Pédagogie sociale développement communautaire, mode de gouvernance : Directivité versus Dirigisme

Vie-sociale-index

L’éducation nouvelle (source de la plupart des théories et pratiques qui ont inspiré et inspirent l’Éducation Spécialisée et l’Éducation Populaire) apparaît souvent comme une grande boîte de Pandore , d’où émergent sans ordre , ni distinction toute une série de grands principes: l’activité, la créativité., et… la NON DIRECTIVITÉ

Définie par Carl Rogers comme modèle thérapeutique , le principe de non directivité dans les années 60 du siècle dernier, a fait grand bruit. Encensé par les uns, représentant la source de tous les troubles sociaux pour les autres, le concept a sans arrêt été retiré de son contexte théorique, pour servir de cible ou d’étendard.

Mais au delà de sa période de gloire et de polémique (qui n’a pas dépassé les années 70), le concept , rendu mythique par l’œuvre du psychanalyste A.S. Neill et de son exemple de Summerhill, est devenu comme une sorte de fondement indiscutable pour toute organisation, tout collectif, tout processus un peu « alternatif ». Les choses seraient claires : c’est mal d’être directif.

Le monde s’opposerait en deux tendances simples pour les organisations:

– Un modèle descendant directif, hiérarchique et autoritaire .

Et d’un seul contre modèle qui découlerait tout simplement du négatif du premier:

– Un modèle horizontal, égalitaire et « non directif ».

C’est toujours un problème de ne pouvoir nommer un concept qu’on prône que par une appellation négative : « anti ceci », ou « non quelque chose ». Il est toujours plus intéressant de pouvoir nommer ce que l’on cherche, positivement.

Il en est ainsi de la « non directivité « . Comme acteurs sociaux, enseignants , animateurs, éducateurs, parents, nous faisons tous le constat que les moments créatifs naissent rarement de situations non directives. Les contraintes , les résistances, le hasard, les nécessités, tout ce qu’on n’a pas voulu, pas décidé , pas anticipé , sont ce qui nous oblige à faire du neuf, à rompre les routines.

En Pédagogie , il n’y a pas d’opposition, comme on se l’imagine entre ce qui est contraint et ce qui est libre, mais entre ce qui dépend de l’arbitraire et ce qui dépend de la réalité.

La Pédagogie Freinet pour ceux qui la pratiquent et qui la regardent en face, n’est jamais par exemple une pédagogie de la non directivité. Au contraire, tout dans l’organisation du conseil ou du travail des enfants découle de réalités, de nécessités et d’exigences. La liberté vécue par les personnes et les groupes ne provient pas de l’absence des directions nées de ces contraintes, mais par la prise de conscience qu’on en a et l’appropriation du processus de travail, qui en découlent.

Il n’y a certes pas de « dirigisme » dans la Pédagogie Freinet, au sens de monopole ou d’incarnation des pouvoir de décision; mais pour autant , il y a bel et bien, de la directivité.

Ainsi nos activités en Pédagogie Sociale sont à la fois libres (libre adhésion, libre initiative) ET directives ( affirmation d’une organisation nécessaire orienté vers « l’assemblée » et les pratiques langagières d’expression). Liberté et directivité se nourrissent l’une de l’autre.

Nous mêmes en tant qu’acteurs, pédagogues, ne sommes jamais « neutres » , jamais en retrait. Nous ne nous voyons pas comme des observateurs désincarnés, des spécialistes distants mais au contraire comme des acteurs /auteurs engagés dans les mêmes situations et militant pour une organisation à construire.

Nous avons notre direction, nous avons nos références et nos préférences et tout cela caractérise aussi notre mode de gouvernance : celui ci est directif. Il y a un cap, et autant de capitaines qu’il en faudra.

Comme le remarquait Makarenko , ce qui compte avec les capitaines, c’est que chacun puisse le devenir à son tour. Là encore, la directivité assumée, rompt avec le dirigisme: ce qui compte pour le premier modèle c’est que chacun puisse tour à tour , exercer autorité , responsabilité et pouvoir de décider et d’agir.

Il s’agit de mettre en œuvre d’une façon inconditionnelle, durable et régulière nos « basiques » (les ateliers de rue, les Conseils, les moyens d’expression) . C’est de ce « directif là » , que peuvent découler mille initiatives , et bien plus d’expression.

Un fois le cap assuré, la barre change de mains, le navire sert à tous , mais ce qui rassure chacun à son bord et rend efficace son action, c’est qu’il va quelque part.

Texte de Laurent Ott

Source : recherche-action-intermedes

Publié dans textes | Marqué avec | Laisser un commentaire

Piqûre de rappel : le syndrome du larbin

2 larbin index

Publié dans Humour, video | Marqué avec | Laisser un commentaire

Rased : Où en est-on ?

1 rased images
Source : le café pédagogique

Sur le thème de l’école inclusive, le 5ème Forum des Rased a réuni environ 300 enseignants le 6 décembre. Le Forum se situe après la parution le 28 août d’une circulaire sur le fonctionnement des Rased, juste avant la sortie de nouveaux textes sur l’accompagnement des enfants en difficulté, comme le PAP et la refonte de la formation des maitres des Rased. C’est l’occasion de faire le point avec Thérèse Auzou-Caillemet, présidente de la Fname , et Maryse Charmet, présidente de la Fnaren.

Parue le 28 août, la circulaire sur le fonctionnement des Rased leur a reconnu une véritable place dans le système éducatif, alors que le quinquennat précédent avait amorcé leur disparition. Elle définit le champ d’intervention de chaque membre du Rased : maitre spécialisé à dominante pédagogique, rééducative et psychologue.  » Placé sous l’autorité et la responsabilité de l’IEN, le Rased est constitué de l’ensemble des enseignants chargés des aides spécialisées et des psychologues scolaires qui exercent dans la circonscription. Après concertation de ces membres, l’IEN arrête l’organisation générale des actions de prévention et des aides spécialisées dans la circonscription ainsi que les priorités d’action du Rased dont le fonctionnement et les résultats sont régulièrement évalués », affirme le texte.  » Trois types d’acteurs, titulaires des certifications spécifiques adéquates, interviennent pour réaliser cet objectif : l’enseignant spécialisé chargé de l’aide à dominante pédagogique (maître E) ; l’enseignant spécialisé chargé de l’aide à dominante rééducative (maître G) ; le psychologue scolaire. Les enseignants spécialisés et les psychologues scolaires sont membres des équipes pédagogiques des écoles dans lesquelles ils interviennent. Leur périmètre d’intervention est déterminé de telle façon qu’il évite une dispersion préjudiciable à l’efficacité de leur action ».

Mais, un trimestre plus tard, la circulaire ne semble pas avoir rétabli la confiance dans le ministère. « On est très inquiets », estime Maryse Charmet, présidente de la Fnaren. « Car sur le terrain on voit peu de changements. On ne supprime plus de postes mais on en crée très peu et les départs en formation sont trop faibles ». Un sentiment qui est partagé par Thérèse Auzou-Caillemet, présidente de la Fname. « Il y a eu des ouvertures de postes, une centaine », nous dit-elle. « On est très loin des 5 000 postes supprimés. On sent qu’on a des interlocuteurs au ministère qui nous écoutent mais ils sont tenus par des contraintes budgétaires ». M. Charmet évoque aussi la dilution des cadres de formation.

« On assiste à un véritable glissement vers la médicalisation des difficultés », explique M Charmet. « Face aux difficultés des élèves, faite de moyens pour répondre dans l’école, on met un AVS (auxiliaire accompagnant un élève). Le mot « trouble » se vulgarise ». « La médicalisation est accélérée par la disparition des Rased », estime Thérèse Auzou-Caillemet. « Beaucoup d’enfants ont des dossiers à la MDPH (organisme pour enfant handicapé) faute de Rased ». Les maitres rééducateurs de la Fnaren sont particulièrement confrontés à la médicalisation. « On se bat pour que la ritaline (un médicament souvent donné aux enfants ayant des troubles de comportement en classe) ne soit pas le rééducateur de demain. Un enfant qui grandit a des moments où son attitude, sa pensée changent. Il faut le suivre. La Ritaline peut apporter une réponse dans une classe surchargée. Mais elle ne permet pas à l’enfant de se structurer, de devenir un citoyen autonome. Elle ne permet pas de travailler la cause de la difficulté et de faire en sorte que l’enfant et le groupe avancent ». M. Charmet souligne aussi que la réforme des rythmes qui devait redonner du temps au collectif enseignant n’a pas tenu sa promesse. « On a toujours des difficultés à se rencontrer avec des enseignants qui ne peuvent plus faire face aux crises ».

