Mouvement Inter Luttes Indépendant : Manifestation contre le FN à Lyon

anti fn Lyon 10628606_300469150143941_5183423638040439514_n

Si vous voulez vous opposer au congrès du F-Haine qui a lieu ce week-end à Lyon, des places sont toujours disponibles pour y aller en bus.

Le contact pour voir tous les détails : lyonbus@gmail.com

fn 10007328_879270668752195_6513835317463664943_o

Publié dans Agenda, communiqué | Marqué avec | Laisser un commentaire

Sud éducation est le Pire ennemi du FN et nous en sommes fiers !

com_fede-sud-educ_racine_27-novembre-2014 1 com_fede-sud-educ_racine_27-novembre-2014

Publié dans communiqué | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Opération Correa : Les ânes ont soif

Soutenez le projet:

Un film de Pierre Carles avec la collaboration de Nina Faure et Aurore Van Opstal. Financement participatif. L’Equateur dirigé depuis 2007 par le président de gauche Rafael Correa propose des solutions originales à la crise économique, sociale et environnementale. Pierre Carles et son équipe s’apprêtent à prendre leur poncho et leur sac à dos pour aller voir à quoi ressemble le « miracle équatorien » boudé et ignoré par la presse française. La 1° partie de ce feuilleton documentaire est d’ores et déjà proposée en accès libre sur internet. Objectif : inciter les internautes à financer la suite de l’enquête outre-Atlantique, la faire circuler en 2015 et ainsi de suite… Trois ou quatre épisodes devraient voir le jour d’ici l’élection présidentielle française de 2017.

La visite en France d’un champion de la croissance économique passe rarement inaperçue, même lorsqu’elle ne présente qu’un intérêt médiocre. Un serrage de louches sur le perron de l’Élysée avec un président chinois ou une chancelière allemande rameute à coup sûr le ban et l’arrière-ban des troupes journalistiques. Pourquoi alors la presse hexagonale a-t-elle boudé le dernier séjour à Paris de Rafael Correa ?

Le 6 novembre 2013, le président équatorien était à la Sorbonne pour décrire le modèle économique en train de s’inventer dans son pays, en insolente rupture avec le dogme de l’austérité et de l’inféodation à la finance auquel les dirigeants européens veulent condamner leurs ouailles. En choisissant de ne pas obéir au FMI et d’imposer une renégociation de sa dette dans des conditions acceptables, l’Équateur, petit pays d’Amérique du Sud, aux prises avec des difficultés sans commune mesure avec celles que peut connaître la puissante Union européenne, s’est sorti par le haut du pétrin dans lequel il s’enfonçait. Pas de coupes dans les dépenses publiques, mais des programmes de redistribution qui ont fait chuter le taux d’extrême pauvreté de 16,9 % à 8,6 % au cours des six dernières années. Pas de dépouillement des droits sociaux par un patronat tout-puissant, mais des investissements publics dans les infrastructures et un taux de croissance (4,5 %) parmi les plus élevés d’Amérique latine. Tout n’est pas rose dans le bilan de Rafael Correa, mais au moins le président équatorien représente-t-il une preuve bien vivante que la politique du bulldozer contre les pauvres adoptée en Europe n’est pas nécessairement la seule envisageable.
On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif

Peu de grands médias français – à l’exception du Monde diplomatique et de quelques journaux de presse écrite – ont prêté attention à la visite du président équatorien. Aucune chaîne de télévision ni radio nationale n’a repris le message qu’il souhaitait adresser aux populations européennes : ne faites pas la folie de vous plier aux injonctions des banques, regardez comment l’austérité qu’elles vous infligent aujourd’hui a failli ruiner notre pays par le passé, et comment nous nous en sommes relevés en faisant tout le contraire. Pareil avertissement est-il sans valeur pour le public français ? « On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif », a chuinté Ivan Levaï, vétéran chez France Inter, quand les comparses de Pierre Carles ont commencé à enquêter sur la question. Mais qui sont les ânes ? Et comment redonner soif à une presse goulument ravitaillée dans l’abreuvoir des experts du CAC 40 ?

Lire la suite de l’article ici:

correa arton165

OPÉRATION CORREA
Un film de Pierre Carles
Interviews : Aurore Van Opstal, Nina Faure, Brice Gravelle, Julien Brygo
Images et son : Pablo Girault, Martin Khalili, Nicolas Mas, Hugues Peyret, David Rit
Scénario, montage et réalisation : Pierre Carles
Conseillers/ères montage : Corinne Billard, Gilles Bour, Matthieu Parmentier, Ludovic Raynaud
Production : Annie Gonzalez, C-P Productions
Avec la participation plus ou moins volontaire de Christophe Barbier, Agnès Bonfillon, Yves Calvi, Thomas Legrand, Elisabeth Quin, Frédéric Taddeï, Alban Ventura, Ivan Levaï… et les interventions de Rafael Correa, Patrick Bèle, Maurice Lemoine, Mylene Sauloy.
Remerciements à Folimage pour l’extrait du film d’animation « Mon âne »
(réalisation : Pascal Le Nôtre – 1994)

Publié dans video | Marqué avec | Laisser un commentaire

Pédagogie sociale développement communautaire, mode de gouvernance : Appropriation versus Participation

Vie sociale indexNous réfléchissons depuis longtemps à nos modalités de « gouvernance », non pour céder à une quelconque mode ou à l’avancée des techniques de management , voire de coaching dans les secteurs sociaux ou éducatifs, mais parce qu’il importe que nous réfléchissions à notre manière d’agir, de prendre des décisions, de définir des buts , de gérer les inévitables conflits, et pouvoir définir et exprimer la manière que nous avons de nous diriger.

Nous partageons avec tout le champ de la Pédagogie Sociale l’exigence de l’isomorphisme , à savoir que notre « gouvernance » doit déjà réaliser en petit ce que nous visons en grand, mais qu’elle doit aussi être mise à l’épreuve de la réalité, des difficultés et des crises.

Nous ressentons aussi une grande nécessité de sortir d’un brouillard conceptuel qui nous imposerait comme équivalents, bons en eux mêmes et « allant de soi » des concepts « sympathiques » , comme « non directivité », « collégialité », « transparence », « participation », et l’emploi jusqu’à plus soif de l’adjectif « démocratique ».

Nous savons que la Pédagogie sociale n’est pas une « pédagogie Nouvelle », qu’elle rompt avec le courant de l’Education Nouvelle; et même si elle a des bouts d’histoire en commun, ce courant ne saurait adopter, sans discuter, la non directivité rogérienne, la « liberté » à la manière de Summerhill, ou même l’idéal d’autonomie tel que le voyait Montessori.

De même la proximité de la Pédagogie Sociale avec les pédagogies libertaires ne sauraient effacer la diversité et parfois les contradictions qui traversent ce dernier courant. En effet, la Pédagogie Sociale ne tourne pas le dos à toute forme d’institution, de fondation, d’organisation; et il est important de définir où se situent toutes ces différences.

A titre personnel , je (Laurent) retire de la longue pratique de la, vie de l’association, de son organisation, de son développement , de ses difficultés, et de l’expérience qui me semble en ressortir, quatre caractéristiques de notre propre modalité de fonctionnement, et de gouvernance de cette organisation. On peut les nommer, « Appropriation », « Clarté », « Directivité » et « Transmission ».

Il reste à les définir; c’est l’objet de ce texte et des suivants.

I Appropriation: l’appropriation collective contre la participation

Une des bases de la Pédagogie Sociale est que nous commençons par nous autoriser à agir plutôt que de rechercher au préalable des autorisations, par définition toujours hasardeuses. C’est presque comme une attitude dans la vie, une tendance à se demander d’abord « Pourquoi pas? », plutôt que « Pourquoi? » .

Cela part d’un constat qu’il est toujours plus libérateur d’inverser la charge de la preuve et plutôt que de prouver la possibilité d’une chose, renvoyer à celui qui la croit impossible, la charge de le prouver. Face au travail que toute preuve demande, face à la difficulté si commune d’aller au bout de ses croyances , on constate que ce mode de fonctionnement rend l’initiative sociale, nettement plus praticable.

