Archive pour février 2009

L’Enseignement supérieur et la recherche dans l’œil du cyclone

Vendredi 20 février 2009

L’enseignement et la recherche, lieux de première importance dans le fonctionnement d’une démocratie, constituent une cible privilégiée des attaques du président de la République et de son gouvernement.


Sommaire

* Impact de la loi LRU
* La dérive marchande européenne
* Réforme des grands organismes de recherche
* Les missions de l’Université
* Propositions

L’Université est, entre autres, accusée par de nombreux médias ou par le gouvernement de ne pas suffisamment collaborer avec le monde de l’entreprise pour former les étudiants à des métiers utiles à la société ou pour alimenter l’économie française en nouvelles découvertes. D’où une avalanche de réformes marquées par une obsession du court terme et par la défense des intérêts des grandes entreprises et de leurs actionnaires, sur fond de croyance illimitée dans les bienfaits de la concurrence. Même si aujourd’hui, en février 2009, la crise financière et ses suites remettent en causes les dogmes néolibéraux, rien n’y fait, et un entêtement aveugle préside aux réformes. Dans les universités et les organismes de recherche, l’inquiétude monte et se transforme en résistance.

Certes, la transformation néolibérale des établissements d’enseignement supérieur et des laboratoires de recherche a débuté avant l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Mais cette élection en a ouvert une phase d’une ampleur et d’une gravité sans précédent, dans laquelle des principes fondamentaux comme l’égalité entre étudiants et entre territoires, la liberté académique ou la démocratie interne sont bafoués par la mise en concurrence, par la répartition des moyens publics en fonction de critères de rentabilité à court terme, par un accroissement de la précarité du personnel, et par les renforcements du pouvoir de financeurs privés et du pouvoir du ministère : « Pacte pour la recherche » du 18 avril 2006 ; loi relative aux Libertés et responsabilités des universités (LRU) du 10 août 2007 ; réforme des Grands organismes de recherche (2008), opération campus (2008), projet de réforme de la formation et du recrutement des professeurs de l’enseignement primaire et secondaire (2008) ; projet de modification des statuts des enseignants-chercheurs (2008). À cette liste s’ajoute une attaque frontale contre la laïcité, l’accord du 18 décembre 2008 signé avec le Vatican donnant aux facultés catholiques le droit de collation des grades universitaires, c’est-à-dire le droit de décerner les diplômes de licence, master et doctorat. À terme, le baccalauréat, premier grade universitaire, pourrait être concerné.

L’enseignement supérieur et la recherche nécessitaient une nouvelle politique, ambitieuse, garante d’indépendance, de renforcement de la démocratie et de développement sociétal. Les États généraux de la recherche de 2004, portés par les personnels de la recherche et de l’enseignement supérieur, avaient fait de nombreuses propositions en ce sens. Elles n’ont pas été reprises.

La loi LRU se décline en trois aspects :

- Tout d’abord, la « gouvernance » de l’université, avec un président aux pouvoirs fortement accrus. Notamment en ce qui concerne les personnels, avec un droit de veto au recrutement des fonctionnaires, l’entière liberté d’embaucher des personnels sous CDI et sous CDD, les pleins pouvoirs quant à l’octroi de primes, et enfin la possibilité d’augmenter (bâton) ou de baisser (carotte) les heures d’enseignement d’un enseignant-chercheur.

- Ensuite, l’autonomie de gestion – sans financement public suffisant et en présence d’une baisse du nombre de personnels fonctionnaires – qui va jusqu’à permettre aux universités qui le souhaitent de prendre en charge la gestion de leur patrimoine (immobilier, historique ou culturel) : achat, vente, location…

- Enfin, le développement des financements privés, via des fondations.

Se développeront ainsi le recours à une main-d’œuvre précaire, éventuellement financée sur fonds privés, des coupes budgétaires dans certaines filières, voire la revente du patrimoine immobilier ou culturel de l’Université, ainsi qu’une certaine soumission aux intérêts des mécènes. Les lettres et les sciences humaines et sociales sont tout particulièrement menacées, dans leur existence, sinon dans leur indépendance.

Et se présente le risque que l’université se tourne vers les étudiants afin de compléter ses ressources par l’augmentation des droits de scolarité. Cela s’est produit dans différents pays européens ayant fait le choix de « l’autonomie » (Pays-Bas, Italie, Espagne, Royaume-Uni…) ou sur d’autres continents. Ainsi, Harvard a augmenté ces droits de 5 % en moyenne par an durant les vingt dernières années, pour arriver en 2007 à près de 40 000 $ par an, soit 21 % de ses ressources propres.

Harvard, où près de 90 % des étudiants viennent de familles gagnant plus que le revenu médian, est en tête du classement de Shanghai [1], référence à laquelle nombre de nos parlementaires ont fait appel dans les débats qui ont précédé le vote de la loi LRU. Ce classement privilégie la taille de l’établissement, le nombre de publications scientifiques plutôt que la qualité, et condamne tout système universitaire où l’excellence se déploie en réseau plutôt que de se concentrer sur un nombre limité de pôles.

Impact de la loi LRU

Pour les établissements

Une émulation, voire une concurrence au sein d’une même région, existait déjà entre les universités françaises. Ainsi, les établissements disposent depuis 1994 de la capacité de développer, à côté des diplômes nationaux, des « produits » propres : les diplômes d’université (DU), élaborés au niveau de l’université pour répondre à des besoins de formation locaux ou régionaux (entreprises, professions libérales, secteur associatif…). Puis, la réforme LMD [2] de 2002 (issue du processus européen dit de Bologne) a fait disparaître le cadre national des diplômes et a ainsi accru le poids de la concurrence entre les établissements. La LRU franchit une nouvelle étape en instaurant l’autonomie de gestion des universités et en bouleversant le fonctionnement interne, aux fins de développement d’une concurrence entre établissement. Les mains libres, les présidents d’université pourront se jeter dans la bataille des classements et des financements, qu’ils soient publics (issus du plan campus, de l’ANR et de la répartition de la dotation de l’État) ou privés.

La mise en concurrence aura probablement des conséquences dramatiques pour certaines universités de province, appelées à se spécialiser dans des formations courtes et professionnalisantes devant répondre aux besoins immédiats des entreprises locales, tandis que les grandes universités et écoles auront seules le prestige de fournir des formations « culturelles », longues et théoriques, offrant des bases utiles tout au long de la vie professionnelle.