Alors qu’on attend la publication prochaine de la circulaire sur le Programme d’accompagnement personnalisé (PAP), les maitres des Rased restent sceptiques. « Penser la scolarisation de l’enfant en pensant la cohérence et le projet, on le défend aussi », dit M Charmet. « Mais pour nous c’est une usine à gaz. On ignore quels moyens accompagneront le texte ».

Pourtant les maitres des Rased gardent la foi dans leur mission. « Notre regard multiple permet de mieux comprendre l’enfant et de mieux l’accueillir à l’école », explique Thérèse Auzou-Caillemet. « Il aide l’enseignant à adapter son enseignement et fait évoluer l’école. On est enseignant et on est en empathie avec eux même si on est plus à même d’entendre aussi les parents. L’éducation nationale a dans ses mains un dispositif qu’elle sous-emploie faite de moyens ».

François Jarraud

Source : le café pédagogique

café pedago index

 

 

Publié dans presse | Marqué avec | Laisser un commentaire

Le Monde : « Les élections chez les enseignants montrent une mobilisation de l’électorat de droite »

1 voteimages

À l’issue des élections professionnelles chez les enseignants, les syndicats FSU du primaire et du secondaire restent en tête, mais reculent nettement : le SNUipp-FSU, dans le premier degré, cède près de 4 points, tandis que le SNES-FSU recule d’environ 6 points, perdant la majorité absolue parmi les certifiés et les agrégés.

En revanche, FO et le SNALC réalisent une percée, deux syndicats qui « ont en commun un discours réactionnaire, hostile à tout changement pédagogique », explique Laurent Frajerman, spécialiste du syndicalisme enseignant, chercheur à l’Institut de recherche à la FSU et auteur de La grève enseignante en quête d’efficacité (éditions Syllepse, 2013).

– On n’a cessé d’agiter le spectre d’une participation très marginale des enseignants à ces élections professionnelles, alors qu’elle a progressé de 3 points. Comment analysez-vous la mobilisation ?

– Elle progresse, certes, mais l’étiage reste très faible (frôlant 42 %). Une partie des enseignants a encore du mal avec les systèmes informatiques : le vote électronique, introduit en 2011, a créé une vraie rupture. Les autres fonctionnaires n’ont pas subi ce système : c’est une véritable discrimination. Mais les obstacles techniques ne disent pas tout : l’abstention doit aussi être analysée comme l’expression de la démobilisation d’une fraction du milieu enseignant, un révélateur de l’écart qui s’est creusé entre l’ensemble des directions syndicales et leur base. Le paradoxe, c’est que les enseignants continuent à voter plus que la moyenne lors des élections politiques…

– La FSU, première force dans l’éducation nationale, n’en a pas moins enregistré un recul (35,5 % des voix, contre 40,6 % en 2011). Estimez-vous qu’elle a pu laisser des plumes dans la contestation de la réforme des rythmes scolaires ?

– Le paysage syndical se fragmente, marquant l’affaiblissement d’un système structuré autour d’un syndicat hégémonique. Il y a plus de listes et un éparpillement des scores. La FSU a souffert de sa position centrale, elle concentre le tir de toutes les autres forces – notamment dans leurs interventions médiatiques. Mais si elle est attaquée des deux côtés, elle ne perd des voix qu’en faveur du côté réactionnaire. La question des rythmes scolaires dans le premier degré, celle de la modification des décrets de 1950 dans le second degré, ont montré qu’il n’est pas simple de conserver une position constructive quand les résultats de la négociation avec le gouvernement sont en demi-teinte.

Les progrès antérieurs de la FSU provenaient d’une dynamique des mouvements sociaux, dans la foulée de 1995. Mais les dernières grèves n’ont pas été des succès, sa base est composée d’électeurs profondément déçus par le gouvernement socialiste. La FSU n’a pas réussi à éviter que cette amertume ne débouche sur du fatalisme.

– Les syndicats FO (13,58 % des voix, contre 10,09 % précédemment) et le SNALC (5,46 % de voix) sortent renforcés de ces élections. Le collectif Racine, présenté comme celui des enseignants du Front national, a appelé à voter en leur faveur. Y voyez-vous une poussée des extrêmes, une percée réactionnaire ?

– La position de l’extrême droite n’a pas, selon moi, influencé le scrutin, elle est même restée confidentielle. Elle montre simplement que l’on ne peut pas utiliser une étiquette politique de gauche pour caractériser FO, qui couvre un éventail extrêmement large.

Les gagnants sont effectivement FO et le SNALC, qui ont en commun un discours réactionnaire, hostile à tout changement pédagogique. On ne peut exclure un vote politique en leur faveur, puisqu’un tiers des enseignants vote à droite, ce qui ne se reflétait pas dans le champ syndical. FO a bénéficié de ses positions très hostiles aux mesures gouvernementales. Mais sa progression ne doit pas être exagérée, d’autant que les autres syndicats radicaux (SUD éducation et la CGT) perdent un point et demi.

Le SNALC est marqué clairement à droite, mais si FO vise aussi ce public, elle est animé par des militants trotskistes lambertistes. On a donc un pôle radical proche de l’extrême gauche à 24 % (FO, SUD, CGT)

 

le MondeLire la suite sur Le Monde

Article de Mattea Battaglia

Publié dans presse | Marqué avec | Laisser un commentaire

Résultats du vote au Comité Technique Ministériel de l’Éducation nationale : fiasco du vote électronique

1 resultats-ctmen-2014_federation-sud-education

Publié dans communiqué | Marqué avec | Laisser un commentaire

Pédagogie sociale développement communautaire, mode de gouvernance : Clarté versus Transparence

Vie-sociale-index

La Transparence, comme notion, a longtemps été le nom de l’utopie scientiste et positiviste dans la société. Cette notion exprimait l’idéal d’un monde transparent dans lequel l’ensemble des causes et des effets serait connu; dans lequel la Science connaîtrait et déciderait pour toutes choses, ferait les meilleurs choix, imposerait la meilleure méthode, le meilleur processus.

Cet « idéal » a ,petit à petit, imprégné nos mentalités pour nous inviter à rêver d’un monde simple: sans conflits, sans hasard et incertitude; un « Meilleur des mondes », dans lequel on n’aurait qu’à se laisser porter comme purs individus sériels sans personnalité.

Mais la « Transparence » qualifie aussi tout ce que notre époque réclame et le sort de tous ceux qu’on veut contrôler. Les pauvres , les précaires se doivent d’être transparents en tout: dans leurs revenus, leurs choix de vie, l’éducation qu’ils donnent à leurs enfants, leur collaboration avec les institutions. En lieu et place de cette « Transparence », les privilégiés et les plus fortunés déploient au contraire toute leur activité pour produire de l’opacité, de l’invisibilité. « Pour vivre heureux, pensent-ils, vivons cachés ».

La transparence est également requise par toutes les autorités de contrôle ou de domination comme mode de traitement pour tous les collectifs, tous les groupes humains: ici la transparence vise à s’assurer de la pleine dépendance de la dite organisation. Plus une organisation est transparente, plus elle est liée, et plus en quelque sorte sa raison d’être, sa finalité , ce qui lui donne du sens ou lui impose des objectifs… vient de l’extérieur.

La logique le LOLF par exemple qui imprègne toujours les politiques publiques en est une des illustrations: les acteurs sont ignorés, les actions doivent être transparentes. Pire encore , l’action doit épuiser l’acteur. Elle est pensée comme « exhaustive », totale, transparente.

L’idéal de transparence mène au vide. Est transparent ce qui est sans corps et sans obstacle: pas de résistance à la lumière, à l’analyse , au management, au contrôle.

