La réforme de l’école Primaire : RASED, EPEP, accompagnement éducatif, la formation initiale

Compte-rendu de la réunion nationale 20 et 21 octobre 2008 au ministère :

Les RASED (14 000 postes concernés)

L’objectif est de supprimer 9000 postes sur 3 ans et d’arriver à la fin des RASED.

En 2009, ce sont 3000 maîtres G et E qui seront replacés sur un poste fléché « classe spécialisée difficulté scolaire».  Ils seront nommés sur des classes « normales », mais devront effectuer du soutien auprès des élèves en difficulté. Cela se fera avec la mise en place d’échanges de services avec les autres collègues.

Il n’y aura plus de réseaux, mais les collègues nommés sur ces postes et ayant le diplôme conserveront    leur indemnité. Ils seront nommés sur une école en particulier et n’iront donc plus dans les autres écoles du secteur.

On transformera un poste d’adjoint classique en poste fléché sans qu’il y ait création d’une nouvelle classe.    Pour le moment les modalités de cette transformation ne sont pas connues, mais elle relèvera de l’IA.
Cette suppression des RASED s’accompagne aussi de la fin de la formation pour les Maîtres G et E.

Les CLIS ne sont pas touchées ni les psychologues scolaires (ils seraient mis en réseaux .

Les EPEP :

La proposition de loi par les députés sera étudiée en janvier 2009 mais le ministère a déjà donné son accord. Il n’y aura pas d’ouvertures de négociation, mais des discussions seront possibles avec les députés   et le ministère !!!
La différence entre les deux projets c’est l’abrogation de l’expérimentation dans la mise en place des EPEP pour une création automatique dès la rentrée 2009 (sous certaines conditions)

– Création automatique pour toutes les écoles de 15 classes et plus (soit 700 écoles sur la France).

-Possibilité de créer des EPEP dans les écoles de 13 classes à la demande de la commune.

Ces EPEP créés pourront ensuite absorber les écoles situées aux alentours sous proposition et demande    des communes et accord de l’IA. Il n’y aura donc plus qu’un chef d’établissement et un agent comptable    sera nommé.

Pour le moment, nous n’avons aucune information sur le devenir des directeurs des écoles qui seront rattachés à ces EPEP ; ils pourraient les supprimer.

À noter qu’il n’y a pas de seuil maximal du nombre de classes dans les EPEP et qu’une fois créés, ils ne peuvent plus être supprimés.

Ces EPEP seront régis par un conseil d’administration : 1/3 administration + 1/3 commune + 1/3 parents.

Le président du CA sera élu : le directeur de l’établissement ou le maire.

L’accompagnement éducatif :

jusqu’à présent, il était mis en place dans les écoles ambition réussite, à partir de la rentrée 2009, il sera généralisé à l’ensemble des écoles. Ce sera au directeur de le mettre en place et de trouver les animateurs de ces ateliers. Seuls les enseignants volontaires pourront animer ces ateliers placés après l’école (payer en heures supplémentaires), les autres ateliers seront animés par des intervenants extérieurs.

La formation initiale des futurs enseignants, le nouveau concours :

Il faut, à partir de la rentrée 2009, être détenteur d’un Master 2 et de 4 pré-requis pour pouvoir passer le concours (c’est une économie du paiement de 20 000 stagiaires). On ne parlera plus ni de PE1 ni de PE2,    mais de néo-titulaires. Cette formation aura lieu dans les universités et non plus dans les IUFM (à court terme, c’est la fin des IUFM et des antennes départementales).

Chaque université pourra proposer un Master « métier de l’enseignement » en se basant sur un cahier des charges en lien avec le concours.
Les étudiants passeront le concours en janvier de leur année de Master 2 puis l’admission se fera en juin. Il faudra qu’il soit détenteur de leur Master 2 pour pouvoir avoir le concours.

S’ils ont le concours, ils seront envoyés directement sur le terrain dès septembre sur des postes protégés et cela sans aucune formation (à noter que les étudiants ne peuvent pas effectuer de stages en responsabilité mais seulement des stages d’observation ou accompagnés).

Pour leur suivi, durant leur année de fonctionnaire stagiaire, un référent sera désigné (c’est le compagnonnage) dans chaque école ; très probablement le directeur d’école (s’il en reste) assisté des CPC et de l’IEN. La formation continue de ces néo-titulaires se fera hors du temps de présence devant élèves.
Se pose l’avenir des IPEMF qui ne pourront pas intervenir dans les universités, des écoles d’application, de la formation au CAPIFEM ? Pour le moment rien là-dessus.

Pour passer le concours, les étudiants devront obtenir un Master 2 + 4 pré requis (attestation de brevet de natation, attestation de brevet de secourisme, attestation du C2i et une habilitation en langue de niveau C1 européen). Tous ces pré requis seront à passer en dehors de l’université et aux frais des étudiants.
Le concours sera composé de deux épreuves écrites (admissibilité) et de 2 épreuves orales (admission) :
– Une épreuve écrite de français + culture générale
– Une épreuve écrite de maths + culture scientifique
– Une épreuve orale sur la connaissance du système éducatif français
– Une leçon virtuelle pendant 1h devant un jury à partir d’un sujet tiré au sort (cycle 3 uniquement)
et préparée pendant 3h.
Le jury sera composé de membres de l’inspection, de membre du personnel  administratif et de personnes issues de la société civile (des élus !!!), il n’y aura pas d’enseignants.

Pour le concours 2008-2009, c’est 3000 postes en moins.

Pour les PE1 admis en 2009, pas de problème, ils iront en PE2 pour la dernière année.
S’ils sont seulement admissibles au concours 2009 alors on leur attribuera d’office l’année de Master 1.
Pour les non admis, il y aura des modules validés par les universités dans le cadre du Master 1.

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