Archive pour mars 2009

Groupe de travail Sédentarisation des enseignants des Rased IA 62 le lundi 30 mars après-midi

Mardi 31 mars 2009

Un groupe de travail s’est réuni à l’IA 62 le lundi 30 mars 2009, suite à une demande du Sgen-CFDT
Madame Terryn, IEN adjointe auprès de l’IA en charge du 1er degré, rencontrait les 3 organisations syndicales représentatives du département (Sgen-CFDT, Se, Snuipp)

La première partie des échanges a porté sur les modalités d’affectation sur les postes sédentarisés.

Alors que les affectations devaient s’opérer dans le cadre d’une mesure de Carte scolaire (dernier arrivé-e dans l’option dans la circonscription), la parution de la lettre de la DGESCO le 3 mars dernier a amené l’IA 62 à changer de position : cette lettre précise que les enseignants concernés demeurent des membres des Rased et continuent de travailler avec les autres membres des Rased sur des missions identiques, dès lors, selon monsieur Pétreault, il n’y avait plus lieu de considérer qu’ils relevaient d’une mesure de CS . (Cette indifférenciation des maître spécialisés sédentarisés et les autres enseignants des Rased devrait d’ailleurs être reprise dans le projet de circulaire actuellement à l’écriture  et reprécisant les missions des enseignants des Rased . Une des phrases qui devrait être reprise dans la circulaire finalisée précise : « Les maîtres spécialisés (des Rased . Ndlr) sont tantôt amenés à intervenir dans plusieurs écoles d’une circonscription, tantôt dans une ou deux écoles lorsqu’elles comportent un nombre élevé d’élèves en grande difficulté . Avec les psychologues scolaires, ils constituent, pour la circonscription, un réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté exerçant sous l’autorité et la responsabilité de l’IEN . » ) Pour les affectations, c’est donc l’IEN qui pilotera le dispositif . Ne relevant plus de la Carte scolaire, ce sont les IEN qui, dans le cadre de la gestion du Réseau, déterminent quel sera l’enseignant-e qui sera affecté-e sur cette mission.

Que se passe-t-il si un poste surnuméraire est vacant à l’issue du Mouvement ?

L’IEN organisant le service des Rased, il peut, après le Mouvement, affecter un autre maître spécialisé sur le poste. Cette possibilité a été condamnée par les OS . Les postes vacants ont jusqu’alors été affectés à TP au 2e Mouvement.

La 2ème partie des échanges a porté sur les lettres de missions

Le Sgen-CFDT a été destinataire de 3 projets … très différents les uns des autres. Nous en avons lu les extraits les plus significatifs afin de dénoncer les dérives qui y apparaissent d’ores et déjà. Les 3 O.S. ont contesté l’existence même de cette lettre de missions . De fait, elle introduit une différenciation entre les membres des Rased, contredisant les propos mêmes de l’IA qui a renoncé à leur appliquer une mesure de CS au nom même du fait qu’ils demeurent membres des Rased et que les missions et les obligations de service restent identiques. D’autre part, nous l’avons écrit plus haut, ni la lettre de la DGESCO, ni la future circulaire n’introduisent de distinction entre membres des Rased « sédentarisés » et membres des Rased « non sédentarisés ». Dès lors, il n’est pas logique que certains aient une lettre de mission … et les autres pas car cela reviendrait à distinguer 2 sortes d’enseignants spécialisés des Rased. Par ailleurs, le Sgen-CFDT a argumenté en expliquant qu’il n’était pas nécessaire de préciser les missions des Rased dans cette lettre puisque la lettre de la DGESCO du 3 mars 2009 les précise déjà et qu’elles seront reprises dans la circulaire à venir. Cette lettre des IEN, au mieux est redondante par rapport à ces textes, au pire va conduire à des interprétations abusives.

Madame Terryn a expliqué que cette lettre des IEN avait pour objectif de rassurer les collègues concernés en cadrant leurs missions. Les 3 O.S. lui ont unanimement confirmé que c’est l’objectif exactement inverse qui avait été atteint.

Elle a convenu que le terme « missions » n’était sans doute pas approprié, qu’il fallait entendre « lettre de service ». Il semble qu’elle ait bien compris que certaines « missions » précisées par tel ou telle IEN constituaient un abus.

Le Sgen-CFDT a réclamé une lettre de cadrage départementale de l’IA aux IEN afin d’éviter toutes les interprétations et tous les dérapages que nous constatons déjà. L’IA ne semble pas favorable à cette demande. En revanche, chaque lettre de service sera transmise à l’IA qui ne validera pas les projets qui ne respecteront pas les 2 textes ministériels.

Il est donc important de nous faire parvenir ces lettres de service afin que nous puissions vérifier leur contenu et exiger de l’IA que les abus en soient supprimés.