A la transparence ne s’oppose pas l’opacité. Au contraire ces deux notions sont complémentaires et ont besoin l’une de l’autre pour exister. La transparence recherchée chez tel ou tel groupe ou famille, sert toujours l’opacité de quelques autres.

Nous nous devons même d’adopter une vision dynamique de la chose:

La transparence des uns sert à nourrir l’opacité des autres. Celui qui observe, contrôle , surveille doit pouvoir tout voir sans jamais être vu. Plus la classe supérieure exigera et obtiendra de l’opacité, plus, à l’inverse la transparence deviendra la norme et l’injonction en direction des classes populaires.

Au fond, ce qui s’oppose à la transparence, c’est LA CLARTE . La clarté n’est pas vide, elle produit de l’énergie qui éclaire. Elle n’est pas vue; elle permet de voir. Elle n’est pas transparente , elle est lumineuse.

Ainsi les actions en Pédagogie Sociale se veulent elles claires. Au sens propre, elles permettent de mieux voir et comprendre ce qui était près de nous et qui était dissimulé par transparence ou opacité .

La clarté baigne dans la même lumière l’observateur et l’observé, l’agent, l’auteur et l’acteur.

Du point de vue de la gouvernance de nos actions , nous avons ainsi fait le choix de la clarté. Nous développons une véritable autonomie dans nos actions, nos choix, nos décisions; mais nous rendons clairs tout ce qui nous anime, tous nos moyens, tous nos efforts, toutes nos difficultés, toutes nos observations , toutes nos réflexions.

Chez les Robinsons, tout est clair tout s’exprime et chacun peut voir sans jamais être transparent . On peut venir découvrir, entreprendre , rencontrer . Nos actions sont contées dans nos chroniques; nos comptes mêmes que tant d’organisations gardent le plus obscur possible, sont chez nous, largement communiqués, partagés, discutés.

Ce choix de la clarté fait de nous , des acteurs , des auteurs sur lesquels on peut compter; plutôt que de développer une forme d’absence sociale (ce qu’est la Transparence), nous instituons … la confiance.

Texte de Laurent Ott

Source : recherche-action-intermedes

 

Publié dans textes | Marqué avec | Laisser un commentaire

Stop aux traités TAFTA (UE-USA) et CETA (UE-Canada) : Signons massivement la demande d’Initiative Citoyenne Européenne pour les 60 ans de Juncker

juncker unnamed

Appel 4 décembre 2014

Le 11 septembre, la Commission européenne refusait la demande d’« initiative citoyenne européenne » (ICE) visant à obtenir des États membres qu’ils ne concluent pas les traités « UE-USA » (TAFTA) et « UE-Canada » (CETA). En réponse, plus de 200 mouvements citoyens, issus de 21 pays différents, ont décidé d’organiser une « ICE auto-organisée » contre TAFTA et CETA. Cette initiative connaît un succès fulgurant : lancée il y a à peine plus d’un mois, elle vient déjà de dépasser le million de signatures !

Mais, à ce jour, seules l’Allemagne, l’Autriche, la Grande-Bretagne, la Finlande et la Slovénie ont franchi le seuil de signataires, qui pourront ainsi être « officiellement » comptabilisés dans l’ICE.

En France, il manque 16 000 signatures pour atteindre les 55 500 attendues avant le 9 décembre, jour des 60 ans de Jean-Claude Juncker, nouveau Président de la Commission européenne et ex-dirigeant du plus grand paradis fiscal de l’Union européenne, le Luxembourg.

Nous pouvons lui offrir un cadeau inoubliable. Pour cela, nous avons besoin de votre aide :

Signez l’ICE sur le site du collectif Stop TAFTA

Relayez ce message auprès de vos proches, vos amis, dans vos réseaux…
Publiez le visuel ci-dessous sur les réseaux sociaux en utilisant dans vos Tweets « #1million pour @JunckerEU » et « #TAFTA ».
Suivez l’état des signatures en direct, pays par pays.

 

Offrons à Juncker un cadeau inoubliable pour ses 60 ans le 9 décembre
Un million de signatures contre TAFTA et CETA !