Pour le personnel

Les personnels seront confrontés aux joies du management moderne, basé sur le « mérite » et sur une gestion des carrières largement soumise à des décisions arbitraires des directions locales, avec d’importantes différences de salaires, grâce au système des primes. Le recours à des CDD de l’enseignement sera appelé à se généraliser pour réduire les coûts, améliorer la « flexibilité » et assurer le respect de la ligne politique attendue par les financeurs privés, au détriment de la liberté académique. C’est déjà ce qui se passe aux États-Unis :

« Le passage d’une université employant des enseignants titulaires à une université de travailleurs précaires résulte des pressions financières, de la volonté de flexibilité émanant des administrateurs quant à l’embauche, le licenciement et le changement dans l’offre des cours, ceci résulte enfin du nombre croissant d’universités publiques régionales et locales intéressées uniquement par l’enseignement basique et la préparation des étudiants à l’embauche immédiate dans les entreprises. [3]  »

Enfin, en application de la LRU, le décret fixant les obligations de service d’enseignement des enseignants-chercheurs fonctionnaires est l’objet d’un projet de modification visant à donner aux présidents des universités la responsabilité de fixer, pour chaque enseignant-chercheur, au cas par cas, le nombre d’heures d’enseignement annuel. Il y a là un pouvoir de sanction ou de récompense qui entre en totale contradiction avec l’indépendance académique de tout enseignant et de tout chercheur. Indépendance indispensable à la démocratie de notre pays, à un développement pérenne de la recherche, et à la non-régression du savoir. Le fait d’augmenter les heures d’enseignement pour les enseignants-chercheurs estimés comme « mauvais chercheurs » témoigne d’un mépris accordé à l’enseignement, à ceux qui l’assurent, ainsi qu’à ceux qui en bénéficient, les étudiants.

Pour les étudiants

La mise en concurrence des établissements s’accompagnera d’un accroissement, probablement considérable, des inégalités entre les universités. Cela aggravera les inégalités sociales et géographiques qui pèsent déjà aujourd’hui sur la réussite de nombreux étudiants. Seuls les étudiants issus de familles aisées pourront se déplacer vers les filières prestigieuses, le plus souvent situées dans des grandes villes où la croissance de la demande de logement étudiant va encore pousser les loyers à la hausse. Et dans les filières courtes, « professionnalisantes », se concentreront les étudiants dont les familles n’ont pas les moyens culturels et financiers de leur « offrir » un enseignement reconnu socialement.

Certes, la mise en place d’une loi de type LRU sans explosion des droits de scolarité est une exception française, en partie due à la mobilisation des étudiants, mais pour combien de temps encore ?

De surcroît, la perte de liberté intellectuelle des enseignants, en faveur d’une hégémonie de l’idéologie néolibérale dans les programmes, et l’accentuation du recentrage déjà en cours des enseignements sur la formation professionnelle et sur l’adaptation au monde de l’entreprise s’opéreront au détriment de la formation de la personne et du citoyen. Le passage par l’université sera moins que jamais celui d’un épanouissement humain, et, d’année en année, toujours plus celui d’un formatage. Seules demeureront peut-être quelques poches de résistance.

La démocratie universitaire affaiblie

Le recrutement des enseignants-chercheurs fonctionnaires est emblématique de la régression de la démocratie universitaire consécutive à la LRU. Il était autrefois effectué par des commissions de spécialistes, composées d’enseignants-chercheurs locaux élus par leurs pairs et d’extérieurs nommés (chercheurs ou enseignants-chercheurs), qui n’étaient pas exemptes de critiques. La loi LRU, qui les remplace par des comités de sélection, aggrave les choses.

Sur proposition du président de l’université, leurs membres sont nommés par le Conseil d’administration (restreint aux représentants élus des enseignants-chercheurs et assimilés). Cela conduira à des recrutements de candidats « amis » de la direction, au risque d’une absence de représentativité des divers aspects de recherche ou d’enseignement, et à la fin des politiques de recrutement des laboratoires et des Unités de formation et de recherche (UFR).

La dérive marchande européenne

La loi LRU s’inscrit dans un processus européen et mondial de mise en concurrence et de marchandisation de l’enseignement supérieur.

Ainsi, l’Accord général sur le commerce des services (AGCS) prévoit l’inclusion de l’enseignement et la recherche dans le processus de marchandisation et de libéralisation du commerce des services. Cet accord, engagé dès 1995 par l’Organisation mondiale du commerce (OMC), concerne aujourd’hui 153 pays. Dans un premier temps, l’Union européenne (UE) avait affirmé que l’enseignement public sortait du champ de l’AGCS, parce qu’il était organisé par les États. Mais, sous la pression des néolibéraux de pays anglo-saxons, de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et d’entreprises multinationales, les États européens préparent l’intégration pleine et entière de l’enseignement supérieur dans le grand marché mondial.

Ainsi, la Stratégie de Lisbonne (2000) fixe pour l’UE l’objectif d’une « économie de la connaissance la plus compétitive » du monde. À cette fin « l’esprit d’entreprise et les aptitudes sociales » sont mis explicitement sur la liste des « nouvelles compétences de base dont l’éducation et la formation tout au long de la vie doivent permettre l’acquisition » [4].

Un an auparavant, en 1999, le Processus de Bologne avait programmé l’harmonisation du système européen de l’enseignement supérieur, notamment en vue « d’améliorer la compétitivité du système d’enseignement supérieur européen à l’échelon mondial » et d’établir « un espace européen de l’enseignement supérieur » [5]. Concrètement, il s’agissait d’homogénéiser les diplômes, les acteurs et les pratiques. Mais, par là-même, seraient finalement réalisées les conditions nécessaires à la création d’un marché prêt à s’ouvrir au plan mondial, comme l’indiquait en 2002 le Dr Andris Barblan, de l’Association européenne des universités (qui regroupe les présidents des universités européennes et participe activement au processus) : « La reconnaissance et la comparabilité de différents systèmes d’enseignement supérieur, nationaux ou autres, représentent une étape nécessaire de collaboration avant que les pays puissent s’accorder sur la comparabilité des actions qui est nécessaire pour l’application de l’AGCS. Lorsque les deux premières étapes de coopération seront accomplies, les procédures de l’AGCS pourront être appliquées, grâce à cette nouvelle confiance entre les acteurs, devenus partenaires dans le champ de l’enseignement supérieur. »

Le système universitaire américain n’est pas un exemple à suivre

Tous les établissements d’enseignement supérieur états-uniens, publics et privés, sont payants. Dans le privé, les frais d’inscription vont de 15 000 à plus de 40 000 dollars par an. Dans le public, de 3 000 à 10 000. Les bourses sur critères sociaux ne sont pas à la mesure du coût des études. Ces frais sont souvent couverts par des prêts bancaires, avec un taux d’intérêt moyen autour de 8 % par an, et il n’est pas hors du commun de finir ses études avec une dette de 50 000 à 100 000 dollars.

Par ailleurs, les universités (publiques et privées) sont en partie, mais parfois à un niveau très conséquent, financées par des fondations, et par des dotations en capital qui appartiennent à l’institution même, et qui sont en partie investies en bourse ou en fonds d’investissement. Chaque année, l’université fait un appel à donations, surtout auprès de ses anciens élèves, mais aussi auprès des entreprises privées, pour renforcer ces fondations et contribuer aux budgets annuels. Les donations individuelles sont déductibles des impôts sur le revenu. L’université de Harvard, la plus riche du monde, avait ainsi accumulé un capital financier de plus de 30 milliards de dollars (chiffres de 2007), pour environ 20 000 étudiants.

Ce mode de financement de l’enseignement supérieur met en place un système à deux vitesses, qui reproduit et creuse l’écart social. Les diplômés des « meilleures » universités, lesquelles peuvent recruter les plus grands noms de leurs domaines avec des salaires très élevés, trouvent de bons postes, quel que soit le métier choisi. Par contre, des établissements publics peu renommés sont dans une spirale de manque de financement, qui se traduit en mauvais rang dans les classements et en mauvais taux de réussite professionnelle pour leurs diplômés. Enfin, les élèves les plus démunis n’accèdent pas à l’université, soit à cause des sélections à l’entrée, soit parce qu’ils ne peuvent se permettre de faire les emprunts nécessaires.

Les entreprises privées ont une grande place dans les universités américaines, avec des financements de chaires, de laboratoires, d’annexes entières, et surtout de projets de recherche. Souvent, dans les disciplines scientifiques, un professeur est obligé par son université de trouver des modes de financement privé, afin par exemple de payer le « loyer » de son laboratoire.

Un grand nombre de cours sont donnés par des enseignants contractuels, et, de plus en plus, les professeurs qui ont un poste à vie sont remplacés, à leur retraite, par des contractuels. Ces enseignants, qui sont des docteurs ou des doctorants, sont obligés de prendre un grand nombre de contrats pour un semestre ou un an afin de subvenir à leurs besoins.

On le voit, les universités américaines sont gérées comme des entreprises privées à but lucratif. Les riches peuvent s’acheter un bon diplôme ouvrant sur une carrière, et l’écart social se creuse.

Réforme des grands organismes de recherche

Les grands organismes français de recherche ne sont pas oubliés. En particulier le plus important d’entre eux, le CNRS. À la suite du lancement de la politique des Pôles de compétitivité, en décembre 2004, est créée l’Agence nationale de la recherche (ANR), en février 2005. C’est alors un Groupement d’intérêt public (GIP), à durée limitée. Puis cette agence est pérennisée en avril 2006, dans le cadre du Pacte pour la recherche, et acquiert le statut d’Établissement public à caractère administratif (EPCA). En même temps est créée l’Agence de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES). Se dessine dès lors un paysage de la recherche complètement transformé.

Par son objet, sa composition et son fonctionnement, l’AERES réduit le rôle des instances d’évaluation propres aux grands organismes et conduira à une perte de la vision globale du paysage scientifique français que ces instances pouvaient avoir.

De son côté, l’ANR vient financer des projets pour l’essentiel « finalisés » (en relation directe avec une application) et sélectionnés en théorie sur « des critères de qualité scientifique » et de « pertinence économique pour les entreprises » [6]. Ses moyens connaissent une montée en puissance qui marginalise totalement les grands organismes.

Les membres des conseils d’administration de l’ANR et de l’AERES sont tous nommés par le gouvernement, voire par le président de la République. Nous avons ainsi une reprise en main par l’État, mais largement au service des entreprises, du pilotage de la recherche. C’est la fin de toute démocratie sociale et l’éviction des personnels élus (issus ou non des syndicats) des instances de la Recherche. Mais c’est aussi la fin de la transparence dans les prises de décision, les avis, les rapports d’évaluation et les débats. Gagnera-t-on en efficacité avec l’éviction de chercheurs élus et donc reconnus par leurs pairs des instances de pilotage ? On peut en douter, car les décisions sont appelées à être prises par des gestionnaires bien éloignés des laboratoires. Ces managers auront des critères de décision bien différents de ceux de la communauté scientifique. Des critères notamment financiers, souvent camouflés par des indicateurs pseudo-scientifiques : bibliométrie (nombres d’articles produits), mais aussi chiffre d’affaires des contrats industriels. Certes, il restera des scientifiques dans les instances dirigeantes, mais seuls ceux qui sont « dans la ligne » seront susceptibles d’y être nommés.

Un objectif du gouvernement est de ne financer la recherche quasiment que sur projets (souvent d’une durée de trois ans). Si cette forme peut être intéressante dans le domaine de la recherche finalisée, elle représente un danger pour la recherche fondamentale, pour les thèmes jugés non rentables et pour la recherche appliquée du futur. Les chercheurs ont besoin d’espaces de liberté non contraints par une utilité de court terme. C’est une des conditions de ce qu’on appelle la recherche libre. Ainsi, Albert Fert explique qu’il n’aurait pas reçu le prix Nobel de physique pour une recherche financée sur projet. Et que penser de l’avenir des recherches en lettres ou en sciences humaines et sociales, qui auront bien du mal à justifier une quelconque « utilité » ou « rentabilité », et qui restent pour autant indispensables au bon fonctionnement et à la richesse d’une société libre et démocratique ?

Malgré les annonces médiatiques, le financement « récurrent » des laboratoires sera quasiment constant en 2008 et il n’y aura pas de création de postes statutaires de chercheurs, tout juste un renouvellement des départs à la retraite. En fait, l’essentiel de la hausse des crédits annoncée (+ 7,8 %) ira d’abord aux dégrèvements d’impôts pour le secteur privé, puis au rattrapage de l’inflation et au financement sur projets. Sous cette dernière forme, un tiers des sommes ira au privé, le reste servira en grande partie à embaucher des CDD dans le public, et donc à précariser l’emploi. Puis 2009 verra la suppression de 1 000 emplois stables dans l’enseignement supérieur et la recherche. Enfin, se dessine le projet de donner aux universités la gestion des Unités mixtes de recherche CNRS/Université.

Si on considère qu’un président d’université de type LRU (donc aux pleins pouvoirs) décide des crédits attribués à une Unité mixte de recherche (UMR) en fonction de sa rentabilité (toujours dans l’état d’esprit LRU), beaucoup d’UMR qui étaient protégées par le CNRS de par leur caractère « unique » au niveau national pourraient se voir jugées « inutiles » par un président d’université souhaitant ne soutenir que ce qui est rentable pour son rayonnement local.

Il ne resterait plus qu’à mettre les personnels du CNRS au service direct des universités, et le CNRS serait alors réduit à une simple agence de moyens, marginalisée par l’ANR : c’est exactement ce qui a été annoncé par Nicolas Sarkozy le 22 janvier 2009.

Les missions de l’Université

La LRU inscrit dans la loi une nouvelle mission de l’Université, « l’orientation et l’insertion professionnelle », avalisant ainsi une évolution en cours. Cette fonction permet de former les cadres et techniciens supérieurs dont a besoin la société, mais elle ne doit pas se réaliser aux dépens des autres rôles que doit jouer l’enseignement supérieur. Depuis la loi Savary de 1984, l’Université se doit de fournir la possibilité d’une « formation initiale et continue » à tous les citoyens possédant un baccalauréat et de permettre la « diffusion de la culture et l’information scientifique et technique ». Cette mission est essentielle à la démocratie, laquelle n’est véritable que si tout citoyen peut accéder au savoir. La loi reconnaît bien entendu la mission de « recherche scientifique et technique », ainsi que « la valorisation de ses résultats » et la participation à la « coopération internationale ». Mais elle n’en donne ni le cadre ni les objectifs.

Par contre, la loi ne dit mot sur les universités comme lieux de vie et de formation citoyenne, de débats contradictoires et de pluralité culturelle et intellectuelle. Rien non plus sur la conservation et la maîtrise des savoirs anciens et nouveaux : le savoir ne se conserve pas que dans les livres, mais bien aussi par transmission orale, par l’exemple et la passion.

Propositions

Nous pensons que l’enseignement et la recherche (y compris une part de la recherche finalisée) sont des activités productrices de biens communs de l’humanité. Leur gestion doit être publique, ainsi que leur financement, en tant qu’investissement social et démocratique à long terme. Ils ne doivent en aucun cas être soumis aux règles du marché, et il faut mettre un terme à la politique du brevet à tout va, privatisant des savoirs qui doivent être du domaine public, accessibles à toutes et tous.

Le savoir doit être mieux partagé, le droit aux études élargi, il faut en défendre la gratuité, le pluralisme, et lutter contre toute forme de ségrégation. S’il doit exister des connexions entre les universités aux plans mondial, européen et national, ce n’est pas par une logique de concurrence, mais de coopération.

Pour défendre cette autre conception de l’université, radicalement opposée aux réformes actuelles, il nous faut agir et lutter à l’échelle européenne, et permettre une convergence des luttes qui existent dans tous les pays d’Europe contre la marchandisation de l’enseignement et de la recherche, pour une université du savoir partagé. À cette fin, Attac est aujourd’hui engagée avec des syndicats et des associations dans la constitution d’un réseau européen d’informations, de débats, de propositions et de mobilisations. [7]

Il nous faut aussi agir pour un financement public nécessaire à la réalisation de cette autre université en Europe. Un financement qui ne vienne pas concurrencer d’autres besoins sociaux, mais qui au contraire repose sur une réforme fiscale européenne (harmonisation fiscale vers le haut, création de taxes européennes sur le capital et ses revenus…) permettant de répondre progressivement à l’ensemble de ces besoins.

Notes

[1] Classement annuel des principales universités mondiales, réalisé depuis l’année 2003 par l’université Jiao Tong de Shanghai.

[2] Sigle pour les trois principaux grades mis en place par la réforme : Licence, Master, Doctorat.

[3] New York Times, 20 novembre 2007.

[4] Conclusions du Conseil européen de Lisbonne, 23 et 24 mars 2000.

[5] Déclaration de Bologne, 19 juin 1999.

[6] Cf. le site internet de l’ANR : http://www.agence-nationale-recherche.fr/ .

[7] Voir dans ce cadre l’appel à une mobilisation européenne du 18 au 20 mars 2009 : http://www.france.attac.org/spip.php?article9513

article publié le 4/02/2009
auteur-e(s) : Attac France

FCPE : Jeudi 12 Mars 2009 Nouvelle Journée d’Action à Arras

Vendredi 20 février 2009

L’éducation est un droit pour tous nos Enfants !

Pour une école de la réussite de tous, il faut impérativement :

•    des créations massives de postes à tous les niveaux

•    une offre de formation ambitieuse et diversifiée

•    Des enseignants titulaires remplaçants


L’Education est notre Avenir.

Rassemblons-nous à Arras, Cours de Verdun Manifestation jusqu’à l’Inspection Académique à 15 h 30 Contre la Casse du Service Public d’Education Nationale contre l’Exclusion, contre l’Avenir massacré de nos enfants.


Lettre de la FCPE 62

Arras, le 16 février 2009

N/Réf. : JLD/LZ/CM/33.09
Objet : action du 12 mars 2009

Madame, Monsieur les représentants des parents aux conseils d’école,

La FCPE 62 se permet de vous adresser une lettre ouverte sur la situation de votre école aujourd’hui Vous faîtes parti ou ferez peut-être parti des trop nombreuses écoles de ce Département où des  fermetures de classes sont prévues !

La FCPE condamne fermement ces nouvelles mesures de carte scolaire, qui ne peuvent qu’aboutir à de plus mauvaises conditions de scolarité pour nos enfants.

La FCPE dit :

-    OUI à une politique publique d’Éducation, ambitieuse, volontariste, de valeurs et porteuse d’espoir. Les acteurs de la communauté éducative, dont les parents sont membres, doivent se rencontrer afin de confronter et échanger leurs points de vue pour une véritable réforme de l’École.

-    OUI à la priorité à l’éducation dans notre pays.

-    OUI au recrutement des personnels formés dans les établissements et les écoles.

-    OUI à une véritable politique contre l’échec scolaire qui prenne en compte les difficultés des élèves.

L’aide personnalisée est vouée à l’échec car ses modalités ne tiennent pas compte des besoins spécifiques de développement de l’enfant, elle se fait en dehors du temps scolaire obligatoire et se trouve en concurrence avec les activités culturelles, sportives et familiales, en contradiction avec l’article 31 de la Convention Internationale des Droits de L’Enfant.

Il est essentiel que l’ensemble des parents puisse faire entendre leur voix, dans l’intérêt des enfants.

L’ensemble des  coups portés à l’Ecole (attaques contre la maternelle, programmes en primaire n’intégrant pas les rythmes scolaires de l’enfant, suppression des RASED, réformes des lycées, collèges sacrifiés) fait parti d’un projet global de société où la loi du plus fort et de l’argent seront les valeurs de notre école.