Coordination – Synthèse :

même si le projet actuel de circulaire ne précise pas de volume horaire, madame Terryn s’est engagée au respect des 2 heures hebdomadaires consacrées à la coordination et aux synthèses.Plus globalement, on restera sur le 24h prise en charge d’élèves + 2h synthèse-coordination + 1h concertations, rencontre des familles, etc…

A noter : lors du 1er groupe de travail au MEN, le Sgen-CFDT a porté la revendication d’une prise en charge des élèves limitée à 22h30, et ce pour tenir compte de toutes les nouvelles missions confiées aux Rased depuis quelques années sans que les différents temps de travail soient rééquilibrés.

Procédures pour la Prise en charge des élèves :

elles se feront dans les mêmes conditions qu’aujourd’hui. Les procédures formalisées qui existent dans les circonscriptions continueront de s’appliquer dans les mêmes conditions (imprimé de prise en charge à remettre au Rased, etc…). Pas question donc que des élèves ou des groupes d’élèves puissent être remis aux Rased dans des conditions autres que celles actuellement mises en œuvre.

De la même manière, ce sont les enseignants des Rased qui sont les mieux à même de définir les modalités de prise en charge des élèves en difficulté . Nous avons donc dénoncé le « dérapage » d’un IEN invitant par courrier le directeur d’une école et ses collègues à définir ces modalités (groupes, collectif, dans la classe, …). L’IEN concerné devrait rapidement recevoir des consignes de l’IA lui demandant d’abandonner cette démarche …

Aide Personnalisée : les enseignants surnuméraires seront impliqués dans l’organisation du dispositif (articulation Aide Personnalisée / Aides spécialisées par exemple). En aucun cas ils n’y aura de prise en charge directe d’élèves dans le cadre de l’AP par des enseignants spécialisés. En revanche rien ne les empêche, dans le cadre d’une gestion souple de leur emploi du temps, de positionner des créneaux d’AS sur des plages horaires d’AP : cela permettrait par exemple de dégager du temps hors prise en charge d’élèves pour rencontrer des familles dans la journée par exemple.

Participation au Mouvement des maîtres surnuméraires : elle reste bien évidemment totalement libre. L’éventuelle signature de la lettre de service ne vaut pas engagement à reste sur le poste surnuméraire. Le-la collègue peut très bien signer la lettre, participer au Mouvement et avoir éventuellement satisfaction . Le contenu de la lettre de service sera alors applicable au collègue qui pourrait alors être désigné par l’IEN pour
remplacer l’autre collègue en partance sur un nouveau poste. Là également, si vous subissez des pressions liées à votre participation au Mouvement, faites- le nous savoir très rapidement afin que nous intervenions auprès de l’IA pour que les engagements pris soient respectés.

Sédentarisation de maîtres G :

Le Sgen-CFDT est intervenu à 3 reprises déjà pour exiger que nos 2 jeunes collègues G, si elles étaient finalement sédentarisées, interviennent dans le cadre de leurs missions d’aides spécialisées à dominante rééducative. Madame Terryn s’est portée garante que ce serait ainsi. Nous continuerons de suivre très attentivement la situation de nos 2 jeunes collègues afin que cette engagement soit respecté … par tous les acteurs concernés.

Ce groupe de travail a duré 2 heures et a permis d’obtenir un certain nombre de précisions sur les conditions de la « sédentarisation » . De toute évidence, madame Terryn, tout comme l’IA d’ailleurs, ignorent les pratiques que développent certains IEN. Il est donc important de continuer à nous relayer les documents qui vous sont remis par les IEN ainsi que les propos qui vous semblent relever d’un abus : c’est le seul
moyen de combattre les dérives constatées.

Le délégué du Personnel Sgen-CFDT, élu à la CAPD du Pas-de-Calais, Michel Crépin

 Sgen-CFDT  Maison des Sociétés  16, rue A. Briand  62000 ARRAS
 03 21 71 32 08 fax  03 21 51 97 79
  elusgen62@wanadoo.fr site  http://perso.wanadoo.fr/sgen5962/
Permanence téléphonique du lundi au vendredi de 8h30 à 18h

Cours de “Management” à l’usage des IEN

Lundi 30 mars 2009

Manifestation contre la précarité à Arras

Lundi 30 mars 2009

EVS, EVSi, AVS
NON A LA PRECARITE !


- Aucun EVS au chômage
- Un vrai travail - un vrai salaire – un vrai statut pour tous
- Pérennisation de tous les emplois dans un cadre statutaire
- Accès à une formation professionnelle diplômante et qualifiante
- Accès à des emplois statutaires de la fonction publique pour tous ceux qui le souhaitent


TOUS A LA MANIFESTATION
:

Mercredi 8 avril à ARRAS
Rassemblement à 14h30
devant la

Préfecture

(La manifestation se rendra ensuite à l’Inspection Académique
pour qu’une délégation soit reçue)


“Appel des appels” : Premières impressions après le 22 Mars

Lundi 30 mars 2009

Plus de mille personnes ont répondu présents le 22 Mars 2009 au deuxième rassemblement national de l’Appel des appels qui s’est tenu à Montreuil à la Maison de l’Arbre.

