Presse : Articles la Voix du Nord

Un premier article paru à Arras

Si on supprime les réseaux d’aide, que deviendront les élèves en difficulté ?
jeudi 23.10.2008, 05:03 – La Voix du Nord


Ils était une centaine, à s’interroger sur l’avenir de leur vrai métier, à la Maison des sociétés, hier.

Les récentes déclarations de M. Ferry, ancien ministre de l’Éducation nationale, suggérant que l’on se serve du vivier des RASED pour compenser les suppressions de postes dans le primaire et la maternelle, ont renforcé les inquiétudes. Les jours des Réseaux d’aides spécialisés sont-ils comptés alors que le budget de l’EN devrait être bouclé début novembre ?
PAR NICOLAS ANDRÉ
nandre@lavoixdunord.fr
Ils sont un peu moins de mille dans la région (325 dans le département) à avoir été formés pour répondre aux sollicitations des enseignants et des parents pour aider les élèves en difficulté à reprendre le chemin de l’apprentissage. Maîtres G (chargés de régler les problèmes comportementaux d’un élève, souvent extra-scolaires), maîtres E (qui développent une stratégie d’apprentissage) et psychologues travaillent de concert pour remettre l’élève au travail et éviter qu’il ne soit dépassé par le programme et dégoûté de l’école. Un rôle de soutien souvent ingrat car peu quantifiable, mais un appui solide qui
permet à l’instituteur de s’adapter pour régler les problèmes de l’enfant. Que va-t-il se passer pour ces enfants si le RASED est amené à disparaître ? « Ce ne sont pas les heures de soutien qui permettront de répondre à leurs problèmes », signale Franck Dupont, maître E.
Ce sont, en effet, souvent des enfants instables et difficiles à gérer en classe.
Pour eux, une stratégie spécifique en matière de pédagogie semble nécessaire…

Un deuxième en page locale:

Mobilisation

Comme le craignaient unanimement les syndicats, dès la rentrée, Xavier Darcos pourrait être tenté de supprimer le RASED pour remettre les maîtres E et G dans des classes. Une logique « purement comptable » qui ne semble pas étonner les plus mobilisés des maîtres, rassemblés, mercredi matin, dans les locaux de la Maison des sociétés d’Arras. « Que peut-on attendre d’un ministre qui est persuadé que les instituteurs changent les couches en classe ? » Lâche-t-on ? À l’appel des membres des RASED du secteur de Lens, qui n’ont obtenu aucune confirmation ou infirmations de leur inspecteur de circonscription, ils étaient une bonne centaine, à s’être mobilisés, hier. Leur but : constituer un front du refus et fédérer tous les membres du RASED de la région, souvent de petites structures, toutes tendances syndicales confondues pour donner du poids à leurs revendications.
Un seul souhait en tous les cas : « Rester ! » Au-delà de la logique comptable du gouvernement on s’étonne aussi de sa stratégie. « Il faut se souvenir du discours de Latran du président Sarkozy. Je crois qu’idéologiquement, on va vers une politique d’affaiblissement de l’école publique », précise Franck Dupont.

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