Rectorat de Toulouse : signature du premier contrat d’objectifs dans le premier degré
8 février 2010
Everything means nothing to me par julien `
Le premier contrat d’objectifs dans le premier degré a été signé jeudi 4 février 2010 par le rectorat de Toulouse, avec la circonscription de Gourdon (Lot) : il vise à « améliorer la performance » des élèves et des pratiques professionnelles des enseignants. Le diagnostic est établi à partir des évaluations nationales de CE1/CM2, permettant ainsi de définir les priorités en termes de progrès. Établi pour trois ans, le contrat d’objectifs est piloté par des indicateurs chiffrés, dont le degré d’atteinte est mesuré chaque année dans un « rapport annuel de performance de la circonscription ».
« Le contrat d’objectifs est la capacité collective à repérer les points faibles et arrêter les cibles que l’on veut atteindre trois ans plus tard », explique à AEF Jean-Jacques Lacombe, inspecteur d’académie du Lot. « Les enseignants ne sont pas opposés à la performance quand on leur explique qu’elle est ‘la réalisation de l’attendu’ ».
Pour Olivier Dugrip, recteur de Toulouse, « cette contractualisation permet de décliner, dans le premier degré, au niveau territorial, les objectifs nationaux qui sont fixés par les projets annuels de performance et par le projet académique qui est en cours de finalisation ». L’académie a mis en place des contrats d’objectifs avec l’ensemble des établissements du second degré depuis 2006 et devrait généraliser cette démarche pour le premier degré dans les huit inspections académiques de la région Midi-Pyrénées.
« RÉFLEXION D’ÉQUIPE »
« Nous avons voulu éviter à tout prix l’outil technocratique et privilégier une réflexion d’équipe partagée », explique Jean-Jacques Lacombe, IA-DSDEN du Lot. Pour élaborer ce contrat d’objectifs de la circonscription de Gourdon, une première réflexion a été menée en conseil d’IEN, avant d’être reprise collectivement et retravaillée par l’équipe de circonscription et les 68 directeurs d’école de la circonscription pendant six mois. « Il faut que la notion de performance se différencie du simple projet de circonscription », précise-t-il.
Aucun moyen supplémentaire n’est dégagé par le rectorat ou l’inspection académique pour mettre en oeuvre les contrats d’objectifs, mais une « redéfinition totale des missions des conseillers pédagogiques » a été engagée par l’équipe de circonscription. « Il faut optimiser le temps d’accompagnement des équipes et notamment des directeurs d’école et leur dégager du temps de formation afin qu’ils intègrent cette nouvelle logique », note l’IA du Lot. Du temps de remplacement est également dégagé par l’équipe de circonscription et mis à la disposition des directeurs d’école.
LES TROIS AXES DU CONTRAT D’OBJECTIFS
Le contrat d’objectifs est orienté autour de trois axes.
Axe 1 : Réguler la fluidité des parcours des élèves, diminuer le taux de redoublement et améliorer les taux de passage
« Nous avons remarqué qu’il existait de gros écarts entre les écoles, en particulier sur les taux de maintien et de retard qui n’amenaient pas une bonne acquisition du socle de compétences », déclare Jean-Jacques Lacombe. « Ces écoles en arrivaient à des maintiens abusifs et inefficaces pour les élèves alors même que la circonscription n’a pas de mauvais résultats aux évaluations nationales. La circonscription a mis en place un outil qui permet de visualiser l’ensemble des résultats du territoire. Les informations sont partagées entre la circonscription et les écoles et entre les écoles et les regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) qui sont très nombreux sur le territoire », détaille l’inspecteur d’académie du Lot. « Pour déterminer l’origine de ces retards, il faut discerner les facteurs endogènes, ceux qui dépendent de la responsabilité des professeurs d’école, et les facteurs exogènes liés à des secteurs ruraux très isolés ou à des zones en difficulté sociale », explique Jean-Jacques Lacombe.
La circonscription fait dorénavant un croisement systématique entre le maintien, le programme personnalisé de réussite éducative (PPRE), les résultats aux évaluations nationales et les Rased. L’un des indicateurs vise à fixer le taux de retard à la fin du CM2 en dessous du seuil de 3 % d’ici à trois ans. Il est actuellement « entre 6 et 7 % ».
Axe 2 : Accroître la performance des enseignants au regard des nouveaux enjeux pédagogiques (socle commun, évaluations, aides aux élèves et aide aux futurs
enseignants)
« Les enseignants ont du mal à entrer dans le ’savoir évaluer par les compétences’ et à sortir d’une logique disciplinaire », note Jean-Jacques Lacombe. L’un des objectifs est de consacrer au moins 30 % des conseils de cycle à l’aide aux élèves. Le taux est aujourd’hui de 15 %, ce qui est « nettement insuffisant » selon l’IA du Lot. Les résultats attendus portent sur la mise en place de conseils de cycle pour organiser la validation du socle, l’intégration des enjeux pédagogiques du socle commun dans les pratiques de classe, l’optimisation de l’autonomie des élèves dans leurs apprentissages, en sensibilisant les enseignants à cette priorité, la constitution d’un vivier stable d’enseignants référents, l’augmentation du nombre d’enseignants en capacité de co-intervenir dans le cadre d’animations et l’augmentation du nombre de candidats au certificat d’aptitude aux fonctions d’instituteur ou de professeur des écoles maître formateur (CAFIPEMF) issus de ce groupe de travail.
Axe 3 : Développer la diversité de l’enseignement des langues vivantes.
La stratégie vise enfin à renforcer la formation des enseignants en anglais pour une meilleure
autonomie concernant l’enseignement de cette langue, même si « l’apprentissage de l’espagnol et de l’allemand est également à développer », rappelle le recteur Olivier Dugrip.
REDÉFINITION DES MAQUETTES DES PROJETS D’ÉCOLE
Parallèlement à cette démarche de performance, l’inspection académique du Lot a redéfini une maquette des projets d’école, centrée sur les compétences. « Les projets d’école sont maintenus mais ils ciblent aussi les compétences à atteindre », précise Jean-Jacques Lacombe. ” Il y a une nécessité de cohérence dans la démarche et le principe entre l’équipe de circonscription et le projet d’école. “
Les Rased toujours menacés : Le nombre de départs en formation des maîtres spécialisés dans la difficulté scolaire est en chute libre.
7 février 2010
FacadeTonnerre
par Sandino91.fr
Face à la mobilisation, Xavier Darcos avait dû, en 2008, revenir sur son ambition de supprimer 3 000 postes de Rased. Pourtant, l’avenir de ces réseaux d’aide aux enfants en difficulté, qui regroupent quelque 9 000 enseignants spécialisés et psychologues scolaires, est loin d’être assuré.
En 2009, 1 500 postes ont été supprimés et 1 500 autres « sédentarisés » dans les établissements. « Même si le ministère dit qu’il ne veut pas nous remettre en cause, il est loin d’être acquis qu’il n’y aura pas d’autres suppressions », relève Michelle Frémont, secrétaire nationale du SNUipp-FSU. Selon elle, un deuxième risque plane désormais sur la tête des Rased : l’assèchement des recrutements de maîtres spécialisés.
Pour parvenir à cette certification professionnelle, ces derniers effectuent, en effet, 400 heures de formation. « Or, on constate actuellement une absence inquiétante de départ en formation, relève Michelle Frémont. Chaque année, on en comptait environ 250. Pour 2009-2010, on en est à moins de 50… Au final, s’il n’y a personne à mettre sur les postes, ils seront fermés. »
Pourquoi une telle désaffection ? La crainte chez les enseignants de se lancer dans une formation à l’avenir incertain joue sûrement. « Mais il y a surtout l’absence de volonté du gouvernement de donner des moyens, note Michelle Frémont. Les inspections académiques sont coincées avec un budget famélique. Du coup, elles font des choix et les formations de maîtres spécialisés en font les frais. »
L.M.
Aubervilliers : LA MOBILISATION S’AMPLIFIE
7 février 2010
DSC_2118 par Ptit@l
Après une semaine d’un mouvement initié par les collègues d’Henri Wallon, le bilan me semble très positif. L’ensemble des établissements d’Aubervilliers est désormais touché par le mouvement de grève, et, celui-ci se propage dans l’ensemble du département par l’action volontariste d’équipes de collègues qui se rendent dans les établissements. A l’issue de la visite des ceux-ci, les personnels de ces établissements votent le plus souvent leur ralliement au mouvement de grève (cela a été le cas après notre visite d’hier au lycée Utrillo de Stains).
Les médias ont commencé à parler de ce mouvement suite au rassemblement d’hier à Aubervilliers. Par ailleurs, le contexte national qui fait qu’au travers d’incidents violents dans de très nombreux établissements, les médias sont obligés de laisser la parole à des personnels qui dénoncent les conséquences des suppressions de postes, ce contexte fait que notre dénonciation de la dégradation dans les établissements et son amplification programmée par les 16300 suppressions de postes à venir , ce contexte nous est très favorable.
Notre mouvement en est à ses débuts, il n’a pas pris un caractère explosif avec une propagation très rapide, mais, tous les mouvements importants ces dernières années ont commencé comme cela, et, c’est dans ce sens là qu’il faut continuer. Le généraliser avant les vacances de février dans le département, c’est préparer les conditions de son extension à l’échelle nationale (par ailleurs nous avons connaissance de démarrages de mouvements dans d’autres Académies) .
La semaine prochaine, l’AG réunie à Aubervilliers à l’issue du rassemblement d’hier a décidé d’une manif à Saint-Denis mardi prochain à 14h à Saint-Denis.
Pour assurer le succès de celle-ci, notre décision de nous remettre en grève lundi, pourrait nous permettre de faire le tour de l’ensemble des établissements de Saint-Denis, et, ainsi de faire ce qu’ont réussi à faire nos collègues d’Aubervilliers. La première Assemblée Générale Départementale se réunira à l’issue de la manif.
Je propose donc qu’on se retrouve lundi matin à 7h45 pour voter la grève, nous pourrions proposer par exemple au collègues d’Utrillo de former des équipes mixtes pour aller dans les établissements.
En attendant, bon week-end à toutes et à tous, on reprend des forces car on en aura besoin !
Cordialement.
Denis
Communiqué de presse UGFF-CGT : Décret sur la réorientation professionnelle dans la Fonction publique
7 février 2010
- Manifestación Acciona Facility… par rodcasro
Dans un communiqué en date du 3 février, Eric WOERTH ne tente même pas de défendre l’indéfendable ; il tire un rideau de fumée sur la réalité du décret relatif à la réorientation professionnelle dans la Fonction publique de l’Etat qui doit être examiné au Conseil Supérieur de la Fonction publique du 11 février prochain.
En effet la nouveauté considérable introduite par la loi du 3 août 2009, ce n’est pas, contrairement à ce que tente de faire croire le Ministre, qu’un fonctionnaire de l’Etat mis en disponibilité et qui refuse trois emplois puisse être licencié. Cette disposition figure déjà, avec des conditions encadrées à l’article 51 de la loi 84-16 qui constitue le Titre II du statut des fonctionnaires.
Ce qui est nouveau, c’est que l’administration puisse placée un agent en disponibilité d’office, c’est-à-dire sans aucun traitement, au motif que « son emploi a vocation à être supprimé dans le cadre de réorganisation ou d’évolution de l’activité du service dans lequel il est affecté ».
Jusqu’à aujourd’hui la disponibilité était une position volontaire qui n’intervenait qu’à la demande de l’intéressé, la mise en disponibilité d’office ne pouvant intervenir qu’à l’expiration de congés, de longue maladie ou de longue durée (article 51 de la loi 84-16) après avis du comité médical et de la commission paritaire.
C’est donc avec une parfaite mauvaise foi qu’Eric WOERTH affirme que le projet de décret soumis au Conseil Supérieur du 11 février prochain ne vise pas à licencier des fonctionnaires.
Au contraire, l’article 12 du Titre I du statut général des fonctionnaires disposent qu’« en cas de suppression d’emploi, le fonctionnaire est affecté dans les conditions prévues par les dispositions régissant la Fonction publique auquel il appartient ». Pour la Fonction publique de l’Etat il n’existait pas, avant la loi du 3 août 2009, de textes de portées transversales et dans les cas de restructuration d’administration, des dispositions particulières assuraient les réaffectations des agents concernés, au besoin en surnombre.
L’article 7 de la loi dite de « mobilité » et son décret d’application ouvrent bien de façon nouvelle la possibilité de licencier des fonctionnaires pour motif économique.
Cette disposition particulière doit, en outre, être replacée dans le cadre de la politique gouvernementale concernant la Fonction publique. Pour l’État, 100.000 emplois ont été supprimés depuis 2007 et plus de 100.000 suppressions nouvelles sont annoncées d’ici 2012. Dans le même temps, la loi dite de « mobilité » a généralisé les cas de recours à l’emploi précaire et introduit la possibilité d’utiliser des intérimaires pour accomplir des missions jusqu’ici remplies par des agents publics.
L’UGFF, dans l’unité la plus large entend combattre ces projets rétrogrades qui portent atteinte aux principes fondamentaux de la Fonction publique.
Le statut est aussi et surtout garant de la neutralité des agents publics et de l’égalité de traitement de tous les citoyens. Il constitue un bien commun à toute la population.
Montreuil, le 3 février 2010
RESF : SOUTENONS LA FAMILLE TOUIL !
5 février 2010
rafles de sans papiers par neo2004pf
Laïla Touil, de nationalité marocaine, vit à Billy-Montigny depuis 2005.
Elle élève seule ses 3 enfants âgés de 13, 12 et 8 ans . Ils sont scolarisés au collège David Marcelle et à l’école Doisneau . Ils sont parfaitement intégrés dans les structures scolaires et dans les associations sportives et culturelles de la ville de Billy-Montigny.
Laïla Touil elle-même participe pleinement à la vie sociale de la commune où elle est particulièrement appréciée et reconnue.
C’est dans cette situation que le Préfet du Pas-de-Calais vient de lui signifier une obligation à quitter le territoire français .
Cela est inacceptable !
Nous, signataires, demandons à Monsieur le Préfet de revenir sur sa décision en lui délivrant un titre de séjour « Vie Privée et Familiale ».
C’est la condition indispensable qui permettra à cette famille de continuer à vivre à Billy-Montigny et aux enfants de poursuivre sereinement leur scolarité .C’est ainsi que les liens tissés depuis 5 ans seront préservés .
Pétition à renvoyer à : Mairie de Billy-Montigny Rue J Jaurès 62420 BILLY-MONTIGNY
La pétition est en ligne :
http://www.educationsansfrontieres.org/article25654.html
CR de la réunion du Comité citoyen pour l’école publique Artois-Gohelle du 1 février 2010
5 février 2010
Resist-NY-crop par thebruce0
1-Collège solidaire
Le collège solidaire du comité coordonne les actions de celui-ci et prend les décisions de portée limitée présentant un caractère d’urgence. Le collège solidaire est ouvert à tous les membres volontaires du comité, on peut y entrer et le quitter à tout moment en prévenant l’assemblée générale de ses membres. Les membres du collège solidaire participent à la représentation du comité lors de ses actions.
A compter du 1février, le collège solidaire est composé de
-Cécile Bigorne enseignante spécialisée en RASED
-Hélène Flament élue de la municipalité de Liévin
-Laurent Daval psychologue scolaire
-Franck Dupont rééducateur en RASED
-Vincent Flament professeur en lycée
-Jacques Quentin rééducateur de l’E,N, retraité.
2-Le comité et l’interprofessionnel
Nous décidons ce jour de soutenir les actions menées par d’autres professions , ceci dans la mesure où leurs objectifs et valeurs sont en accord avec les nôtres.
3- La visibilité du comité
Pour permettre de visualiser le comité dans ses actions et pour faciliter le regroupement derrière son engagement , il est décidé de préparer soit une bannière , soit une banderole, soit une pancarte d’identification (les 3 sont possibles )- Des autocollants seront également confectionnés. D’autres idées pour permettre l’identification du comité sont à développer.
4- L’action du 21 janvier
Le comité s’est engagé dans l’action de grève et de manifestation du 21 janvier pour la fonction publique.
Cet engagement a été facilité par la mise à disposition de moyens logistiques, notamment de la part de la municipalité de Liévin.
Il nous faut faire connaître que des personnes , des collectifs et des collectivités se mobilisent,,,chacun est invité à fournir des informations sur la mobilisation qui s’est faite dans la commune où soit il habite , soit il travaille ( écoles ou classes fermées,établissements publics fermés, personnels en grève, etc.) infos à transmettre à bigorne.cecile@wanadoo.fr
NB:Afin de mieux participer aux prochaines actions , chacun est invité à recenser les moyens de communication disponibles pour préparer et distribuer tracts, affiches, pour donner les infos aux différents médias, etc.
5- Action dans les écoles maternelles Parent et Lannoy à Avion et Centre à Sallaumines
Pour dénoncer et tenter de s’opposer d’une part à la fermeture de postes, d’autre part à la non réouverture d’un poste malgré les effectifs importants ( 33 élèves par classe) , les parents de ces écoles se sont engagés dans des actions fortes et durables ( écoles sans élèves un jour par semaine, pétitions, démarches vers les représentants de l’état ( préfet,IA, IEN).