Publié dans Appels | Marqué avec | Laisser un commentaire

Manifestation pour la défense de l’éducation prioritaire devant le rectorat de Lille

 

Rectorat 0909« L’éducation prioritaire » attaquée 

Rassemblement mercredi 3 décembre à 14h30 devant le rectorat de Lille

L’administration est en train de « redéfinir » la carte des zones d’éducation prioritaire en toute opacité. Ce n’est malheureusement pas une surprise, de nombreux secteurs géographiques sortent de ces réseaux ; sans mobilisation, les établissements et écoles des ces zones risquent donc de perdre de substantiels moyens. Et il ne fait pas croire que c’est parce que le contexte social s’est amélioré au sein de celles-ci…mais c’est juste un moyen pour l’administration de faire des économies…sur le dos de classes sociales bien loin d’être aisées.

Les parents, élèves et collègues de ces zones vont donc subir une double austérité : austérité sociale avec les crises du capitalisme qu’on ne cesse de nous faire payer et austérité éducative avec des moyens enlevés dans les établissements et écoles.

Les communautés éducatives (collègues et parents) de ces zones délaissées se mobilisent. Afin de fédérer ces luttes, SUD éducation 59/62 appelle à la convergence (seul moyen de peser fortement) et à un rassemblement intersyndical ce mercredi 3 décembre, à 14h30, devant le rectorat de Lille.

sud edu images

Publié dans communiqué | Marqué avec | Laisser un commentaire

Vidéo : La lutte des intermittents du spectacle se poursuit.

intermittents

Publié dans video | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Décrochage scolaire et RASED : Communiqué du bureau de l’Aren 93

Doisneau 2306918907_4a596eeed8

Le plan de lutte contre le décrochage scolaire a été présenté le vendredi 21 novembre 2014, sa lecture conduit à plusieurs commentaires.

Le décrochage scolaire est la résultante des difficultés rencontrées précocement dés l’école maternelle. Les causes sont multiples, elles ne sont pas uniquement pédagogiques, mais aussi langagières, intellectuelles, culturelles, affectives, éducatives, sensorielles, médicales…

Dans l’institution scolaire il existe un dispositif, à l’interface des élèves, des familles, des enseignants, des aides et services extérieurs, ce sont les RASED (Réseau d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté). Grâce à la complémentarité de trois spécialités professionnelles de leur personnel, les RASED sont en mesure de saisir la complexité des différentes situations de difficultés scolaires, de trouver et d’apporter l’aide adaptée à chaque situation particulière.

Les rééducateurs et rééducatrices exerçant au sein des RASED sont des professionnels formés à la difficulté scolaire, ils agissent entre autre pour prévenir les difficultés d’adaptation, pour y remédier et éviter le décrochage scolaire en intervenant auprès des élèves, de leurs enseignants et de leurs parents de la petite section en maternelle au CM2 en école élémentaire.

Ce plan de lutte présenté dans ces trois axes fait abstraction de l’existence même des RASED et de leur singularité, alors qu’ils sont en amont au cœur de la lutte contre le décrochage scolaire.

Depuis 2008 la Seine-Saint-Denis a subi la suppression de 190 postes RASED, et à ce jour aucun n’a été recréé dans ce département au regard des difficultés et malgré l’importante hausse démographique (+ 12 000 élèves entre 2007 et 2012). Les promesses du candidat F. Hollande, les conclusions du rapport sénatorial de juillet 2013 et les déclarations du président François Hollande sur la priorité au primaire sont restées lettres mortes quant à l’engagement et au besoin de relancer le dispositif des RASED qui nécessiterait la création d’un nombre important de postes et de départs en formation spécialisée.

Les plans de lutte successifs contre le décrochage scolaire ne peuvent faire l’économie des RASED et des rééducateurs et rééducatrices agissant au quotidien précocement contre l’échec scolaire. Il est urgent de redonner aux RASED toute leur place, afin que le service public d’éducation assure la réussite de tous les élèves.

AREN 93

Publié dans communiqué | Marqué avec , | Laisser un commentaire