DARKOS : Un recul qui en appelle d’autres

« Le ministre de l’Education se prend pour le Père Noël? », a réagi la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) dans un communiqué. L’organisation lycéenne rappelle qu’elle a « toujours demandé une véritable concertation pour la réforme du lycée. Jusqu’à maintenant il n’y a pas eu de réelles discussions, il ne s’agit donc pas de prolonger celles-ci mais de les ouvrir », selon elle.

La fédération dit espérer que « la suspension de la réforme ne soit pas une simple manoeuvre politicienne », et appelle « les lycéens à rester mobilisés et vigilants quant à la suite des événements, tout en maintenant les journées de mobilisation pour une nouvelle réforme du lycée et contre les suppressions de postes dans l’Education ».

« C’est un geste fort que nous attendions pour rétablir le dialogue dans l’Education nationale. Mais ça n’enlève rien à tous les autres contentieux, notamment sur les suppressions de postes et la suppression des RASED », le dispositif d’aide aux élèves en difficulté dans le primaire, a déclaré à l’Associated Press le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU) Gérard Aschieri. « Je ne néglige pas la portée du geste mais ça n’enlève rien à la nécessité d’une mobilisation », a-t-il ajouté.

« Enterrement de première classe ou dégagement d’un vrai espace de négociation? », s’interroge de son côté le Syndicat des enseignants-UNSA (SE-UNSA). « Ce retournement du ministre pose une autre question: pourquoi lui aura-t-il fallu quatre mois avant de décider enfin cet ajournement? ». Par ailleurs, pour le SE-UNSA, « d’autres sujets de très graves tensions persistent. Pas plus que pour le lycée, une réforme de l’aide spécialisée aux enfants en difficulté en primaire ne s’accommodera du passage en force ». Le SE-UNSA « demande là aussi au ministre d’ajourner pour apaiser ».

La CGT-Education, pour sa part, juge que « ce recul en appelle d’autres! ». Et de citer la « réforme de la voie professionnelle imposée contre la majorité des organisations syndicales », la « mise en oeuvre de la semaine des quatre jours et heures globalisées », ou encore la « suppression des RASED (réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) ».AP

lire l’intégralité de l’article : http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20081215.FAP3707/lycees_les_syndicats_entendent_maintenir_lapression.html

Ce contenu a été publié dans presse, avec comme mot(s)-clé(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *