture spécialiste du texte, c’était utile ».

COMPTE RENDU DE L’AG DU COMITE CITOYEN POUR L’ECOLE PUBLIQUE ARTOIS GOHELLE DU 15 AVRIL 2009

Vendredi 24 avril 2009

Au cours de cette AG et après une intervention de Brigitte Berger sur la dangerosité de la précarité des aides administratifs et aides éducateurs, du rappel de l’ouverture imminente des jardins d’éveil payants et du dispositif élaboré  par le gouvernement pour l’éradication du RASED il a été décidé:

–    De la réalisation d’un tract appelant à manifester massivement le 1er Mai  dans sa commune et de faire une intervention orale également dans chaque commune ou cela sera possible.

–    Le tract sera réalisé par Cécile, Pascale et tout ceux qui voudraient apporter leur contribution.

–    L’intervention sera écrite par Pierre Cheret et vous sera adressée dans les plus brefs délais.

–    Le tract sera distribué dans toutes les écoles, sur les marchés et selon les possibilités des communes dans toutes les boites aux lettres.

–    A la suite de cette action une nouvelle date d’AG a été prise au cours de laquelle nous élaborerons une conférence de presse ainsi qu’une nouvelle action.

Cette AG se tiendra à Liévin le 11 mai (lieu et horaire à confirmer)

Pour que cesse la Répression menée contre nos enfants !!!

Vendredi 24 avril 2009

Contre la Répression de tout type menée envers les élèves


Signer la pétition -   Voir les signataires


Une ville coupée en deux, sans explications, plus d’une demi-journée, pour que les « méchants » lycéens ne puissent passer et aller manifester pacifiquement.
Des grenades lacrymogènes lancées sur des élèves pacifiques au cours d’un sit-in et sans les prévenir avant.
Une classe de collégiens partie visiter la capitale avec leurs professeurs, victime d’une charge de CRS, matraquée, violentée, avec au final de nombreuses blessures corporelles.
Des sites d’informations créés par des élèves visités par les Renseignements Généraux et dont les auteurs se retrouvent ensuite menacés.
Des lycéens en garde-à-vue pour avoir manifesté leur mécontentement.
Des élèves victimes d’intimidations et même de menaces de la part de l’administration de leur lycée, de leur université…
Des lycéens sanctionnés pour des motifs inexistants mais implicitement pour leur engagement en dehors de l’établissement.
Autant de raisons, véridiques, et malheureusement bien d’autres, ont conduit Parole Lycéenne à lancer cette pétition pour, qu’enfin, puisse cesser cette Répression.
Parole Lycéenne appelle donc chaque citoyen, qu’il ait des enfants ou non, à signer cette pétition et à la diffuser le plus largement possible autour de lui…


Téléchargement de la version Papier à faire revenir au 24, rue Jeanne de Lestonnac, Carbon-Blanc 33560: Téléchargement

Si cela ne fonctionne pas, copiez le lien ci-dessous…

http://www.parole-lyceenne.org/index.php/multimedia/documents/category/1-textes-officiels?download=9%3Apetition-pour-que-cesse-la-repression-menee-contre-nos-enfants


Signer la pétition - Voir les signataires


Compte Rendu : Assemblée d’Artois en Lutte

Vendredi 24 avril 2009

Les étudiants de l’université d’Artois mobilisés contre la masterisation de la formation des enseignants et la LRU, occupent le pôle d’Arras depuis plus de 2 mois. Ils mènent des actions et manifestations tous les jours au sein de la fac, de la ville et de la région.

Conscients de la nécessité de converger avec les autres luttes sociales pour gagner, ils ont initié une démarche qui s’est traduite par la création d’une Assemblée composée de salariés, chômeurs, lycéens, retraités, de syndiqués et de non syndiqués, d’organisations syndicales, associatives et politiques.  C’est dans une  perspective de construction de la grève générale qu’a été rédigé cet appel.