Le comité a décidé de les soutenir et un appel à se manifester à leur côté chaque fois que possible sera lancé à tous; il est vraiment important de leur manifester concrètement notre soutien.
6- Prochaine action
Le comité choisit de mettre l’accent sur la question de la fermeture de postes, ceci parce qu’elle touche tous les niveaux, toutes les catégories de personnels, et qu’elle a des répercussions sur les conditions d’accueil des enfants et adolescents, de travail des élèves et étudiants, d’exercice de leurs professions pour les personnels , d’accueil et de participation des familles dans les établissements, etc.
Un tract va être établi pour dénoncer ces fermetures et leurs conséquences: A cet effet, il est demandé à chacun de faire des propositions de réflexion, de témoignage, d’analyse,etc. montrant les effets de désorganisation et de perturbation des établissements et de l’enseignement lors de l’année en cours et dans les années à venir.
Ces propositions sont à adresser à Cécile Bigorne ( mail ci-dessus ) avant le 8 février, la proposition de synthèse sera communiquée pour correction pour le 22 février puis nous déciderons de sa diffusion et de son utilisation pour concevoir une action « très visible » dans un lieu symbolique, associant si possible le maximum de partenaires du comité.
7- prochaine réunion
Elle se tiendra le lundi 1 mars 2010 de 18h à 20 h ( en principe à la mairie d’Avion—-le lieu sera confirmé ultérieurement par courriel)
Pensez également à consulter le site Rased-en-lutte et le site lievin.wiki-citoyen pour suivre l’actualité du comité et donner des infos.
Visite de l’Enervé à Ajaccio : Reçu d’une instit désobéisseuse…
4 février 2010
sarko par karpidis
Une vingtaine de rues interdites à la circulation de 6h du matin à 19h. Le parking devant le Palais des Congrès vidé depuis la veille.
La place du marché vidée de ses stands, les rues commerçantes aux rideaux baissés. Peu de passants dans les rues, beaucoup de salariés ont anticipé le blocage et ont déposé une journée de RTT.
200 fourgons et 1500 CRS débarqués depuis la veille, toutes les casernes de l’île pratiquement vidées et leurs occupants dirigés sur Ajaccio.
La CGT, La CFDT et la FSU appelait à un rassemblement sur la place du marché, face au Palais des Congrès qui attend Sa Majesté. La CGT a déposé un préavis de grève générale pour permettre à tous d’être présents.
Vers 11h30, petit à petit, une trentaine de personne se rassemblent sur la place du marché. midi, pendant que Monsieur déguste son repas dans un restaurant à l’extérieur d’Ajaccio, ordre est donné aux forces de l’ordre de nous repousser sur la place des Palmiers, hors de vue du Palais des Congrès. Nous voilà une trentaine de manifestants encadrés par 70 à 80 CRS qui commencent à nous pousser vers la sortie. Un vieux militant syndicaliste, coincé contre un arbre, prend un coup et tombe, les CRS sont près à lui marcher dessus et nous empêchent de lui porter secours. Mon bel affichage sur mon manteau part en lambeaux.
Sur la place, un peu plus haut, on ne nous voit plus, mais on nous entend encore, le petit groupe que nous sommes est rejoint par une cinquantaine d’autres manifestants, le quartier est bouclé, et les CRS se remettent à nous repousser vers le haut de la rue et une autre place, là où Sa Majesté ne pourra pas nous entendre. Les bandes son des retransmissions télévisées ne seront pas polluées par les cris de colère. Le reportage sera bien clean.
Dans la mêlée, deux jeunes marins qui tentent de résister à la poussée des bleus se font arrêter plutôt brutalement. Il ne seront relâchés que lorsque les syndicats menacent de bloquer les bateaux et les avions. Du coup, les syndicats qui devaient être reçus à la Préfecture refusent de s’y rendre. Nous resterons coincés sur le carrefour jusqu’à ce que “l’HyperMalade’ en campagne électorale ( les sondages donnent l’UMP perdant et la droite est hyper divisée) soit reparti vers l’aéroport, c’est à dire vers 16h.
Voilà en attendant de savoir combien a été dépensé de nos sous. Une des (nombreuses) fois où il est venu, il avait exigé des nappes et des assiettes spéciales qu’il a fallu acheter coût 5000 euros.