Pour mieux comprendre ces enjeux, La FCPE vous propose un rassemblement et  un débat public.

LE JEUDI 12 MARS 2009

-  à 15h30 : Rassemblement parking cours de Verdun à ARRAS pour un déplacement à l’Inspection Académique, suivi par une audience auprès de l’inspecteur d’académie à 16h30 (délégation de 8 personnes)

-  à 18h00
: Débat public à la Maison des Sociétés d’Arras, 16 rue Aristide Briand.

Comptant sur votre présence, parce que l’enfant au centre du système éducatif est notre première préoccupation, veuillez agréer, madame, monsieur, l’expression de nos salutations militantes.

Le Président
Jean-Louis DUPUIS

PS : pour les impressions de tract, vous pouvez vous rapprochez du CDPE au 03.21.23.17.24

Participation à l’action du 12 mars 2009

Nom Prénom :
Ecole :

- Participera au rassemblement          Nb de personnes :
- Participera au débat                         Nb de personnes :

Merci de nous faire parvenir votre réponse avant le 10 mars

Note de service du ministère RASED : Maîtres sédentarisés E ou G

Vendredi 20 février 2009

Objet : Missions des maîtres spécialisés affectés à un RASED exerçant leurs missions dans une ou deux écoles

Dans le premier degré, le traitement de la difficulté scolaire et la lutte contre l’échec scolaire constituent un des objectifs prioritaires du ministère de l’éducation nationale. Pour atteindre cet objectif, nous disposons désormais d’un dispositif complet qui, de l’organisation de la différenciation pédagogie au sein de la classe à l’action des centres spécialisés (centre d’action médico-sociale précoce, centres médico-psycho-pédagogiques, centres médico-pédagogiques), permet la prise en charge de tous les types de difficultés.

L’institution de l’aide personnalisée à la rentrée 2008, offre aux maîtres de nouvelles possibilités pour traiter eux-mêmes, en prolongement de la classe, un certain nombre de difficultés d’apprentissage qu’ils ne pouvaient auparavant prendre en charge efficacement. Les stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires complètent par ailleurs le dispositif.

Ainsi, est-il apparu nécessaire d’adapter le fonctionnement du dispositif existant des réseaux d’aide spécialisée aux élèves en difficulté (RASED), afin de mieux utiliser le potentiel des maîtres spécialisés dont la finalité est la prise en charge de la grande difficulté scolaire quand celle-ci s’avère durable. Il s’agit, en effet, de garantir la complémentarité entre l’aide personnalisée et l’aide spécialisée, certains élèves relevant successivement, voire concomitamment, des deux dispositifs. Il est donc impératif que ces derniers s’articulent parfaitement.

Dès la rentrée 2009, l 500 maîtres des RASED, titulaires de l’option E ou G du CAPSAIS-CAPA-SH, seront affectés, en tant que maîtres surnuméraires, sur un poste spécialisé pour exercer leurs missions dans une ou deux écoles concentrant un niveau nombre élevé d’élèves en difficulté relevant de l’aide personnalisée et/ou de l’aide spécialisée.

Ces maîtres spécialisés apporteront leur expertise à l’équipe enseignante de l’école, dans le cadre des cycles. Ils seront le lien privilégié avec les membres du RASED ayant une autre spécialité, notamment dans le cadre du temps consacré à la coordination et à la synthèse.

Conformément à leur mission, ils peuvent être présents dans la classe, au moment des activités collectives, afin de pouvoir observer les élèves en difficulté lors de tâches scolaires et leur apporter une aide adaptée. Ils contribuent en tant que de besoin à l’aide personnalisée ainsi qu’à la définition des programmes personnalisés de réussite éducative. Ils peuvent également prendre en charge individuellement un élève ou animer au sein de l’école des groupes d’aide spécialisée.

La diversité des modes d’intervention de ces maîtres spécialisés doit être adaptée aux élèves qui en ont besoin. Toujours rattachés au réseau d’aide spécialisé, ils sont également membres à part entière de l’équipe enseignante de l’école ou des écoles dans lesquelles ils exercent leurs missions.

Les inspecteurs de l’éducation nationale veilleront, dans le cadre du pilotage du RASED, à ce que les missions confiées à ces maîtres spécialisés s’inscrivent dans une durée compatible avec les besoins constatés afin de garantir leur pleine efficacité conformément aux présentes orientations. Les modalités de mise en œuvre de ces aides spécialisées devront être inscrites explicitement dans le projet d’école.

Souce : SNUipp

SNUipp

Nord : semaine de mobilisation

Mercredi 18 février 2009

Dure semaine en perspective :

- lundi : distribution de tracts à 7h30 devant le lycée puis en ville (centre commercial, terminus du tramway… pour “toucher” les parents) ; AG inter-établissement à 10 h ; manif à Lille à 14h30

- mardi : re-distribution de tracts dans l’aprèm et, dans la série quand-on-aime-on-ne-compte-pas, on ré-occupe le lycée dans la la nuit de mardi à mercredi

- jeudi  : re-grève et manif à Valenciennes avec les ouvriers de la métallurgie et de l’automobile

Chemin faisant, boycott du CA et vote contre le TRMD


Non à la casse de l’école !

Tous ensemble mobilisés !

Plus de 13 500 postes seront supprimés la rentrée prochaine dans l’éducation ! C’est une attaque d’une ampleur sans précédent. Ce nouveau plan d’économie se traduira par des conditions de travail plus difficiles encore, pour les enseignants comme pour les élèves avec des classes surchargées, des moyens d’enseignement amputés.

Sur les établissements du Valenciennois, vont se multiplier les suppressions de postes (l’équivalent de 6 postes en moins au Quesnoy, de 5 postes en moins au lycée Mousseron de Denain, de 6 à 8 postes au LP d’Anzin, 4 au collège Bayard de Denain, un dixième des effectifs enseignants en moins au lycée de Caudry), les temps partagés obligeant les enseignants à travailler sur 2 ou 3 établissements différents pour compléter leur service (comme au collège Bayard ou au lycée Mousseron de Denain), les suppressions de classes et de filières comme au lycée professionnel de Trith…

Nous ne voulons pas d’une politique qui sacrifie les chances de réussite de millions de jeunes.

Alors que le gouvernement dilapide des centaines de milliards d’euros pour les banques et les grandes entreprises, il n’a pas un centime pour les services publics et les besoins de la population comme la santé ou l’éducation.