Ils ont été accueillis par Dominique Voynet, Maire de Montreuil, et par Stephane Gatti, au nom de la « Parole errante ».

Dans ce lieu et à une date, hautement symboliques, chaque champ socioprofessionnel concerné par les appels (qui se multiplient) a porté témoignage de la manière dont ses praticiens résistent aux politiques de normalisation, de détricotage systématique des métiers dans chacun des domaines, justice, culture, recherche, information, psychiatrie, hôpital public, et plus généralement dans tous les secteurs du « bien public », garant ultime de l’espace de l’intime et du lien social.

L’assemblée a pris acte à partir du témoignage exemplaire des comités locaux qui se réclament de l’Appel des appels (Marseille, Strasbourg, Toulouse, Rennes, Bordeaux, Brest, Nancy, etc.) de leur constitution.

L’assemblée a tenté de cerner davantage le périmètre de ses actions et de ses valeurs afin d’éviter d’entrer en concurrence avec les autres mouvements politiques et sociaux tout en soutenant leurs actions lorsqu’elles se fondent sur les mêmes valeurs. La singularité de l’Appel des appels provient de l’éthique citoyenne qui prend racine dans les valeurs des pratiques professionnelles et des finalités humanistes dont elles sont issues.

Il conviendrait à l’avenir de rassembler davantage le continuum complet de chacun de ces métiers en y intégrant des travailleurs pauvres et précaires qui paradoxalement, pour une société dite de la connaissance, les peuplent plus encore que dans d’autres secteurs professionnels.

Une première table ronde a permis d’approfondir les dispositifs de normalisation et l’idéologie de l’évaluation produisant l’actuel malaise dans la civilisation. Il s’agit d’une véritable initiation sociale à la soumission volontaire des individus et des populations.

La seconde table ronde a débattu des possibilités de convergence avec les autres appels qui résistent à cette politique de la peur et de la norme. Le débat reste ouvert, mais l’essentiel demeure de reconnaître à l’Appel des appels sa singularité irrévocable sans pour autant se priver des solidarités partagées pour défendre les valeurs qui nous rassemblent.

L’Appel des appels se veut un véritable laboratoire d’analyses et de réflexions transversales aux champs artistique, scientifique et social, d’expérimentations, de soutien à la production de savoirs et des actions alimentant, sur la durée, chacun des appels en lutte pour la préservation et la promotion de l’éthique humaniste.

L’Appel des appels ne saurait se substituer aux responsabilités spécifiques des mouvements syndicaux et politiques dont il salue la tradition et la détermination. Tout en révélant le caractère citoyen des valeurs, des savoirs et des pratiques des métiers, l’Appel des appels suscite une culture du politique sans confusion avec « la politique ».

L’Appel des appels, fort des 73 200 signataires qui ont soutenu son initiative, souhaite créer les conditions d’une deuxième vague d’expression en nouant avec les institutions nationale et européenne de la société civile, les partis, les organisations syndicales, les associations, les mutuelles et coopératives, un dialogue permettant dans la durée de résister à la civilisation actuelle de la norme et de la peur, et de faire des propositions à la hauteur des défis de la crise.

Roland Gori et Daniel Le Scornet
Le 26 mars 2009

Intervention de Roland Gori “L’Appel des appels” Paris, le dimanche 2 mars 2009

Lundi 30 mars 2009

De l’extension sociale de la norme à la servitude volontaire

Roland Gori

« L’époque qui ose se dire la plus révoltée n’offre à choisir que des conformismes. La vraie passion du XXe siècle, c’est la servitude. » Albert Camus, L’Homme révolté, p. 293.

Je voudrais aujourd’hui rapidement évoquer trois idées :

-  la première : si pour moi la question de la désobéissance civile se pose moins que celle de la servitude volontaire, c’est bien parce que nous sommes aujourd’hui davantage dans une société articulée à la norme plutôt que dans une société articulée à la Loi ou du moins à une Loi fondée par un véritable système juridico-politique. Cette extension sociale de la norme requiert le consentement des sujets, leur servitude volontaire et leur intériorisation des normes.

-  La deuxième idée, c’est que l’évaluation telle qu’elle se pratique aujourd’hui est une véritable dévaluation. Elle est la matrice de cette servitude volontaire qui au nom de la religion de la science, de la rationalité technique et de la logique comptable produit une soumission sociale librement consentie.

-  Troisième idée : pour résister à ces dispositifs de servitude que constituent les normalisations des pratiques professionnelles et sociales, il faut toujours davantage s’engager dans une culture des métiers, de leur éthique et de leur finalité spécifique. C’est au nom de cette culture professionnelle et de la communauté qui l’incarne que nous pourrions risquer une position collective d’objecteurs de conscience face à cette politique de civilisation qu’est l’évaluation.

