Temoignage Maître E : « Là, les élèves réussissent toujours quelque chose »

Catherine L. une maître « E » dans le flou pour la rentrée 2009 : Texte Catherine Chenciner

Toujours mobilisés, les enseignants des Rased s’inquiètent du devenir des élèves en grande difficulté. Exemple à l’école Jean-Jacques Waltz à Colmar

Quatre élèves de CM1 déchiffrent du vocabulaire, butant sur la lettre du jour, le X. Sur des feuilles affichées au mur, ils ont listé eux-mêmes leurs difficultés. Dans ce groupe pris en charge, deux fois par semaine, par le Rased (Réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) de l’école Jean-Jacques Waltz, en Zone d’éducation prioritaire à Colmar, l’un a du mal à se concentrer, un deuxième maîtrise insuffisamment la langue française. Pour d’autres, ce peut être un manque de repères dans l’espace et le temps, des problèmes comportementaux, un handicap… Plus qu’un travail sur les sons, Catherine l. « maître E » ou enseignante spécialisée, propose une « réflexion sur les stratégies de lecture », en modifiant légèrement certains mots, en mettant un texte en scène…

« Trouver ce qui a dysfonctionné »

Elle s’appuie sur « ce que sait l’enfant pour aller vers ce qui pose problème ». À la différence de l’aide personnalisée mise en place à la rentrée, « on ne reprend pas ce qui a été vu dans la journée. Il s’agit de trouver ce qui a dysfonctionné dans la scolarité ». Lieu d’échanges, le groupe est aussi un « temps de respiration » pour des élèves qui « là, réussissent toujours quelque chose, sans être aussi mal à l’aise qu’en classe ». « Nous restons dans le scolaire, mais avec une approche plus ludique, plus gestuelle », complète Jean-Luc Fleith, l’autre enseignant spécialisé de l’école, qui fait aussi de la « prévention » en CP et en maternelle, pour faciliter l’apprentissage du calcul ou l’entrée dans la lecture. Dans cette école, « un bon tiers » de l’effectif est suivi par le Rased, soit 120 enfants.

Approche croisée

La prise en charge se fait durant le temps scolaire, avec l’accord des parents, sur un demi-trimestre ou plus. Selon les problèmes constatés en classe, l’intervention est à dominante scolaire ou rééducative. « Nous nous rencontrons pour confronter les regards, en présence de la directrice qui connaît les contextes familiaux », reprend l’enseignante. Une telle approche permet d’approfondir la connaissance des élèves, de tenir compte de « ces petits et grands désespoirs de l’enfance » qui peuvent troubler une scolarité. « Très inquiète » du démantèlement annoncé des Rased, Catherine La Motte craint que des petits « qui ont déjà une mauvaise estime d’eux-mêmes, sentent qu’on ne peut pas les aider et aient un comportement de plus en plus agressif ».

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