Comment accepter qu’il y ait de l’argent pour sauver les banques et rien pour l’Ecole ? Comment accepter de voir, d’année en année, la dégradation des conditions d’études des élèves ? Il est temps de dire STOP à cette politique !

De la maternelle à l’université, le service public d’éducation est saccagé. Parents, élèves, personnels, salariés du public et du privé, refusons de voir l’école sacrifiée. Mobilisons-nous, tous ensemble ! Dans le public comme dans le privé, ce sont des centaines de milliers de suppressions de postes ou de licenciements qui sont annoncés.

Nous disons que ce n’est pas à la population de payer la crise !

Nous étions des millions le 29 janvier pour dire NON à la politique du gouvernement. Parce qu’unis nous sommes forts, il faut tous ensemble continuer la mobilisation pour imposer d’autres choix comme le fait la population en Guadeloupe et en Martinique !

Il est grand temps d’agir ensemble, en même temps, de faire converger toutes les résistances, toutes les luttes contre une politique qui sacrifie l’intérêt du plus grand nombre. Nous appelons tous les parents, les élèves, les personnels, les salariés du public comme du privé à se mobiliser ensemble pour la défense de l’Ecole en participant massivement à la grève unitaire académique le lundi 16 février ainsi qu’à faire la jonction avec les autres secteurs en lutte, notamment avec les salariés de l’automobile et de la métallurgie qui appellent à manifester à Valenciennes le 19 février contre les licenciements et pour la défense de l’emploi.

Les personnels syndiqués (SNES-FSU, SNUIPP-FSU, SUD, CGT, FO) et non-syndiqués des établissements scolaires du Denaisis et du Valenciennois réunis en Assemblée Générale le 9 février.

(Lycée Mousseron et lycée Jurénil de Denain, lycée professionnel hôtelier de Trith-Saint-Léger, lycée Eugène Thomas du Quesnoy, lycée Watteau de Valenciennes, lycée professionnel d’Anzin, lycée G. Bustin de Vieux-Condé, lycée de Caudry, collège Bayard de Denain, Ecole Joliot Curie d’Haulchin et Ecole Pascal de Denain)

Zéro suppression de postes dans le public !
Zéro licenciement dans le privé !


Tous ensemble public/privé, lycéens/salariés manifestons :

- le lundi 16 février à LILLE : 14h30, porte de Paris
- le jeudi 19 février à VALENCIENNES : 10h30, sous-préfecture

*_360 milliards pour les banques_** (l’équivalent de 6 fois le budget de l’Education nationale !) et 13 500 postes supprimés dans l’Education !

*_6,5 milliards d’euros pour PSA et Renault_** et 16000 emplois supprimés !

Lycéens, enseignants, parents, salariés du public et du privé,

MOBILISATION GENERALE !

-    Parce que 13 500 postes supprimés = classes surchargées,

-    Parce que des classes et des filières sont menacées de suppression,

-    Parce qu’il est urgent de réagir tous ensemble pour sauver l’école et offrir aux élèves une éducation digne de ce nom.

-    Parce que nous ne voulons pas d’une politique qui sacrifie les chances de réussite de milliers de jeunes, d’une politique qui dilapide des milliards d’euros et, dans le même temps, multiplie les suppressions de postes dans le public, les licenciements dans le privé !

C’est pourquoi nous serons en grève

le lundi 16 février
le jeudi 19 février

nous appelons à une journée lycées et collèges morts dans tout le Valenciennois
et à rejoindre la manifestation régionale à 10h30 à la sous-préfecture  de Valenciennes, à l’appel de la métallurgie CGT 59/62, de Solidaires 59/62, des établissements scolaires en lutte du Valenciennois, de l’UNEF…

Pour la défense de l’emploi
Pour les salaires

Gironde : 71 postes Rased supprimés

Mercredi 18 février 2009

Mardi 17 Février 2009

Rased : premières disparitions annoncées

Le cas des Rased, dont la fermeture de 71 postes a été annoncée en Gironde, doit être traité lors d’un prochain comité paritaire, au début du mois de mars. Dans le Sud-Gironde, plusieurs postes de maître G pourraient disparaître. Ils concernent les écoles de Bazas, Cadillac, Fargues, La Réole (Grillon), Portets, Saucats et Targon.

Rappelons qu’un réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté se compose, en temps normal, de trois personnes : le maître E, chargé de l’aide à dominante pédagogique ; le psychologue scolaire ; un maître G, chargé de l’aide à dominante rééducative.C’est cette dernière fonction qui devrait nettement s’effacer dans le Sud-Gironde si les préconisations actuelles devaient être suivies. Sept postes de maître G devraient fermer à la prochaine rentrée. Ce chiffre est à mettre en perspective avec les deux ouvertures et quatre fermetures de postes classiques qui ont été annoncées (lire ci-dessus).


Postes vacants

« Le plus souvent, il s’agit de postes qui étaient vacants et que l’Éducation nationale n’avait pas remplacés », regrette Françoise Le Lann, du SNUipp. Elle cite par exemple le cas d’un poste de maître G à Bazas, qui n’a pas été pourvu depuis un départ à la retraite il y a deux ans. « Même si on n’est pas en ZEP, nous avons besoin des Rased », rappelle la représentante syndicale. Les nombreux débats et réunions sur les réformes Darcos ont d’ailleurs régulièrement permis aux enseignants et aux parents d’aborder et de défendre la nécessité de ces réseaux.

L’Inspection d’académie évoque néanmoins des postes d’enseignants en « surnuméraire Rased ». Dans le secteur, Grignols et La Réole (Charlut) pourraient être concernés. Là aussi, le dossier devrait s’éclaircir lors du prochain comité technique paritaire.

Dans le milieu enseignant, une grande question se pose depuis l’annonce des mesures de carte scolaire par l’Inspection d’académie (lire « Sud Ouest » du samedi 14 février.) Faut-il considérer qu’il y aura 25 postes en plus en Gironde à la rentrée prochaine, ou 57 en moins si on prend en compte les 71 postes de Rased supprimés et les 11 postes affectés à d’autres services ?

http://www.sudouest.com/

RASED : Paris les négociations tournent court au Cden

Mercredi 18 février 2009

Le 12/02/09

Le conseil départemental de l’éducation nationale (Cden), qui réunissait jeudi au Rectorat les représentants de l’Académie et de la Ville de Paris, les enseignants et les parents d’élèves pour discuter de la future carte scolaire, a tourné court. Exigeant comme préalable à toute discussion le retrait des 89 suppressions de postes annoncées pour la rentrée prochaine, la majorité des partenaires a claqué la porte et occupé le bureau de l’inspecteur d’académie pendant plusieurs heures.