Il en va de l’autorisation préalable , comme de la participation; celle ci ne devrait pas être un dogme comme elle l’est aujourd’hui, au risque de n’être qu’une valeur incantatoire, qu’un volet obligé mais négligé de tout projet, de toute action.

Si on attend de la participation, un assentiment préalable à ce qui n’est pas encore commencé; si on s’en fait une idée telle que le recueil des opinions initiales, des représentations de chaque acteur, alors on milite pour un monde qui ne changera jamais.

La Pédagogie Freinet nous apprend que la pertinence des choix, des avis , des décisions et délibérations individuelles des « participants » à une action, ne devrait dépendre que de la participation effective au travail de ce qui se fait . Pas de décision, sans action, pas d’avis, sans implication. L’opinion des uns et des autres , si elle ne veut pas se réduire à des influences et stéréotypes devrait toujours s’inscrire soit dans l’expérience de vie (ce que j’ai connu, ce que j’ai traversé, ce qui m’a touché, ce qui m’a impacté, modifié, transformé) , soit dans le « Travail » (l’effort de production, la confrontation à la matière, à la difficulté, à la durée, l’exigence de transformer une réalité ou environnement inhospitalier).

Si la participation n’est que représentation, délégation, opinion, … elle n’est rien, ou en tout cas rien de nouveau. Il y a peu de chance qu’il en ressorte quelque décision que ce soit de changer l’ordre des choses, ou une réalité sociale, injuste ou inacceptable. Pire , cette conception de la participation, favorisera toujours ceux qui ont une ambition personnelle, contre un intérêt collectif, et tous ceux qui font allégeance aux puissants, voire à ceux qui organisent cette « participation ».

Il ressort de notre expérience qu’en Pédagogie Sociale, nous devons nous défier du concept de « participation », pour affirmer à sa place celui « d’appropriation collective ».

L’appropriation collective, permet seule de faire groupe, de faire communauté, autour d’un domaine défini dès lors comme commun. Il ne s’agira plus de débattre de choses extérieures, mais de réalités dans lesquelles on s’implique; le principe d’appropriation collective ré-interroge tout ce qui devrait être commun, mais qui dans la réalité nous est retiré, interdit, ou administré sans nous.

Il s’agit de faire « ‘nôtre » tel espace qui était dit public ou collectif, mais qui en réalité était étranger et froid. Il s’agit de faire notre telle ou telle institution, depuis la crèche, la bibliothèque, l’école ou le Centre Social qui était ouverte au public, mais dont la raison d’être , comme son mode de fonctionnement, restent radicalement inaccessibles.

Il s’agit de faire nous, de faire collectif autour d’espaces et d’institutions communes, ce qui suppose un double mouvement:

– reconnaître comme légitimes et à pied d’égalité , l’intégralité des acteurs concernés qu’ils soient enfants, adultes , professionnels ou « usagers »,

– reconnaître comme illégitime l’administration « par le haut » , qui échappe ainsi au groupe constitué.

Chacun de ces préalables représente bien entendu une difficulté qui est d’ailleurs bien plus mentale que réelle; curieusement, il n’est pas sûr que le premier mouvement ne soit au fond pas plus difficile à faire admettre que le second var il remet en question les divisions sur lesquelles nous avons fondé la représentation de notre participation à tout ce qui est public.

C’est bien parce que « l’Appropriation » est difficile, qu’elle n’a rien de spontané ; c’est par sa pratique, par son exemple, par son expérience que nous pourrons l’aborder, en commençant par les « petites choses », les bas d’immeuble, la rue , la grille et le devant de l’école;.. avant d’entrer.

Texte de Laurent Ott

Source : recherche-action-intermedes

Publié dans textes | Marqué avec | Laisser un commentaire

Soutien au Rased de Mauleon : manif à venir

Ecole primaire - Cloche

Soutenu par la FCPE, un collectif d’une trentaine de parents d’élèves vient de se constituer sur le Bocage bressuirais pour soutenir le Réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficultés (Rased), dont ils estiment qu’il n’est pas suffisamment pourvu (NR d’hier). Il a fait circuler une pétition qui sera remise en main propre au recteur de l’académie de Poitiers à l’occasion de sa visite le 20 novembre à Mauléon. « Nous venons également d’apprendre qu’il a accepté de nous recevoir », explique l’un des membres du collectif. Ce qui n’empêchera pas ce dernier de manifester ce jour-là et de déployer ses banderoles.

