Réforme des écoles: les polémiques

RASED, centres d’aide psychopédagogique, semaine scolaire et gendarmes dans les écoles: LEXPRESS.fr revient sur les principales polémiques suscitées par les réformes menées par Xavier Darcos.

* La « reculade » de Xavier Darcos sur les RASED


Le Web Pédagogique interroge Stéphanie, une enseignante spécialisée, sur les Réseau d’Aide Spécialisée aux Élèves en Difficulté. « C’est une équipe d’enseignants spécialisés qui n’ont pas de classe et qui interviennent sur un secteur comportant plusieurs groupes scolaires. (…) Les RASED comportent 3 types de personnes: L’enseignant spécialisé (…) qui aide les élèves rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages; l’enseignant spécialisé (…) qui s’occupe des enfants ayant du mal à rentrer dans leur rôle d’élève; le psychologue de l’Éducation Nationale (qui) aide à l’analyse de la difficulté ».

La réforme des RASED consiste à supprimer 3000 postes à la rentrée 2009. Stéphanie explique pourquoi cette réforme pénalise les enfants: « Les élèves qui rencontrent des difficultés n’auront plus la possibilité de sortir de leur classe pour faire un travail spécifique en petit groupe avec un enseignant spécialement formé pour les aider (…). Cela ne peut à court terme, qu’augmenter le nombre d’enfants en souffrance en classe ce qui va avoir d’inévitables répercussions sur le climat des écoles. »

Les Rased en lutte, des psychologues de l’Education Nationale exerçant en RASED, ont fait part de leur inquiétude au Ministre de l’Education Nationale. Récemment, Xavier Darcos a renoncé. « Au lieu d’être sédentarisés comme le craignaient les syndicats », « 1500 professeurs continueront  » à s’occuper d’élèves en difficulté, non plus en réseau, mais au sein d’une école à problème ou ayant beaucoup de classes. Une évolution qualifiée de reculade par les adversaires de la réforme » rapporte Le Point.

* Les CAPP maintenus… grâce à un soutien politique que n’auraient pas les RASED?

A Paris, les Centres d’Aide Psychopédagogique assurent un accueil gratuit et le suivi de plus de 3000 enfants scolarisés. Plusieurs postes devant être supprimés, Bertrand Delanoë, maire de Paris, avait demandé dans une lettre au ministre de l’Education nationale Xavier Darcos de les maintenir. Le rectorat de Paris a annoncé le 2 février que les postes d’enseignants en CAPP ne seraient pas supprimés.

* Les gendarmes  « surveillant »

le Jura libertaire rappelle quelques événement: « Mardi 22 janvier à Lodève et à Clermont-l’Hérault, les gendarmes enquêtent sur les actions des parents contre les évaluations. Jeudi 29 janvier, deux gendarmes se sont présentés à l’école Mario-Roustan à Mauguio pour demander aux collègues non grévistes de leur donner le nombre de grévistes. » Ces cas ne sont pas isolés.

« Qui fait grève à l’école? Qui va à la manif? Qui participe à la nuit des écoles? » sont les questions que pose la gendarmerie qui passe dans les écoles selon le Télégramme. Et quand la directrice d’une école demande pourquoi on lui pose ces questions, les gendarmes répondent qu’ils ont « des instructions pour le maintien de l’ordre public ».

* Pour une nouvelle réforme: la campagne de la FCPE pour une semaine de 4 jours et demi

La FCPE a lancé en février une campagne nationale en faveur de la semaine de quatre jours et demi de classe (avec le mercredi matin). « Toutes les études le démontrent: la semaine de quatre jours, avec six heures de cours quotidiennes, est le pire des systèmes »a affirmé Jean-Jacques Hazan, le président de la FCPE, dans Libération.


Article de Nelly Moussu

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