Témoignage Maître G : « Qu’est-ce que ce serait sans le Rased ? »

Christine F. accompagne entre 40 et 50 écoliers par an. Elle explique son travail.

Dans le bureau de Christine F. à l’école Waltz, des marionnettes voisinent avec des animaux en plastique. À l’intérieur du sac, que la rééducatrice ou maître « G » transporte avec elle dans les deux écoles primaires et les quatre maternelles de son secteur, il y a aussi des cartes à jouer, des livres, de la terre…

Seuls avec elle ou dans l’interaction d’un petit groupe, des enfants démotivés, parfois agressifs, qui ne respectent aucune règle, ou sont repliés sur eux-mêmes, évacuent peu à peu ce qui les empêche d’être « dans une attitude d’élève ». Des « gros chagrins », des « colères » dont l’origine peut être une rivalité entre frères et sœurs, une séparation mal vécue, l’absence d’un parent, une maladie, un deuil, « trop d’horreurs liées aux vidéos et aux actualités. »

En « faisant semblant », ils se défoulent sur la sorcière des contes, réconfortent l’ours, inventent une nouvelle fin à l’histoire… Par des jeux de société, ils apprennent à gérer leur frustration. La parole, la création d’une fiction, le dessin, le modelage, un atelier d’écriture, un jeu mathématique sont autant de « détours » qui permettent « la symbolisation des émotions », et donc l’entrée dans l’apprentissage. Christine Fauvage suit entre 40 et 50 écoliers par an, de même que leurs parents, en lien avec les travailleurs sociaux.

Son travail est difficilement quantifiable. « Il y a un résultat, mais cela ne peut pas aller si vite, d’autant que les élèves ramènent les problématiques lourdes du quartier. Mais qu’est-ce que ce serait si on n’était pas là ? Certaines familles ne chercheraient pas l’aide ailleurs ».

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