«  En déshérence  »

Alors que la circonscription de Bressuire compte 32 écoles (soit environ 3.000 élèves), le collectif a fait une enquête auprès de 13 d’entre elles, dont huit ont répondu, « et rien que là, on compte une soixantaine d’élèves qui devraient être suivis par le Rased et qui ne le sont pas ». Et pour cause : jusqu’ici, les deux postes de psychologues scolaires normalement dédiés au Rased n’étaient pas pourvus (une situation qui va évoluer, lire ci-dessous) ; et sur ses quatre postes de maîtres spécialisés, seuls trois sont occupés, « dont deux ne sont pas dûment formés ». En effet, ces professeurs des écoles, qui ont au moins trois années d’expérience, doivent suivre une formation spécifique.
Le collectif regrette ainsi que sur la circonscription bressuiraise, le Rased « soit laissé en déshérence, alors que nous avons sollicité l’Inspection à plusieurs reprises déjà ». A ce point même « que certains enseignants, alors qu’ils en ont besoin, ne le sollicite même plus car ils savent qu’à l’arrivée, rien ne se fera » Et pourtant, « il y a des enfants qui sont perdus et qui, sans l’action du Rased, garderont toute leur vie ce caillou dans leur chaussure ». Autant d’arguments que le collectif espère faire entendre au recteur de l’académie jeudi prochain…

Lire la suite de l’article de Xavier Le Roux

 

Source

nouvelle republique logo

Publié dans communiqué, presse | Marqué avec | Laisser un commentaire

Mort de Remy Fraisse : L’assemblée populaire du plateau de Millevaches appelle à bloquer les gendarmeries et les commissariats de France

 

Considérant que manifester ne doit pas consister à simplement défiler dans des rues policées, mais bien à faire plier les gouvernants par les moyens adéquats

Considérant que ce n’est pas à ceux qui organisent une répression meurtrière de définir ce qu’est « la violence » en pointant du doigt quelques vitrines brisées

Considérant que les prétendues « force de l’ordre » ont reçu les armes et les consignes à même de briser tout ce qui ne serait pas un défilé policé

Considérant que depuis des années maintenant, elles appliquent une doctrine de maintient de l’ordre consistant à blesser, éborgner, larder la chair des manifestants d’éclats de métal, et cela à dessein

Considérant qu’un telle stratégie – « en blesser un pour en effrayer cent » – vise essentiellement à dissuader quiconque de manifester, à établir comme normal le fait que désobéir puisse se payer d’un oeil, d’un nez, d’une mâchoire, voire désormais d’une vie

Considérant que la mort de Rémi Fraisse n’est en effet pas le fruit d’une bavure, mais la conséquence logique d’une telle stratégie

Considérant au demeurant que la plus haute hiérarchie de la gendarmerie soutient en tout point la tactique de harcèlement expérimentée sur les opposants depuis des mois au Testet ainsi que l’emploi à leur encontre d' »armes non-létales » qui tuent pourtant, et justifient tout cela au motif que ceux-ci seraient « violents »

Considérant que même après le meurtre au Testet, les forces de l’ordre ont continué à utiliser des armes similaires à celle qui a causé la mort de Rémi, comme en témoignent les manifestants attaqués ou blessés par des grenades offensives ou des grenades de désencerclement ce samedi 1 novembre à Nantes et à Toulouse

Considérant qu’il est plausible que de tels évènements puissent se reproduire

Considérant que la stratégie de communication cyniquement mise en oeuvre par le gouvernement dans de telles occasions consiste d’une part à contrôler la circulation des informations afin de contenir l’émotion populaire, d’autre part à mettre en cause de « petits groupes organisés d’émeutiers » là même où c’est toute la population qui, par sa présence résolue, appuie l’émeute

Considérant que ce n’est bien évidemment pas les émeutiers qui sont complètement isolé de la population, mais bel et bien le gouvernement et sa police

Considérant que cette stratégie de communication est à la fois grossière et constante dans sa grossièreté, et qu’elle a assez duré

Considérant que les forces de police n’ont de légitimité que celle de l’ordre politique qu’elles conspirent à maintenir

Considérant en l’espèce que le présent ordre politique n’a lui-même plus un gramme de légitimité, et que par voie de conséquences les forces de police non plus

Considérant qu’à peu près tout le monde déteste la police (y compris les policiers eux-mêmes)

Considérant que la gendarmerie est partout comme un corps étranger qu’il convient d’extirper de la population

Considérant enfin que ces gens sont armés et dangereux, et qu’ils sont finalement assimilables à une milice au service d’intérêts tout autres que ceux du peuple

Considérant que l’humanité a vécu sans police pendant assez de siècles et en assez de lieux pour trouver en elle toutes les ressources d’une vie débarrassée de pareille verrue

Considérant que nous sommes bien assez grands pour trancher nos conflits et penser nos façons de vivre par nous mêmes

Nous, assemblée populaire du plateau de Millevaches, appelons tous et chacun dans les jours qui viennent à se rendre en masse devant les commissariats, gendarmerie et casernes afin d’y bloquer par tous les moyens nécessaires – piquets, soudure, cadenas, murets, etc. – la sortie des uniformes globalement inutiles, malfaisants et régulièrement assassins qui les peuplent

gendarme 2399907454_6c5da38858_z

Publié dans communiqué, video | Marqué avec | Laisser un commentaire

Communiqué de presse de la Fédération Nationale de la Libre Pensée

11_nov-gentioux

11 novembre 2014 : Plus de 9 000 pacifistes internationalistes avec la Libre Pensée dans les rassemblements pour exiger la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple !

Le 11 novembre 2014 et autour de cette date, avec la Libre Pensée, l’Association Républicaine des Anciens combattants, l’Union Pacifiste de France, le Mouvement de la Paix, de nombreuses sections de la Ligue des Droits de l’Homme, des Unions régionales ou départementales de la CGT et de la CGT-Force Ouvrière, des Maires et Conseillers municipaux, des Députés, des Conseillers régionaux ; ce sont plus de 9 000 participants qui se sont réunis, notamment autour des monuments pacifistes, pour exiger que Justice soit rendue aux 639 soldats tombés sous les balles françaises durant la Guerre de 1914-1918.

A peu près partout, il y a eu plus de monde rassemblé dans les différentes initiatives de la Libre Pensée que l’an passé. S’est ainsi clairement manifestée la présence d’élus municipaux dont les Conseils ont pris position pour la réhabilitation collective des poilus morts PAR la France. Il y a près de mille communes dans le pays qui ont exigé cette demande de justice.

Le Président de la République persiste et signe dans son déni de justice

Le site internet de l’Express (11/11/2014) a ainsi écrit : « En prélude au 11 novembre, un espace consacré aux fusillés de 1914-18 a été ouvert jeudi au Musée de l’Armée à Paris. En novembre 2013, François Hollande avait demandé qu’une place leur soit réservée, un geste solennel plutôt qu’une franche réhabilitation des 639 soldats condamnés pour « désobéissance » durant le conflit. »

A Paris, nous avons assisté à un spectacle édifiant : François Hollande quasiment tout seul, un seul ancien Premier Ministre sur 9 invités, aucun ancien Président de la République. La majorité des membres du gouvernement a fait la cérémonie buissonnière. Dans le Pas-de-Calais, il n’y avait aucun Chef d’Etat présent dans une cérémonie qui se voulait « internationale ».

L’inquiétude gagne les sphères du pouvoir. A Saint-Nazaire, à Nantes, les représentants de la Préfecture ont fait pression, en vain, pour que la Libre Pensée ne déploie pas ses banderoles. Rappelons que dans l’Aisne, en juillet, au moment du Tour de France, les forces de l’Ordre avaient confisqué la banderole de la Libre Pensée qui exigeait aussi la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple, sur « ordre d’en haut », afin que cela ne trouble pas la visite présidentielle.

