
Détenu au centre de rétention de Massy-Palaiseau depuis le 22 février dernier, Smaïl Chertouha, un étudiant arrageois de 26 ans, a été libéré hier. Un soulagement pour les élus et associations qui se sont opposés à son
expulsion.
Son expulsion vers Alger était programmée hier au départ de l’aéroport d’Orly. Finalement, l’obligation de quitter le territoire dont il faisait l’objet a été levée et Smaïl Chertouha a pu recouvrer la liberté. Un dénouement heureux pour ceux qui l’ont soutenu comme le Réseau éducation sans frontière, à l’origine d’une pétition, mais aussi d’autres associations humanitaires, le syndicat étudiant Unef, le collectif Rased 62, ainsi que des élus de la région, comme Hélène Flautre, présidente de la sous-commission des Droits de l’homme au Parlement européen, et Catherine Génisson. « Cette libération est un grand soulagement, Smaïl Chertouha a fait l’objet d’une erreur administrative reconnue par les services préfectoraux. Nous restons maintenant mobilisés et vigilants afin que son futur statut lui permette de poursuivre ses études avec la sérénité nécessaire à la réussite »,
déclare la députée socialiste d’Arras.
Pour mémoire, cet étudiant de 26 ans, en master finances à l’université d’Artois, à Arras, avait été arrêté et placé au centre de rétention de Massy-Palaiseau le 23 février dernier. Soupçonné d’être en France en situation irrégulière, il est pourtant titulaire d’un titre de séjour étudiant depuis son arrivée sur le territoire français le 1er octobre 2006.