L’extension sociale de la norme

Je suivrai Michel Foucault pour considérer aujourd’hui que nous devenons davantage une société articulée sur la norme que sur la loi. Ce qui ne veut pas dire que le pouvoir de la loi soit en train de régresser, mais plutôt qu’il s’intègre dans un pouvoir plus général, celui de la normalisation.
La multiplication des règlements, des directives, des circulaires et des décrets, par exemple édictés par la Commission européenne proviennent de l’augmentation sans cesse croissante des normes et des exigences de standardisation par fait même de l’absence d’une autorité politique légitime qui pourrait se fonder sur la loi.

En un mot comme en cent, le conformisme auquel nous nous plions tous les jours s’exerce « dans les petites affaires », nous asservit de manière toujours plus étendue et douce, nous fait perdre l’habitude de nous diriger nous-mêmes et nous habitue toujours davantage à consentir dans les marges d’un pouvoir véritablement disciplinaire à notre propre aliénation, à notre propre mutilation. Le Maître aujourd’hui, ce n’est plus le tyran religieux ou laïc, c’est un Maître anonyme, disséminé, dans de multiples dispositifs réticulaires et capillaires où s’exerce moins le pouvoir d’un seul que la servitude de tous. C’est ce Maître anonyme qui impose à l’humain de se transformer en ressource pour faire fructifier le capital en ingurgitant des nouvelles règles de conduite, une nouvelle langue et de nouvelles valeurs. Et ces nouvelles formes de domination, ces nouvelles servitudes sont souvent installées au nom même de la liberté et de la transparence démocratique. Ce que Yves-Charles Zarka appelle « nos nouvelles servitudes ».

Et ces nouvelles formes de subordination et de domination exigent un consentement volontaire des sujets, adhésion volontaire à des normes plutôt qu’à des lois. Nous avons à révéler et à déconstruire l’impensé social et politique des normes que le Pouvoir présente comme des évidences « naturelles » ou des faits objectifs. Ce travail est déjà en lui-même une pratique de résistance citoyenne autant que philosophique.
Ce n’est pas seulement le partage entre le permis et le défendu qui est en jeu, mais davantage l’intoxication, la colonisation de nos existences par une manière de penser et de vivre le monde, autrui et soi-même. Et cette manière de s’habituer à ce que Deleuze appelait « les petits fascismes de la vie ordinaire », cette manière de s’habituer à une domination invisible et insidieuse, conditionne dans les temps de crise et de terreur l’obéissance à des actes cruels, barbares et inhumains. On ne peut pas comprendre la soumission à des systèmes totalitaires et à leur logique monstrueuse si on ne prend pas en compte cette première idée : la normalisation des esprits prépare progressivement à cette « banalité du mal » dont parle Hannah Arendt à propos des bourreaux nazis, de ces fonctionnaires zélés d’un Etat délinquant où le meurtre de masse devient un boulot comme un autre.

Voilà pourquoi, je crois que le premier acte de résistance consiste à analyser et à déconstruire le fonctionnement de nos dispositifs de normalisation. C’et là où se trouve la tyrannie du pouvoir contemporain et je dirai avec de Tocqueville que « la nature du Maître m’importe bien moins que l’obéissance. » Alors comment ça se passe aujourd’hui, c’est la deuxième idée ? Eh bien c’est l’évaluation qui constitue le dispositif matriciel de ces servitudes et qui transforme chacun d’entre nous en « tyranneau » de lui-même et des autres. « Tyranneau », le terme est de La Boétie dans son Discours sur la servitude volontaire : le pouvoir tyrannique est faible, instable et il ne tient que par la servitude volontaire des sujets qui ne s’y prêtent qu’en croyant tirer profit de la tyrannie qu’ils imposent aux autres comme à eux-mêmes. Cette abnégation politique corrompt le lien social et menace la « fraternelle communauté » de la vie civile pour satisfaire les ambitions et les avarices individuelles. C’est pour ça qu’il est important, deuxième acte de résistance, de restituer à nos pratiques professionnelles leur dimension politique. Ce n’est pas faire de la politique mais c’est révéler l’existence du politique dans les métiers. Quand la génétique ou la neurobiologie des comportements sont instrumentalisées pour détecter les délinquants en couche-culottes ou sélectionner les candidats lors des entretiens d’embauche, c’est aux scientifiques de refuser et de faire objection. Ce n’est pas la désobéissance civile, mais un refus de se soumettre à une politique qui tend à transformer les professionnels en tyranneaux. Et là il est nécessaire par les temps qui courent de mobiliser l’opinion, de faire du lobbying et des actes symboliques de résistance.

Quand des rédacteurs en chef de revues européennes demandent à ce que leurs prestigieuses revues soient retirées des banques de données qui assurent l’hégémonie culturelle des Etats-Unis sur le marché de l’information scientifique, c’est une insoumission aux normes, ce n’est pas une désobéissance à la loi. Quand les universitaires démissionnent de leurs responsabilités collectives et administratives, ce n’est pas une désobéissance civile mais un refus de se soumettre au dispositif de normalisation qui assure la revanche du pouvoir technico-administratif sur les missions d’enseignement, de recherche ou de soin. On pourrait multiplier à l’infini les exemples. Je voudrais simplement dire qu’aujourd’hui la cible de nos révoltes devrait être à mon avis ce qui justifie la servitude volontaire, je veux parler de l’évaluation.