Un discours honteux

A Notre-Dame-de-Lorette, le Président de la République a rendu un hommage « aux soldats de toutes religions ». Mais les poilus, fort nombreux, qui étaient libres penseurs et/ou athées, ils n’existaient pas ? Ils n’ont pas droit aussi à un hommage ? Sous-citoyens et sous-soldats ? Leur sang était-il moins français que celui des « bons catholiques » ? Son rappel de la laïcité prend alors une drôle de résonance.

François Hollande a inscrit aussi ses pas dans ceux de Nicolas Sarkozy en fusionnant toutes les guerres de 1914-1918, 1939-1945, d’Indochine, de Corée, d’Algérie et les opérations extérieures qui rappellent le temps de la Coloniale et de l’Empire. Seraient-elles toutes égales entre elles ? Visiblement, la continuité avec Sarkozy, c’est maintenant…

Pourtant, il n’a pu taire la question des Fusillés de 1914-1918, notamment du fait de l’action persistante et croissante de la Libre Pensée. Ainsi a-t-il dit : « Les fusillés pour l’exemple fléchirent d’une faiblesse trop humaine ». Mais s’ils « fléchirent », c’est donc qu’ils étaient coupables un peu quand même, puisqu’ils ne sont pas restés « droits ».

Félix Baudy et ses 3 camarades – réhabilités en 1934 – furent désignés comme « meneurs ». Avaient-ils la « faiblesse humaine » d’être des syndicalistes de la vieille CGT ?

Tous les innocents, Fusillés pour l’exemple, étaient-ils des faibles humains ou étaient-ils des êtres humains refusant de mourir pour rien ? Leur « faiblesse humaine » était-elle l’amour de la vie ? Est-ce une « faiblesse » que de refuser de tuer son semblable et d’obéir à des ordres imbéciles de brutes galonnées pour qui la vie, des autres, n’est rien. Pour ceux-là, la vie des subalternes ne vaut rien, mais pour nous, rien ne vaut la vie.

« Le casque aussi bien que la Calotte amoindrit le cerveau » Victor Hugo

Mais rien n’y fera. Nous réhabiliterons les 639 Fusillés pour l’exemple, car nous sommes aussi la République. Au colloque de Soissons, de décembre 2014, nous lancerons une souscription officielle pour l’érection d’un monument en hommage aux Fusillés pour l’exemple dans une commune sur la ligne de front. Et nous jugerons les généraux assassins et fusilleurs. Car rendre leur honneur aux victimes, c’est aussi juger leurs bourreaux.

Colloque de Soissons : Samedi 13 décembre 2014 à partir de 14h et jusqu’à 18h et le dimanche 14 décembre de 9h à 12h – Centre culturel du mail – 7 rue Jean Dormans 02200 Soissons

La République réhabilitera les 639 Fusillés pour l’exemple !

Chemin des dames, le 11 novembre 2014. Membre de l’Association Internationale de la Libre Pensée (AILP) 10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS – Tél : 01 46 34 21 50 – Fax : 01 46 34 21 84

libre.pensee@wanadoo.fr http://www.fnlp.fr

Signez ici l’appel à la conscience humaine : La République doit réhabiliter les 650 Fusillés pour l’exemple !

Publié dans communiqué | Marqué avec | Laisser un commentaire

Reprenons l’initiative ! APPEL CONTRE LES POLITIQUES DE RACIALISATION

Triple Portrait - Roms

L’antiracisme ne se réduit pas à un combat contre le racisme individuel à l’occasion de dérapages qui se multiplient effectivement. Ce serait minimiser la réalité du racisme systémique, c’est-à-dire, au-delà des idéologies racistes, des discriminations au quotidien, mais aussi occulter le rôle du racisme institutionnel.

Le traitement étatique et municipal des populations rroms en est l’illustration la plus brutale. Nous sommes bien en présence d’une « politique de la race » : on assigne les Rroms à une différence supposément culturelle pour justifier en retour de les traiter de manière discriminatoire.