«Nous demandons un rendez-vous avec le ministère de l’Education nationale», affirme Michel Sangam, président de la FCPE (fédération de parents d’élèves classée à gauche) Paris. Principal point d’achoppement: la suppression envisagée des 72 enseignants des Réseaux d’aide spécialisée aux élèves en difficulté (Rased). Le Rectorat propose que 41 d’entre eux soient affectés dans des classes d’enfants «les moins favorisés». Une nouvelle réunion doit se tenir aujourd’hui.

Précisant qu’aucun poste ne serait supprimé dans les CAPP (centres psycho-pédagogiques) et hôpitaux
de Paris, le Rectorat a par ailleurs assuré que l’académie de Paris comptera au moins 20 classes supplémentaires en septembre 2009. Et que d’autres ouvertures de classes étaient envisageables à la rentrée.

http://www.leparisien.fr/

SE-UNSA : Groupe de travail RASED.

Mardi 17 février 2009

Le groupe de travail relatif au traitement de la difficulté scolaire s’est réuni le 12 février pour :

- examiner le projet de note de service relatif aux missions des maîtres spécialisés en surnuméraires à l’Ecole

- les thèmes à aborder concernant le traitement de la difficulté scolaire lors des prochains GT

  1. Le SE-UNSA est intervenu sur les points suivants :

-  que ces enseignants spécialisés « sédentarisés » soient identifiés comme membres de RASED,

- que ces enseignants spécialisés en surnuméraire soient affectés administrativement sur une école, mais qu’ils puissent intervenir sur plusieurs, de façon à ce que leurs missions puissent répondre aux besoins des élèves en difficulté.

-  qu’étant membres des Rased, le pilotage de leurs missions soit effectué par les IEN

-  que  ces enseignants surnuméraires soient le lien privilégié avec les autres enseignants et psychologues du  Rased, les partenaires extérieurs (CMPP, CAMSP, CMP …) et l’école.

- qu’aides spécialisées et aide personnalisée soient bien mentionnées comme complémentaires, ne se substituant pas l’une à l’autre, mais pouvant s’articuler selon les besoins des élèves en grande difficulté.

  1. La note de service précise que :

Ces maîtres spécialisés apporteront leur expertise à l’équipe enseignante. Ils peuvent être présents dans la classe au moment des activités collectives pour observer et aider les élèves en difficulté. Ils participeront à définir les PPRE. Ils pourront  animer au sein de l’école des petits groupes d’aide spécialisée pour les  élèves en difficulté.

Aussi, le SE-UNSA est intervenu :

à pour que ces enseignants n’interviennent pas sur la classe entière pour éviter toute dérive et  qu’ils puissent agir dans et hors la classe selon les besoins

à Rattachés au Rased et travaillant en lien avec les professionnels extérieurs, le  SE-UNSA a demandé aussi que ces maîtres spécialisés puissent bénéficier de temps de coordination et synthèse

à la participation des associations professionnelles au groupe de travail

3. Les thèmes du prochain groupe de travail sont les suivants : l’évolution de la circulaire 2002-113

- les formations spécialisées

- le plan de formation à la difficulté scolaire de 40 000 enseignants sur 5 ans

- Le prochain RV est fixé le 11 mars 09 17h30

    SGEN-CFDT : Groupe de travail RASED

    Mardi 17 février 2009

    Le jeudi 12 février s’est tenue au ministère une deuxième séance de travail sur la difficulté scolaire. Le ministère représenté par le responsable de la DGESCO et le DGRH. Pour les organisations syndicales étaient représentés: le Sgen-CFDT (Michelle ZORMAN et Joël BONENFANT), le SnuIPP (3), l’UNSA (3 dont un IEN) et FO (2).

    En introduction, la DGESCO rappelle le statut de cette réunion qui n’est qu’un groupe de travail et n’a pas de valeur institutionnelle.

    Le Sgen-CFDT a demandé des précisions sur les directives éventuelles qui auraient été données aux inspecteurs d’académie concernant la limitation des départs en formation pour les maîtres E et G. Le SnuIPP souligne que d’après leurs informations, il n’y aurait pas de quoi remplir une formation complète sur toute la France. Le ministère s’engage à rappeler les règles aux inspecteurs et que les départs doivent être maintenus au même niveau que l’année en cours.

    Au cours de la dernière réunion, il était apparu nécessaire de préciser dans quelles conditions pouvaient s’exercer les missions des 1500 maîtres surnuméraires spécialisés à travers une note de service à destination des IA. Le DGESCO précise que cette note ne remet pas en cause les missions définies dans la circulaire de 2002.

    En séance, la DGESCO nous a transmis un projet de circulaire sur lequel les organisations syndicales ont fait des commentaires. Les interventions ont relevé de nombreuses ambiguïtés, certaines pouvant conduire à la remise en cause des missions telles que définies dans la circulaire de  2002. D’autre part, certaines de ces missions ne figurent pas dans la note proposée (en particulier la prévention) . L’Unsa a posé la question du pilotage de tous ces dispositifs par les IEN. Il ne souhaite pas que les IEN aient uniquement un rôle de contrôle et demande que l’on fasse confiance aux équipes. Les liaisons entre maîtres spécialisés et les partenaires extérieurs  ainsi qu’au sein de l’école ou des écoles impliquent que ces personnels sédentarisés aient du temps pour les réunions de synthèse.

    Sur plusieurs points, le Sgen-CFDT et l’Unsa et à un degré moindre le SnuIPP demandent que la formulation retenue ne laisse pas entendre que les postes supprimés l’ont été du fait de la mise en place de l’aide personnalisée.

    Le Sgen-CFDT a demandé que le maintien des indemnités soit clairement rappelé. . D’autre part, pour répondre aux inquiétudes des collègues sur des nominations à titre provisoire, le Sgen-CFDT a demandé qu’il soit précisé que les personnels étaient affectés sur des postes à titre définitif. Enfin, il a demandé la suppression de la mention sur la possibilité d’intervention en classe entière.

    Un texte modifié sera proposé aux organisations syndicales, qui pourront à nouveau réagir avant lundi et le ministère décidera de la circulaire. Qui sera adressé sous peu aux IA et aux recteurs. Nous vous transmettrons la version finale dès que nous l’aurons.

    Le groupe  va prolonger son travail sur :

    le « toilettage » de la circulaire de 2002, la formation des enseignants spécialisés avec la mastérisation, la formation des 40000 enseignants sur la prise en charge individuelle de la difficulté scolaire qui a été annoncée par le Ministère.