L’évaluation : un dispositif anthropologique

Nous sommes dans une société de l’évaluation généralisée qui dévalorise la substance humaine de nos actes au profit de leur décomposition en unités techniques mesurables, quantifiables et commensurables. Le pouvoir, dans nos démocraties libérales, interdit moins qu’il oblige à penser, à vivre et à mourir selon certaines normes dans une gestion économique des populations et une fabrique de leur opinion. Ces normes sont codifiées dans des règlements de toutes sortes qui ne sont pas des produits à proprement parler d’une Loi juridico-politique, c’est-à-dire d’une autorité. C’est plutôt un dispositif de capture du vivant qui modèle, fabrique et traque l’humain par les filets de normalisation d’un réseau de tyranneaux toujours plus capillaires, denses et obscurs. On le sait, les populations deviennent des objets technico-politiques d’un gouvernement individualisé des sujets qu’il faut suivre à la trace, dépister, marquer, ficher, enregistrer dans le grain le plus fin des anomalies et dans les replis les plus intimes de leur existence. Dans cette bio-économie, le comportement humain se gère comme le grain de blé ou les flux de marchandises et ce d’autant plus si les professionnels renoncent à leur pensée critique, et à leur faculté d’analyser, de juger et de décider. Alors pour mieux les exproprier de leur existence privée et professionnelle, les démocraties modernes ont découvert le pouvoir de normalisation de l’évaluation. On n’a pas besoin de penser à ce qu’on fait, il suffit de compter les actes, de les comparer et si possible dans une culture du résultat à court terme pour mieux rester le nez sur le guidon. C’est peut-être pas productif, mais au moins ça fait partie des dispositifs de civilisation et de servitude où l’homme mutilé n’a pas besoin de la présence d’autrui et où il est condamné à ne détenir sa valeur que de ses performances instrumentales.

Ici, quelle que soit la nature juridico-politique d’un système, les procédures de normalisation contiennent en elles-mêmes les germes des petits fascismes ordinaires. Or l’évaluation, c’est aujourd’hui la matrice permanente d’un pouvoir politique qui nous demande de consentir librement à cette servitude technique. A l’hôpital le rapport Larcher comme le rapport Vallancien placent l’expertise au cœur du système de gouvernance. La tarification à l’activité à l’hôpital, le système SIGAPS pour les CHU, le classement des revues par Impact factor à l’Université, l’évaluation des travaux de recherche à partir de la marque des revues dans lesquels ils sont publiés, la durée limitée à deux ou quatre ans des habilitations de laboratoires et accréditations diverses, l’hégémonie anglo-américaine sur le marché des éditions scientifiques, les standardisations diverses et variées, tous ces dispositifs fabriquent l’opinion et permettent un quadrillage des populations en général et des communautés professionnelles en particulier.

Ces dispositifs d’évaluation quantitative, qu’il s’agisse du classement de Shangai des Universités, des indices bibliométriques ou des diverses tarifications à l’acte technique peuvent être largement critiqués, se révéler faux et contre-productifs, il n’empêche ils sont maintenus, ils se multiplient, se reproduisent et créent de véritables réseaux de tyranneaux et de scribes des nouvelles servitudes. Et cela parce que ce dispositif est d’abord et avant tout une machine de gouvernement. Alors comment résister à cette machine de gouvernement qui une fois encore passe par la norme avant de s’imposer comme loi ?

La réponse est simple et complexe : en construisant du « collectif » de résistance aux normes lorsqu’elles pervertissent les finalités de nos métiers ou modifient leurs significations anthropologiques.

Résister en refusant la servitude volontaire

Refusons la perversion de nos métiers en instruments d’un contrôle social ou de molécules de propagande. Résister, déjà c’est faire notre boulot au regard des finalités qui l’ont créé. S’il faut soigner ou cocher, choisissons de soigner. S’il faut chercher ou publier, choisissons de chercher. S’il faut soigner ou surveiller, choisissons comme ces infirmiers psychiatriques de soigner plutôt que d’escorter les patients D 398. Simplement c’est à un collectif que peut revenir la charge de construire ces formes de résistance. Si un rédacteur en chef de revue enlève sa revue des banques de données, ça n’aura aucune importance et cela permettra la promotion de tyranneaux plus cyniques et accommodants. Quand c’est toute une section du CN des Universités qui refuse le classement des revues, on peut encore travailler. Nous avons aujourd’hui avec Internet le meilleur et le pire. On peut vaincre le conformisme, non seulement par l’amitié et la fraternité auxquelles La Boétie se réfère pour sortir de cette servitude volontaire qui n’est pas que le fait d’un tyran politique, mais d’abord et avant tout cette inclination qui pousse chacun de nous à devenir ce tyranneau qui s’assujettit lui-même autant qu’il assujettit les autres. Se révolter, dit Camus, c’est « refuser l’humiliation […] sans la demander pour l’autre. » Ne l’oublions pas. Alors comment sortir de cette corruption de la normalisation et de la servitude volontaire qu’elle exige ? Ne m’en voulez pas si c’est dans une nouvelle de Melville, Bartleby, que je verrais volontiers la métaphore des actions que je propose.