Mais les politiques de racialisation concernent pareillement d’autres catégories de la population. C’est le cas depuis longtemps avec l’injonction d’intégration adressée aux descendants de l’immigration postcoloniale, comme si certains Français devaient éternellement faire la preuve de leur « identité nationale ». C’est aussi le cas avec le déchaînement d’islamophobie qui s’autorise de la laïcité pour jeter une suspicion a priori sur les musulmans tout en récusant le terme même d’islamophobie.

La politique de la race qui vise les Rroms est donc le révélateur de politiques de racialisation qui font écho à une histoire marquée par l’esclavage, le colonialisme et le nazisme. Mais ce passé rencontre l’actualité d’une France et d’une Europe néolibérales où s’accroissent les inégalités de classes : ces politiques de stigmatisation servent ainsi à en distraire.

Il ne suffit plus de dénoncer les racistes, ni même les partis racistes. Il faut s’en prendre aux politiques de racialisation. Nous refusons d’accepter l’inacceptable, et d’être les complices ou même les témoins de l’organisation politique de la concurrence généralisée entre les victimes d’un même système inégalitaire. Les signataires appellent à une reprise collective de l’initiative.

Il est encore temps, mais il est déjà grand temps.

Pour voir les signatures

jesigne

Publié dans Pétitions | Marqué avec | Laisser un commentaire

Révélations sur les conversations des gendarmes lors de la mort de Rémi Fraisse


Rémi Fraisse : ce que les gendarmes ont vu la… par lemondefr

Souvenez-vous que le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve aussitôt après la mort de Rémy laissait entendre qu’il avait été victime de l’explosion d’un cocktail Molotov qu’il portait dans son sac.
Intox, désinformation et magouilles… Ces gouvernants méritent d’être destitués.

Publié dans communiqué | Marqué avec | Laisser un commentaire

Communiqué du « Mouvement Inter Lutte Indépendant » : À tous ceux qui ne comprennent pas les blocus et les manifestations lycéennes

Remy 10387680_294113014112888_8831836494180007461_n

Aujourd’hui des centaines de lycéens et de jeunes sont descendus dans la rue pour manifester.

Leur mécontentement est grand. Il est une une critique directe envers l’État Français, sa police et ses méfaits, qui non-seulement violente, blesse et abuse mais va même jusqu’à tuer. Les contrôles au faciès, les injures des forces de l’ordre, voire même les pressions physiques ou mentales sont des faits communs et connus de tous les jeunes, plus que tous les autres citoyens. Car oui, les jeunes sont des cibles faciles et évidentes pour la police, qui ne culpabilise pas de traumatiser des mineurs ou des jeunes adultes pour faire du chiffre.

On se souvient de Zyed et Bouna tués, des images de nez ou des yeux arrachés par les armes de nos gardiens de la paix, des bras cassés par leurs armures de tortues ninjas. La liste vient de s’alourdir encore une fois, c’est Rémi, un camarade pacifiste de 21 ans, en lutte pour préserver notre terre et ses écosystèmes qui a perdu la vie. Il est mort, tué par une grenade, lançée par un militaire. Quoi de plus normal en temps de guerre ? Une guerre qui oppose des fonctionnaires, des gens payés par l’État pour porter des armes et s’en servir sur l’ensemble de la population civile française.

Voilà pourquoi le MILI appelle ses camarades de classe, comme de lutte :

  • à descendre dans la rue et à montrer la riposte des citoyens qui ne désirent pas vivre en craignant ceux qui sont censés les protéger
  • à bloquer les lycées, à venir manifester, pour faire comprendre que dans une guerre il y a deux camps, et que l’un n’est pas plus légitime ou gagnant

Tant que la police ne sera pas destituée des armes létales et tueuses, tant que les policiers iront se servir dans les écoles pour remplir les centres de retentions, tant que le papier servira a envoyer des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français). Les jeunes seront dans la rue. Les jeunes bloqueront les établissements.

Suite aux assemblées générales qui se sont tenues à la suite de la manifestation :

le MILI appelle à bloquer les lycées et à élargir le mouvement à l’ensemble des établissements

 

manif lyceenes 10710365_877829412236814_1674976501119151265_o

 

En savoir plus sur le Mouvement Inter Lutte Indépendant ici

Publié dans communiqué | Marqué avec , | Laisser un commentaire