    Les organisations syndicales s’accordent pour dire que toute évolution doit se faire dans le cadre d’une concertation et d’un dialogue. Avant d’engager des discussions sur les 40000 PE, elles demandent une clarification sur l’objectif. D’autre part, avec la disparition programmée des IUFM, qui s’occupera de la formation des maîtres spécialisés ?

    Le Sgen-CFDT a souligné que si le ministère envisageait de retravailler la circulaire de 2002, il lui semblait essentiel, en préalable, d’avoir un état des lieux et un bilan des missions assurées actuellement par les personnels spécialisés en particulier, compte tenu des évolutions de la loi handicap. D’autre part, il a demandé que les associations professionnelles soient associées à ce groupe de travail en fonction des sujets traités.

    Le ministère soumettra aux organisations syndicales un calendrier et des thèmes de travail. La prochaine réunion aura lieu le lundi 10 mars à 17 h 30 autour des missions des maîtres spécialisés dans le cadre d’une réécriture de la circulaire.

    http://pagesperso-orange.fr/sgen5962/

    Divion sera-t-elle “ville morte” ce jeudi ?

    Lundi 16 février 2009

    | Artois |

    Après la visite, vendredi, de parents d’élèves à l’inspection de l’Éducation nationale, ceux-ci ont décidé de poursuivre l’opération écoles mortes dans les établissements de Marmottan et Basly à Bruay-La Buissière.

    Ce lundi, il y avait encore de nombreux absents dans les classes des  deux écoles bruaysiennes. Et à Divion, où une classe est menacée à l’école Joliot-Curie, on prépare un ” coup ” jeudi : une opération “ville morte”…

    http://www.lavoixdunord.fr

    Motion déposée au sous préfet par l’UIL Solidaires Dunkerque et Sud Éducation : Quelle école prépare-t-on pour demain?

    Lundi 16 février 2009

    16/02/2009.

    Cyril Leconte
    Professeur des écoles
    Sud Éducation

    Monsieur le sous- préfet, les pouvoirs publics, le gouvernement n’hésite pas aujourd’hui à sortir 360 milliards d’euros pour sauver les banques d’une crise dont elles sont les responsables. Il n’a d’ailleurs aucun scrupule à nous dire qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses pour l’éducation (pas plus que pour la sécu. ou la santé).

    De qui se moque-t-on? De personne, nous répondent-ils : malgré l’opposition des professionnels de l’éducation, l’Etat abreuve l’opinion publique de faux arguments pédagogiques pour justifier le dépouillement de l’éducation nationale. Comme pour le reste des services publics, les attaques contre l’Education Nationale visent à son adaptation aux règles du privé. Ce n’est pas un hasard si, en ce moment, ils augmentent les subventions accordées au privé, et à l’industrie du « soutien scolaire». De plus en plus de parents fuient vers le privé, les charlatans du soutien scolaire se remplissent les poches sur le dos de la détresse des élèves et de leurs parents, les cours à distance (payants) se multiplient….

    Au total ce sont 80 000 postes qui doivent être supprimés en 4 ans !


    Concernant l’école primaire, nous exigeons :

    - la suppression du projet de l’Etat d’éliminer la section des 2-3ans au profit de jardin d’éveil payant qui renforcerait encore plus les inégalités scolaires et sociales et nous demandons l’étendue de cette classe essentielle à l’ensemble du territoire.

    - la suppression de l’aide individualisée pour les élèves en difficultés (2h par semaine sur le temps hebdomadaire pour tous) qui est un leurre et frise « la maltraitance éducative » en allant à l’encontre du rythme biologique de l’enfant !

    - à partir du constat que 11 500 postes RASED à l’échelle nationale s’occupent des élèves en difficulté à l’école et qu’un bon nombre d’entre eux ne peuvent être suivis en raison de manque d’effectif, nous voulons que les RASED puissent couvrir tout le territoire et toutes les demandes et nous demandons des créations de postes et non des suppressions ou des postes sédentarisés qui ne peuvent qu’affaiblir l’efficacité de ce dispositif .

    - que les postes des 6000 enseignants à l’école primaire non renouvelés pour 2008-2009 le soient étant donné que l’effectif global des enfants à l’école primaire augmente. Comment faire mieux avec plus d’enfants, moins de professeurs et moins de temps ?

    - Le rétablissement des 108 heures d’enseignement volées aux élèves au nom d’une logique d’économie budgétaire.

    - L’arrêt du fichier base élève qui n’est ni plus ni moins qu’une stratégie perverse de repérer les enfants et donc les familles sans papier.

    - L’abandon des « primes » pour les enseignants de CE1 et CM2 faisant passer les évaluations nationales qui créent des conflits dans les équipes scolaires étant donné que tout enseignant a pour mission d’évaluer ses élèves quelque soit le niveau.

    - La remise en cause des évaluations CM2 en raison de l’absurdité de faire passer des épreuves de fin CM2 en janvier et du risque de faire de ses évaluations la vitrine qualitative de l’école et d’en faire un élément de comparaison par rapport aux autres écoles.

    - L’arrêt du projet qui vise à supprimer intégralement la carte scolaire qui ne peut, là encore, qu’accentuer les inégalités avec la projection d’une école à deux vitesses.

    - Faire du CDI la norme des contrats de travail pour toutes les personnes travaillant dans l’éducation nationale ( assistant de direction,…) afin d’améliorer la qualité de l’enseignement public et de permettre à ces « précaires » de l’éducation nationale de se projeter dans l’avenir.

    - L’arrêt immédiat du service minimum d’accueil durant les grèves. Pour ne pas en rester à des actions sans lendemain, nous construirons une mobilisation d’ampleur dans les jours à venir et appelons à multiplier les actions locales et interprofessionnelles.

    Veuillez agréer nos meilleurs sentiments

    Cyril Leconte
    Professeur des écoles
    Sud Éducation

    Union Interprofessionnelle Locale Solidaires Dunkerque et environs :
    95 rue de la Chapelle 59279 LOON PLAGE – Tel 03.28.62.72.23 – Fax 03.28.62.71.23
    email : Solidaires.dunkerque@free.fr
    Sud Collectivités Territoriales, Sud Rail, Sud Santé sociaux, Sud éducation, Sud FPA, Sud PTT, Sud Travail - Affaires sociales, Solidaires Sud Pôle Emploi, Sud chimie, Solidaires G4S, Solidaires Industrie Agroalimentaire, Sud Culture, Sud Trésor, SNUI, SNUCCRF, Solidaires Douanes, , Sud Recherche, Union Interprofessionnelle des retraités, Sud Energie, Sud Etudiant(e), Sud Banques. SNJ, SNABF Solidaires, Sud Éducation