Vous vous souvenez de cette œuvre remarquable dans laquelle un avoué des plus conformistes se trouve corrompu, pourrait-on dire, par ce copiste étrange qu’était son subordonné Bartleby. Ce copiste, à la « silhouette lividement nette, pitoyablement respectable, incurablement solitaire » (p. 16). Quasiment anorexique, affamé de copies, silencieux, blême et mécanique, et qui un jour à la requête coutumière de son patron répond « Je préfèrerais n’en rien faire ». Et à toutes les requêtes, y compris celles qui lui demandent des explications sur son étrange comportement, il répond « I would prefer not to ». Et avec cette douceur magique qui désarme tous ses interlocuteurs Bartleby produit ce que Melville appelle « une fraternelle mélancolie ». Bartleby, ce copiste de Wall Street, publié au milieu même du XIXe siècle, n’est-il pas la figure mélancolique sur laquelle se fracasse le management de notre civilisation qui naufrage au moment même de son triomphe comme disait René Char ? Famélique Bartleby, ombre qui hante désespérément toutes nos habitudes dont la vocation originaire est peut-être de nous oublier nous-mêmes, cet oubli de nous-même condition première de l’obéissance, mélancolique Bartleby qui restitue aux scribes leur étincelle d’humanité par cette résistance passive et obstinée qui finit par corrompre le langage des maîtres, car les scribes et les copistes dans les cabinets desquels Bartleby préfèrerait ne pas, finissent aussi par être corrompus par son langage. Ils emploient malgré eux le verbe « préférer ». Il y a un discours de la servitude comme il y a un discours de la résistance qui désintoxique la langue de ses corruptions morales et sociales. De la même manière qu’on a pu lire la Princesse de Clèves trop vite et imprudemment mise au rebut au profit des Rolex, ne pourrait-on imaginer une réponse collective à tous les donneurs d’ordre par la formule de Bartleby « je préfèrerai ne pas ». Et puis plus sérieusement, ne pourrait-on pas au moment où nous décidé dans le moindre repli de nos existences intimes et sociales restituer à notre désir sa portée critique en nous demandant si nous ne préfèrerions pas « ne pas ». Mais bien sûr pour avoir quelque portée cette désobéissance à la norme qui n’est pas encore une désobéissance à la loi, ne saurait avoir sa pleine force politique qu’à la condition de se construire sur une scène du collectif où les rédacteurs en chef des revues scientifiques préfèreraient tous ensemble ne pas se trouver dans les banques données bibliographiques et d’asservissement social et de mondialisation culturelle. Si tous les médecins, psychologues et soignants préfèreraient ne pas remplir les cases imbéciles qui traquent moins les dys que ceux qui les soignent. Que les universitaires préfèreraient ne pas exercer les fonctions administratives et collectives dès lors qu’on les transforme en tyranneaux de la gestion de la pénurie ou d’initiateurs à la servitude sociale volontaire. Que les directeurs de laboratoires et les responsables de maquettes pédagogiques préfèreraient ne pas recevoir des experts nommés et non pas élus de leur communauté. Les experts ces scribes et tyranneaux de nos nouvelles servitudes. Que les spectateurs indignés par la colonisation de l’information préféreraient ne pas répondre aux questions débiles de l’audimat et de l’enquête d’opinion, parce qu’ils refusent d’être réduits à du « temps de cerveau disponible à vendre à Coca-Cola etc.

Mais cela suppose une construction du collectif qui n’embrasse pas, parfois au nom même de la démocratie les figures de la servitude pour s’ouvrir au risque de l’amitié, cette figure antique sur laquelle La Boétie fait reposer les liens sociaux authentiques. Cela suppose aussi qu’à distance de l’avarice et de la cruauté dont La Boétie met en évidence qu’ils constituent les liens occultes du pouvoir tyrannique, on puisse se laisser aller au don, à la générosité et à l’amour. Ce qui suppose qu’on puisse aussi donner ce que l’on n’a pas pour le partager avec d’autres dans cette fraternelle mélancolie qui permet véritablement la création. Mais ça il faut bien le dire, c’est difficile pour tout le monde, non seulement parce que nous sommes corrompus par les valeurs culturelles du capitalisme mais aussi parce que comme nous l’enseigne notre pratique de soignant, se laisser aller vulnérable et démuni à l’autre provoque de l’angoisse et de la méfiance. Et c’est normal, car l’autre n’est pas toujours pourvu des meilleures intentions à notre égard et parfois au nom même de votre Bien et du Salut collectif, l’autre peut se conduire en rapaces. Il y a des rapaces humanistes, comme il y a des rapaces néolibéraux. Chacun des tyranneaux apparaît comme un tyranneau non seulement pour les autres, mais d’abord pour lui-même. Là est la matrice de cette servitude volontaire dont j’ai voulu parler aujourd’hui et à laquelle Bartleby fait obstacle en ravageant le langage et la rationalité du petit Maître. Son langage devient contagieux. Il contamine le discours instrumental du copiste. Il nous restitue notre humanité que menacent le pragmatisme et le rationalisme de ce rêve américain dont Deleuze nous dit qu’il fabrique un « homme sans particularités ». C’est à cette inservitude volontaire que j’avais appelé.