Il est quand même à signaler que Monsieur voulait visiter une bergerie, les policiers ont arpenté la vallée de la Gravona pour chercher un berger qui accepterait de le recevoir. Les échos que j’en ai, c’est que personne n’y a consenti et la visite n’a pas eu lieu.
Maternelles ” Parent ” et ” Lannoy ” à Avion : les parents toujours mobilisés et déterminés !
4 février 2010Les écoles Parent et Lannoy seront à nouveau bloquée jeudi 4 février, en opposition avec les fermetures de classes prévues !
Maternelle Parent : École fermée jeudi 28 janvier.
Nouvel appel à École sans élèves jeudi 4 février avec le soutien des élus d’Avion !
Les représentants de parents seront reçus jeudi par l’inspecteur de circonscription.
Le Comité Citoyen pour l’École Publique Artois-Gohelle appelle tous ceux qui seraient disponibles à se rendre jeudi à 9h devant ces deux écoles pour soutenir l’action des parents d’élèves.
Appel National pour l’École Publique
4 février 2010
pigelty.jpg par Jo Naylor
La pétition pour la défense de l’école laïque connait un départ assez remarquable.
Plus de 15 000 signatures en 7 jours… Il faut garder un même rythme maintenant jusqu’au 19 juin 2010.
Alors n’hésitez pas : Signez et faites signer en cliquant sur le lien.
http://www.appelpourlecolepublique.fr/index.php
L’École publique, laïque et gratuite crée le lien social indispensable pour faire face aux défis d’un monde en crise. C’est elle, et elle seule, qui permet de garantir la cohésion sociale. Elle est pourtant aujourd’hui menacée par des choix politiques qui favorisent le privé et encouragent le consumérisme éducatif.
Redonnons la Priorité à l’École laïque !
Le service public et laïque d’éducation doit garantir à chaque élève une scolarisation de qualité sur tous les territoires. Il doit permettre à chacune et chacun, quelle que soit son origine culturelle ou géographique, quelle que soit sa condition, quel que soit son handicap, de bénéficier d’une éducation et de s’approprier « le vivre ensemble » dans un espace où la liberté de conscience est strictement respectée.
Aujourd’hui, le service public et laïque d’éducation n’est plus une priorité de l’état.
Les nombreuses décisions ministérielles le montrent :
* les dizaines de milliers de suppressions d’emplois qui ne cessent de le frapper durement, le fragilisent en zone rurale et l’asphyxient en zone urbaine,
* les aides publiques concédées aux établissements privés (à 95% catholiques) qui n’ont jamais été aussi élevées. Il s’agit de près de 7 milliards d’Euros octroyés chaque année par l’État, auxquels viennent s’ajouter les participations obligatoires versées par les collectivités locales,
* la loi Carle qui amplifie le financement de la concurrence au service public et conforte la logique de « marché » scolaire,
* la suppression de la sectorisation, qui transforme les parents d’élèves en consommateurs d’école,
* le développement du privé par le plan banlieue, là où les besoins du service public sont les plus criants, là où la ségrégation sociale est la plus forte,
* les accords « Kouchner Vatican » (qui remettent en cause les règles de collation des grades universitaires au bénéfice des instituts catholiques) ainsi que les projets de financement par l’état de l’enseignement supérieur privé.
Nous, signataires de cette pétition, refusons l’affaiblissement organisé par l’État, de notre service public et laïque d’éducation.
L’éducation n’est pas une marchandise. La liberté de conscience doit être respectée partout et pour toutes et tous. L’argent de tous doit cesser de financer les choix de quelques-uns.
Nous exigeons une orientation politique qui fasse clairement le choix de l’École publique, laïque et gratuite.
Nous réaffirmons qu’il n’y a qu’une École de la République.
Nous demandons que l’effort éducatif de la Nation soit réservé au développement de l’École de la Nation.
Organisations signataires à ce jour :
DDEN, FCPE, SE-UNSA, UNL, UNEF, UNSA-EDUCATION, FERC CGT, FGR-FP, FAEN, ASSOCIATION DES LIBRES PENSEURS DE FRANCE (ADLPF), A ET I, SNIES, UNSA, SNPTES, CNAFAL, UFAL, SIEN, UNSA LABOS EDUCATION, SNCL, SNASEN, ADFE, SNMSU, SNPSYEN, GDID, SUDEL, UNSA TECHNICOLOR
Popularisez cette initiative, diffusez largement la pétition, prenez des initiatives, faites signer autour de vous…