Appel de l’Assemblée d’Artois en Lutte

L’augmentation sans précédent du chômage, les fermetures quotidiennes d’entreprises, les licenciements, le chômage partiel, nécessitent une forte mobilisation autour de revendications d’urgence sociale :

-    le SMIC à 1 600 euros net

-    pas de minima sociaux en dessous du SMIC

-    augmentation des salaires de 300 euros net

-    indemnisation à 100% du chômage partiel

-    maintien de tous les emplois, moratoire sur tous les licenciements

Nous nous opposons aux réformes anti-sociales qui cassent les services publics et revendiquons :

-    l’accès aux soins pour tous et le retrait de la loi Bachelot

-    le retrait des lois et décrets cassant le Service Public d’éducation nationale,  (mesures Pécresse Darcos de la maternelle à l’université : LRU, masterisation, RASED, réformes des lycées,…)

-    le refus de la privatisation de la Poste

-    l’arrêt des suppressions d’emplois et le recrutement massif de personnels dans la Fonction Publique

Parce que la solidarité ne se divise pas nous revendiquons :

-    la régularisation de tous les sans-papiers

-    un droit à un logement adapté et de qualité pour tous

-    un droit à la retraite après 37 ans et demi de cotisation et départ à 55 ans pour les métiers pénibles dans le privé et le public

Signez l’appel

Rejoignez l’assemblée chaque vendredi à 18H, lieu communiqué sur le blog et par mail : artoisenlutte@gmail.com

L’Assemblée d’Artois en Lutte, le 17 avril 2009

Communiqué de presse : A.G. nationale

Vendredi 24 avril 2009

La coordination nationale Ecole en Danger (regroupement de collectifs de salariés de l’éducation et parents mobilisés contre les réformes Darcos et Pécresse et pour un service public d’éducation de qualité pour tous), réunie à Dijon le 18 avril pour sa 4° assemblée générale nationale appelle à  :

- participer activement à la manifestation du 1er mai ;

-  organiser le dimanche 17 mai, dans tous les départements de France, un pique-nique de défense du service public d’éducation autour des points d’eau : « Avec leurs réformes, Darcos et Pécresse veulent couler l’école publique. Remettons-la à flot » ;

-  organiser le mardi 26 mai une journée nationale « gilets jaunes » ;

- soutenir  les  actions nationales décidées par la Coordination Nationale des Universités ;

-  déposer des plaintes contre Base élèves ;

- favoriser la diffusion d’autocollants, badges « Ecole en Danger ».

La coordination nationale Ecole en Danger s’est dotée d’une équipe nationale (avec notamment des porte-parole) chargée d’assurer la lisibilité de la coordination nationale Ecole en Danger et la visibilité des actions des collectifs et envoie un porte-parole à la 9° CNU pour envisager la co-organisation d’une action nationale centralisée sur Paris.

La prochaine assemblée générale nationale Ecole en Danger aura lieu le samedi 13 juin à Toulouse.

Porte-parole de la coordination :

- Isabelle CAMPANELLA (Lyon) isabelle.campanella@free.fr 04 72 00 84 66

- Bruno EZ-ZAFIR (Villefranche) b.ez-zafir@laposte.net 06 10 59 62 88

- Laurent GUIDET (Toulouse) laurentmireille@wanadoo.fr 06 63 65 34 37

- Manuel GUILLEN (Montpellier) manumtp@gmail.com 06 10 63 29 84

- Marie HARMI (Guebwiller)  marie.harmi@gmail.com 03 89 76 10 73

- Claire MERVANT (Sète) clairemervant@orange.fr 06 75 67 64 33

- Audrey RICHARD (Sète)  richardaudrey@free.fr 06 21 76 89 69

- Hassénia SIRAT (Dijon) sirat.hassenia@hotmail.fr 06 61 41 20 52

COMMUNIQUE DE PRESSE

19.04.2009

COORDINATION NATIONALE ÉCOLE EN DANGER

La CGT et Marine Lepen : La Honte

Jeudi 23 avril 2009