Roland Gori

Après 6 semaines, l’université d’Artois reste bloquée pour ouvrir la voie !

Lundi 30 mars 2009

Les étudiants de l’université d’Artois mobilisés depuis plusieurs mois contre les réformes de l’Enseignement Supérieur (masterisation, LRU, décret sur le statut des enseignant-chercheurs) tiennent à faire le point sur l’état de la mobilisation.

Plusieurs actions ont été menées la semaine dernière, certaines visant à généraliser le mouvement, comme l’Assemblée Générale du vendredi 27 mars durant laquelle nous avons convié tous les citoyens, syndicats, associations, partis politiques progressistes. Suite à cette assemblée, il a été décidé d’une autre date d’assemblée le vendredi 3 avril à 18h en amphithéâtre Churchill où l’objectif sera d’élaborer une plate-forme de revendications commune à tous les secteurs. (privé-public-retraités-étudiants-chomeurs…)

D’autres actions plus symboliques, comme l’opération péage gratuit à Fresnes-les-Montauban, le lâcher de banderole du haut du beffroi d’Arras ainsi que le brûlage de voitures (en carton) sur la place de la Gare se sont déroulées.

Le problème le plus essentiel reste la couverture médiatique nationale. Comme nous l’avons répété à plusieurs reprises et en dépit d’une quarantaine de facs bloquées en France, les médias organisent un véritable black-out sur le mouvement étudiant. Ainsi lorsque des dizaines de milliers d’étudiants descendent dans la rue, il n’y a guère que l’Humanité pour en parler, alors que tous les médias crient au scandale lorsque l’on suspecte la dégradation d’un ordinateur à l’université Strasbourg.

Cependant, la presse régionale assure la couverture du mouvement comme France 3 qui était présent sur le campus d’Arras cette semaine pour un reportage diffusé samedi matin dans la “voix est libre” du samedi 28 mars.

Passons sur la controverse avec la “Voix du Nord” qui a régulièrement boudé nos actions ou sorti des chiffres de mobilisation étudiante dignes de ceux que la police marseillaise sort régulièrement lors des grandes manifestations.
La semaine qui s’annonce est cruciale, après le nouveau blocage du CNRS et de la Sorbonne de la fin de semaine et le soutien sans concession affiché par certains présidents d’université, les étudiants doivent plus que jamais amplifier le mouvement. (la prochaine Assemblée Générale étudiante aura lieu le mercredi 1er avril à 12h30 en amphi Churchill.)

Mais il est temps aussi pour les syndicats de prendre leurs responsabilités et d’appeler à un mouvement de grève reconductible. Car la logique qui vise à mettre en place la privatisation de l’Enseignement Supérieur et a fortiori de l’Education Nationale est la même qui met en oeuvre la démolition des services publics et qui aboutit à la fermeture des entreprises et à l’explosion du taux de chômage. Manifester le Premier Mai ne peut en aucun cas être une réponse à la hauteur du péril que va créer la politique irresponsable de Nicolas Sarkozy.

Il est temps d’ouvrir la voie et de dire STOP à cette logique destructrice et aux mesures du gouvernement le plus libéral que la France ait connu.

“On doit moraliser le capitalisme et pas le détruire (…) il ne faut pas rompre avec le capitalisme, il faut le refonder” dixit Nicolas Sarkozy le 8 janvier 2009. La morale qui consiste à privatiser l’enseignement, la santé, et à augmenter les inégalités (cf. bouclier fiscal) n’étant pas la notre, notre détermination à parvenir au retrait des réformes de l’Enseignement Supérieur est absolue.

Rejoignez-nous dans la lutte!

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Alexandre pour le Comité d’Action Artois en Lutte

“ASSEZ !!!” : Contribution d’un membre de “RASED EN LUTTE”

Lundi 30 mars 2009

Depuis vendredi suite à notre rencontre avec notre IEN, je me sens très mal à l’aise. Ce n’est NULLEMENT  parce que 2 collègues se sont portées volontaires pour être sédentarisées, c’est leur choix, et j’estime que nous n’avons pas à la critiquer. Ce qui me gêne, c’est la manière avec laquelle les choses se font et surtout le sens (caché) qui y est associé. Nous avons du attendre le 27 mars pour connaître (presque) officiellement l’existence de la « note » datée du 3 mars [Missions des maîtres spécialisés de RASED exerçant leurs missions dans une ou deux écoles.]

Notre IEN « estimait » que nous la connaissions, montrant par là, qu’il ne savait même pas s’il avait demandé de nous la transmettre….

Un certain nombre d’entre nous avait cependant eu connaissance du contenu de cette note (qui n’était alors qu’un document de travail « MEN / syndicats ») par email, sur  “RASED en Lutte” ou encore le site de Daniel Calin. Je me souviens également que, le 12 mars, notre IEN ignorait l’existence même de cette note.

Après coups de fil au Ministère (le 30 mars), il s’avère qu’il ne s’agit même pas d’une note de service, mais d’une lettre….qui a donc le statut de….lettre !!

Notre IEN nous apprend (verbalement) que chaque IEN est appelé à rédiger la lettre de missions des enseignants sédentarisés. Il considère qu’il s’agit là de « souplesse ». Je continue de penser qu’il s’agit d’une mesure inégalitaire car les élèves en difficulté ne bénéficieront pas des mêmes dispositifs puisque ces dispositifs dépendront de la (seule ?) volonté des IEN. Il ne s’agit en aucun cas de souplesse puis que les IA refusent obstinément de prendre en compte les situations locales lors des mesures de carte scolaire.

Nous sommes « invités » à rédiger nous même la lettre de missions des collègues sédentarisés à la place de l’IEN.

Nous sommes donc invités à cautionner le démantèlement des RASED !!!

Rédiger nous même cette lettre de mission c’est accepter le principe même de la sédentarisation et de tout ce qu’elle implique (alors que certains d’entre nous se battent depuis septembre , et même avant, contre la mort des RASED, contre la mort programmée du service public d’éducation.)

Rédiger nous même cette lettre de mission c’est accepter de nous entendre dire : « c’est VOUS qui l’avez fait… » et ouvrir plus grand la porte à d’autres sédentarisations (déjà programmées).

Nous savons que la circulaire de 2002 qui fixe nos missions actuelles est en cours de « toilettage » et qu’un certain nombre de missions, dont la prévention, risquent de disparaître. Ce « toilettage » contribue encore plus à la fin du RASED et ce d’autant plus que les personnels de RASED ne sont
pas associés à la « réécriture » de cette circulaire.

Autre inquiétude (et peut-être la plus importante ??) : A plusieurs reprises notre IEN nous a parlé d’une période de 3 ans au sujet des missions des collègues sédentarisé (ce qui, à mon avis, pose déjà question). En fait il s’agit d’une période d’un an. Contrairement à ce que nous laissent croire les discours, il ne s’agit ni de souplesse, ni d’avancée. Il s’agit simplement d’un Contrat à Durée Déterminée. Un CDD !!! C’est un pas -supplémentaire- vers la précarisation des emplois dans l’Education Nationale !!!

Pour toutes ces raisons, je serai présent avec vous, mais je ne participerai pas à la rédaction de la lettre de missions des collègues sédentarisés de ma circonscription.

RASSEMBLEMENT BRUYANT et revendicatif devant l’IEN (rue P Bert à Liévin)

Lundi 30 mars 2009

Suite à l’AG du collectif pour la défense de l’école publique “Liévin – Angres” qui s’est tenue le 26 mars, le collectif appelle à une manifestation devant l’inspection de Lièvin à partir de 15h30 le jeudi 2 avril .

Chacun est appelé à rejoindre ce rassemblement quand il le peut.

Venez avec vos instruments, casseroles, cornes de brume…Tout ce qui fait du bruit !!!

Le 2 avril est une journée d’actions nationale à l’initiative du “Collectif National Parents enseignants”

http://www.agnationale.org/

Elle est soutenue par la “FCPE”, par le “Collectif RASED 62″et par le “Comité Citoyen Artois-Gohelle”.

1000 Actions pour l’Ecole !

Lundi 30 mars 2009

Les membres du RASED de la Circonscription d’Avion vous appellent à les rejoindre

Jeudi 2 avril 2009

17h Local RASED Ecole Saint Exupéry à MERICOURT
18h Local RASED 71 rue Louise Michel à SALLAUMINES (Ecole Jaurès)
19H Local RASED Ecole Mandela à AVION

pour manifester bruyamment notre colère face au démantèlement du Réseau d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté

1 poste de psychologue scolaire supprimé à Méricourt
1 poste de maître G supprimé à Sallaumines
1 poste de maître E supprimé et 1 autre sédentarisé à Avion

Il est temps de réagir !


ENSEMBLE, parents, élus, enseignants, citoyens,

Montrons notre détermination à sauver un dispositif essentiel pour l’avenir de TOUS les enfants !

Non aux réformes Darcos !
L’avenir de Notre Ecole et de Nos Enfants est en Danger !

Enfumage (suite)

Samedi 28 mars 2009

Je vous adresse à nouveau ces formidables documents, certains d’entre vous ayant eu des difficultés à les lire, puisque j’en avais réduit le format pour les envoyer.
Les voici non modifiés, vous en souhaitant excellente lecture (restez assis pour ne pas tomber à la renverse!)
Continuons les diffusions de l’infâmie!!

Résistons!